Disclaimer : Toujours pas à moi !

Warning : Langage vulgaire encore et toujours, on les changera pas =P

Note : Merci à mes premières lectrices, vous m'avez fait trop trop trop plaisiiiiiir ! ^^ Au fait vous avez deviné qui est le type que Axel tue tout au début ? ^^ (blouse, lunettes rondes, cheveux longs, caractère de merde...?)


Roxas gravit les six étages sans ascenseur à moitié écrasé sous le poids de son sac à dos. Il tentait d'imaginer comment serait l'ami de Demyx.

« C'est un mec tranquille, tu verras ! Un peu space, mais pas méchant ! »

Vachement rassurante, la description. Le blondinet avait quand même une légère appréhension... Connaissant Demyx, ce qu'il trouvait « peu space » pourrait se révéler être un fou furieux fan de musique française des années 80. Roxas frissonna rien que d'y penser. Il arriva enfin sur le palier. Deux portes se faisaient face mais aucun doute n'était possible sur laquelle était la bonne : l'autre était condamnée. Il déposa ses sacs et souffla un peu. Il tira sur son sweat, passa une main inutile dans ses cheveux ébouriffés, prit une grande inspiration et frappa.

Aucun bruit ne lui parvint de l'autre côté.

Et s'il n'y avait personne ? Roxas soupira, découragé. Il n'avait quand même pas galéré depuis le matin pour se retrouver face à une porte close ? Il n'avait pas échappé de justesse à l'étreinte étouffante de Naminé, sa sœur, n'avait pas battu le record du sprint pour attraper sa correspondance à la gare et ne s'était pas perdu une bonne quinzaine de fois avant de trouver le quartier où habitait son hôte pour que ledit hôte ne soit pas là et qu'il doive attendre comme un con dans cette cage d'escalier glaciale, non ?

Apparemment si.

OoOoO

Axel avait été un peu déçu de ne trouver personne en train de crever de froid devant sa porte quand il était rentré du siège de la société. Larxene ne l'avait pas lâché de la journée et il était déjà sur les nerfs lorsque Reno apparut alors qu'il se passait de l'eau sur le visage. Il sursauta quand il croisa le regard de son double dans le miroir.

« Putain, Reno ! Tu m'as fait peur !

-Il t'en faut peu, constata l'incriminé en haussant les épaules.

-Je t'ai pas senti venir, se défendit Axel.

-Bah ça pour un scoop ! Tu perds la main mon vieux. »

Axel fixa son reflet.

« Je perds surtout l'esprit. », murmura t-il pour lui-même.

Il se massa la nuque, endolorie par les entraînements de l'après-midi. Plus il massait, plus il se rendait compte que c'était son corps entier qui le faisait souffrir. Une douche brûlante s'imposait.

OoOoO

Roxas frappa de nouveau à la porte, avec un peu plus de force cette fois.

OoOoO

Axel arrêta l'eau qui coulait depuis dix bonnes minutes sur ses muscles douloureux.

« T'as pas entendu quelque chose ?, fit-il en passant la tête hors du rideau de douche.

-J'entends la même chose que toi, je te rappelle.

-J'te demande confirmation, connard. »

Il s'apprêtait à rouvrir l'arrivée d'eau quand il entendit distinctement quelqu'un frapper.

« Et merde... Même pas le temps de m'habiller... »

OoOoO

La porte s'ouvrit sur un rouquin simplement vêtu d'une serviette autour des hanches, ses cheveux trempés gouttant sur son torse. Roxas leva la tête. Le type, qui devait en faire deux de plus que lui, le dévisageait, étonné.

« Euuh... T'es qui ? »

Roxas rougit violemment.

OoOoO

Le nabot blond était plus rouge que ses propres cheveux. Axel ne se souvenait pas d'avoir vu qon visage quelque part. Le nain bredouilla un « scusez-moi, m'suis trompé », fit volte-face, attrapa ses sacs et commença à dévaler l'escalier. Derrière Axel, Reno se frappa le front, l'air désespéré.

« T'es complètement débile ou tu le fais exprès ? »

Axel se tourna vers lui, l'air complètement paumé. Reno pointa sa tempe.

« On attendait pas quelqu'un ?

-Oh le con ! »

OoOoO

Roxas ne comprenait strictement rien. Demyx lui avait-il donné une mauvaise adresse ? Ou, plus probable, s'était-il encore perdu ? Il arrivait au quatrième lorsqu'il entendit un « Eh le blond ! » crié au-dessus de lui. Roxas leva la tête. Le rouquin de l'instant d'avant était accoudé à la rambarde.

« T'es pas le pote de Demyx, à tout hasard ? »

OoOoO

Un grand sourire illumina le visage du blondinet. Il m'a l'air bien niais, lui...

« Si !

-Bah remonte. »

En un clin d'œil, le gosse était de nouveau à côté de lui. Ils entrèrent dans l'appartement.

« C'est quoi ton nom ?

-Roxas.

-Moi c'est Axel. »

Reno les observait, perché sur le comptoir de la cuisine américaine. Il se pencha vers Axel quand il passa à côté de lui.

« Plutôt craquant, hein ?

-Ta... »

Axel se retint de justesse de finir sa phrase à voix haute. ...gueule. Roxas avait levé la tête vers lui. Axel lui montra le couloir.

« Ta chambre, c'est la première porte à gauche.

-Ah... Mais, c'est que...

-Tu croyais que t'allais dormir sur le canapé, peut-être ?

-Ben...

-Ecoute, petit, les matins, je me lève tôt et j'ai pas envie de devoir être discret parce que Demyx aura eu l'idée géniale de faire entrer de force un squatteur chez moi. Donc tu prends la chambre. Compris ? »

OoOoO

Roxas resta figé. Il commençait, enfin il croyait commencer, à comprendre ce qu'avait voulu dire Demyx par « space mais pas méchant ».

« Compris ?, répéta le rouquin.

-O-Oui.

-T'attends quoi ? »

Le blondinet fila sans demander son reste. Décidément, cet Axel était perturbant. Quel âge pouvait-il avoir ? Il ne devait pas être beaucoup plus âgé que lui. C'est juste que je fais gamin avec mon un mètre douze.

OoOoO

« On peut pas dire que tu cherches à te faire aimer, hein !

-Je cherche pas à me faire aimer. »

Reno soupira. Axel était vraiment borné.

« Autant que toi, Reno, autant que toi.

-Et faire un effort t'arracherait la gueule ?

-Pourquoi ? Plus vite il partira, mieux ça sera.

-Espèce d'asocial frigide. »

OoOoO

Roxas s'assit sur le lit. Il observa la pièce. Les murs étaient nus, d'un beige sale, et la moquette paraissait plus usée à certains endroits. La chambre avait dû servir d'entrepôt. Elle sentait le papier et le renfermé. Roxas sourit. Il ferma les yeux et s'étendit sur la couette. Une odeur de propre s'en dégageait. Son sourire s'élargit un peu plus. Axel avait beau se montrer sous des airs renfrognés, il l'accueillait quand même chez lui, forcé ou pas, peu importe, lui donnait une vraie chambre et un lit propre ! Qu'il lui donne des prétextes foireux ne le dérangeait pas. Roxas était intimement convaincu du bon fond d'Axel. Il se trompait rarement sur ses choses-là. Perdus dans ses pensées et éreinté par sa journée, il s'endormit avant même d'avoir entendu le parquet du couloir grincer sous les pas du roux.

OoOoO

Axel s'approcha de la chambre de Roxas. Il s'apprêtait à lui demander ce qu'il voulait manger lorsqu'il s'aperçut qu'il dormait. Axel s'appuya à l'encadrement de la porte. La poitrine de son nouveau compagnon se soulevait à intervalles réguliers. Il avait le ventre à moitié à l'air. Axel sourit. Le gosse devait être épuisé par son voyage. Et lui qui l'accueillait comme un pestiféré... Le blondinet se tourna. Son visage était serein, à moitié recouvert par des mèches rebelles – en même temps dans une tignasse pareille, quelles mèches ne l'étaient pas ? Axel ouvrit l'armoire avec précaution, en sortit une couverture et la déplia sur le petit corps de l'endormi, qui s'y lova avec un plaisir évident. Il lui faisait penser à un chaton. Axel se surprit à le trouver mignon.

« Ah aaah ! Qu'est-ce que je disais ? »

Le visage du roux s'assombrit. Il quitta la chambre et en ferma la porte sans prêter attention à l'autre rouquin qui lui faisait de grands signes.

« Eh oooh ? Tu me vois plus ? T'es guéri ? »

Axel s'éloignait vers la cuisine, Reno sur ses talons.

« Axelou ! Arrête de m'ignorer, c'est pas sympa ! Tu boudes ou quoi ? »

Reno continua de gesticuler dans tous les sens pendant qu'Axel se préparait une omelette, toujours sans lui répondre.

« Je sais ! Tu t'es drogué ! C'est toujours comme ça ! Dès que t'es défoncé, tu planes tellement que t'oublies que t'as un dédoublement de personnalité. Tu sais j'ai beaucoup souffert durant toutes ces années. J'espère que t'as pas rechuté, j'ai pas envie de repasser mes journées à parler dans le vide.

-Arrête de brailler. »

Le visage de l'espèce d'épouvantail s'étira en un large sourire.

« Ouaiiis ! Chui pas tout seul !

-On n'est pas seuls. Si tu pouvais éviter de piailler tes conneries quand le gamin est là, ça m'arrangerait.

-Ben pourquoi ?, fit Reno sans comprendre. Il m'entend pas.

-Non mais quand je sortirai un « ferme ta putain de gueule, Reno », il l'entendras. C'est trop te demander que de faire marcher tes quelques neurones ?, ajouta Axel en moulinant de l'index à côté de la tempe.

-Ah ouaiis ! », s'exclame son double.

Une ampoule s'éclairant serait apparue à côté de son crâne qu'Axel ne s'en serait même pas étonné.

« Mais, reprit-il, s'il te voit parler tout seul, il va flipper et c'est pas toi qui disait que plus vite il se tirerait mieux ça serait ? »

Axel dévisagea Reno, blasé.

« Pour qu'il dise aux autres que je suis schizo ? Je pensais que l'autre punk en tenait une couche mais t'es pas mal non plus...

-T'es pas con, tu sais.

-Faut bien qu'y en ait un des deux qui réfléchisse. »

Il mangea son omelette en silence, Reno assis en face, affalé sur la table.

« Dis, Axel..., commença Reno d'une voix complètement différente.

-Hm ?

-T'as pas l'intention de te droguer à nouveau, hein ? »

Il mit son assiette dans l'évier et s'alluma une cigarette.

« Non.

-Tant mieux. »

Axel sourit tristement et recracha la fumée, les yeux dans le vague.


Ils sont meugnooooooons ! *sbafff*