Auteur : Toujours Drag (moi, donc !)

Disclamer : Pas à moi ! Tout à la génialissime mais pas partageuse Sugiura-sensei.

Résumé : Lors de leur traversée de l'autre monde, nos quatre amis passent près de la forêt aux clochettes, réveillant un fantôme étrange… qui connaît Chigusa. Combat en pensées pour l'appartenance légitime du beau brun.

Warning : Ca traite encore et toujours d'homosexualité mais à peine effleuré. Par contre, je spoile le début du tome 9 ! Et j'y mets ma touche personnelle évidemment.

Appartenance

Un animal sombre courait à travers le désert. Après avoir quitté un village, plutôt accueillant, même trop, Rakan et ses amis, Chigusa, Narushige et Tôno avaient sauté sur leur amie Noireaude, leur loup de pierre préféré. Dès lors, ils galopaient depuis quelques heures quand la petite troupe passa devant un petit bâtiment de pierre.

Et là, juste devant eux… y avait un fantôme effrayant qui leur faisait les gros yeux ! « Tu as osé m'oublier, Senrô. Tu as oublié la pauvre jeune fille qui t'as gentiment accueilli dans son village. Tu n'es qu'un fourbe de ne pas te souvenir que la Rinrai que j'étais t'aimait, mais il est vrai que pour toi, je ne devais être qu'une autre de ses filles qui te courtisaient. Sans cœur ! Je te déteste ! »

Dès ce moment Rakan ne fut pas content du tout. « Chigusa Senrô ! » 'Oups…' pensèrent ses trois compagnons. « Tu devrais avoir honte ! Mademoiselle Rinrai a raison. C'est très mal de séduire ainsi à tout va ! Bon c'est un choix personnel d'avoir des aventures excessivement courtes ou de changer de partenaire. Mais en tous les cas, je ne supporte pas cette attitude. »

« C'est une conduite inexcusable. Tu ne fais que les blesser et leur manquer de respect. C'est important d'être sincère dans ce genre de relations. » Senrô l'interrompit en lui demandant ce qu'il devait faire si les femmes étaient d'accord pour ce genre de choses. « Ne les crois pas, bon sang, elles ne veulent pas te blesser, croyant que tu aimes aussi l'autre. Et même ce n'est pas bien, alors prends sur toi et refuses. Consacres toi seulement à la personne que tu aimes vraiment. »

Le fantôme était évidemment d'accord avec le jeune garçon et acquiesça à tout, comme Narushige et Koh qui aimait la droiture et la fraicheur que dégageait le discours de leur petit protégé. Mais dans son discours enflammé, la fille raconta en même temps sa première rencontre avec Senrô, le revenant de la jeune femme en vint à appeler les créatures du cimetière. Les créatures de la sépulture de la forêt aux clochettes pour se venger de l'oubli de Senrô.

Cependant dans sa diatribe sur leur première rencontre, Rinrai devenait non seulement de plus en plus sombre, mais révéla que tout cela datait d'il y a 200 ans. Après avoir crié à leur monture de fuir, Chigusa en fier héros, sauta de Noireaude et se laissa capturer, si on peut dire, par les monstres noirs.

Entretemps, les trois autres garçons avaient plus ou moins réussi à s'abriter sous l'étrange cabane en bois au milieu du site des morts. Mais bien sûr, ils s'inquiétèrent pour leur ami. Seul le Shigeka réfléchit froidement à un moyen d'apaiser la colère des morts, les clochettes du lieu devaient parait-il les apaiser.

« Chigusa ! » « Ne bouges pas Rakan, toi non plus Noireaude ! » les arrêta Tôji. « Mais… » balbutia Rakan. Quitte à ne pas pouvoir avancer, le châtain tenta de raisonner la fille par qui tout avait commencé. « Calmez-vous ce n'est pas le Senrô que vous connaissez, je vous l'ai dit ! »

« C'est peut-être vrai, mais il ne t'appartient pas. » lui répondit la revenante. 'Mais bon sang ! Il m'appartient plus qu'à toi, maudite fantôme ! Depuis le temps qu'il me dit qu'il m'aime, et qu'il me touche, j'ai bien des droits sur lui ! … Hein, Mais qu'est-ce qui me prends à moi ! Non, Chigusa n'est pas à moi, qu'est-ce qui me prends de penser ainsi ! Ce n'est pas vrai, lui et sa manie, ça ma complètement bouleversé au point que je m'imagine qu'il est à moi.'

« Rakan ! » « Oui, Narushige ? » « Touches l'arbre vite, ça devrait tous les calmer. Si ma déduction est juste, c'est l'arbre à clochettes qui peut les faire reposer en paix. » Pas besoin de lui répéter deux fois, pour une fois, il allait pouvoir sauver à son tour son Chigusa… Heu, Chigusa tout cours ! Non, il n'avait pas pensé Son brun ! Or de question de perdre bêtement son homme… euh son ami, oui voilà son ami Chigusa ! Et rien d'autre !

Enfin, il toucha le tronc de l'arbre et en quelques instants, sa force et sa volonté firent pousser la plante, jusqu'à étendre une forêt autour du soi-disant lieu de mort. Les démons se dissipèrent grâce à son intervention et Chigusa réapparut, sans la moindre égratignure. Rinrai changea d'apparence en retrouvant enfin ses esprits.

Mais il fallait avouer que les excuses que lui murmura le brun eurent le don d'y être pour quelque chose, démontrant à la jeune défunte qu'il était différent, et qu'il savait aimer contrairement à son ancêtre. « Chigusa ! » Un petit châtain tomba dans les bras de l'immortel, c'est dire qu'il avait eu peur.

Comme d'habitude, Rakan amena son grain de sel, quand le fantôme porta la faute à l'air malsain du cimetière, et après qu'elle ait raconté l'histoire de l'aïeul de Chigusa et les circonstances de sa mort. Franchement, se faire assassiner par des femmes ! Il y avait meilleur mort, mais il l'avait cherché avouons le !

Bref, encore grâce au sanome, Rinrai s'octroya le rôle de gardienne de la forêt aux clochettes, et demanda la permission à Senrô, si elle pouvait le considérer comme la réincarnation de l'autre Senrô. Après une remarque pas subtile de Koh sur la mort de son ami, dans les mêmes conditions que son ancêtre, la fille s'expliqua.

« C'est pour compenser le bonheur qu'il n'a pas eu. Promets-moi de connaître l'amour et le bonheur, et d'être heureux autant que tu le peux. » « Promis, je jure de limiter à la seule personne que j'aimerais toute ma vie. » répondit promptement le brun.

Et il avait dit ça en regardant clairement Rakan. Celui-ci fit semblant de ne pas comprendre, mais ne put s'empêcher de rougir. « C'est très bien Chigusa, c'est ce qu'il faut faire. » 'Bon sang, ne me regardes pas comme ça, obsédé ! Tu veux encore que je reste dans tes bras avoue !' pensa en même temps Rakan. 'Hi, hi ! Je comprends, ils forment un très beau couple, et ce garçon saura le rendre pleinement heureux.' pensa la jeune femme. Enfin, le groupe repartit en saluant de loin leur nouvelle amie.

Reviews ? (Yeux de chat botté, mimi et larmoyants)