« Bella in Wonderland » Bella au Pays des Merveilles

Twilight, à S. Meyer

Bella in Wonderland, à Ccon5

Traduction de Lex Lina

épilogue

« Où est ta putain de carte d'embarquement Cullen ? ». Je ris. Putain de déjà-vu. C'est une putain de réplique de cette journée stressante à LAX, il y a tant de mois plus tôt. Mais maintenant, tout est différent.

Après ma petite prestation en Karaoké et la démonstration ridiculement banale digne d'une télé réalité qui a suivie, Edward et moi sommes ensemble. Nous n'avons pas eu à l'expliquer à qui que ce soit sur le plateau... soit ils le savaient déjà, soit ils l'ont entendu directement, ou encore s'en sont rendu compte lorsqu'ils nous ont vu nous tenir la main, nous embrasser ou une merde comme ça. Bien entendu, cela ne les a pas empêcher de nos félicité à un point embarrassant mais à la fin d'une semaine supplémentaire à peu près, on s'est retrouvé à tout emballer et à être à retourner à LA.

Edward et moi avons discuté du futur et si je dois ou non continuer à être son assistante. Alors que le pari avait clairement statuer pour douze mois complets de servitude, on décide que vu que pas mal de choses n'ont pas été comme prévues... croyez le ou non, mais le sexe n'était pas prévu ! … alors on peut, tout autant, changer quelques règles.

Donc, nous décidons que je devrais en faire moins, et être uniquement sa petite amie, très attentive et dévouée. J'ai ajouté en rigolant que le nouvel assistant devrait être un homme, ou alors une femme de plus de soixante cinq ans. Puis j'inclue que ça peut être aussi, une lesbienne de moins de soixante cinq ans. Mais Edward semble accueillir l'idée avec un sourcil relevé et des yeux de défi à la perspective, alors je mets mon véto rapidement à cette idée, pour le bien de cette pauvre fille.

Avec tout le temps libre que je vais ainsi obtenir, ben, me sentant reposée de mon congé sabbatique alors j'ai décidé de me réinscrire à l'école et je sais que les patrons seront ravis de me réengager au restaurant. Tout semble se mettre en place, mais aucun de nous n'est assez naïf pour croire que la vie va être parfaite ainsi découverte.

Erica apprécie notre maturité concernant le fait de ne plus travailler ensemble, mais à tout de même du mal à accepter le nouvel arrangement. Je sais que c'est principalement dû au fait que son célibataire de l'année n'est plus sur le marché.

Elle et moi n'avons pas encore rétabli la relation amicale et insouciante que nous avions eu, mais avec le temps qui passe, je pense qu'elle finira par accepter tout ce qui se passe pour ce que c'est vraiment.

Edward et moi comprenons que la réaction de soutien et facile à vivre... appréciée à sa juste valeur... n'est pas du tout indicative de la façon dont on va être reçu une fois de retour à LA. Nous sommes bien conscient du fait que nous menons notre relation dans une petite bulle irréaliste et sécurisée, dont bien trop tôt, nous allons devoir sortir.

Nous savons que le public, autant au niveau des médias que des fans, va être impitoyable. Ils seront prêts à toutes extrémités pour savoir qui je suis, comment je suis parvenue à capturer le cœur du mauvais garçon célibataire d'Hollywood, et scruter chacun de nos mouvements. Et même si je me fous de ce que pensent les autres, le fait que ma vie va être envahie sans sans complexe me fait mourir de peur.

Mais il y a une chose qui me met toujours à l'aise. Peu importe combien pourront être horrible les assauts des paparazzi, les mensonges douloureux et scandaleux, tout ce que mon esprit peut inventer dans mon futur proche. Et cette petite chose c'est Edward, mon Edward, qui sera toujours près de moi. Et cette idée, toute simple qu'elle soit, fait que ça le vaut carrément.

Alors, nous en sommes là, farfouillant dans sa suite presque vide, nous préparant à laisser tout derrière nous. Mes mains ouvrent tiroirs après tiroirs, retournent oreillers après oreillers lorsque je l'entends finalement crier de l'autre pièce.

« Trouvée ! »

Je me moque, lançant mes mains en l'air d'une manière dramatique. « Merci Seigneur ! ».

Il me rejoint dans la chambre en riant, tendant à l'avance la carte pour la placer dans ma main qui attends déjà de la recevoir.

« Nous devrions descendre et enregistrer notre sortie. Es tu prête mon cœur ? ».

Depuis que nous sommes maintenant 'ensemble' et désormais je ne suis plus son assistante, il ne s'attend pas à ce que je fasse ce genre de chose de mon propre chef dorénavant. Je le réprimande joyeusement.

« Je pense que je vais refaire un tour rapidement. Te connaissant, tu as probablement laissé ton portefeuille quelque part ! ».

« Très drôle... D'accord, alors, je te vois en bas. ». Il pose un doux baiser sur mes lèvres. Je réponds alors que sa silhouette disparaît par la porte de sa chambre.

« OK. Je ne serais pas longue, promis. ».

J'entends la porte de la suite se fermer en un clic, et je marche vers la grande fenêtre, admirant la vue magnifique comme je l'ai fait un nombre incalculable de fois durant ces quatre derniers mois. Je me tourne silencieusement et regarde lentement, faisant le tour de la chambre, prenant tout en compte. Je veux contrôler la pièce encore une fois, mais je veux aussi avoir un peu de temps seule.

Ça me rend un peu triste de savoir que nous quittons cet endroit qui détient tant de souvenirs pour nous et qui est un point crucial dans notre relation. Mais je sais aussi, et c'est même une quasi certitude, que nous seront de retour l'an prochain et surement l'année suivante.

Je soupire et finis de retourner les coussins et les couvertures, d'ouvrir les placards et les commodes. Je vers vers sa table de chevet et trouve le contenu habituel. Une bible, le livre mormon, un bloc de papier avec l'entête de l'hôtel, quelques plans de la région, un menu du room service, et quelques vestiges de mon cher petit ami.

Des sachets froissés de hot pockets, un million de paquets vides de Nicorette, et un putain de chargement d'emballages de préservatifs vides. Je rougis à l'idée que la gouvernante les trouve, mais je hausse les épaules... je suis sûre qu'ils tombent sur ce type de merde tout le temps. Farfouillant jusqu'au fond du tiroir, j'y trouve une enveloppe blanche. Je m'en saisis.

Elle est scellée et n'a rien aucune indication dessus. Je ne suis pas sûre de ce que c'est. Je la retourne plusieurs fois et ça me revient à l'esprit. C'est cette putain de carte que j'ai aperçue dans le bouquet de fleurs qu'il m'a donné ce soir là.

Je suis revenue sur le sujet le matin suivant, l'informant sur le fait que je savais qu'elles n'étaient pas de lui à cause de cette même enveloppe. Il l'a retiré, embarrassé et l'a regardé un bon moment... ce qui m'avait semblé assez curieux, même si nous n'en avons jamais reparlé.

Tout ça semble si loin, et cette enveloppe aurait pu disparaître ou être oubliée, si elle ne se tenait pas dans mes chaudes et petites mains, en ce moment même. Je la contemple et décide de l'ouvrir. Ça ne fera plus aucun dommage maintenant... moi et mon mec, ben, putain nous sommes inébranlables.

Je glisse mon ongle sous le petit volet et la décachette. À l'intérieur, il n'y a pas de carte mais un morceau de papier blanc plié. Je vois le premier mot et mon estomac se retourne. Il est écrit dans cette écriture si familière.

'Bella,

C'est de lui. Mon cœur se brise en réalisant combien cela à dû être douloureux pour lui d'endurer mon horrible commentaire sur le fait de savoir qu'il ne faisait rien de personnel comme d'écrire des cartes ou des lettres. Mes genoux me lâchent et je glisse sur le sol, m'appuyant contre le coté du lit. Je reprends mon souffle et me force à continuer à lire.

'Je sais que je n'ai pas fait une bonne impression lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois. Mais, même à ce moment, dans les cinq premières minutes de notre rencontre, quelque chose en moi savait que tu étais différente.

Spéciale. Vitale.

D'une manière ou d'une autre, tu as fait de moi une personne que j'admire et que j'ai toujours aspiré à être. Je n'ai jamais pensé que je serais proche de la personne que tu m'as fait devenir, et si jamais dans toute ta vie, je peux te faire ressentir cela, que ce soit que pour une putain de seconde, je saurais que cette vie qui me servait d'excuse aura servi à ce seul et unique but.

Et même si je n'étais qu'une merde au départ, je jure devant dieu, que même si c'est la dernière chose que je dois faire, je passerais le reste de l'éternité à te montrer combien tu comptes pour moi. Si c'est l'éternité que ce la doit prendre. Mais si tu souhaites être dans ma vie, et cela, une fois les douze mois terminés, je prendrais le temps qu'il faut pour tenter de te le prouver.

Je sais que je peux être inconstant certaines fois, et je peux garantir que cela va se compliquer. Mais la chose est, que je n'ai jamais pensé que j'aurais à faire tant d'effort pour qui que ce soit. Je réalise maintenant, que je suis prêt à essayer. Et la raison pour laquelle je suis prêt n'est pas parce que j'ai mûri, et n'a même aucun rapport avec moi.

C'est toi Bella.

C'était toi à l'époque et c'est toi maintenant.

Cela à toujours été toi.

Et ça sera toujours toi.

Je suis prêt maintenant, car je t'ai finalement rencontré.

Edward.'

Au moment où j'en arrive à son prénom, j'ai des larmes qui coulent le long de mon visage. Elles pourraient rivaliser avec la plus intenses des pluies orageuses dont Portland nous a arrosé durant ces quatre derniers mois.

Il était prêt à me dire que non seulement il avait des sentiments pour moi, mais aussi qu'il était disposé à employer des mots comme 'éternité' et 'toujours'... et ça plusieurs putain de fois.

Non seulement je lui ai jeté à la tête le matin suivant, mais j'ai flippé et fais croire que je la jouais cool, après qu'il a écrit ces mots moins de douze heures plus tôt.

Putain !

Cela a dû le décourager tellement qu'il a minimisé toute notre relation à partir de ce point. Le secret, la discrétion, et aller dans ce bar... même s'il ne devait pas avoir le moindre intérêt envers la trouvaille d'Emmett... cette Barmaid séduisante. Tout cela devait être sa façon de montrer sa position désinvolte de la situation. C'est sûr, que le truc entre le patron et son assistante était totalement non professionnel et horriblement vulgaire. Mais on aurait pu surmonter cela si nous étions simplement honnêtes l'un envers l'autre depuis le début.

Je me relève d'un coup et cours à travers la suite...

je passe la porte...

parcours le couloir...

L'ascenseur met un temps atroce pour arriver, et prend autant de temps pour faire son chemin jusqu'au hall d'entrée. Je montre des signes d'impatience tout le long du chemin. Honnêtement, j'aurais pu prendre les escaliers, je suis tellement emplie d'énergie, mais même ma transe énergétique aurait cédée après 22 étages descendus.

La sonnerie indique l'ouverture des portes et je ne peux voler entre elles, assez vite. Je m'arrête brusquement au bout de quelques mètres et le repère rapidement qui se tient dans le grand hall d'accueil alors qu'il complète notre sortie.

Il se tourne et commence à marcher vers l'entrée, lorsqu'il finit par me voir. Il sourit puis fronce ses sourcils. Mon intensité et ma frénésie le laissent confus et pour être honnête, je ne le blâme pas du tout.

Je me propulse le long du sol en marbre et atterrit dans ses bras. Mes jambes entourent sa taille alors que la lettre et l'enveloppe restent agrippées fermement dans ma main et mes mains enlacées autour de son cou. Il rit.

« Ça me fait plaisir de te voir aussi ma chérie, mais pourquoi un accueil si chaleureux ? ».

Je sanglote, mon visage enfoui entre le creux de son épaule et son cou. « Edward, Oh mon dieu Edward, je suis tellement désolée... ».

Lorsqu'il entend les sanglots dans ma voix, il me décolle rapidement de lui, comme si ma plus forte étreinte n'était que de la putain de guimauve. Il prend un air concerné.

« Bébé, arrêtes... ». Je recommence à enfouir ma tête dans son épaule. Il plaide. « Bella, s'il te plait. Qu'est ce qui ne va pas ? ».

Et je me laisse faire trop facilement. Je retire mes jambes de sa taille et touche le sol de la pointe de mes orteils alors qu'il me remet doucement sur pieds. Il pose ses mains sur mes épaules et croise mon regard larmoyant, attendant une explication.

Je marmonne. « Ceci. ». Je lève la lettre faiblement. « Voici ce qui ne va pas... Enfin, non, ce n'est pas que ça ne va pas. Mais le fait que tu avais ça pour moi et j'ai été si terrible le lendemain matin... ». Je ne finis pas, regardant mes chaussures.

Je le sens qui prend le papier de mes mains. Il reste silencieux un moment, qui je suppose sert à ce qu'il le regarde, et se rappelle ce que c'est exactement. C'est là que je l'entends rire légèrement et mes yeux se lèvent pour voir qu'il sourit.

Il me rapproche de lui, enlace ses bras autour de moi fermement et je tourne mon visage sur le coté alors qu'il est pressé contre son torse.

« Bella, écoutes. Je sais ce que tu dois ressentir, mais il ne faut pas. Il était bien trop tôt pour te donner ça de toutes les façons. J'aurais probablement tout ruiner avant qu'il y ai une quelconque chance de commencer. ».

« Mais Edward... ne pas me la donner du tout ?... même après que tu saches que je ressentais la même chose ?... ».

« Honnêtement, je l'ai planquée assez loin pour je n'ai pas à la retrouver plus tard. J'étais un peu embarrassé de l'avoir écrite si tôt et après...ben, je suppose que je l'ai simplement oubliée. ».

Il parle calmement et avec logique et je sais que c'est pour mon bien. Je peux sentir le sourire dans sa voix. Il est amusé.

Ce qu'il dit a du sens et je ne suis plus ennuyée, donc je continue, sur le même ton calme que le sien. « C'est juste que je déteste l'idée que tout ce truc aurait pu être évité. On aurait pu complètement éviter tous ces secrets, et les cachotteries, et le... karaoké ! Mon dieu Edward, le Karaoké ! ». Je recommence à m'emballer, m'écartant légèrement du câlin dans lequel il m'enveloppe et ma voix augmente de deux octaves.

« Chut. Bella. C'est OK. ». Il rit, me remet contre lui et caresse mes cheveux pour me calmer une fois encore. « Ce qui est important c'est que nous sommes ensemble maintenant. Et tu sais quoi ? Je suis content que tout cela se soit passé, car sans cela, je n'aurais peut être pas ressenti exactement ce que je ressens pour toi maintenant. Et honnêtement... ». Il me décolle, prend mon visage dans ses mains, fixant profondément son regard directement dans le mien. « … Je ne peux m'imaginer plus amoureux de toi, que je le suis actuellement, en ce moment. ».

C'est la première fois qu'il me dit qu'il m'aime. Même si 'éternité' le crie assez fort, que le fait qu'il soit allé sur scène le déclarer simplement et malgré que je l'ai ressenti à certains moments, c'est tout de même monumental de l'entendre dire par sa voix et de le voir sortir de ses lèvres.

Alors que je continue de le regarder, je sens mon visage s'emplir de ce rose vif qu'il aime tant et il le frôle amoureusement avec ses mains qui étaient encore situées sur mes joues. Je fais un sourire énorme et ouvre ma bouche pour répondre lorsqu'il m'interrompt avant qu'un seul mot puisse en sortir.

« ...et en plus, tout ça fait une putain d'histoire n'est ce pas Bella ? ». Il fait son sourire en coin à mon attention.

C'est exactement le même sourire narquois que celui de notre première rencontre. C'est le même que celui que j'ai vu apparaître un nombre incalculable de fois lors de ces sept derniers mois, et qui fait fondre mon coeur à chaque fois.

Et là, dans ce sourire, je vois mon futur. Je sais que peu importe ce que la vie fera apparaître ou jettera sur notre chemin, nous serons capable de faire face et de tout surmonter. Et comme nous l'avons fait depuis le début de notre relation, nous le ferons ensemble.

« Putain d'acteur. ».

Je lève les yeux, amusée par le fait ridicule qu'il aime le fait que ce soit une 'putain d'histoire'. Il me taquine, continuant dans mon bluff et rayonnant.

« Oh. Je sais que tu m'aimes. ».

Je lui dis de la voix la plus honnête et sincère que je peux faire, alors que mes yeux s'emplissent d'encore plus de larmes. « Oui Edward. C'est le cas. Je t'aime tellement. ».

Sur ces mots, il me saisit telle une mariée sur le seuil de la porte et m'embrasse passionnément, pour que le monde entier puisse le voir...

… et je n'ai pas besoin de regarder les alentours pour savoir que tout le monde, nous regarde et nous regarderait à compter de maintenant. Mais peu importe, car avec Edward à mes cotés, tout ce putain de monde s'efface dans l'oubli.

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Et maintenant mes chéris, le conte est fini.

C'était génial et c'était amusant.

J'ai comploté, j'ai manigancé, j'ai triché, j'ai planifié

et notre chère petite Bella a trouvé son pays des merveilles.

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Voilà encore une histoire de fini, en espérant qu'elle vous a plu.

Je remercie toutes les personnes qui m'ont accordées leur confiance et leur temps. Ainsi que l'auteur, pour m'avoir confié une telle histoire à traduire...

Je remercie aussi toutes les personnes qui ont pris le temps de faire une review, normalement j'ai répondu à tout le monde, sinon, je regrette et je m'excuse de mon oubli. Et un bisou à tous les anonymes qui laissent des messages auxquels on ne peut pas répondre, mais le cœur y est !

À bientôt !

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