Note : Après mon OS "Stockholm syndrom", j'ai eu envie de faire une fiction similaire. Pas de death fic, pas de drama, je ne fait pas dans ce genre. Pas de trucs violents, ou si jamais quelque chose peut heurter (j'en suis au chapitre six de l'écriture, et rien de ce genre n'est apparut) je préviendrais.

Merci à Tania pour son aide!!

Disclaimer : Nan sérieusement, ça aurait été plus drôle comme ça, non? Ben c'est dommage, tout ça n'est pas à moi, sauf l'histoire (tordue)

Pairings : HP/TJ/DM, LM/RL, SS/SB, et d'autres, je vous laisse la surprise :)

Rating : M

Avertissement :

Fiction relatant de relations sexuelles explicites,

évocation de scènes à caractères susceptibles de heurter la sensibilité de certains lecteurs.

Scènes mettant en action des couples homosexuels,

fiction décrivant les relations BDSM (Relation Maître/Esclave sexuel).

Vous êtes prévenus.


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Chapitre I / Échec et Mat, Potty

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L'air glacé lui brûlait les poumons. Il avait le souffle court et pourtant il ne sentait pas ses jambes aller toujours plus vite. Les arbres défilaient, et ses bras nus s'écorchaient aux jeunes branches et aux ronces. Sa cape s'était depuis longtemps détachée, et l'avait beaucoup ralenti dans sa course.

Il avait froid, il était fatigué, mais il tenait bon. L'orée de la forêt était proche, il pourrait transplaner. Il entendit les pas derrière lui. Ils couraient plus vite que lui, ils étaient moins fatigués. Il n'aurait jamais le temps. Alors que le soleil perçait entre deux arbres, à quelques pas à peine de lui.

Une main tira violemment sur le col de son pull. Il tomba en arrière dans un petit cri, et roula au sol. Une chaussure se posa sur sa joue et Harry ne fit aucun geste pour se débattre. Il savait que la baguette était pointée sur lui.

Il entendit la voix froide de Draco.

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- Échec et Mat, Potty.

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Il sentit son corps se relâcher, ses muscles ne lui répondaient plus, et ses poumons même avaient du mal à se remplir d'air. Malefoy l'avait tétanisé, pour mieux le transporter. Il sentit le blond se pencher, sentit son souffle contre sa nuque. Le Serpentard était concentré sur sa tâche, et ne se souciait même plus de lui.

Sa baguette lui fut enlevée, et brisée pour plus de sécurité, et il eut les mains et les chevilles entravées. La main de Draco se posa au milieu de ses omoplates.

La sensation du transplanage fut désagréable, mais l'atterrissage fut encore plus difficile. Il sentit le carrelage froid sous son corps, constata qu'il était dans une pièce très grande, où quelqu'un attendait. Quelqu'un dont il ne voyait que le bas de la cape et les chaussures vernies. et vit les pieds de Malefoy l'enjamber juste devant ses yeux. Le blond se mit à parler.

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- Mission accomplie, père.

- Je suis fier de toi, mon fils. Tu peut l'emmener en bas.

- Où est mon parrain?

- La salle de bain bleue. Il nous rejoindra plus tard.

- Bien.

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Harry vit les jambes de Draco se tourner vers lui, puis les liens se déserrer. Il avait les jambes libres. Mais avec deux Malefoy dans une même pièce, mieux valait ne pas tenter quoique ce soit.

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- Lève toi Potter. Suis moi sans un mot, ou tu le regretteras.

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Harry obéit. Ce n'était vraiment pas le moment pour un doloris, il savait de quoi le blond était capable. Il était un héros, pas un suicidaire. Enfin pour le moment il était juste très déprimé. Qu'était-il arrivé aux autres? Pourquoi, mais pourquoi les avait-il laissé venir?

Il du marcher devant Draco, qui le dirigeait sommairement sur les couloirs et les escaliers à prendre. Il savait que le manoir Malefoy était grand, il l'avait même visité une fois, sans vraiment le vouloir. Mais là, c'était gigantesque.

Tout l'intérieur avait été agrandit pas des sorts puissants et permanents, le hall était immense, et il y avait certainement des dizaines et des dizaines de pièces réparties sur trois ou quatre étages. Sans compter le sous sol. Il longèrent un couloir qui faisait apparemment le tour du hall, passant devant différentes portes, et prirent l'une d'elles, qui donnait sur un escalier étroit et abrupt, éclairé faiblement, totalement entouré de béton.

Les murs suintaient, pourtant il faisait un froid mordant. Quelques secondes plus tard, l'escalier se finissait devant un mur gris. Et puis le Serpentard passa devant le brun, aposant sa marque de ténèbres pour ouvrir une porte invisible au premier abord. Le mécanisme se déclencha, et une pièce s'ouvrit, de deux mètres cubes. Un petit pot était posé dans un coin. Draco poussa violemment Harry dans la pièce, et le visage impassible il lui dit.

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- Tu sauras très vite à quoi sert cette chose, Potter. Inutile de crier, d'appeler. Personne ne viendra, car personne ne t'entendra.

Il commença à fermer la porte, et se ravisant, lança alors que Harry ne le voyait déjà plus.

- Black et Lupin sont vivants.

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La porte se ferma, laissant le survivant seul dans le noir. En un sens, il préférait que la pièce soit petite, pour qu'il ne perde pas trop ses repères. Malgré que la pièce soit hermétique, l'air était frais, et ne paraissait pas se tarir. Il se mit dans un coin, son lui rappelant douloureusement que le sol et les murs étaient agressifs de dureté.

Sirius et Remus étaient vivants. L'ennemi de la famille Malefoy et le loup-garou honni des mangemorts. Si on ne les avait pas tués tout de suite, c'était soit pour satisfaire le sadisme de Voldemort, soit parce qu'ils avaient besoin d'eux d'une manière ou d'une autre. En tout cas c'était un bon point. Il devait être dix-neuf heures, environ, d'après l'heure à laquelle ils étaient partis.

Il se concentra, et chercha à faire sortir sa magie innée. Elle était grande en lui, il le savait. Alors il prenait les sentiments les plus forts qu'ils aie vécu, et Merlin savait qu'il y en avait beaucoup trop pour un homme de son âge. Sa magie crépita, et commença à sortir. Et puis plus rien. La salle était comme protégée, comme si elle absorbait ou n'acceptait pas la magie. Harry essaya pourtant de nombreuses fois, et arriva la fois où épuisé, il dut s'avouer que non, ça ne marcherait pas.

Les genoux remontés contre son menton, il n'eut d'autre choix que de laisser ses pensées dériver doucement. Refaire toute l'histoire.

Voldemort gagnait toujours plus en puissance. Mais parce qu'on pouvait rien y faire, parce que c'était plus facile d'espérer, ils avaient fermé les yeux. Et Poudlard s'était vidé de ses élèves, un à un. Même les Serpentard qu'on pensaient tous pourris jusqu'à la moelle étaient partis à l'étranger. Le règne de la peur.

Et son armée s'agrandit, avec lui les géants, les vampire, les Dragons. L'Angleterre était à lui, et il espéraient toujours. Même Harry avait juré pour ses parents, pour tout ceux qui étaient tombés sous la main de Lord qu'il vaincrait. Mais il avait échoué. Lorsqu'on découvrit que Severus avait préféré se rallier à Voldemort, alors le Gryffondor sut que tout était perdu. Et il ne pouvait pas en vouloir à son professeur de potions. C'était ça ou mourir pour Severus.

Il ne restait que quelques résistants, et certains œuvraient de là où ils étaient. Lovegood avait du emmener sa fille de force qui voulait rester et aider, mais continuait de faire ce qu'il pouvait par le Chicaneur. Neville avait emmené sa grand-mère avec lui vers une destination inconnue. Seuls Dean, Lee et Angelina étaient restés avec la famille Weasley au terrier.

Harry sentit son cœur se serrer. Dumbledore. S'il s'en sortait, alors il ferait en sorte que cet homme ait un monument à son effigie. Que tous sachent qui il avait été. Le vieil homme avait lancé le sort de protection ultime sur le terrier. Un des quatre sorts que même Voldemort et sa superpuissance ne pourraient briser. Les quatre sorts qui demandaient une vie en échange d'une magie aussi puissante et pure. Et Dumbledore avait donné la sienne sans l'ombre d'une hésitation.

Tous les Weasley étaient au terrier, et intouchables lorsqu'ils s'y trouvaient. Mais s'ils en sortaient, ils risquaient la mort. Tous les membres de la famille s'étaient concertés, et avaient décidés de rester fidèles coûte que coûte au survivant.

Seulement plus ils attendaient, plus le Lord gagnait du terrain. Alors cette nuit là, il avait décidé, comptant sur la discrétion plus que sur la force, d'aller en terrain ennemi et de tuer Voldemort. C'était la dernière, l'ultime chance de faire triompher le bien. Il y serait allé à pieds, avec sa cape d'invisibilité, sa baguette, et sa détermination.

Il avait regardé Hermione et Ron dormir, et il était partit avec un simple sac. Le cœur lourd, il était sortit avec la cape sur le dos, et s'était précipité hors du terrier.

Deux bras l'avaient alors attrapé, l'emmenant dans une cachette à l'abri des regards. Sirius. Et Remus. Seul le loup garou avait pu sentir son odeur. Et Harry avait juré, crié contre son parrain et son professeur, il avait frappé. Et il s'était effondré dans leurs bras. Les deux maraudeurs ne l'avaient pas retenus, il partirent avec lui, à la faveur de la nuit.

Durant trois jours ils avaient marché vers le manoir Malefoy. Ils savaient que Voldemort était là-bas, c'était sa résidence depuis presque deux mois. Ils avaient marché en silence, plus forts à trois, et Harry remerciait chaque instant que ces deux hommes se sacrifient en l'accompagnant à la mort, en le soulageant de son fardeau si lourd.

Le survivant pencha la tête en arrière. Il ferma les yeux en repensant à cette première nuit. Remus posait toujours des dizaines de pièges et de fausses pistes inimaginables autour de leur campement, aidé de Sirius. Il dormait entre les deux hommes et le premier soir, il avait sa tête posée sur le torse de son professeur de DCFM. Il s'accrochait à sa chemise, et Sirius était collé à son dos, l'entourant, protecteur. Un mouvement de Remus le réveilla, et l'homme androgyne aux longs cheveux gris lui fit un sourire contrit.

Avisant Sirius qui avait le sommeil lourd pour un chien, le lycanthrope parla dans un murmure.

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- Désolé de t'avoir réveillé, Harry. Tu peut te rendormir.

- Tu ne trouves pas le sommeil?

- C'est assez difficile. Mais j'ai l'habitude ne t'en inquiète pas.

- Comment te sens-tu?

- C'est à moi de te poser la question, tu ne crois pas?

- Je n'ai jamais pu te poser la question, Remus. Personne ne te le demande parce que tu écoute tout le monde. Comment te sens-tu?

- Je ne sais pas.

- Moi, j'ai peur. Je sais que je dois y aller. Mais j'aimerais que ça soit qu'un vaste cauchemar.

- J'ai un peu peur aussi. Mais si on ne reste pas assez forts pour toi, tu ne pourra pas te reposer sur nous, Harry.

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Harry tira simplement sur la chemise blanche de Lupin, le professeur se pencha, et attrapa les lèvres douces du survivant. Il restèrent quelques secondes à apprécier ce baiser sans promesses, sans l'approfondir, qui leur donnait à chacun la force nécessaire pour continuer de mettre un pied devant l'autre. Remus prit la main de Harry dans la sienne et la serra avant qu'ils ne se séparent, et se recouchent totalement. Et le petit brun s'endormit les doigts enlacés à ceux du lycanthrope.

Un baiser pour se dire qu'il n'était pas seul. Ce n'était pas du sexe, c'était juste tendre, c'était ce qu'il fallait à ce moment là.

La journée suivante avait été comme la précédente, dans le silence et le froid, ils avaient marché, et Harry avait gardé la cape d'invisibilité le plus longtemps possible, au cas où. Il s'étaient arrêtés rapidement pour manger quelque chose, et étaient repartis au travers des champs, et des villages.

Et la seconde nuit, Harry perdit sa virginité. En quelque sorte. Les deux hommes pensaient qu'il dormaient, il étaient juste à côté de la tante.

Harry s'était éveillé à un petit bruit, et pouvait les voir en ombres chinoises. Il avait vu les deux hommes appuyés sur l'arbre juste à côté de la toile blanche. Et il vit Sirius, reconnaissable à sa longue chevelure bouclée, se reculer légèrement de Remus.

Son érection était parfaitement visible, et avait fait rougir le jeune homme. Remus était loin de s'en inquiéter, et il vit la main du lycanthrope s'occuper de cette verge dressée. Il vit les bras bouger, ils se caressaient, frénétiquement. C'était leur dernière nuit. Et puis Sirius avait violemment retourné Remus écartant simplement ses jambes, il du se baisser un peu pour le pénétrer.

Harry n'entendait que leurs soupirs retenus. Mais ses yeux fixaient sans relâche la scène. Sirius avait collé son torse au dos de son amant, et les fesses du lycanthrope tremblaient sous les assauts. Un seul « han » lui parvenait à chaque coup de butoir. Avec la plus grande honte de sa vie, il prit son sexe excité, et se masturba au même rythme que Sirius pilonnait Remus.

Il aurait voulu être Remus cette nuit là. Il s'imagina vingt fois être découvert par eux, mit dans leurs jeu. Il serra la hampe, et accéléra ses mouvements, alors que les deux hommes avaient de plus en plus de mal à retenir leurs gémissements. Il vint dans un long jet juste avant eux, et dans sa hâte, murmura un evanesco avant de se mettre en position fœtale, les joues rouges, le souffle court.

Et ils se mirent de part et d'autre de lui quelques secondes plus tard, faisant comme s'ils n'avaient rien remarqué.

C'étaient les deux nuits les plus mouvementées de sa vie, et Harry ne pourrait plus jamais avoir ce doux souvenir que dans une pièce noire, petite, sordide. Intérieurement, il sentit que les deux êtres qu'il chérissait avaient eut ce besoin de partir aussi. Ils auraient tout préféré à rester enfermés. Une si petite tranche d'amour valait-elle ce sacrifice? Mais Harry connaissait déjà la réponse.

Il tâta le mur à côté de lui. Remus ou Sirius était peut-être juste à côté de lui. Il sourit de dépit. Qu'adviendra-t-il quand le règne de terreur finira? Voldemort finirait forcément par être renversé, il le savait. Mais alors les gens le détesteraient-il parce qu'il avait échoué? On lui avait dit de tuer le Lord, et on lui avait casé ce fardeau sur les épaules. Et maintenant il se sentait responsable. Il secoua la tête. De toutes façons, que pouvait-il y faire la tout de suite?

Le néant de la petite pièce le prit au cœur. Il était habitué à être enfermé, mais il avait goûté à la liberté, alors l'angoisse allait bientôt le gagner. Il se mit en tailleurs et ferma les yeux. La musique vint d'elle-même, et d'une petite voix un peu brisée, il essaya tout de même...

Home is behind, the world ahead
And there are many paths to tread.
Through shadow to the edge of night
Until the stars are all alight.

Mist and shadow,
Cloud and shade.
All shall fade

Allshall fade... (1)

Sa voix mourut dans le silence absolu de la pièce. Il soupira. Non, même la musique ne parvenait pas à le raisonner. Il laissa sa tête aller en arrière tout contre l'angle du mur, et ferma les yeux. Bizarrement, le sommeil lui vint très vite.

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...

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Le maître des potions partit dans une sorte de petit salon où les deux Malefoy l'attendaient. Tout comme lui, ils avaient préféré se rallier à la cause après que le Lord leur ait « dit » qu'être du côté de la lumière n'était pas une bonne idée. Narcissa ne verrait jamais le bien triompher. Dans ses éternelles robes noires, il prit place, chacun ayant un grand fauteuil de velours devant une petite table basse en bois.

Draco avait un grand verre de soda, refusant malgré ses dix-neuf ans de toucher à l'alcool -ça donne un mauvais teint- alors que Lucius prenait un verre de vin blanc.

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- Les prisonniers sont déjà en bas?

- Oui. Dit Lucius. Je suis content que le Maître n'ait pas été là. Autrement au moins deux seraient morts.

- Quel imbécile ce Potty.

- Langage Draco, dit Severus. Je ne suis pourtant pas certains qu'il ne les élimine pas à son retour.

- J'ai ma petite idée pour ça, dit le blond. Ils vont souffrir, il ne vont pas aimer, mais ils seront en vie. Et il vaut mieux que ça soit nous plutôt que Nott ou Crabbe.

- Je crois savoir ou tu veut en venir, répondit le professeur de potions en se servant un verre de vin.

- J'ai peur de comprendre, dit Draco.

- Simple, dit Lucius. Nous dirons au Maître que nous désirons les prendre sous notre aile. Je m'occuperais de Lupin, Severus de Black, et toi, tu demanderas Potter, mon fils. Nous les avons attrapés, alors nous avons un certain droit sur eux.

- Il n'acceptera jamais, rétorqua le plus jeune.

- Non. Je crains qu'il veuille Potter pour lui.

- Alors j'irais avec eux. Seul, Harry survivra jamais plus d'une journée. C'est pas comme si j'avais pas déjà vécu pire.

- Merci, Draco.

- Et Blaise?

- Il est définitivement de notre côté, parrain. Sa mère s'était opposée à son ralliement, il l'a chassée, parce que la tuer lui aurait mit toute la mafia sorcière italienne sur le dos. Il m'a dit que n'étant à moitié des leurs, la « famille » ne ferait rien pour lui tant qu'il ne serait pas tué.

- C'est beau la famille, ironisa Severus.

- J'espère juste que tous les Weasley n'auront pas l'idée de sortir, sinon nous ne pourrons pas garder tout le monde. Dire que c'était les arrêter ou les regarder se faire tuer par Greyback et sa bande.

- Il arrivent.

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Les trois mangemorts se levèrent alors que Bellatrix, Voldemort et Blaise transplanaient. À peine arrivés, la grande sorcière aux cheveux noirs parti dans ses appartements. Elle ne supportait pas le reste du groupe, alors étant en minorité, et pour gagner le respect de son Maître, elle partait, en grande victime. Voldemort lui adressait alors un sourire, très souvent forcé, mais cela suffisait à rendre Bellatrix fier d'elle-même, et encore plus fidèle si c'était possible.

Blaise resta un pas en arrière, la tête basse, tandis que les trois autres se mettaient en ligne devant leur maître, le regard baissé en signe de soumission.

De sa voix sifflante, Voldemort parla. La menace pesait sur ses mots.

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- Où étiez-vous?

- Severus, Draco et moi avions localisé Potter... Voldemort attrapa le blond par le col de sa chemise et l'approcha à deux centimètres de son visage reptilien.

- Potter! Où? Où est ce petit scorpion? Parle Lucius!

- Dans la forêt près du manoir. Nous n'avions pas le temps de vous avertir, Maître. Nous les avons intercepté.

- Vous... Les avez eus? Qui était avec lui?

- Oui, Maître. Black et Lupin l'accompagnaient.

Voldemort relâcha lentement Lucius qui ne s'était pas démonté pour si peu. Le Lord partit dans un rire nerveux. Il avait enfin eu ce misérable petit avorton. Il se calma, et pensa qu'être bon envers ses plus fidèles aujourd'hui ne ferait pas de mal.

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- Parle Lucius! Tu as mené à bien la plus importante de mes missions! Que veux-tu? Je t'accorderais cette faveur, à toi, Severus et Draco.

Les trois hommes mirent un genou à terre. Si Lucius n'avait pas parlé des deux autres, alors ils n'auraient pu sauver que l'un des trois, sinon cela aurait été suspect.

- Maître nous vous demandons humblement le droit d'obtenir ces jouets pour notre confort et notre vengeance personnelle.

- Jouets? Tu voudrais que je laisse Black et Lupin en vie?

- Pour leur faire vivre ce qu'ils méritent, Maître, reprit Severus. La mort serait bien trop douce pour eux. Cela fait si longtemps que je désire me venger de Sirius Black pour toutes ses humiliations.

- Je sais qu'avec toi, mon cher Severus, il regrettera la mort, dit Voldemort trop enthousiaste pour voir ce que ça cachait. Et toi Lucius? Je suppose que tu désire que je t'accorde la vie de Lupin?

- Oui, Maître. Ce sale chien a infiltré les loup-garous pour nous espionner. Laissez moi lui montrer ce que cela va lui coûter.

- En ce cas, c'est ton choix, amuses-toi bien avec. Je garderais Potter pour moi-même. Le tuer serait évidement distrayant, mais le voir souffrir toujours plus chaque jour le serait encore plus.

- Maître, appela doucement le jeune Malefoy.

- Je ne t'oublie pas Draco. Quel est ton souhait?

- Apprenez-moi Maître.

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Voldemort ouvrit grand les yeux de surprise. C'était une des choses qu'il souhaitait d'un des jeunes mangemorts. Tom n'avait pas d'enfants, et ne souhaitait pas de cela avec Bellatrix. Cette folle le tuerais après avoir obtenu ce qu'elle voulait.

Alors il voulait un jeune, un élève à qui il apprendrait tout ce qu'il avait fait. Il avait depuis longtemps porté son choix sur Draco, fils de son plus fidèle allié, et le plus brillant de tous. Et cela faisait déjà plusieurs mois qu'il attendait ces mots du jeune mangemort.

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- Est-tu conscient de ta demande, Draco? Tu ne pourras pas revenir dessus.

- Je ne souhaite qu'être digne de vous, Maître.

- En ce cas que cela soit fait.

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Derrière le Lord, Blaise regardait son meilleur ami avec effroi. Il savait que Draco serait traité comme Potter. Il courait droit au suicide. Il avisa les lèvres de Lucius qui tremblaient. Il savait.

Voldemort appela alors tous les jeunes mangemorts sous son joug.

Pansy, Gregory, Vincent, Théodore, Daphnée, Millicent et Marcus. Le reste avait fuit lâchement. Les plus jeunes, Blaise comprit, se mirent en ligne face à leur Maître, derrière Severus et Lucius en signe de respect. Draco n'était qu'à un pas du Lord. La voix étrange de Voldemort raisonna dans la pièce.

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- Faites honneur à votre prince, celui qui sera mon héritier.

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Tous mirent le genou à terre, et d'une seule voix, murmurèrent.

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- Que votre désir soit accompli, Maître.


...Allshall fade... (1) : la chanson de Bilbon, sa préférée, que Pippin chante devant le roi.


Et voilà mon premier chapitre! ça vous plaît? Je continue? Si les réponses sont positives, je posterais toutes les semaines! Merci de reviewer si vous aimez!