Auteur : DeydreamBeliever

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : T

Genre(s) : Romance/Humour

Bêta : Sophia...Merci Sophie!

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à DeydreamBeliever. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!


- Chapitre 31: Lits d'hôpital -

-PoV Bella-

Ugh. Ma tête me fait mal. Pourquoi ma tête me fait-elle autant mal? Okay, quelle est la dernière chose dont je me rappelle? J'étais dans la voiture, en route pour l'école. Il y avait de la neige et du verglas. Nous étions en retard, et Edward roulait encore plus vite que d'habitude. Je n'avais pas pu détourner mes yeux du compteur de vitesse et je l'avais regardé monter de plus en plus, me répétant encore et encore dans ma tête 'Les vampires ne peuvent pas avoir d'accidents'. Voyons voir. Hmmm. Le téléphone d'Edward avait vibré. C'était Alice. Elle avait crié quelque chose au sujet de Tyler et de son van. Edward lui avait assuré qu'on s'en était occupé. Il y avait quelque chose de bizarre là-dedans. Mais quoi? Oh, j'y reviendrais plus tard. Puis Edward m'avait regardé et son visage était devenu horrifié. Ensuite j'avais entendu un bruit horrible. Ouaip, voilà tout ce dont je me rappelai. Non, attendez, il y avait encore autre chose. Un rêve. Un rêve d'Edward, me regardant avec confusion de ses yeux noirs affamés qui ne semblaient pas me reconnaître. Ses lèvres avaient été plus rouge que d'habitude. Je l'avais sentis m'embrasser sur le front, mais mon cerveau était embrouillé parce que le sang m'était monté à la tête. Alors qu'il continuait à me regarder droit dans les yeux, sa confusion avait grandi et le noir de ses pupilles avait commencé à diminuer. Le noir n'avait pas été remplacé par ses iris topazes. Non, ses yeux avaient rouge! Rouge! Je fronçai les sourcils et sentis ma peau tirailler, pile là où sa bouche avait été. Quelle blague! Il ne m'avait certainement pas un bisou magique! Je devais avoir saigné, et il devait avoir bu mon sang. Ça expliquerait que j'ai eu l'impression que mon sang m'était monté au cerveau. Il l'avait sucé. Comment je me sentais maintenant? Mon petit-ami vampire avait bu mon sang. En fait, ce n'était pas si terrible que ça vu que j'avais survécu pour en parler. Après tout, j'avais su qu'il était un vampire avant de commencer à sortir avec lui. J'avais su que j'étais sa Chanteuse, et qu'il aurait plus de mal à résister à mon sang qu'à celui de n'importe qui d'autre, et pourtant j'avais tout de même choisi de rouler seule avec lui dans un espace confiné.

Oh non. Il avait bu mon sang. Je savais ce que ça voulait dire. Il s'en voudrait, se traiterait de monstre et prévoirait de me quitter pour me garder en sécurité. Quelle bêtise! S'il me quittait, je me lancerais à sa poursuite et je demanderais à Emmett de lui arracher les jambes et de les cacher. Qu'il s'enfuit donc sans jambes. Hah! Me cherche pas, Angst Boy! J'ai lu ce qui s'est passé dans New Moon et il n'y avait pas moyen que je le laisse me faire ça pour de vrai. Pas moyen.

Quelque chose me travaillait cependant. Quelque chose au sujet du coup de fil d'Alice. N'avait-elle pas vu ma décision d'appeler Tyler? Pourquoi avait-elle appelé si longtemps après ce coup de fil? Pourquoi avait-elle semblé si paniquée alors qu'on avait déjà déjà régler ça? Attendez une minute. Avions-nous jamais donné les détails de l'accident décrit dans Twilight à Alice? Je ne pouvais pas m'en rappeler et Edward ne semblait pas aimer divulguer le contenu des livres à sa famille. Alice devait avoir eu une vision. L'accident devait être tout de même arrivé! Mais comment? L'expression horrifiée sur son visage! Cet horrible bruit! Ma blessure à la tête! D'une manière ou d'une autre, Tyler nous avait foncé dessus, probablement de mon côté de la voiture. J'espérai qu'il allait bien. Oh, non! La Volvo! Edward devait être désespéré! Il avait tort comme toujours. C'était lui qui n'était pas en sécurité avec moi. Je devais être littéralement un aimant à danger. Comment aurais-je pu éviter un accident pour en avoir un encore pire, autrement?

"Bella?" murmura une voix angoissée à mes côtés. Je sentis une main froide et dure serrer la mienne. J'eus l'impression de soulever des éléphants mais je réussis finalement à soulever mes paupières. Je vis le visage désespéré d'Edward penché sur le mien. Je refusai d'être une de ces stupides personnes qu'on voyait à la télé et qui avait toujours des trous de mémoire après s'être évanoui. J'avais déjà pensé à tout ce qui était arrivé. Et effectivement, les yeux qui me regardaient étaient un mélange d'orange et de jaune. Je savais qu'il avait bu mon sang, mais je n'étais pas en train de brûler, donc il n'avait pas partagé son venin avec moi.

"Oh, Edward," pleurai-je. "Je suis vraiment désolée pour ta Volvo! Je suis à quel point elle comptait pour toi."

Il me regarda avec choc et surprise, se posant clairement des questions sur ma santé mentale. "Ce n'est qu'une voiture, mon cœur. Il y en a des millions. Je peux facilement m'en racheter une. En plus, ce n'était pas ta faute. Tu n'as pas détruit ma voiture."

"Je sais, mais je me sens quand même coupable. Si je n'étais pas un tel aimant à danger, rien de tout cela ne serait arrivé."

Il sembla irrité pendant une minutes avant de redevenir honteux et angoissé. "Bella, j'ai quelque chose à te dire. Quelque chose à t'avouer." Il ne pouvait pas croiser mon regard. Ses doigts étaient distraitement en train de triturer ma couverture. Il prit une profonde inspiration et ferma les yeux.

"Edward, si tu veux me dire que tu as bu le sang qui s'est écoulé de ma blessure à la tête, je le sais déjà."

Ses yeux s'écarquillèrent et il me regarda avec incrédulité. "Tu sais? Mais comment?"

"J'ai fouillé mes souvenirs et j'en ai tiré les conclusions qui s'imposaient. En plus, tes yeux ne sont plus dorés."

Il commença à sangloter. "Je suis tellement désolé, Bella. Je n'arrive pas à croire que je suis un tel monstre; à boire le sang de la femme que j'aime. Je dois partir, Bella. C'est dangereux pour toi d'être avec moi!"

Je lui lançai un regard noir et attrapai sa main entre les miennes. "N'essaye même pas ces conneries, Edward Anthony Masen Cullen, ou je te botterai personnellement le cul!" lui criai-je avec colère. Il me regarda à nouveau avec surprise, choqué de m'entendre lui parler comme ça. "Est-ce que tu te rappelles de New Moon? Hein? Mince, j'ai pleuré rien qu'en lisant que tu m'avais quitté. Je refuse de traverser vraiment ça. Je te chasserais jusqu'au bout du monde. Je volerais jusqu'en Italie moi-même, pour aller dire bonjour à Aro, si nécessaire." Un cri étranglé lui échappa à cette dernière menace. Il continua à me regarder de ses yeux écarquillés, momentanément sans voix. Je devais bien avouer que j'aimais plutôt ça, savoir que j'étais capable de le laisser sans voix. Je décidai de prendre avantage de son silence et de continuer.

"En fait, c'est toi qui est en danger avec moi. C'est trop dangereux pour toi d'être avec moi. Je n'aime pas te voir souffrir."

Il souffla, reprenant enfin le contrôle de ses facultés. "Ne sois pas ridicule, Isabella," dit-il en balayant mes propos d'un geste de la main. Comme si rien de ce que j'avais dit n'était important. Ben qu'il aille se faire voir. C'était important pour moi, et je n'abandonnerais pas le sujet.

"Je suis un aimant à danger, tu te rappelles? Si j'avais gardé mes distances avec toi, ta Volvo serait toujours intacte et tu ne te sentirais pas aussi mal maintenant."

"Tu es absurde, Bella."

"Est-ce que tu as déjà eu un accident avant de faire ma connaissance?" lui demandai-je.

Il grimaça. "Eh bien, non, bien sûr que non."

"J'ai donc raison!" criai-je, savourant ma victoire. Il leva les yeux au ciel.

"Okay, tu as raison. Tu es un aimant à danger. Il n'y a que toi qui pourrait avoir un accident avec un vampire au volant," admit-il.

"Ha! Tu le reconnais! Le destin veut ma peau! Alors qui va me protéger si tu t'en vas? Jacob?"

Il grogna et agrippa soudainement mes mains. "Non! Je ne laisserais pas ce clébard t'avoir! Tu es à moi!"

"Absolument!" lui dis-je avec un sourire satisfait. "Il est temps que tu te rappelles de ce petit détail. Je suis à toi. Ton âme-sœur, ton aimant à danger, ta responsabilité. Alors arrêtes de pleurnicher et suis le mouvement."

Il relâcha ma main et se laissa retomber sur sa chaise avec un grognement. "Très bien, tu as raison. Je ne peux pas partir. Mais je ne peux plus me permettre d'être seul avec toi. Je mourrais si je te faisais à nouveau du mal."

"Tu sais, Edward, je me sens plutôt bien, à l'exception de quelques bosses et bleus, qui ne sont PAS DE TA FAUTE, donc je ne vois vraiment pas où tu m'as fait du mal. Je suis toujours vivante, je suis toujours là. Tu ne m'as pas drainé de mon sang, tu ne m'as pas transformé. Donc je ne comprends pas vraiment pourquoi tu t'en veux toujours autant. C'est fini. C'est passé. Oublie. Seigneur. Je te pardonne. Tu es un vampire. Je le savais déjà. Tu as réagi instinctivement et pourtant ton humanité a repris le dessus et t'a permis d'arrêter."

Il me regarda avec intensité. "Je ne peux pas prendre de risques avec ta vie, Isabella. Tu es bien trop importante pour moi."

Cerveau en ébullition! Est-ce que je venais vraiment de penser ça? C'est ce que je gagne à m'être fait un marathon 'Jimmy Neutron' avec Emmett l'autre jour. Ça avait été plus drôle d'entendre Emmett comparer constamment Edward à Jimmy, de son étrange coupe de cheveux à ses explications de Monsieur-Je-Sais-Tout, en passant par sa grosse tête. Ça avait aussi été plutôt drôle lorsque j'avais demandé à Emmett si ça faisait de lui Carl ou Sheen. Je me rappelai de l'expression de son visage lorsque je lui avais posé cette question. Complètement outrée. Ça avait été à mourir de rire, et soudainement, il avait arrêté de faire des blagues sur Edward. Hé hé.

"Edward, nous n'avons qu'à réfléchir à ce problème avec objectivité. Nous devrions utiliser la logique pour résoudre ce problème et non pas renoncer immédiatement comme si c'était insurmontable."

Il me regarda avec surprise, avant de devenir honteux. "Tu as raison. Je n'ai même pas envisagé qu'il puisse y avoir une autre solution à notre problème. Quelles options y a-t-il? Soit je reste, soit je pars."

"Stupide vampire. Utilise ton intellect surhumain pour une fois. Je ne suis qu'humaine et j'ai des idées. Seigneur. Qui est absurde maintenant?"

"Écoute, si tu te contentes de m'insulter, je ne vois pas en quoi cette conversation pourra être productive," souffla-t-il avec indignation. Je levai à nouveau les yeux au ciel. Il est si mélodramatique parfois. Comment avait-il bien pu vivre pendant plus d'un siècle sans gagner la moindre once de maturité?

"C'est vraiment simple. Nous n'avons qu'à demander à Carlisle de prélever périodiquement mon sang, et ensuite, il vous y exposera, toi et les autres, dans un environnement contrôlé. S'il a été capable de s'immuniser à l'odeur du sang, je ne vois pas pourquoi le reste de la famille ne pourrait pas en faire autant. Avec un peu de chance, il ne te faudra pas deux cent ans pour ça, vu que je n'aurais certainement pas de sang aussi longtemps donc ce serait complètement inutile. J'espère que parce que ce n'est l'odeur que d'une seule personne, et que vu que Carlisle a découvert quelles techniques marchaient le mieux pour lui et qu'il peut de ce fait t'aider et te guider, il ne te faudra que quelques mois pour être capable de résister à une blessure ouverte. Tu n'as qu'à t'entraîner. La victoire de l'esprit sur la chair, n'est-ce pas? Tu as déjà réussi à t'habituer à mon odeur quand je ne saigne pas. Maintenant, tu n'as qu'à t'entraîner à garder le contrôle lorsque mon sang coule. Et tu réalises à quel point je t'aime pour suggérer ça parce que tu sais à quel point je déteste les aiguilles."

Edward resta juste assis là, choqué, la mâchoire pendante. Je haussai un sourcil. C'était quoi son problème? Carlisle apparut à cet instant et attrapa ma main avant de me faire un large sourire excité.

"Absolument brillant, Bella! Bien sûr!" s'exclama Carlisle. "Je ne sais pas pourquoi je n'ai jamais pensé à ça. Je suppose que c'est parce que nous n'en avons jamais vraiment eu besoin, bien que j'aurais au moins dû essayer avec Jasper. On va tout de suite s'y mettre! Merci, ma chérie." Il rayonna et repartit, probablement pour aller voir Tyler. Edward commençait à m'inquiéter. Il n'avait toujours pas bougé. Il était une statue de choc. Je serrai sa main.

"Edward? Est-ce que ça va, mon amour?" Il se reprit enfin suffisamment pour me répondre.

"C'est une idée si brillante, Bella. Je n'arrive pas à croire qu'aucun de nous n'y ai jamais pensé. Je suis vraiment embarrassé. Mais bien que ça te protège de moi, ça ne te protégera pas des autres dangers de mon monde," soupira-t-il en baissant les yeux.

"Edward? Est-ce qu'il faut que je te rappelle les violeurs de Port Angeles, ceux de la ruelle et ceux du centre commercial? Il y a des dangers dans mon monde aussi, et ta famille et toi me protégez. Je pourrais tout aussi facilement être violée et assassinée dans le monde humain que d'être blessée dans ton monde. Sans mentionner que je viens de me faire foncer dessus par le van de Tyler. Nous savons tous les deux que dans l'autre futur, le van m'aurait tué sans ton intervention. A moins que le van de Tyler ne soit un Transformer ou quelque chose comme ça, tu ne peux pas blâmer le monde mythologique." Ses lèvres tressaillirent à l'idée que le van soit un Transformer à ma poursuite.

"Peut-être que je devrais demander à Rosalie de jeter un coup d'œil là-dessus," murmura-t-il avec amusement. Puis il redevint sérieux. "Même si nous avons changé les circonstances, nous n'avons pas été capable de vraiment changer le futur en ce qui concerne l'accident. Ça a quand même été toi, Tyler, et son van. Le résultat a été différent, mais tout de même similaire. Tu as fini avec une blessure à la tête. Sauf que cette fois, j'ai aussi bu ton sang. Il aurait mieux valut ne rien changer."

"Je suis désolée, Edward. Si nous n'avions rien changé, ta précieuse Volvo serait encore intacte."

Il leva les yeux au ciel. "Si tu le dis, Bella. Je m'en moque de cette stupide Volvo. Je détruirais une centaine de Volvo pour te protéger."

"Mais quand même, j'ai toujours pensé que j'avais vraiment la poisse. Et si au lieu d'être persécutée, j'étais protégée? Et si les choses qui s'étaient passées dans les livres étaient les meilleurs résultats? Et si changer les choses ne faisaient que les empirer?"

Il ferma les yeux et se pinça l'arrête du nez. "Je ne sais pas, Bella. Je n'ai aucune réponse pour toi. En fait, je commence à me dire que tu es plus intelligente que moi, même si tu n'es qu'humaine, et que j'ai plus d'un siècle. Ton esprit ne cessera jamais de me surprendre." Il rouvrit les yeux et me regarda intensément. "La vraie question est que faisons-nous au sujet de James, Victoria et Laurent? Ils seront là dans un peu plus d'un mois. Je pensais qu'il suffirait de te garder loin du terrain de baseball mais maintenant je n'en suis plus si sûr."

Je fronçai les sourcils, perturbée par cette réalisation. "Il est temps de passer au plan B, je pense. J'ai la sale impression que si on essaye d'éviter la confrontation que nous a raconté Meyer, ça se passera juste différemment, quand nous ne serons pas avec toute la famille. On doit y réfléchir et dans quelques jours, nous en discuterons avec toute la famille. S'ils doivent se mettre en danger pour moi, je veux qu'ils le fassent en toute connaissance de causes, et que leurs mains ne soient pas forcées, comme la dernière fois."

"Ça ne me dérange pas d'en parler avec tout le monde, mais tu penses vraiment que n'importe lequel d'entre eux refuserait de te protéger? Tu es un membre de notre famille, Bella. C'est tous pour un et un pour tous."

"Je croyais que vous étiez les Cullen, pas les Mousquetaires," le taquinai-je.

"Ouais, ouais. Marre-toi."

"Ben, on dit que le rire est la meilleure des médecines. Peut-être qu'on devrait traîner Jasper ici et le chatouiller jusqu'à ce qu'il guérisse tout l'hôpital," plaisantai-je. Il rigola.

"Les vampires ne sont pas chatouilleux, ma chérie," protesta-t-il.

"Il y a une première fois pour tout," marmonnai-je, bien décidée à tester cette théorie plus tard, quand il s'y attendrait le moins. "Aussi marrant que ce soit de rester sur ce misérablement inconfortable lit d'hôpital, branchée sur ce moniteur bruyant, avec cette irritante intra-veineuse dans la main, est-ce que tu penses que tu pourrais tirer quelques ficelles et me libérer?"

Il me fit un large sourire. "Je vais voir ce que je peux faire."


Lorsqu'il fut parti, pour préparer mon évasion j'espérai, Charlie vint me voir. Il me fit un petit bisou sur la joue et me serra la main.

"Comment vas-tu, Bells?"

"J'ai été mieux," lui répondis-je avec un sourire. "J'ai été plutôt chanceuse, je pense. Ça aurait pu être bien pire."

"Je suis content qu'Edward ait été là pour prendre soin de toi. Je peux voir que vous vous aimez vraiment, mais il faut que tu te montres intelligente. Je ne veux pas que tu tombes enceinte avant même d'avoir fini le lycée comme l'a fait Renee. Je ne pense pas que tu ais à avoir que ta relation s'essouffle comme la mienne, mais il faut tout de même que tu penses au futur. Si vous faîtes quoi que ce soit, je ne veux vraiment pas le savoir, mais ne gâche pas ta vie avant même qu'elle ait commencé. Tu es brillante, et j'aimerais vraiment que tu ailles à la fac, même si Edward vient avec toi," me dit-il, incapable de croiser mon regard. Nous étions tous les deux rouges comme des tomates. Je n'arrivai pas à croire que nous étions en train d'avoir cette conversation, et encore moins ici et maintenant.

"Papa! S'il te plaît! Et si quelqu'un t'entendait? Est-ce que tu veux ma mort?" Mon électrocardiogramme bipait comme un fou, vu que mon rythme cardiaque et ma pression artérielle s'étaient emballés.

"Penses-y, juste, Bella," marmonna-t-il honteusement. "Et calme-toi avant de faire une crise cardiaque."

Carlisle et Edward se précipitèrent alors dans la chambre, leurs yeux voyageant entre l'électrocardiogramme et moi. Les yeux d'Edward étaient écarquillés, et il haletait, ce que je trouvai vraiment étrange vu qu'il n'avait même pas besoin de respire à la base."

"Qu'est-ce qui ne va pas, Bella? Parle-moi!" exigea-t-il, paniqué. Carlisle était occupé à vérifier mes signes vitaux. J'étais si embarrassée. Je n'avais certainement pas l'intention de répéter la conversation que je venais d'avoir avec Charlie. J'étais surprise qu'ils ne l'aient pas entendu avant.

"Ce n'est rien, vraiment. Juste une drôle de conversation. Je suppose que je me suis emballée," confessai-je. J'étais en train de me calmer et mes constantes étaient en train de revenir à la normale. Carlisle et Edward regardèrent Charlie avant d'échanger un regard amusé. Je suppose qu'il avait entendu une partie de notre conversation après tout.

"Euh, Carlisle, est-ce que je peux rentrer à la maison maintenant?" le suppliai-je. Il rigola.

"N'apprécies-tu pas notre plaisante hospitalité, ma chérie?" me taquina-t-il.

"Ouais, c'est ça. Est-ce que je peux y aller, maintenant?" Il rigola à nouveau.

"Si tu laisses Edward garder un œil sur toi jusqu'à ce que Charlie rentre, je te relâche. Si tu as le moindre problème, je veux que tu reviennes pronto, compris? Ne va pas jouer à la martyr à prétendre que tout va bien," m'ordonna-t-il. J'essayai de prendre une expression innocente mais il me lança un regard connaisseur. C'est vrai. Rien n'échappait à Carlisle. "Laisse juste Edward prendre soin de toi. Il faut que tu te reposes. Je ne veux pas que tu montes ou descendes des escaliers toute seule aujourd'hui. Entre ta maladresse et tes vertiges, je risquerais de te revoir avec des os brisés, voir même pire. Rien de fatiguant aujourd'hui. Je passerais te voir après avoir fini le travail ce soir, et on verra comment tu te sens avant que je ne te fasse une prescription pour demain." Il agita un doigt sous mon nez. "Rien de bizarre, jeune fille. Il vaut mieux que je te trouves au repos, bien hydratée et bien nourrie lorsque je viendrais." Je rougis et hochai la tête. Il me lança un regard sévère que seul un père pouvait lancer, qui me fit clairement comprendre qu'il était sérieux et que je n'apprécierai pas les conséquences si je venais à lui désobéir. Il n'y avait pas moyen que je le déçoive après qu'il m'ait lancé un tel regard. Je pense que je venais de découvrir comment il faisait filer le reste de la famille droit. Il se tourna ensuite pour s'adresser à Charlie.

"Si vous voulez bien remplir votre partie de la paperasse, je remplirais la mienne."

"C'est une surprise qu'il y ait encore des arbres dans le monde vu toute la paperasse que nous devons remplir de nos jours," grommela Charlie. On sourit tous à ça. J'avais vraiment hâte de me barrer de cet endroit.


Prochain chapitre : Enfin à la maison

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