Chers lecteurs chères lectrices

Merci pour votre présence régulières et vos encouragements

Je vous annonce que je viens de poster les deux premiers chapitres de ma nouvelle fiction

Cette fois ci les héros de ma fiction seront les acteurs de la saga et non pas leurs personnages

J'espère que cette nouvelle histoire vous plaira MERCI


_Où es-tu frère et toi père_

Je ne pouvais plus bouger, la douleur me prenait partout. Devant mes yeux, deux personnes avec de grandes capes noires surgirent de nul part, l'une me fixa de ses grands yeux rouges, l'autre bâillonna Bella et la jeta sur son épaule. J'aurai voulu crier, hurler à l'aide, mais rien ne put sortir de ma gorge. Une brûlure intense se propagea partout dans mon corps, j'étais étendu par terre, incapable de faire le moindre geste.

Ils allaient s'enfuirent, jamais je n'avais eu peur comme à cet instant, Bella allait disparaître, là, devant mes yeux, avec ces malfrats. Dans ma tête je hurlai, je me débattais contre cette douleur paralysante mais rien n'y faisait. J'allai perdre espoir, quand une autre personne arriva et sauta sur le kidnappeur. Un bruit sourd retenti quand Bella heurta le sol, l'autre surprit par l'assaut sur son acolyte, sursauta et relâcha sa torture, je pus enfin bouger.

Je me redressai en un millième de seconde, mais ne réussi pas à stopper la fuite des deux protagonistes. Je me précipitai vers ma femme, notre sauveur était déjà accroupi devant elle. Quand il releva la tête, je fus frappé par sa jeunesse et par la couleur ambre de ses yeux. Mais avant d'avoir pu le remercier, il disparut aussi vite qu'il n'était apparu.

Les seuls choses que je pouvais en retirer, sont les quelques pensées qu'il avait eu lors de son affrontement avec les autres. Et la peur que j'avais lu dans ses yeux.
« Non, je ne te laisserai jamais lui faire du mal »
« Tu ne perds rien pour attendre, si tu savais qui tu as devant toi, tu tremblerais pour toi »
« Isabella »
Ce vampire connaissait Bella et ses agresseurs ! Qui était-il ? D'où venait-il ?

Un gémissement me prévient qu'elle reprenait conscience.

- Edward ! Gémit-elle en se tenant la tête.
- Ne bouge pas mon amour ! Dis moi ou tu as mal ?

J'étais paniqué, j'avais du mal à comprendre ce qui nous était arrivé, et surtout, pourquoi.

- A la tête ! Mais se n'est pas grave ! Que c'est il passé ?
- Nous avons été attaqués par deux vampires !
- Quoi !
- Oui, et un troisième vampire nous a sauvés !
- De mieux en mieux ! Peux-tu m'expliquer et me raconter tout depuis le début ? Je n'ai rien eu le temps de voir !Lança-t-elle en se relevant pour de bon.
- Ça va, tu peux marcher ?
- Oui Edward ! Je vais bien n'est crainte ! Allez racontes !

Je passais mon bras autour de sa taille pour la maintenir et l'aider à marcher.

- Tu te souviens de la vision d'Alice quand on les a croisés au port ?
- Oui ! ... Oh ! Elle me lâcha et posa ses deux mains sur ses hanches. Ses yeux me lancèrent des éclairs. Elle était furieuse. Mais tu m'as dit qu'un homme venait nous aider, pas que nous allions être attaquer auparavant !
- Oui, je sais Bella ! Je ne voulais pas t'inquiéter puisque tout se terminait bien quand même !
- Edward Masen Cullen ! Tu mériterais que je te quitte sur-le-champ, pour m'avoir menti honteusement !
- Bella ! Excuses-moi ! Je sais j'ai eu tort de te cacher une partie de l'histoire ! Mais je voulais t'épargner du stresse !
- Oh tu as réussi, on ne peut mieux ! J'ai juste cru que ma dernière heure était arrivée ! C'est vrai, je n'ai pas eu le temps de stresser, juste de mourir de peur !

Elle bouillait et tempêtait, elle était merveilleuse et j'étais tellement honteux de mon aveuglement à la protéger coûte que coûte.

- Je suis infiniment désolé ma chérie ! j'ai agis bêtement j'en conviens, je te promets de te dire toute la vérité maintenant !

Je posais ma main sur mon cœur en guise de serment. Elle me regarda un moment, puis vint se blottir contre moi. Je la sentais trembler et soupirer de soulagement.

- Plus jamais Edward ! Plus jamais, je t'en pris ! Quoi que tu saches, quoi que tu voies ! Dis-moi la vérité !
- Oui Bella ! Je te le jure ! Viens rentrons !

Pendant le chemin du retour, je lui racontais l'attaque puis notre sauvetage, son attention tendu vers mes paroles.

- Bella, puisque tu veux que je te dise tout, je dois te dire que je sens le vampire qui nous a sauvé ! Il nous suit, pas très loin de nous, sur un des toits avoisinants !
- Oh ! Fit-elle en relevant la tête et scrutant les alentours. Mais qui est-il ?
- Je ne sais pas Bella, mais lui, il nous connaît ! Il connaît ton prénom !
- Quoi ? Mais comment est ce possible ? Je ne suis jamais venu ici auparavant ! Dis Edward, tu crois qu'il nous entend là ?
- Oui, certainement ! Pourquoi ?

Elle s'arrêta puis dit :

- Monsieur notre sauveur, vous nous entendez ? Je voudrais vous remercier pour ce que vous avez fait !

J'entendis un rire sur le toit voisin.

- Bella, tu le fais rire !

Elle continua en haussant les épaules.

- S'il vous plait ! Dites-nous pour quelle raison vous ne voulez pas nous voir ?
- Il dit que c'est mieux pour nous !
- Pourquoi ! Vous ne nous voulez pas de mal alors !
- Non ! Mais quelqu'un n'a pas de bonne intention pour vous ! Répétai-je encore.
- Qui est ce ?
- Je ne peux pas vous le dire pour l'instant !
- Pourquoi ?
- Pour vous protégez d'un ennemi puissant qui vous veut du mal, à vous et aux vôtres !
- Aux nôtres ? Elle réfléchissait à toute vitesse. Qui êtes vous ?

Une image me parvint très net.

- Oh ! Bella s'il te plait, laisse moi lui parler seul à seul ! Demandai-je à Bella.
- Pourq... Mmmm ... Bon d'accord !

Et dans un débit ultra rapide je lui dis :

- Je sais qui tu es, pourquoi vouloir le lui cacher ?
- Je t'en pris ne lui dit rien ! Répondit-il
- Mais pourquoi ?
- Temps que le danger rôde autour d'elle et de... qui tu sais, je ne peux rien révéler !
- Bien je respecterai ton choix, aussi incompréhensible soit-il pour moi !
- Merci
- Et merci pour ton aide ! Ajoutai-je.
- Si tu as besoin de moi appel, je ne serai jamais très loin de vous !
- Ok ! A bientôt alors !
- Oui je l'espère ! Conclu-t-il
- Bella !
- Oui ! Qui est-il, Que t'a t'il dit ?
- Son secret ne m'appartient pas Bella, je ne puis te le révéler, mais je peux te dire qu'il sera là pour nous jusqu'au bout !

Je voyais l'esprit de Bella aller à la vitesse grand V, elle esquissa un geste en ayant une lueur d'espoir dans les prunelles, mais s'arrêta net, résignée.

- Ok ! Je respecte votre choix pour l'instant ! Accepta-t-elle Encore merci !
- Il te remercie Bella ! Viens, il se fait tard ! Tu dois te reposer un peu maintenant !

Notre première soirée à Venise s'acheva là dessus. J'étais heureux et en même temps inquiet. Des personnes nous poursuivaient, une bonne, et deux mauvaises.

J'analysais les pensées de notre « ami » pour essayer de percer le reste de son mystère. Mais rien ne vint me donner, ne serais ce qu'un début de réponse. Je passais le reste de la nuit à faire des suppositions toutes plus improbables que les autres.

Le lendemain, la visite des grands lieux de Venise nous occupa toute la journée. Autant profiter un maximum de cette ville magnifique puisque le matin suivant, nous devions partir. Notre ami n'était jamais bien loin, je le sentais et l'entendais, partout ou nous passions. Quelque fois je l'entendais rire d'une réflexion ou d'une blague de Bella. Ses pensées étaient très vives et ne manquaient pas d'humour.

- Pourquoi souris-tu ? Me demanda Bella.
- J'ai entendu dans la tête de quelqu'un une chose amusante, Bella !
- Ah bon ! Alors, quand allons-nous faire notre petit tour en gondole ?
- Quand tu veux ma chérie ! Tout de suite si tu le désires ! Ajoutai-je.
- Oui allons-y !

La joie dans ses yeux irradia. Elle couru presque jusqu'au bord du grand canal. Des dizaines de gondoles, toutes plus belles, les unes des autres, ondulaient au fil de l'eau. Les vaguelettes de la mer Adriatique, claquaient sur leurs flans. Elle choisit la plus belle, de couleur noir ébène, la proue et la poupe étaient ornées de fers joliment ouvragés. Les fauteuils étaient d'un rouge rubis tissés d'or, le tapis où reposait les pieds nu du gondolier, était rouge et or sur fond noir. Le coup d'œil était superbe. L'homme sur le bateau, en pantalon noir et maillot rayé, une écharpe rouge nouée à sa taille, s'avança pour aider Bella à prendre place dans la barque. Son teint mate et son regard de braise de méditerranéen, contrastait étrangement avec mon physique d'albâtre.

- Signorina per favore !

Le roulement des R de ce Casanova m'horripila.

- Signora ! Répliquai-je pour lui faire comprendre qu'elle était Ma femme.
- Scusi Signor ! Répondit-il l'air penaud.

Après notre installation, l'homme se mit en place sur le plat de la gondole et d'un geste très habile et professionnel, il mit la gondole en mouvement.

- Regarde comme il est habile ! Constata Bella en admirant le rameur.
- Mmmm ! Moui ! Marmonnai-je entre mes dents.

Bella, surprise, me regarda fixement, puis elle éclata de rire.

- Oh ! Edward ! Ne me dis pas que tu es jaloux ?
- Moi ? Fis-je étonner. Mais pourquoi me dis-tu ça ?

Mon air hypocrite parlait pour moi.

- Parce que tu n'es pas très aimable avec cet homme ! Déclara-t-elle réjouie.
- Mais non ! Je n'ai rien fait de tel, Bella ! Enchaînai-je encore.

Le Gondolier avait comprit plus ou moins notre échange, un air extrêmement réjoui vint ce poser sur ses lèvres. Prenant une grande inspiration, il entreprit de nous chanter avec une voix admirable de baryton « O sole mio » Bella se retint d'éclater de rire devant mon air de plus en plus renfrogné.

- Edward mon amour ! Elle se tendit vers mon oreille et me glissa. Malgré tous les atouts charmant de ce bel homme, tu es et tu restes à mille coudées au-dessus de lui pour moi !
- Bella ! Je sais, je suis ridicule, je me comporte comme un idiot ! Excuse-moi ! Mais j'ai du mal à supporter les regards lubriques que cet homme pose sur toi !
- Oh !

Elle se pelotonna contre moi et déposa un baiser tendre dans mon cou. Un frison de volupté monta dans mon dos.

- Bella ! Si tu ne veux pas être arrêté pour attentat à la pudeur, tu devrais cesser de m'embrasser comme ça ! Répliquai-je le regard en feu, et complètement rassuré.
- Dis ! Croix-tu que le gondolier apprécierait le spectacle ? Suggéra-t-elle malicieusement.

Mes yeux lancèrent des éclairs. Puis, j'éclatais de rire en voyant la tête de l'homme changer de couleur. Mon regard « vampirique » avait du lui faire peur. A présent, beaucoup moins sur de lui, il chantait avec moins de vigueur, pour mon plus grand plaisir.

- Mmmm ! C'est mieux comme ça !

J'étendais mes jambes dans la barque et m'installais confortablement. Calant Bella contre mon épaule, je l'entourais de mes bras. Je pouvais apprécier à présent la ballade. Pendant les deux heures suivantes, nous sillonnâmes les canaux de cette ville magnifique et magique.

La nuit était tombée, le ciel sans nuage, nous illuminait de ses milliers d'étoiles. Devant nous, s'étendait un spectacle féerique. Sur chacune des gondoles naviguant sur les canaux, à l'avant et à l'arrière, une lampe était allumée faisant sur les flots une myriade de petit point lumineux. Le gondolier arrêta la barque au centre du canal, puis en sortant une mandoline, de je ne sais où, il s'assit à l'extrémité du bateau. Nous tournant le dos, il chanta d'une voix très douce et envoûtante, des romances italiennes.

Je n'avais pas besoin de demander à Bella ce qu'elle en pensait, ses yeux parlaient pour elle

- Oh ! Quel enchantement Edward ! C'est un de ces instants merveilleux qui restera gravé au fond de mon cœur pour l'éternité !
- Oui ! Pour moi aussi ! Dans le livre de mes meilleurs souvenirs, ce moment y sera en bonne place !

Les évènements de la veille étaient très loin dans nos pensées, demain serait un nouveau jour et avec, les soucis et les angoisses reviendraient bien assez vite. Mais pour l'instant, les clapotis de l'eau sur la coque et les balancements de la barque sur l'eau, berçait d'un doux murmure nos deux cœurs, nos deux âmes.

Le retour sur la terre ferme se fit en douceur, nous n'accostâmes pas très loin de notre hôtel. Un sourire attendrit erra sur les lèvres du gondolier, quand très tendrement, il me vit soulever Bella dans mes bras pour la sortir de l'embarcation. Pour ce sourire, je le gratifiai d'un magistral pourboire, oubliant les vilaines pensées que j'avais eu à son encontre.

- Oh ! Grazie mille signor ! Molto grazie ! Vi auguro una lunga e bella vita !
- Grazie mio bravo ! Anch'io !

Nous gagnâmes l'hôtel bras dessus bras dessous, d'un pas lent et harmonieux.

- Bella ! Il faudrait que j'aille chasser cette nuit, si je demandais à notre ami de veiller son toi pendant quelques heures ! Accepterais-tu ?
- Mais bien sur mon amour ! Cela fait plus de dix jour que tu n'as pas chassé ! Je m'en voudrais d'être la cause de ton inconfort !
- Me permets-tu d'aller lui parler quelques instants ?
- Naturellement !
- Alors vas t'installer au bar de l'hôtel où de nombreuses personnes te serviront de chaperons, je reste à porté de regard, n'est crainte !

Sur un regard tendre et possessif, je m'éloignais d'un pas rapide. En quelques sauts, je me retrouvais sur le toit d'en face devant notre sauveur.

- Bonsoir ... Alexis ! Dis-je doucement.

L'homme me toisa, un sourire aux lèvres.

- Bonsoir Edward ! Oui je vais veiller sur elle, naturellement ! Pars sans crainte, elle est pour moi aussi, la prunelle de mes yeux ! J'ai rêvé depuis dix neuf ans de faire cela ! Elle est mon double Edward ! Elle est une partie de moi ! Personne ne lui fera jamais de mal si je puis l'éviter !
- Merci frère ! Quand j'ai appris ton existence, et que Bella désirait partir à votre recherche, j'ai eu très peur !
- Je le conçois très bien, les vampires en général ne sont pas « végétarien » tu ne pouvais pas savoir que moi non plus je n'ai jamais voulu tuer pour vivre. Mais tu ne sais pas que je peux me nourrir comme un humain !
- Si ! Je suis au courant !
- Comment est ce possible ! Personne ne le sait, à par mon père !
- C'est une longue histoire Alexis, mais ce soir le temps nous est compté ! Je te raconterai cela ultérieurement si tu veux bien !
- Oui ! Bien sur ! Vas, je reste au poste, Bella peut aller se coucher, je serai derrière la fenêtre !
- Merci ! Je file vers elle, dès qu'elle sera couchée, je te ferai signe !
- Ok ! A tout à l'heure !

Nous posâmes simultanément, une main sur l'épaule de l'autre. Et sur un signe de tête, je disparus dans l'ombre et réapparu quelques instant plus tard en bas sur la place.

- Bella ! Tout est arrangé, il veillera sur toi ! Je peux m'absenter sans crainte, je lui fais entièrement confiance !
- Je ne t'ai jamais vu aussi confiant en quelqu'un d'autre que ta propre famille ! Qu'a donc cet homme pour que tu sois capable de me confier à ses soins, alors que vingt quatre heures auparavant tu ne le connaissais pas ?
- Je le sens Bella ! Au plus profond de moi ! Je ne puis te l'expliquer, moi-même je ne comprends pas ce phénomène !
- Bien ! Si tu as confiance en lui, alors moi aussi ! Vas, et reviens-moi vite !

Un baiser scella nos lèvres un instant, puis, je fis signe à notre ami par la fenêtre.

- Dors en paix mon amour ! A tout à l'heure !

Je quittais la chambre rapidement, et je m'enfonçais dans les ruelles puis sortis de la ville d'eau rapidement par les toits. La forêt la plus proche de Venise se trouvait quand même assez loin de la ville. Il me fallut parcourir une trentaine de kilomètres. Je filais dans les champs, heureux de pouvoir me défouler un peu.

Après quelques heures, ma faim enfin apaisée, je revins rapidement à l'hôtel. Bella dormait profondément et son frère veillait sur elle, assis dans l'ombre au fond de la chambre. Je m'approchais silencieusement de lui et avec nos voix extrêmement basses, nous pûmes reprendre notre conversation interrompue quelques heures plutôt.

- Merci d'avoir veillé sur elle ! Je me sens plus à l'aise maintenant que je suis repu !
- A charge de revanche !
- Oui ! Pas de problème ! Tu sais que nous partons ce matin pour Firenze ?
- Oui je vous ai en entendu en parler hier ! Ce qu'il y a de comique, c'est que vous partez à Ma recherche ! Souligna-t-il ironiquement.
- Oui ! Mais comme tu ne veux pas encore qu'elle fasse ta connaissance, je ne vois pas comment la détourner de son but !
- Non ! Trop de danger vous guette encore ! Je me dois de rester dans l'ombre et d'être très prudent !
- Pourrais-tu m'expliquer un peu en quoi ses problèmes consistent ?
- Non ! Pas encore ! Si certaines personnes te croisaient et apprenaient que je t'aide, nous serions tous en grand danger ! Moins tu en sais, mieux ça vaut pour nous ! Expliqua-t-il l'air navré.

Je poussais un grand soupir, les ennuis et les difficultés étaient notre lot depuis bien longtemps déjà. Quand serions nous enfin débarrassés de tous ces problèmes ? J'entendais le cœur de Bella commencé à battre plus rapidement, elle était en train de se réveiller.

- Tu devrais te sauver, Bella se réveille ! Susurrai-je
- Oui ! Je file ! Vous partez à quelles heures ?
- Vers 9 heures ! Notre train part à 9 heures quarante cinq de la gare de Mestre !
- Ok ! Je serai dans le train aussi ! A tout à l'heure !

Il quitta la chambre très vite. Je m'installais sur le lit quand Bella entrouvrit les yeux.

- Oh ! Tu es déjà là ? Je pensais que mon gardien serait encore là pour veiller sur moi !
- Ah ! Je peux m'en aller si c'est ce que tu souhaites ! Fis-je en faisant semblant de me lever.
- Idiot ! Répondit-elle en m'enlaçant tendrement. Dis ! J'ai essayé de discuter avec notre ami hier soir quand tu es parti ! Il s'était posté sur la terrasse de notre suite, alors je me suis approchée, mais il m'a demandé de rester loin de lui, il était dans la peine ombre, je n'ai pas pu le voir !
- Ah bon ? Et ?
- Ben rien ! Mais j'ai ressentis comme un apaisement en moi, comme si quelque chose m'avait manqué toute ma vie et que là je l'avais retrouvé ! C'était assez bizarre comme sensation !
- Oui ! En effet !

Je comprenais très bien ce qu'avait ressenti Bella, les jumeaux ressentent des choses que nous autres ne connaîtrons jamais.

- Crois-tu que ça vienne de son don ? Qu'il soit un peu comme Jasper ?
- Je ne peux pas répondre à ta question Bella, je ne le connais pas assez pour ça !
- Moui, bon ! Levons-nous, il nous faut partir de bonne heure ! Notre enquête commence aujourd'hui Edward !
- Oui Bella ! Allons-y !

Je détestais l'idée de lui cacher quelque chose, je lui avais promis de ne plus le faire. Mais ce secret là, ne m'appartenait pas. Puis Alexis m'avait bien dit qu'il fallait que Bella reste dans l'ignorance pour sa propre sécurité. Je n'avais donc pas le choix.

Les odeurs de nos ennemis ne nous parvenaient toujours pas, quand nous montâmes dans le train. Par contre celle d'Alexis, m'était très net, il devait être tout près.

Le trajet jusqu'à Firenze se fit sans encombre, à quinze heures trente, nous étions sur le quai de la gare. Je m'emparai de nos bagages, puis nous-nous dirigeâmes vers la sortie.

- A quel hôtel sommes nous attendu Edward ?
- A l'hôtel « Palazzo Vecchio »

Nous prîmes un taxi pour nous rendre plus rapidement au Palazzo. A travers les vitres de la voiture nous découvrîmes la ville.

- Quelle ville extraordinaire, sais-tu que Florence a abrité plein de personnes célèbres. Michel-Ange, pour sa part, est enterré dans la Basilique de Santa Croce qui abrite aussi les dépouilles des non moins célèbres Machiavel et Galilée !
- Tu m'éblouis par ta culture Edward !
- Comme je te l'ai fait remarquer une fois, les nuits étaient longues sans toi ! Répliquai-je en souriant.

Nous montâmes dans notre chambre déposer nos bagages, puis comme Bella était impatiente et pour lui donner le change, puisque je ne pouvais rien lui dire encore, nous-nous dirigeâmes vers le bureau de poste pour avoir plus ample renseignement sur l'envoi posté ici même par le père de Bella. J'engageais la conversation avec l'employé derrière le guichet.

- Si, si signor ! Si, il signor Gaïos ? Si ! Casa sua è Voltera !
- Come ? Voltera ?

Une peur insidieuse monta en moi. Le père de Bella habitait Voltera ? Non, impossible. Mais alors, les ennemis puissants étaient les Volturi ?

- Si signor !
- Bene grazie !
- Alors ? Qu'a dit l'employé ? Qu'as-tu appris ?

Elle me regardait anxieuse.

- Que ton père habite à Voltera !
- Quoi ? Mais les Volturi vivent là bas n'est ce pas ?
- Oui Bella ! C'est ça ! Dis-je accablé. Rentrons, je dois discuter avec Al... Heu... notre ami ! Finis-je

Bella me fixa intensément pendant un long moment, mais ne dit rien. Elle me prit le bras, pour revenir vers l'hôtel, mais resta silencieuse. Arrivé dans notre chambre j'appelais notre ami.

- Je suis dans la chambre ! Entendis-je doucement.
- Ok j'arrive ! Bella reste là ! Il m'attend dans la chambre, ne bouge pas d'accord ?
- Oui, je vais m'installer et lire un peu !
- Ok !

En effet, quand j'ouvris la porte, il était juste derrière. Je restais là appuyé au chambranle et dans un phrasé ultra rapide nous parlâmes.

- Vas-tu m'expliquer qu'elle est le rapport entre les Volturi et votre famille ? Que se passe-t-il ? Pourquoi vous en veulent-ils ? Et pourquoi Bella est-elle en danger ?

J'étais furieux, la colère grondait en moi. Il fallait à présent, que je comprenne où nos pieds nous emportaient. Les Volturi étaient loin d'être des ennemis à prendre à la légère. Je guettais Bella de loin, je ne voulais plus qu'elle quitte une seconde mon regard. Alexis poussa un grand soupire

- Bon ! Ce n'est pas le moment, mais je n'ai plus le choix ! Mon père est retenu prisonnier à Voltera !
- Quoi ?

J'étais sous le choc, Bella releva les yeux pour me regarder, elle avait vu mon mouvement quand j'ai crié. Une camériste déposa un superbe vase rempli de rose, sur la table basse du salon, pendant que je m'évertuais à rester calme.

- Bon explique-moi ! Poursuivi-je inquiet.
- Une prédiction faite à Aro, il y a très longtemps...

Mon regard fut attiré par un mouvement dans le salon. Je vis Bella tombé comme une masse sur le sol. Sa tête cogna contre le bois du fauteuil. Je me précipitais vers elle et la pris dans mes bras.

- Bella ! Bella ! Criai-je.

Alexis m'avait suivi, il était atterré aussi.

- Non ! Non ! Qu'ont-ils fait ? Isabella ! Oh Non !


merci de ne pas oublier le petit com… a bientot