Disclaimer : L'univers de Star Trek et ses personnages ne sont pas ma propriété, je ne tire aucune rémunération de leur emprunt...

Hello ^^

Me voici avec une nouvelle fanfiction, slash encore, j'en ai peur (:p) sur nos chers Spock et Jim. Une fois encore, j'ai opté pour un faible rating afin de la mettre à la portée de tous mais également car l'histoire se situe ici entre le premier et le second film, et je me rends compte que j'aime travailler de la sorte sur leur relation durant cette période :')

Même si je ne suis pas encore tout à fait arrivée au résultat que je souhaitais, je reste quand même assez satisfaite de cette petite fic que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire. J'espère que vous passerez de bons moments en la lisant ^^

Et par la même occasion, je remercie chaque personne qui jusqu'à présent laisser a une review sur mes précédentes fics Star Trek et je souhaite que cette nouvelle histoire puisse répondre à vos attentes !

Enfin, pour résumer :

Infos importantes - Fic située entre le premier et le second film – Slash – Fic achevée, en une petite dizaine de chapitres (environ mille à deux mille mots/chapitre) et qui ne demande plus qu'une légère révision – Publication assez régulière…

Sur ce, bonne lecture ;')

Adieu Chère Dame

Chapitre 1

- Pourriez-vous me répéter ce que vous venez de dire ?

Il n'avait pas su retenir le choc dans sa voix tant ce qu'il croyait avoir entendu été… peu commun.

Le vulcain l'observait patiemment, calme. Il devait avoir mal compris. Spock n'aurait pas pu être aussi serein après lui avoir demandé… ça.

- Je vous demande la permission d'emprunter un espace dans votre mental au cours d'un rituel me permettant de traverser Pon Farr sans dommage, répéta simplement le vulcain.

Bien. Alors il avait parfaitement entendu la première fois.

Il avait été plus qu'inquiet lorsque son premier officier était venu le voir, quelques minutes plus tôt, à la fin de son quart de travail, pour lui annoncer que le temps de son Pon Farr était arrivé et qu'il était parfaitement conscient qu'ils étaient bien trop éloignés de la planète de son peuple pour y arriver en temps et en heure. Qu'il lui parle d'un tel sujet sans un frémissement ou le moindre signe d'inconfort lui avait rappelé que son ami n'était plus le même que celui qui lui avait un jour révélé son état avec une gêne certaine et une évidente réticence.

Jim l'avait écouté avec un peu d'étonnement et un réel soulagement lorsqu'il lui avait expliqué que certaines épreuves qu'il avait eues à passer durant sa tentative pour achever le Kholinar lui avaient enseigné une voie différente – et bien moins contraignante – pour franchir ce cap difficile.

Il avait froncé les sourcils au moment où son aîné lui avait annoncé que cette méthode nécessitait la présence de Sarek ou d'un autre vulcain prêt à lui prêter assistance ; le problème restait alors entier.

L'amiral s'était cependant détendu lorsque Spock avait affirmé qu'il y avait une alternative exploitable sans qu'il soit utile de faire dévier l'Enterprise de sa route. Alors, il avait écouté avec attention sa solution. Il ne s'attendait cependant pas – alors, qu'en y songeant un instant, il aurait pu comprendre là où il voulait en venir – à ce genre de conclusion. Bien qu'une fois sa première surprise passée, celle idée lui semblait définitivement moins terrible que celle de devoir se battre à nouveau dans un duel à mort contre le vulcain, sur une planète à la pesanteur oppressante et à la chaleur écrasante.

Oui, en fait, cette demande, si étant inhabituelle, ne lui demandait finalement pas beaucoup de réflexion.

- Eh bien, Spock, il ne me semble pas y avoir de raison valable de vous refuser cela, dit-il pour combler le silence un peu inconfortable qui commençait à s'installer entre eux.

Et c'était vrai. S'il existait des risques, il était prêt à s'exposer au danger pour garder son ami vulcain en vie.

Son propre malaise, sa propre gêne à entrer en fusion mentale avec Spock durant une époque si particulière de sa vie n'avait pas à entrer en ligne de compte, c'était bien peu de chose. De plus, connaissant le vulcain…

L'officier scientifique leva un sourcil comme-ci il s'était attendu à plus de résistance de sa part.

- Allons, Spock, ne semblez pas étonné. J'ai parfaitement conscience que vous ne me l'auriez pas demandé si vous pensiez que cela pourrait me nuire.

- En effet, répondit-il sobrement.

A l'amusement léger qu'il vit cependant dans les yeux noirs, il devina que Spock pouvait lire son léger embarras sur son visage et Jim se demanda un instant s'il aurait dû donner son accord si rapidement. Bien sûr, peu importe les éventuelles conséquences de cette fusion, il ne la refuserait pas à Spock. Il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre dans cette situation particulière cependant. Mais n'avait-il pas dit qu'il prévoyait – en premier recours – de faire appel à son père pour l'aider à se défaire de cette situation ?

Ce n'était pas parce que sa dernière expérience avec l'état de Pon Farr avait été sauvage et destructrice que les choses devaient forcément déraper cette fois-ci.

- Vous n'avez pas à être inquiet, Amiral, vint finalement la voix calme du vulcain, si posée que nul n'aurait pu se douter qu'il était susceptible dans très peu de temps d'entrer dans une folie sur laquelle il n'aurait aucun contrôle.

- Oh, je ne le suis pas, contra l'homme. Eh bien, disons qu'il s'agit plus d'un peu d'appréhension face à l'inconnu ? rectifia-t-il alors que son ami le fixait avec toujours le même amusement dans les yeux.

- Ce transfert momentané sera sans conséquence sur votre esprit, continua le vulcain, assis de l'autre côté de son bureau, le dos droit et les mains croisées sur ses genoux comme à son habitude. Je vais placer une part de mon esprit dans votre subconscient et user du lien que nous partageons pour accroître mon contrôle sur mon corps.

L'humain acquiesça, prenant conscience que c'était la première fois que Spock mentionnait ce lien. Bien sûr, il s'était douté de son existence lorsqu'il avait entendu sa voix par delà les années lumières, au moment de l'approche de l'entité V'ger. Que le vulcain reconnaisse ainsi son existence tangible lui offrait une certaine satisfaction à laquelle il ne s'attendait pas.

- Ma présence vous sera pratiquement imperceptible, dit-il en continuant son explication ; je vais entrer dans une transe avec mon propre corps et altérer son état jusqu'à ce que les changements physiologiques liés à Pon Farr soient corrigés. Cela ne devrait pas prendre plus de quatre-vingt minutes.

- Et il suffit juste que… je reste face à vous et que j'attende ? demanda Jim, ne pouvant s'empêcher de trouver cette méthode excessivement simple.

- Affirmatif.

- C'est… rapide.

Le vulcain leva à nouveau un sourcil.

- Cette étape, effectivement, ne nécessite pas une somme de temps excessive. Cependant, il me sera par la suite indispensable d'entrer en méditation durant plusieurs jours pour purger mon corps des éléments inutiles qui y seront encore présent et rendre sa parfaite unité à mon Katra.

Katra ? N'était-ce pas le mot vulcain désignant l'âme ?

- Donc, cela est sans risque pour moi, résuma-t-il. Mais qu'en est-il de vous ?

- Les risques sont minimes.

L'amiral l'étudia attentivement. Il était certain de ne pas avoir imaginé la tension nouvelle qu'il aperçut un instant dans les épaules de son ami.

- Ma fatigue sera grande, cependant, comme je l'ai précédemment mentionné.

Des risques minimes.

Mais pouvait-il vraiment exiger de lui qu'il lui explique le moindre détail de ce rituel ?

Non. Il faisait confiance à Spock, s'il y avait eu des faits importants à lui révéler, il l'aurait fait ; il était devenu plus sage et plus logique, d'une certaine façon (il lui était encore difficile d'oublier sa sortie dans l'espace pour aller à la rencontre de V'ger), depuis son séjour dans les montagnes de Gol et le passage de l'immense entité qui avait failli absorber leur univers. Il n'était plus cet officier qui garderait ses secrets par honte des réalités de sa race.

Et puis, tant que cela évitait qu'il soit séparé définitivement du vulcain, il était prêt à tout tenter.

- J'enverrai Bones dans vos quartiers lorsque nous aurons fini ici.

Spock se contenta d'hocher légèrement la tête ; l'amiral fût soulagé de n'entendre aucune protestation de sa part.

Le silence s'installa quelques instants entre eux.

Puis finalement, Jim se leva et regarda autour de lui.

- Où nous installons-nous ?

A suivre…

Vos impressions ? Intéressés par le chapitre suivant ? ^^