Auteur : DeydreamBeliever

Traductrice : Moi

Spoilers : ---

Rating : T

Genre(s) : Romance/Humour

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à DeydreamBeliever. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Oui, c'est bien moi ! Oui, je suis de retour ! Oui, je reposte toutes mes histoires !

Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.



-Chapitre 1 : Colis-


-PoV Edward-

"Edward, chéri, un colis est arrivé pour toi aujourd'hui." me signala Esme lorsqu'on rentra de l'école.

"Qu'est-ce que tu m'as commandé cette fois, Alice ?" demandai-je, avec indifférence. Les colis étaient quelque chose de commun dans la maison, à cause de l'obsession d'Alice pour le shopping. Bien sûr, grâce à ses visions - qui incluaient les tendances de la bourse - on avait plus d'argent qu'on ne pourrait en dépenser en cent ans. C'était rassurant, étant donné que nous sommes des vampires immortels.

"C'est pas moi, cette fois," protesta Alice. Ses yeux se perdirent momentanément dans le vague alors qu'elle utilisait son don pour voir ce qu'il y avait dans le colis. J'utilisai mon don de télépathie pour voir sa vision en même temps qu'elle. Je me vis ouvrir la boîte et en sortir quatre livres. Puis je me vis m'installer sur mon canapé et lire toute la nuit et le jour suivant.

"Oh, juste des livres. Profite bien de ton week-end, frangin." ricana-t-elle, en interrompant sa vision. Elle attrapa la main de Jasper et courut à l'étage avec lui. Rosalie et Emmett avaient disparus dans leur chambre depuis longtemps déjà.

"Merci, maman," marmonnai-je, en embrassant Esme sur la joue. Elle me fit un sourire rayonnant. Je savai que je venais de la rendre heureuse pour au moins une semaine. Je n'étais pas quelqu'un de tactile mais je savais ce que ça signifiait pour Esme que je la traite comme ma mère. Cela faisait quatre-vingts ans qu'elle se comportait comme une mère pour moi. Je l'aimais et j'aurais fait n'importe quoi pour elle.

J'attrapai le colis et me dirigeai vers ma chambre. Je m'assis sur mon canapé de cuir noir et déchirai le carton, impatient de découvrir ce qui stimulerait mon intellect pour le week-end. Je sortis les quatre livres et les posai sur les coussins à côté de moi. J'attrapai le premier et me plongeai dans le prologue.

-PoV Bella-

Je terminai d'emballer mes affaires quand j'entendis sonner. J'ouvris la porte juste à temps pour voir un van brun s'éloigner. Je baissai les yeux et vis un colis carré par terre. Je me penchai pour le ramasser et vis qu'il m'était addressé. Ca arrivait juste à temps. Je partais pour Forks le lendemain. Je soupirai et repoussai cette pensée dans un coin de mon esprit. J'avais fait mon choix, et je vivrais avec. Même si ça me tuait. La boîte était plus lourde que ce à quoi je m'attendais constatai-je alors que je l'emmenai dans ma chambre. Il n'y avait aucun expéditeur noté, et je me demandai si Renee et Phil m'avait fait un cadeau de départ. J'ouvris la boîte et fut ravie d'y découvrir quatre livres. J'adorais lire, et maintenant j'avais quelque chose de nouveau à lire dans l'avion. Au moins, mon premier week-end passerait rapidement. Je préférai lire plutôt que de me sentir anxieuse à propos de mon premier jour d'école. Maman était si gentille de penser à moi comme ça. Je sortis de ma chambre pour la chercher. Je la trouvai dans le garage, entrain de fouiller dans des cartons entourée par différents objets. Je soupirai. Oh, tant pis. Cette fois, elle nettoierait elle-même son bordel.

"Merci pour les nouveaux livres, maman," lui dis-je avec enthousiasme. Elle me regarda avec une expression abasourdie sur le visage.

"Quels livres, chérie ?" Bizarre. Renee ne savait pas plus mentir que moi, donc je savais que ce n'était pas elle.

"Oublie," répondis-je, en ignorant sa question. "L'avion décolle assez tôt demain, donc j'irais au lit tout de suite après dîner."

"Bonne idée, chérie," répondit-elle rêveusement, son esprit déjà de retour sur sa recherche. J'haussai les épaules et me rendis dans la cuisine pour préparer le dîner. Je cuisinai des spaghetti et les mangeai assise toute seule à table. Je savais que ma mère se servirait les siennes quand sa faim serait suffisamment forte pour interrompre ses recherches. J'avais l'habitude de manger seule.

Je retournai ensuite dans ma chambre, plaçant les derniers objets qui restaient dans mes sacs. Je m'assis ensuite sur mon lit, et observai ma chambre, en songeant à toutes les personnes et à toutes les choses que je laissais derrière moi. Refusant de me laisser aller au désespoir, je me préparai à me coucher et me glissai sous les couvertures. C'était la dernière nuit que je passai dans cette maison, dans cette chambre, dans ce lit. Demain, je partirais pour la ville froide, morne et pluvieuse de Forks afin d'y vivre avec mon père, que je ne voyais que deux semaines par an. Je fis de mon mieux pour m'endormir. Je gigotai et me retournai dans tous les sens, mon esprit refusant de se calmer et de m'autoriser quelques heures de sommeil. Finalement, j'abandonnai l'idée de dormir.

Je décidai alors de commencer à lire mes nouveaux livres, espérant que ça ferait passer le temps et que ça me calmerait les nerfs. Je sortis le premier du sac où je l'avais rangé. Je m'installai contre la tête du lit tout en gardant mes jambes sous les couvertures. Je vis deux mains pâles tenant une pomme dessinées sous le titre Twilight et me demandai de quoi parlait ce livre. Il était temps de le découvrir. J'ouvris le livre au prologue et commençai à lire.

-PoV Edward-

J'étais choqué et épouvanté par ce que je lisais. Après avoir lu quelques chapitres, je me tournai vers la biographie de l'auteur. Je ne reconnus ni son nom ni sa photo. Comment Stephenie Meyer connaissait-elle tous les secrets de ma famille ? Comment osait-elle publier ces informations, nous exposant ainsi au monde entier ? Savait-elle ce que les Volturi lui feraient pour ça ? C'était du sérieux. Il n'y avait pas moyen que les Volturi croient que l'on ait rien à faire avec ça. Notre famille entière était en grand danger. Je décidai que je ferais mieux de lire tous les livres pour découvrir tout ce que cette femme savait sur nous. Les livres étaient longs, mais en les lisant avec ma vitesse vampirique, je les aurais fini demain.

-PoV Bella-

J'arrêtai de lire, fixant la page avec choc. Le premier chapitre ne parlait que de moi. Qui me connaissait suffisamment pour écrire ça ? Ca venait à peine d'être décidé. Je tournai rapidement les pages jusqu'à la biographie de l'auteur et fixai la photo sans la voir. Qui était Stephenie Meyer ? Comment nous connaissait-elle moi et ma famille ? J'étais certaine de n'avoir jamais vu cette femme de ma vie. C'était vraiment bizarre. Je décidai de continuer à lire et je fus rapidement plongée dans l'histoire, convaincue que tout cela était imaginaire. Même si mon personnage était fidèle à ma personnalité. Je pouvais vraiment m'imaginer agir comme la Bella du livre. Une petite partie de mon coeur n'arrêtait pas de demander : "Et si c'était vrai ? Et si Edward était aussi réel que Charlie et moi ?" Je restai éveillée très tard, incapable de reposer le livre. Je le terminai finalement, mais me sentai insatisfaite par la fin. Puis je fis l'erreur de lire les extraits du livre suivant à la fin du livre. Quel suspens ! Il n'y avait pas moyen que je m'arrête là, entourée par des vampires assoiffés ! J'attrapai rapidement New Moon et le lus jusqu'à ce que les mots soient flous et se mélangent tous. Je posai alors finalement le livre.

Il m'avait quitté. Comment avait-il pu me quitter ? Je me sentai dévastée, bien que pas aussi dévastée que je ne l'étais dans le livre. J'avais de l'espoir, sachant qu'il me restait encore deux livres et deux-tiers à lire. Mais je devais me lever dans deux heures. Je sentis des larmes brûlantes s'échapper de mes yeux alors que je m'endormai rapidement.

-PoV Edward-

Je me pinçai l'arrête du nez en lisant la réaction de Bella à mon départ. J'étais certain, me connaissant, que je l'aimais encore lorsque j'étais partit, et que tout ce que je voulais, c'était l'empêcher de devenir un monstre comme moi. Après tout, les vampires aimaient pour la vie, pour l'éternité. M'étant déclaré, il n'y avait pas moyen que je me sois 'fatigué' d'elle. Il était impossible pour mon espèce de cesser d'aimer. La seule raison pour laquelle j'aurais pu quitter intentionnellement mon âme soeur était que je sois vraiment convaincu qu'elle serait mieux sans moi, même si ça me tuerait de la quitter.

A la fin de New Moon, je me sentai plutôt stupide et en colère après moi-même. J'avais royalement foiré et j'avais blessé tellement de monde, d'après cette histoire. Le pire c'était que je devais bien admettre que j'aurais vraiment agit comme ça dans une telle situation. J'étais vraiment un lion masochiste, pour repousser et détruire la femme qui faisait chanter mon coeur dans l'espoir qu'elle soit mieux sans moi. Je commençai rapidement Eclipse, ne voulant pas perdre plus de temps avant de découvrir des révélations sur moi-même, mes insécurités et mes faiblesses.

A la fin d'Eclipse, j'étais prêt à partir à la recherche de Jacob Black pour le démembrer. Je ne l'avais jamais rencontré, je n'avais même jamais rencontré Bella, mais j'étais prêt à le réduire en pièce pour ce qu'il avait fait à mon âme soeur imaginaire du livre. Comment pourrais-je être encore plus pathétique ? Je me di que je ferais mieux de lire Breaking Dawn pour trouver la réponse à cette question.

Durant ma lecture de Breaking Dawn, j'étais constamment choqué. J'avais fait l'amour à Bella alors qu'elle était toujours humaine ? Et à l'exception de notre première fois, où je ne savais pas à quoi m'attendre, non seulement c'était possible mais aussi formidable ? Un bébé ? Je pourrais avoir un bébé avec Bella ? Jacob s'était imprégné de ma fille ? Bella était un nouveau-né parfait et avait un don formidable qui lui permettait de protéger notre famille des Volturi et qui m'empêchait de lire dans ses pensées ? Le temps que j'arrive à notre fin heureuse, j'étais complétement soufflé.

J'attrapai Twilight, souhaitant le relire à nouveau. A ma grande surprise, le livre était complétement vide, y compris la couverture. Toutes les pages étaient blanches, il n'y avait plus de photo sur la couverture, plus de titre, plus d'auteur. Je fus soudainement reconnaissant d'avoir une mémoire parfaite. Je n'avais jamais été aussi reconnaissant. Je réalisai que je n'avais plus rien à montrer aux autres. Je ne pouvais pas en parler à ma famille– ils ne me croiraient jamais. En fait, ils savaient que je ne mentais pas, donc ils me croieraient, mais je réalisai que je ne voulais pas partager ça avec eux pour le moment.

Après avoir fait la connaissance de Bella à travers le livre, je réalisais plusieurs choses.

J'étais déjà amoureux d'Isabella Swan, qui n'existait peut-être même pas.

Si elle était réelle, je ne la quitterais jamais.

Je voulais l'épouser et lui faire un enfant.

Je n'hésiterais pas à la transformer en vampire le moment venu.

Le triangle amoureux avec Jacob Black n'existerait pas.

Je ne ferais rien qui risque d'attirer l'attention des Volturi sur ma famille. Je ferais tout ce qu'il faut pour qu'ils nous ignorent.

Je savais que quelque chose d'étrange et de magique venait de se produire parce que les livres s'étaient effacés d'eux-même. Par chance, cela signifiait donc que les livres n'avaient jamais été publiés et que les Volturi n'avaient aucune idée de leur existence. J'allumai immédiatement mon ordinateur et cherchai Stephenie Meyer sur Internet. Je fus vraiment soulagé de ne trouver personne qui correspondait à la description du livre. Je sentis un grand poids s'enlever de mes épaules. Ma famille n'était pas en danger immédiat.

Maintenant, il ne me restait plus qu'à déterminer si elle était réelle ou non et quand elle allait arriver. J'avais entendu dire en ville que la fille du Chef Swan venait vivre avec lui, mais je n'avais aucune raison de prêter attention aux ragots avant cela. Je me rendis donc à Forks et me garai devant le commissariat. Je me détendis, laissant mon esprit se glisser à l'intérieur de l'immeuble pour écouter les pensées des gens.

...Je pense que je vais manger des raviolis ce soir ...

...Je suis si fatigué. J'ai hâte que ma garde soit finie...

...Il n'y a pas moyen qu'ils me mettent ça sur le dos. Personne n'a vu ce que j'ai fait...

...Je me demande comment va Bella, elle est probablement entrain de déballer ses affaires...

Elle était là ! Il était temps de voir s'il y avait la moindre parcelle de vérité dans l'histoire. Une bouffée de son odeur était tout ce dont j'avais besoin pour confirmer ou infirmer cette histoire. Je roulai donc jusqu'à la maison de Charlie, notant que sa voiture garée devant. Je me garai à proximité et me dirigeai vers la voiture. J'ouvris la porte du côté passager et fut immédiatement frappé par une odeur qui m'enflamma la gorge. Le venin coula dans ma bouche et je sus que mes yeux étaient devenu noir. Je refermai rapidement et silencieusement la porte et courus jusqu'à ma voiture. C'était vrai ! Mais chaque chose en son temps; j'avais besoin de chasser. Maintenant.

Je fus de retour à la maison en quelques minutes. Tout le monde me regarda alors que je me précipitai dans la maison. Esme haleta en voyant mes yeux.

"Qu'est-ce qui s'est passé, chéri ?" me demanda-t-elle, en s'approchant pour m'examiner de plus près.

"J'ai senti une délicieuse odeur humaine et j'ai réalisé que j'avais très soif. J'ai besoin de chasser maintenant, et j'espérais que vous viendriez tous avec moi," confessai-je. Je voulais vraiment qu'ils soient tous rassasié avant qu'ils ne rencontrent ma Bella lundi, mais je ne pouvais pas leur dire ça. Ils étaient tous choqués que je leur demande de venir avec moi .

...Ouah, il est vraiment paniqué. Ca ne lui ressemble pas. Ca a du passer près. Content que ce soit pas moi pour une fois... Jasper m'envoya une vague de calme et me fit un sourire rassurant.

"Moi aussi j'ai un peu soif. Je serais ravi de te tenir compagnie." déclara-t-il. Alice examina le futur. Elle attrapa la main de Jasper et me sourit aussi.

"Bien sûr qu'on va se joindre à toi," dit-elle. "Je peux voir qu'on va bien s'amuser pendant ce voyage."

"Super !" cria Emmett. "Je vous défie dans un concours de chasse. Le premier d'entre nous qui attrapera trois espèces différentes."

Rosalie leva les yeux au ciel en entendant Emmett, mais elle m'observait avec inquiétude.

...Depuis quand Mr Parfait perd-il le contrôle de sa soif ?...

"Pourquoi n'y allez vous pas les enfants ? Carlisle rentrera bientôt et je préfererais l'attendre"... A moins que tu ne veuilles que je viennes avec, Edward ?... Esme me regardait avec inquiétude. Je souris et secouai la tête, essayant de la rassurer.

"Vous avez bien besoin d'un peu de temps en tête à tête. Pourquoi ne profiteriez vous pas de notre absence ce soir ?" suggérais-je. Elle sourit joyeusement, une lueur malicieuse scintillant dans ses yeux.

"Ben, maintenant, c'est sûr je viens," se plaignit Rosalie, en feignant l'ennui... Beau boulot, Edward. C'était très prévenant de ta part. Ils n'ont pas vraiment beaucoup de temps rien qu'à eux... Elle avait l'air d'être à la fois surprise et ravie.

"Tu me surprends, Edward Cullen !" me taquina Emmett. "Bien sûr, tu penses probablement qu'ils vont jouer aux échecs toute la nuit."

On éclata tous de rire, y compris Esme.

"C'est précisemment ce que j'avais en tête, Emmett," plaisantais-je. "Et j'ai prévu d'aller chasser suffisamment loin pour que ce soit la seule image d'eux que j'aurais en tête ce soir."

"Je dis Amen à ça, petit frère," acquiéscat Jasper. Tout le monde recommença à rire. Je sentai qu'ils étaient confus par mon attitude conviviale. Etais-je si barbant d'habitude ? Je repensai à ces quatre-vingt dernières années. Ouais, je crois bien que j'étais si barbant que ça. Mais bon, tout ça était sur le point de changer. J'avais trouvé une raison de profiter de la vie. Bella allait faire un nouvel homme de moi.

"Qu'est-ce que vous attendez, bande de paresseux ?" demandai-je, en m'élançant à travers la porte arrière et dans les bois. J'entendis leurs rires alors qu'ils s'élançaient derrière moi. J'étais le plus rapide et j'aurais pu les distancer facilement, mais je ralentis pour leurs permettre de me rattraper.

"Les règles de ton concours, Emmett ?" demandais-je, le coeur léger.

"Okay, trois animaux, trois espèces différentes. Les animaux doivent faire plus de cinquante kilos. Le premier à drainer trois animaux, à les enterrer et à revenir à la maison recevra une faveur du dernier. A vos marques, prêt, partez !"

On s'élança tous dans des directions différentes. Je décidai que je voulais vraiment gagner. Je courus vers ma clairière secrète. Je flairai un troupeau d'élan plutôt rapidement. J'en attrapai un et le vidai de son sang, en dissimulant soigneusement la carcasse. Je fus extrêmement ravi de repérer ensuite un lynx à proximité. C'était mon jour de chance. Je le tuai rapidement avant de m'enfoncer plus profondément dans les bois. Je trouvai enfin un loup gris dont la patte était prise dans un piège. Il était entrain de mordre sa propre patte pour se libérer. Je libérai la pauvre créature de sa misère et détruisis le piège. Les braconniers n'étaient pas les bienvenus dans cette forêt. Je me nettoyai et retournai ensuite à la maison. Je n'étais parti que depuis quelques heures, puisque j'avais réussi à trouver tous les animaux à proximité.

J'entrai doucement dans la maison, ne voulant pas déranger mes parents s'ils étaient occupés. Cependant, quelques minutes après que je sois rentré, Carlisle descendit les escaliers.

...Ahh, Edward. J'espérais que ce serait toi... "Est-ce que tout va bien, fils ? Esme m'a dit que quelque chose te tracassait, plus tôt," me demanda-t-il, son amour et sa compassion m'atteignant par vague. Je lui souris.

"Ca va mieux maintenant, Carlisle," répondis-je. "J'ai juste trop tardé avant de me nourrir."

Il hocha la tête, compréhensif... Je suis content que tu ais résisté, fils...

"Moi aussi," soufflai-je. Je savais qu'il m'entendrait de toutes façons. Il rigola et me tapa dans le dos, avant de retourner dans sa chambre.

"Hey, Carlisle, note l'heure," lui rappelai-je. "Je pense que je suis le premier revenu, donc je crois que j'ai gagné le concours."

Je décidai de ressortir et d'aller vérifier la maison de Charlie en attendant que mes frères et soeurs reviennent. Je courus jusqu'à la résidence Swan. J'entendis leurs coeurs battre et leurs respirations régulières et je sus que le chef et sa fille étaient endormis. Je me glissai à l'arrière de la maison. Son odeur imprégnait la cuisine. Ma gorge s'enflamma malgrès le sang dont je m'étais gorgé plus tôt. Je savais grâce aux livres que je m'habituerais à la brûlure, que j'apprendrais même à l'ignorer, et que Bella valait la douleur que j'éprouvais. Je trouvai la buanderie et vit deux de ses tenues dans le panier de linge sale. Essayant de ne pas penser à quoi cela ressemblerait aux yeux d'un observateur extérieur, j'attrapail'une de ses chaussettes sale et la glissai dans ma poche. Puis je m'extirpai de la pièce et me précipitai dans les bois, soulagé de pouvoir respirer de l'air frais. Je pris une autre profonde inspiration d'air pur avant de commencer à me torturer.

Alors que je retournai à la maison, je maintins la chaussette contre mon nez, inspirant profondément, pour me désensibiliser à son odeur appétissante. Je décidai de ne pas retourner tout de suite à l'intérieur de la maison. Je m'installai donc sur un arbre, avec une bonne vue sur la maison pour pouvoir assister au retour de mes frères et soeurs. Je continuai à me punir avec son odeur, me forçant à apprendre à l'ignorer alors que je réfléchissai à toutes les choses que j'avais appris sur ma Bella. Franchement, j'étais abasourdi. Une jeune femme belle, innocente, intelligente et humaine, m'aimait, ou m'aimerait. Elle me voyait comme un ange, et non pas comme un monstre. Elle était prête à renoncer à tout pour passer l'éternité avec moi. Je la chérirais dès le début cette fois, sachant que nous sommes fait pour être ensemble et faisant confiance à la force de ses sentiments pour moi. Je ne perdrais pas un temps précieux avec les regrets. La grande question était comment l'approcher ? Je restai assis pendant trois heures sur l'arbre, envisageant et rejetant différents scénarios. Finalement, je décidai que j'avais besoin de voir son visage. La brûlure dans ma gorge était douloureuse, mais supportable. Je m'étais habitué à cette présence constante durant ces dernières heures.

Je sautais en bas de l'arbre, en maintenant la chaussette près de mon nez. Je me demandais brièvement si mes frères et soeurs étaient déjà tous revenus. J'haussais mentalement les épaules. Mon but était de m'assurer qu'aucun d'eux n'auraient soif demain, pour le premier jour d'école de Bella. Je me retrouvais rapidement à l'extérieur de la résidence des Swan, à fixer la fenêtre de sa chambre. Elle était grande ouverte. Pourquoi ouvrait-elle sa fenêtre en plein hiver ? J'enfonçais la chaussette dans ma poche et me hissais à l'étage. Elle était assise sur le lit entrain de lire. J'haletais en reconnaissant le titre et remarquais trois autres livres sur sa table de chevet. Elle releva la tête en m'entendant. Nos yeux se rencontrèrent, et je fus perdu.



Prochain chapitre : Quand deux esprits se rencontrent.

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