Titre: Nostalgia

Auteur: Respicefinem08

Chapitre 5: ?

Traductrice : Viewfinder17

Bêta : En cours

Rating : T

J'ai eu une idée : pourquoi ne pas me donner un coup de main pour trouver un titre au chapitre ? Vu que je galère tout le temps à essayer de trouver un idéal je me suis dis « pourquoi ne pas aussi faire participer un peu les lecteurs » je suis sûre qu'il doit y en avoir qui ont une illumination ^^.

Moi je propose : Souvenirs souvenirs.

Liam : Merci pour tes encouragements (je vais faire de mon mieux pour combattre ma maladie t'inquiètes pas ^^).

Mimosa31 : A chèère Mimosa, toujours présente ^^ c'est toujours rassurant de voir un message de ta part (alors que moi le nb de reviews que je poste se comptent sur une main… jsui vraiment un cas désespéré).

Zangyaku-sama : Tout ce que je peux te dire pour te rassurer c'est que l'auteur est entre super-sadique et méga-sadique (je sais c'est pas très rassurant). Bon pour que vous ne tombiez pas tous en dépression je peux te dire qu'il faudra attendre LONGTEMPS longtemps avant de voir A&A ensemble… autant dire encore 49 pages word caractère 9 ^^.

Anthales : Oui c'est vrai que ça change de voir ce côté-là chez Asami. Et ne t'inquiètes pas je n'ai pas l'intention de lâcher cette histoire avant de l'avoir terminé (même si je dois aller jusqu'à la retraite 8P)

Yume-sama : Je vais essayer de faire la suite le plus rapidement possible mais avec la nouvelle année qui va arriver (et que je ne dois surtout pas rater) je ne garantie rien, désolée.

Sarah : Je suis contente que tu l'ais aimée, ça prouve au moins que la traduction n'est pas mauvaise ^^.

OoOoOoO

"5 minutes." Murmura Takaba, serrant ses mains l'une contre l'autre le plus fort possible, tremblant, subtilement, à peine perceptible.

"Sei…"

"J'ai juste besoin de 5 minutes tout seul," demanda Takaba d'un sourire hésitant, "Je reviens tout de suite après."

"Tu es sûr…" soupira Gyles.

"Juste 5 minutes, Gyles. J'ai juste besoin de…uh… j'ai juste besoin de me ressaisir, d'accord ?"

Il se leva et planta un léger baiser sur les cheveux mouillés de Takaba, "Je serais dans le salon si tu a besoin de quoique ce soit."

Dès que Gyles fut sortit et que la porte fut fermée, Takaba farfouilla frénétiquement dans ses poches. Il avait réussit à cacher les tremblements qui agitaient ses mains, tremblements qui étaient désormais devenus incontrôlables à cause de la douleur. Il se leva lentement, le plus lent mouvement devenait désormais bien plus difficile, et ferma la porte à clé aussi silencieusement que possible. Puis il revint vers le lavabo et ouvrit l'eau chaude, se perdant dans la contemplation de l'eau tournant en spirale avant de disparaître. Le récipient cylindrique refusait de rester tranquil dans ses mains alors qu'il luttait pour ouvrir le couvercle. Cette saleté de capuchon sécurité enfant. Lorsque le capuchon s'ouvrit soudainement la plupart des pilules s'étaient éparpillées dans la pièce, alors qu'il avait enfin réussit à l'ouvrir avec ses ongles courts.

Une autre douleur aïgue l'aveugla temporairement tandis qu'il versait quelques pilules dans sa main. La plupart s'en étaient échappées, à l'exception de quelques unes qui avaient réussies à rester dans sa paume tremblante. 1mg, c'est ce qu'avait dit le médecin non ? Il avait dit qu'il pouvait en prendre jusqu'à 2 pilules en une fois, le médecin avait dit… 2 mg… deux cachets… c'est ça… 2 mg… 2mg… juste 2mg…

Il les avala avec un peu d'eau du robinet et s'immobilisa, le son de l'eau s'écoulant était comparable au son d'une tempête orageuse entre les deux hémisphères de son cerveau. Il soupira lorsque le glouglou s'arrêta enfin. Comme se tenir au milieu d'un traffic sans pannaux, ni lumière. Tout hors de contrôle. La séquence s'auto-détruisant. (Je crois que l'auteur veut dire que tout s'entremêle dans sa tête)

La main de Takaba renversa la tasse qui se trouvait au bord du lavabo et qui se brisa. Brisa. Un kaléidoscope de hauts bruits aïgues qui résonaient et se répercutaient à l'intérieur de son crâne.

"Sei? Sei! Qu'est-ce qui se passe ?" La porte trembla. "Sei! Ouvre la porte! Sei!"

La ferme… la ferme… la ferme…

"Sei!" La voix de Gyles s'ajoutait au tonnerre du bruit, tous ces bruits en plus… "Ouvre la porte!" La poignée de la porte semblait se flouter, grossissant puis diminuant, pour devenir de moins en moins précise. Soudainement tout devint lumineux.

Puis plus rien.

OoOoOoO

Le salon du manoir de l'anglais était luxueux et extravagant, décoré de bois et de cuir de bon goût. Les surfaces brillantes avaient été polies tout comme les sièges en cuir étaient soigneusement entretenus sans une seule égratignure. Les rideaux de couleur crème qui recouvraient les hautes fenêtres qui avaient des bords brodés clamaient haut et fort la richesse de son propriétaire, tout comme le faisait les belles peintures, dont quelques unes avaient disparues de certaines collections privées. Asami sourit d'amusement, les amateurs d'art étaient vraiment trop intéressants selon lui.

"Scotch ?" Merret tenait la carafe en cristal, la lumière provenant du chandelier formait d'étranges motifs sur les chics tapis persans.

"Juste un verre."

Naturellement, ils étaient là pour discuter du futur de leur "business" ensemble, le principal sujet de cette conversation étant les drogues, à la fois traitéé et pure. Ca et le marché noir d'armes.

Le marché de stupéfiants britannique provenait des fournisseurs d'Amérique du sud, d'Afrique, de l'Europe de l'Est et des pays de l'Est, en passant par des emplacements de stockage stratégiques en Afrique ou en Europe de l'Est, qui transatent par l'Espagne pour finalement s'éparpiller dans toute l'Europe.

Rien que la semaine dernière, un de leurs bâteaux de contrebande en provenance du Maroc vers l'Espagne a été saisit par les gardes-côtes, et avec la récente montée anglaise d'importation de cocaïne, Mr. Merrett avait plutôt intérêt à cimenter ses liens avec Asami, qui bien qu'indirectement avait de puissants alliés clés en Amérique du Sud et au Moyen-Orient.

Dans ce marché, le contrôle était la clef.

Merret était assit devant Asami dans un autre fauteuil moelleux, et posa un verre devant Asami.

"L'Irlande et l'Ecosse ont, malheureusement, commencés à prendre conscience de l'augmentation de l'activité de drogue. Le gouvernement là-bas à été assez difficile à convaincre ces derniers temps."

"Mais les ventes n'ont, néanmoins cessez de grimper."

"Vrai, mais j'espérais le maitenir pour un moment."

"Je crois que cette région a été drainée depuis un petit bout de temps. Pour l'instant, il vaudrait mieux modérer les ventes dans cette zone pour un moment et commencer à préparer un changement vers l'Europe de l'est. Je vous laisse le choix. L'Espagne, néanmoins, bien qu'elle reste essentielle en tant que portail, je ne peux que vous encourager à plus ouvrir les routes hollandaises si vous prévoyez de suivre avec le changement."

"Bien. Le principal problème ce sont les Péruviens et les Colombiens qui ne sont pas en très bon terme avec nos contacts au Niger, et avec la Bolivie, ces trois-là sont les fournisseurs clés pour l'Afrique. Mais comme je l'ai dit, l'Europe de l'Est est un marché très viable."

Asami soupira. Pourquoi au juste les gens n'arrivent-ils pas à garder contrôle sur leurs propres fournisseurs?

"J'ai bien peur vous ne deviez faire avec le Nigeria, pour les années à venir. Et qu'en est-il de l'import-export d'héroïne ?"

"Nous sommes encore en train d'établir nos relations commerciales avec l'Afghanistan et le Pakistan en passant par l'Iran qui est devenu un peu hors de contrôle. Ils commencent à avoir la grosse tête avec toute cette crise du nucléaire."

"Evidémment que leur ego grossit." A quoi tu t'attendais ? "Ils ont évolués ces dernières années." Asami avait désormais beaucoup de mal à cacher son irritation face à l'incompétence de son soi-disant homologue. Il se demandait même si cet homme s'arrangeait des politiques internationales.

"Mais je vous assure, Mr. Asami, que les routes d'amphétamine et d'ecstasy avec la Pologne et la République Tchèque n'ont jamais été aussi fluides."

"Mais c'est seulement en Europe. Si vous ne gardez pas de contrôle sur vos contactes internationaux et transocéanique, j'ai bien peur de ne pas avoir suffisament de contrôle sur les pays d'Amérique du Sud." C'était en partie vrai, mais sur le long terme… ce n'était pas le cas.

"Bien sur, je n'ai aucunement l'intention de les gâcher."

Asami laissa un sourire flotter contre son verre de scotch, peut-être que cette alliance serait plus intéressante qu'il ne l'imaginait. Mr. Merrett semblait être un homme facile à satisfaire tant que l'on y mettait le prix, et ce genre d'homme était facilement manipulable. Après tout, il s'enroulait autour de ses doigts de sa propre volonté. Pour le moment, et d'après ce qu'il venait d'entendre, ce dernier contrôlait les routes qui menait vers l'Europe mais très peu en Europe elle-même. Il était venu une semaine à l'avance exprès pour pouvoir s'occuper personellement de cette affaire, pour pouvoir faire face avec les hommes avec qui il ferait régulièrement affaire.

Leur discussion continua pendant encore deux bonnes heures avant que Mr. Merrett ne change finalement de sujet, "Mais assez de toutes ces discussions sérieuses, Mr. Asami. Peut-être voulez-vous savoir ce que nous avons comme évènements en magasin?"

"Allez-y."

"Excellent. Lundi après-midi prochain, une exposition de photographie ouvrira. Est-ce que vous appréciez la photographie ?"

Asami tressaillit mais le cacha rapidement en hochant nochallement la tête.

"Oh, bien. C'est un brilliant jeune homme, je parle du photographe. Lundi après-midi, il y aura une représentation spéciale de Les Miserable, le musical. Est-ce que vous appréciez les music-halls, Mr. Asami ?"

Est-ce que j' "apprécie" les music-halls…on ne me l'avais jamais faite celle-là. "J'en ai vu quelques uns."

"C'est une véritable œuvre d'art, je vous assure." Asami haussa un sourcil : cet homme semblait vouloir l'assurer de bien de choses incertaines. Mr. Merrett ne sembla pas remarquer son ennui et continua.

"Le dîner le plus important se tiendra mardi après-midi à l'hôtel du Ritz, où vous vous trouvez. Et pour terminer en beauté, l'Orchestre Symphonique de Londres tiendra un concert ce jeudi. Si vous voulez je peux vous procurez un excellent guide pour la journée."

"Je suis certain de pouvoir trouver mon chemin." Asami avait ammenée quatre hommes avec lui par mesure de sécurité.

"Je vois." L'anglais acquiesça sèchement, "Bien alors, je crois que nous avons tout réglé. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n'hésitez pas à me contacter."

Comme si j'avais besoin que tu me le dises.

"Seamus, le majordome, va vous guider."

Et effectivement, le majordome se tenait devant la porte avec deux de ses hommes. Asami était plutôt content de partir, c'était presque déprimant de parler à ce genre d'individu particulièremen guillleret. Cet homme était désespérant à flatter.

Il fut conduit le long d'un couloir, bordé de têtes de biches et de cerfs empaillés ainsi que de vieux portraits peints. Certaines personnes n'avaient vraiment aucun sens du décor. Même Akihito pouvait avoir assez de sens pour ne pas mélanger des cerfs et de portraits du du 18e siècle ensemble.

Et voilà encore une fois, il laissait son esprit vagabonder sur des choses inutiles. Il commençait à faire ça récemment, parfois assit à son bureau pendant des heures perdu dans ses pensées, la plupart de ses pensées concentrées sur Akihito. S'il était une planète Mars, Jupiter, Pluton…attendez non, ils l'ont enlevé de la liste…mais au final, Akihito serait toujours le soleil, envoyant ses éclairs pour le foudroyer.

Ce regard noisette si fière, ce tempérament féroce et cette obstination si têtue et résolue qu'il ne pourrait jamais oublier. Il avait finit par accepter que le départ de Takaba ait été en partie de sa faute : 8 mois était un temps plutôt long, et Takaba n'était pas connu pour sa patience.

Mais il ne pouvait pas faire grand chose à ce moment-là.

A l'époque où Akihito était partit, le monde souterrain de Tokyo avait probablement été à son paroxysme. Inconnu du monde du haut, plusieurs éléments clés s'étaient fait assassinés avec leurs familles. Tout avait été soigneusement dissimulé, en payant la police afin de garder cela secret.

Pour le meilleur ou pour le pire, Asami a été obligé de garder une main de fer sur ses pions pendant 6 mois. Contrôle. Tout était une question de contrôle. Ou du moins c'était ce qu'il pensait.

Avait-il eu tort ? Est-ce que la laisse qu'il avait sur Akihito avait fini par se rompre sous la tension, Akihito tirant fort d'un côté, et lui de l'autre ?

Asami laissa échapper un rire de dérisionalors que la voiture quittait l'allée qui menait vers le manoir.

Peut-être que la laisse était plutôt dans l'autre sens. Le collier autour de son cou et le contrôle entre les mains d'Akihito. Peut-être qu'Akihito avait simplement laissé tomber.

Asami s'adossa contre le dossier et ferma les yeux, aucun doute qu'il était encore accro à Akihito. Akihito était comme une drogue pour lui dont il souffrait le manque. Il crevait d'envie de passer une main dans ces cheveux chataîgnes, de caresser cette peaud'ivoire, de savourer cette odeur de fixant et de shampoing qui se mêlaient délicieusement.

OoOoOoO

Takaba s'assit au bord du lit de Gyles, la tasse chaude réchauffait ses mains frigorifiées. Les yeux fixées sur les feuilles de thé coincées au fond de la tasse vide, figées dans leur danse tandis que la vapeur se désintégra dans l'air, vivant sa courte existence.

Gyles faisait tourner la petite bouteille de pilules vide entre son pouce et son index. Une chaise avait été positionnée de manière à ce qu'il se trouve face à face avec Takaba. Le silence était lourd et tendu.

Il finit par briser le silence en posant la question tant redoutée.

"Quand est-ce que ça a commencé ?"

Takaba n'arrivait pas à faire face à Gyles, trop honteux. "Il y a… environ 2 ans…" il humédifia ses lèvres sèches du bout de la langue, s'attendant à une sorte d'esclandre de la part de Gyles, mais qui ne vint pas.

"Quand tu as emménagé, c'est ça ? Ici, à Londres."

Un léger acquiescement.

"Et… l'insomnie? Est-ce que tu as bien dormi ces derniers temps ?"

Comment… Les yeux de Takaba s'écarquillèrent sous le choc alors qu'il leva la tête. Comment le savait-il ?

"Tu pensais que je ne remarquerais pas ?"

Il secoua la tête lentement…Je n'aurais jamais pensé que tu regardais…

"Je ne peux m'empêcher de te regarder, de te surveiller. Chaque signe subtile devient terriblement clair lorsqu'on regarde autant et aussi intensément que je le fais," il tendit la mainet caressa la joue de Takaba, "et lorsque je te regardes mourir intérieurement comme ça… Je ne peux pas…Je ne peux pas laisser passer…"

Mourir de l'intérieur… est-ce que je meurs toujours ? J'ai fais ça il y a longtemps? Non, Gyles… ceci est une décadence. Ca fait tellement longtemps que je suis mort…

"Reposes-toi un peu, d'accord ?" Gyles se releva et remit sa chaise à sa place.

Takaba ne bougea pas d'un pouce, le mug toujours emprisonné dans sa main. "Gyles?"

"Oui ?"

"Embrasse moi."

Il se retourna brusquement pour voir une paire de yeux qui le fixait intensément. Ils étaient trop sérieux, trop honnêtes, trop réels pour les ignorer.

"Sei…" il s'agenouilla sur un genou devant Takaba et le prit délicatement dans ses brascomme si il pourrait le blesser s'il serrait trop fort, "Tu n'as pas à-"

Ce n'est pas ça. J'ai besoin de savoir moi-même, Gyles… que je pourrais avoir, même la plus infine chance de l'oublier…Ranime-moi… rammène-moi…

"Embrasse moi. Je veux savoir…"

Si c'est ce que tu veux…La main de Gyles s'installa derrière la nuque de Takaba, s'égarant dans les brins de cheveux noirs.

"Comme tu veux, my love."

Le mug vide atterit dans un bruit sur sur le plancher, et roula avant de s'arrêter lentement.

OoOoOoO