Forks High School Intrigues

Hey ! Je suis The Hind in the Forest, alias Bichette! Voici ma première fanfiction, née de mes petites pensées ... J'espère que vous l'apprécierez. J'essaierai de poster le plus régulièrement possible. N'hésitez pas à me faire des suggestions, remarques, ... Je ne pourrais que m'améliorer !

PS : Il y a bon nombre d'éléments communs du début avec le roman de Stephenie Meyer, Twilight. Ceci s'explique par le fait qu'il a fallut que je « plante le décor » et certains points sont similaires avec le livre. Donc, cela risque d'être un peu ennuyeux et répétitif. Mais ne vous fiez pas à cela ! Attendez le second chapitre !

J'ai repris les personnages de Twilight, le lieu, l'époque mais tous mes personnages sont humains.

Tous les protagonistes appartiennent à Stephenie Meyer ...

Sur ce, bonne lecture à vous ! On se retrouve en bas ! :)


Chapitre 1: I Know What I Am


I Know What I Am – Band of Skulls

Ca y est, ce jour est enfin arrivé. Fatidique, devant lequel je ne pouvais reculer. Un fichu matin d'Août.

Oui, aujourd'hui, moi, Bella Swan, quittais Phoenix. Phoenix la radieuse, la vivante, l'ensoleillée. Pour m'installer à Forks. Forks, ville pluvieuse, morne et triste, complètement perdue au fin fond de l'Etat de Washington.

Bien que j'aille vers Forks à reculons, je ne pouvais me résoudre à faire de la peine à ma mère. Après m'avoir entendue maintes et maintes fois chanter les louanges de ce foutu déménagement, elle m'aurait prise pour une dégonflée. Je voulais le bonheur de ma mère. Or, celui-ci se trouvait dans les bras de Phil, de qui elle s'était entichée alors que je n'étais qu'une gamine. Je n'ai absolument rien contre Phil. Il est le nouveau mari de ma mère. Peut-être un peu trop jeune pour elle, il saura néanmoins s'occuper d'elle comme je l'ai fait auparavant.

Phil est joueur de baseball professionnel et voyage beaucoup. Pas une grande star, seulement des championnats de second ordre. Depuis quelques années, ma mère restait avec moi alors que Phil se déplaçait. Mais je savais qu'être longtemps loin de lui la rendait malheureuse. Et qu'elle voulait voyager en sa compagnie.

J'ai alors décidé qu'il était temps que j'aille passer quelques temps chez mon père, Charlie.

Non, finalement, je ne regrette pas du tout ma décision de partir, même si Phoenix allait me manquer. Tout comme la chaleur ou ma mère excentrique. Mais en partant, j'allais commencer une nouvelle vie et permettre à ma mère de réaliser son rêve, et mon père d'être heureux. Celui-ci était plus que ravi par cette décision... Ma décision.

Je fermais brutalement ma valise, plus qu'inquiète de quitter mon cocon ensoleillé. Allais-je m'adapter ? Aucune idée. Même à Phoenix, mes relations n'étaient pas nombreuses. Pas d'amies proches, seulement des « copines », si je pouvais les appeler ainsi. Cela pouvait peut-être s'expliquer par le fait que j'ai du mal à faire confiance aux autres. Bella, me morigénais-je mentalement, t'as des progrès à faire là-dessus. Je le savais. Je soupirais lourdement en accrochant le cadenas à mon bagage.

– Bella, qu'est-ce que tu fabriques ? Ton avion est pour bientôt ! me cria ma mère de la cuisine. Phil t'attend déjà dans la voiture pour mettre tes affaires dans le coffre.

Je jetai un dernier coup d'œil à ma chambre. Non, changer d'air ne fera pas de mal. Je fermai ma seconde valise, mis mon sac sur mon dos, et sortis en traînant mes bagages.

Le ciel était bleu, dépourvu de nuages, tout le contraire de Forks, si mes souvenirs d'il y a deux ans étaient bons. Je ne pouvais me tromper. Forks n'était connu que pour son climat légendaire, éternellement froid, humide et pluvieux.

Et je détestais le froid, l'humidité et la pluie.

A regret, aidée de Phil, je chargeais mes bagages. Maigres, il fallait en convenir. Nous n'étions pas excessivement riches, mais nous vivions confortablement, ma mère avec son salaire d'institutrice et Phil avec ses revenus de joueur. Nous nous étions cotisés pour m'offrir une nouvelle garde robe, plus adaptée au climat de Forks qu'à celui de Phoenix. Mais cela n'avait pas été bien loin.

Je montais à l'arrière de la voiture tandis que ma mère fermait la maison à clé. Phil nous conduisit à l'aéroport, les fenêtres ouvertes. De temps à autre, je remettais des mèches de cheveux derrière mes oreilles, que le vent dérangeait. Sur mes genoux, un petit cactus. C'était le seul « vrai » souvenir que j'avais souhaité emporter de l'Arizona. De la chaleur, en quelque sorte.

Nous arrivâmes à l'aéroport. J'attrapais mon coupe-vent posé sur la banquette arrière dans une main, mon petit cactus dans l'autre. Phil descendit mes affaires du coffre. Avant que je n'embarque, ma mère me serra une grosse minute dans ses bras.

– Si tu as besoin de moi, n'hésite surtout pas. Appelle dès que tu veux, me dit-elle.

– Ne t'inquiète pas maman, tout va bien se passer.

Je montais dans l'avion, prête pour un long voyage. J'étais soucieuse pour ma mère, même si j'étais sûre que Phil saurait en prendre soin. Que faire d'une mère insouciante et excentrique ? Jusque là, j'avais toujours été présente pour m'occuper d'elle. Qu'allait-elle faire sans moi ? Je savais néanmoins que je ne lui étais pas indispensable.

Nous atterrîmes enfin. Le voyage ne fût pas désagréable. Charlie vint me chercher. Il ne fît pas grand étalage de ses sentiments en me voyant, chose que j'ai héritée. Monter dans la voiture de police – oui car Charlie Swan est le chef de Police – m'inquiéta un peu. Sans doute parce que je savais qu'on allait me voir souvent dedans les prochains mois. Non que j'ai le caractère d'une délinquante, loin de là ! Simplement parce que je ne possédais pas mon propre véhicule.

Charlie me laissa m'installer tranquillement dans ma chambre, qui n'avait pas bougée depuis ma dernière visite, il y a de cela deux ans. Après avoir rangé mes quelques affaires dans ma commode, je redescendis dans la cuisine, en quête de quelque chose à grignoter. J'ouvris tous les placards, les uns après les autres, peine perdue.

– Char ... Papa ? Demandais-je, quelque peu inquiète.

– Mmhmmh, marmonna-t-il, somnolant devant son match de baseball.

– Il n'y a rien à manger, c'est normal ? Comment te nourris-tu ?

– Euh ... Des fois des pizzas, ou au bar, ou je commande chinois, me répondit-il en se tournant vers moi, un peu penaud.

– Tu ne cuisines jamais ?

– La dernière fois que j'ai essayé, j'ai fait brûler le grille-pain et exploser le micro-onde ...

– D'accord, je vois ... Dis, tu ne voudrais pas que je m'occupe de la cuisine pendant la durée de mon séjour ici ? risquais-je. Tu sais, Maman et sa cuisine, ce n'est pas toujours comestible, alors ...

– Comme tu veux. Il y a de l'argent dans une boîte au dessus du four, répondit-il en retournant à son match, me laissant seule.

– Ok, marmonnais-je dans le vide.

Je partais donc faire les courses. Le magasin, situé le long de la quatre voies, était des plus communs. Cette tâche m'était familière. J'avais en effet l'habitude de la faire à Phoenix. Je retombais donc dans ma routine avec plus de plaisir que je ne l'aurais cru.

Les rues de Forks étaient désertes. Pas un chat, pas une voiture, personne. Qu'est-ce que les gens fabriquaient donc en fin d'après-midi ?

Après avoir regardé l'horloge de la voiture – celle de mon père, obligé – je décidais de me montrer optimiste et de bonne volonté pour mieux m'intégrer à Forks. J'oubliais cependant qu'entre « décider » et « être », il y avait une différence. Néanmoins, je dirigeais alors vers le lycée. Mon futur lycée. Forks High School. Charlie avait déjà pris soin de m'y inscrire. Bien que l'on ne soit qu'à une semaine de la rentrée, plusieurs groupes d'étudiants s'y trouvaient déjà. Et pour cause, Forks High School comportait un internat avec chambre individuelle. Pour les gosses de familles aisées.

Je soupirais. Je ne faisais pas partie de cette classe sociale. A Phoenix, j'étais l'une des seules à ne pas posséder une belle voiture rutilante, et il était normal de voir sur le parking du lycée une Mercedes flambant neuve. J'avais donc choisi la solution la plus économique, et tout aussi pratique - à part pour ce qui était du transport -, à savoir habiter chez mon père. J'aurais pourtant aimé avoir cette indépendance, mais je ne voulais pas blesser Charlie. Le stress monta insidieusement en moi à l'approche de la rentrée.

Je savais que j'allais être la nouvelle, une bête curieuse. Dans une bourgade comme Forks, tous les gamins se connaissaient depuis la maternelle. Et je détestais être au centre des préoccupations. C'était comme avoir un projecteur braqué sur moi ...

Je redémarrais le moteur de la voiture et rentrais à la maison. Le repas se passa en silence, ce qui ne m'ennuya pas – je n'étais pas une grande bavarde. Après mes préparatifs nocturnes, je me glissais dans mon lit. La pluie ne cessait de tomber. J'essayais vainement de lire, sans succès. Mes yeux s'emplirent de larmes qui roulèrent sur mes joues. Qu'est-ce que je venais faire ici ? Pourquoi aller m'enterrer dans cette ville que ma mère avait quittée en m'emportant avec elle alors que j'avais deux ans ? Je ne comprenais même plus mon choix. Puis l'image de ma mère, aimante et insouciante, me vint à l'esprit. Elle me manquait déjà ... Les larmes continuèrent de couler lamentablement, les gouttes s'accrochant à mes cils. Charlie monta d'un pas lourd les marches de l'escalier pour se coucher. Je séchais précipitamment mes pleurs. Inutile que mon père en soit témoin, il était si content que j'ai choisi de m'installer avec lui, même s'il ne le montrait pas.

Me retournant dans mon lit en enfonçant mon oreiller sur ma tête pour étouffer le bruit de l'averse, je m'endormis, les yeux embués.

Je dormis mal cette nuit-là. Même si je me doutais que ce ne serait que la première de nombreuses nuits identiques. Complètement dans les vapes, je sortis de mon lit et me dirigeais vers la fenêtre. Vision d'horreur. La pluie tombait encore et un brouillard pénétrant avait fait place. Je gémis. Phoenix me manquait déjà. En pyjama, je descendis les escaliers et allais dans la cuisine pour manger. Charlie était déjà parti. Un mot de sa main m'indiqua qui serait de retour pour le déjeuner. Je rangeais la vaisselle, m'habillais après avoir pris une longue douche chaude et fis mon lit. Chose qu'il ne mettait jamais arrivé de faire auparavant. Il fallait croire que Forks commençait déjà à me rendre cinglée. Puis, j'allumais mon ordinateur – offert par ma mère et Phil, pour garder le contact – et consultais mes mails. Des messages de mes pseudo-amies me demandant le temps qu'il faisait, des publicités : en clair, rien de bien intéressant. Ma mère ne m'avait pas écrit. Je ne lui manquais donc pas tant que ça.

Je remarquais alors un autre mail d'un expéditeur peu commun. Forks High School. J'ignorais que Charlie leur avait donné mon adresse lors de mon inscription. Ce n'était qu'un courrier qui m'indiquait les différentes fournitures à acquérir d'ici la rentrée. Je me promis d'aller les acheter d'ici la fin de la semaine.

Merde !

Comment allais-je me débrouiller ? Charlie travaillait et je n'avais pas de voiture. Il faudrait à coups sûrs que j'attende la fin de la journée pour aller faire mes achats. La poisse ! Je grognais.

Je passais le reste de la mâtinée à ranger le reste de mes affaires et à faire un brin de ménage dans ma chambre. Celle-ci est avait besoin, n'ayant été occupée que lors de mes courts séjours ici. Puis, j'allais réchauffer le plat de la veille – des lasagnes – et mon père arriva.

– Bella, c'est toi ? Demanda-t-il en se débarrassant de sa veste.

Qui veux-tu que ce soit d'autre ?

– Je suis dans la cuisine, répondis-je, quelque peu énervée. Désolée, je n'ai rien cuisiné de nouveau, dis-je en désignant les assiettes pleines.

– Pas grave, ça me changera des steaks et des pizzas.

Après quelques minutes de silence, il ajouta :

– Au fait, je n'ai pas l'habitude de rentrer pour le déjeuner. C'était seulement parce que tu viens d'arriver, mais si tu ...

– T'inquiète pas papa. Je suis grande, je sais me débrouiller, le coupais-je en lui servant de l'eau.

Nous mangeâmes sans parler, sans aucune gêne. Bizarrement, après qu'il se soit levé de table, je sentais que Charlie avait quelque chose à me dire. Je ne le questionnais pas, sachant pertinemment qui me ne l'annoncerait qu'en temps voulu.

– Bella, dit-il alors que je le rejoignais dans le salon. J'ai un truc pour toi.

Un truc ? Je devins méfiante. Je détestais les surprises.

– Suis-moi, ajouta-t-il alors, en se dirigeant dehors, devant la maison.

Il demeura quelques instants muet puis annonça :

– Euh ... Voici ton cadeau de bienvenue. Je voulais marquer ton arrivée.

Le cadeau en question était un véhicule. Une Chevrolet rouge à plateau, avec de belles ailes bombées et une cabine rebondie. Immédiatement, j'en tombais sous le charme.

– Char ... Papa ! Merci ! Tu n'aurais pas dû ! J'aurais pu me débrouiller pour m'en procurer une !

– Je veux juste que tu sois heureuse ici, répondit-il, un peu embarrassé par mon inhabituelle exubérance.

Quelques minutes plus tard, il repartait vers le poste de Police, non sans m'avoir avertie qu'il ne rentrerait pas tard.

L'après-midi passa vite. Je m'occupais de ma voiture, la nettoyais, la lavais. Puis je revins dans ma chambre et regardais pour la seconde fois de la journée ma boîte mail.

Un message de ma mère. Je l'ouvris.

Bella, écrivait-elle.

Je suis vraiment désolée de ne pas avoir demandé de tes nouvelles plus tôt. La maison est un vrai champ de bataille. Je ne sais jamais où donner de la tête et je n'ai pas une minute à moi. Phil et moi partons la semaine prochaine. Les bagages sont étalés un peu partout. Quel bazar ! Mais je suis heureuse de partir ! J'espère que tu te plais à Forks. Pleut-il déjà ? Dis bonjour à Charlie de ma part.

Bises de Phil. Je t'aime. Maman

Je soufflais et m'appliquait alors à écrire à ma mère un mail faussement enthousiaste.

Maman,

Je vais bien, ne t'en fais pas. J'espère que tu as pensé à aller chercher ta commande de vêtements au pressing. Bien sûr qu'il pleut déjà ! Forks ne faillit pas à sa réputation ! Charlie m'a offert une camionnette à plateau, une Chevrolet rouge, comme cadeau de bienvenue. Tu te rends compte ! Je l'aime déjà ! J'ai prévu d'aller acheter mes fournitures scolaires demain matin. J'espère que ton voyage va bien sa passer.

Bises

B.

Oui, après réflexion, demain me semblais être un bon jour pour faire mes achats. Grâce à ma Chevrolet, je n'aurai pas à me soucier de Charlie. La pensée de la prochaine rentrée me revint en tête. Bon sang ! Je détestais ça ! J'étais sûre que je n'allais pas m'adapter. A Phoenix, j'avais déjà eu du mal à me fondre dans la masse des élèves, alors qu'en serait-il ici ? Je savais aussi que mon statut social renforcerait ma différence. Etrangère, de classe modeste, timide, mal à l'aise et en plus maladroite, je sentais bien que je n'allais pas être épargnée par le regard des autres. Je ne connaissais personne ! Même lors de mes rares séjours à Forks, je n'avais pas pris la peine de me lier. Ma nouvelle vie ici n'était qu'un nouveau départ, où je devais tout reprendre à zéro. Et ce départ, je le sentais vraiment, vraiment mal.

Après avoir mangé en compagnie de Charlie et m'être douchée une seconde fois – je me sentais crasseuse après tout ce ménage – je me couchais, plus fatiguée que je ne le pensais, l'esprit un peu plus calme que le jour précédent.


J'espère que ça vous a plu, même si le début n'est pas ce qu'il y a de mieux. C'est une sorte de présentation. L'intrigue n'a pas encore réellement commencée. Lisez le second chapitre ! En tout cas merci de m'avoir lue ! (si vous avez eu la patience de la faire.)

Ce premier chapitre est un peu court, mais il faut bien un début à tout ! Le second oscille vers une quizaine de pages.

Une petite review s'il vous plaît pour commencer ! ;)