Après une longue reflexion mentale, j'ai décrété ne pas avoir la motivation nécessaire pour réecrire les chapitres perdus de ma précédente fiction, Arcane, que j'ai donc suprimée, j'en suis navrée.

Pour me faire pardonner, voici le premier chapitre d'une nouvelle fic. Je vous laisse à votre lecture!


Chapitre 1 : Le lycée, un système autocratique.



À Forks High School, il y a plusieurs règles à respecter. Et j'entends par règles, des lois, inhérentes au bon fonctionnement de l'établissement, instaurées par une hiérarchie aussi absurde qu'incontestée. Et si je parle de hiérarchie, c'est car le mot est tout à fait adéquat. Le lycée de Forks s'apparente davantage à un royaume français du XVIIIe siècle qu'a quelconque structure scolaire où l'on prône le savoir et la réussite. Ici, les mots d'ordre sont : respect, tenue, assiduité, et tout les termes intrinsèques à l'autorité.

Et comme le veut la tradition monarchique, qui dit royaume, dit souverains. À Forks High School, le système qui permet de définir et d'identifier le roi et la reine du lycée n'a rien avoir avec le don divin, ni même avec le bal de promo, et encore moins -quelle idée- avec un référendum. Non, ici, c'est l'argent, l'influence, et la classe qui prédominent. Bien sûr, comme dans toutes constitutions de ce genre, le coup d'état est à la mode, et nombreux sont les petit ambitieux qui rêvent d'accéder au trône! Mais voilà bien longtemps que Forks High School n'a pas vu l'ombre d'un prétendant au pouvoir par la force. En fait, pas depuis l'arrivée de la nouvelle reine.

Lorsqu'elle a intégré le lycée, la précédente élève possédant ce titre à été littéralement chassée du siège impérial. Elle ne pouvait certainement pas rivaliser avec la classe de la nouvelle venue. Le père de cette dernière, un acteur connu de tous pour ces rôles dans des films d'actions aussi couteux que profitables, était l'homme le plus convoité du moment. Et ce malgré le fait qu'il ait une épouse, aussi belle qu'obnubilée par l'argent. Monsieur et Madame Hale. Un nom qu'on prononçait au moins une fois dans la journée. Un nom qu'on pouvait lire dans les journaux, ou tout simplement entendre à la radio, et surtout, qui revenait inlassablement dans n'importe quelle conversation.

Alors imaginez vous! Quand leur fille Rosalie Hale, cette bombe de charisme, de sexe appeal et de pouvoir, a fait sa grande entrée sur les pavés de Forks High School, tout les regards ne s'étaient pas encore posés sur sa silhouette parfaite, qu'elle avait déjà été nommée reine d'office, sans rien avoir à faire de plus que de sourire.

Ce qui lui allait parfaitement, il faut bien le dire. Car depuis sa plus tendre enfance, Rosalie Hale ne jurait que par l'attention qu'on lui portait. La rivalité n'était pas une option, Rosalie devait être la meilleure, dans tout les domaines qui soient, et rien ne devait se mettre en travers de son chemin. Si par malchance, une âme démunie de bon sens, ou tout simplement suicidaire, décidait de lui mettre des battons dans les roues, Rosalie usait de sa ruse et de sa mesquinerie naturelle pour l'éliminer, d'une façon rapide et efficace. Non, rien ni personne ne pouvait venir contrecarrer les plans de Rosalie Hale, reine depuis son premier jour.

Pas même le roi. Et surtout pas le roi. Car si à l'époque du roi soleil l'homme était le caractère dominant, au XXIe siècle, et encore plus à Forks High School, c'est la femme, qui détient l'autorité suprême. Le roi n'est qu'une image, un statut. Ainsi, Edward Cullen, roi incontesté depuis plus d'un an, n'oserait lui même pas interférer dans la vie de Rosalie Hale. Attention! Ici, le roi et la reine n'ont rien d'un couple. Ils sont juste les leaders supérieurs de leurs sexes. Les personnalités influentes du lycée, celles devant qui les roturiers baissent la tête. Ceux qui décident quel sera le thème du bal, et qui sera convié à quelles soirées. Ils sont aussi ceux qui décrètent qui est «dans le coup» et qui ne l'est pas. Autrement dit, tout est défini par le roi et la reine.

Vous vous demandez sans doute ce qui a fait d'Edward Cullen le roi ? La réponse est simple. Bien que la famille Cullen soit l'une des familles les plus riche de Forks, grâce à leur entreprise immobilière cotée en bourse, ce n'est toutefois pas ce détails qui à fait d'Edward l'homme le plus brigué et le plus admiré du lycée. C'est davantage sa beauté, et ses airs de dieux grecs. Car il est indéniable qu'Edward Cullen est le mâle par excellence, et toute les filles de Forks High School vous le diront! Désirable et désiré, ses muscles parfaits, son visage séraphique, sa chevelure cuivre en bataille, et toute ces qualités alliées à la fortune de ses parents, l'ont irrévocablement propulsé au sommet.

Toutefois, s'il aime jouir de ses privilèges -et croyez bien qu'il ne s'en prive pas- être assis sur le trône n'en a pas fait un monstre d'égoïsme avide, à la différence de son homologue féminin. Néanmoins, il ne faut être sûr de rien, car personne n'est sans savoir que le pouvoir peut corrompre les âmes les plus pures et les plus innocentes.

Ce n'était toutefois pas ce qui préoccupait Rosalie Hale ce jour là. Non, aujourd'hui Rosalie crachait la fumée de sa cigarette avec plus de hargne que jamais. Ce qui n'avait surement pas échappé à sa meilleure amie, qui n'était personne d'autre qu'Alice Cullen, la sœur d'Edward. La richesse de sa famille, son évidente beauté, et la popularité de son frère l'avait transformée en vedette, et croyez bien qu'entre Alice et le trône, se dressait un seul et unique obstacle : Rosalie Hale. Drôle de paradoxe n'est ce pas ? Cependant, il était connu qu'Alice n'avait pas le moindre ressentiment envers son amie, se contentant de la deuxième place avec félicité. Si toutefois cette image reflétait la vérité, cela restait un mystère pour tout les élèves de Forks High School.

_Je peux savoir ce qui t'énerve comme ça ? S'enquit finalement Alice, exaspérée par l'anxiété contagieuse qui irradiait de Rosalie.

_Emmett! cracha cette dernière avec tout le venin dont elle était capable.

Et attention! Si quelqu'un sur cette planète pouvait se vanter d'être venimeux, c'était bien Rosalie Hale.

_Qu'est ce qu'il a encore fait ? Soupira Alice.

_Rien, c'est bien ça le problème!

_Comment ça rien ?

_Bah rien! Ça fait plus d'une semaine que nous avons couché ensemble, et il ne donne plus signe de vie depuis! Je me sens... humiliée! Bougonna t elle en tapant du pied par terre, faisant raisonner le bruit de ses Jimmy choo sur le sol pavé de la cours.

_Et toi ? Tu as tenter de le contacter ? Demanda son amie.

_Quoi ? Mais dans quel monde tu vie ? C'est à lui de faire le premier pas, et surement pas à moi.

_Peut être qu'il n'en ai pas conscient. Tu sais, avant d'arriver ici, Emmett n'était pas vraiment du même monde que nous. C'est Edward qui en a fait quelqu'un de populaire. Il n'a pas encore assimilé toute les règles.

Rosalie spécula de longues minutes sur les dires de son amie, l'air songeuse et angoissé. Elle en vint finalement à la conclusion que ce n'était pas son problème à elle, si Emmett était trop idiot pour comprendre les lois pourtant simples de la vie à Forks. Car il était évident pour elle, que jamais la reine n'aurait à courir après qui que se soit. C'était aux hommes, de se battre et de se mettre à genoux pour elle, et surement pas l'inverse. Même s'il existait une exception pour confirmer la règle...

_Je lui laisse encore deux jours, décida t elle, dans deux jours, il sera officiellement rayé de la liste de mes amants potentiels.

_Amen! Souffla Alice.

_Jessica! Note ça immédiatement! ordonna Rosalie, et Jessica Stanley, une des deux sbires qui la suivaient partout, s'exécuta sans objections.

_Quel est le programme du jour ? Demanda Alice à l'adresse de cette dernière.

_Réunion des délégués à 11h, match de foot à 16h, répondit Jessica en fixant les deux souveraines comme un chien regardant inlassablement son maître.

_Encore une fois, c'est moi qui apporte les dernières nouvelles, souffla une voix, et Rosalie l'avait reconnu dès sa première intonation.

Edward Cullen. Combien de fois Rosalie avait espéré régner en couple sur le lycée, au bras du plus bel homme de la ville ? Néanmoins, Edward Cullen était la seul et unique chose qu'elle ne pouvait pas posséder. Autant vous dire que son orgueil s'en était trouvé particulièrement affecté lorsqu'il l'avait repoussée. Et ça n'a l'air de rien comme ça, mais l'égo de Rosalie Hale est aussi surdimensionné que la taille de ses tallons.

_Edward, toujours au courant de tout avant tout le monde! Minauda t elle, comment ce fait il que tu puisses encore m'apprendre des choses, à moi ?

_Car j'ai le plus brillant des détectives privés, ria le bellâtre en désignant du pouce Éric Yorkie, le sous-fifre fétiche de l'élite masculine du lycée.

_Assez tourné autour du pot Ed, s'impatienta Alice, c'est quoi, la dernière nouvelle ?

_Et bien justement, tu l'as dit toi même. Une nouvelle.

Rosalie et Alice se dévisagèrent l'espace d'un instant, une expression jubilatoire sur le visage.

_Tu es bien sûr ? Demanda Rosalie.

_Parfaitement! Elle s'appelle Isabella Swan, et elle arrivera à 9h. Vous allez pouvoir vous amusez mesdemoiselles. Attention, je compte sur vous : si elle entre dans mes critères, envoyez là moi, je pourrais peut être en faire quelque chose.

Rêve, pensa intérieurement Rosalie qui avait en horreur toute les filles qui pourraient plaire, de près ou de loin, à Edward Cullen.

_Chouette! Psalmodia Alice en regardant son frère s'éloigner en direction de Jasper Withlock, ça fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles!

_Vrai, confirma Rosalie en jouant avec une des ces boucles blondes parfaitement dessinées. Et la dernière était très décevante.

_Swan... songea Alice, c'est drôle, ça ne me dit rien.

_Lauren! Apostropha la blonde à l'attention de son deuxième caniche, meilleure amie de Jessica Stanley : Lauren Mallory.

_Oui Rosalie ?

_Repère la nouvelle à son arrivée, et amène la nous au self à 12h.

_Ça sera fait.

La jeune fille leur adressa un regard emplis de fascination, avant de tourner les tallons et de partir vers le bâtiment des cours.

***

Isabella Swan avait une peur phobique qu'on la nomme par son prénom. Non pas qu'il lui paraissait laid, ou que ce dernier fut trop répandu, mais tout simplement, elle le trouvait horriblement impersonnel. Selon elle, Isabella était le prénom idéale pour une femme d'une cinquantaine d'années, riche et liftée, entourée par ses caniches pure sang. Vous savez, le genre de femmes qui disent : «Bonsoir, je suis Isabella Delaplaine», en insistant bien sur la première syllabe de son nom, trop orgueilleuse pour admettre que la particule reste la seule et unique chose qui la sépare de la noblesse.

Aussi, lorsque , la secrétaire du lycée, avait ignoré avec beaucoup d'application, sa demande d'être nommée Bella, cette dernière eut le pressentiment étrange, que sa journée allait être tout, sauf agréable.

Lorsque Bella Swan poussa la porte du secrétariat, elle s'était déjà préparée à ce qui allait suivre : les regards, les murmures... et tout ce qu'une nouvelle provoque malgré elle. Toutefois, elle n'avait pas imaginé que ces regard là seraient hautains, et que ces murmures là seraient méprisants.

Soit, Bella n'était pas vraiment comme les autres filles de son âge. Et j'entends par là que les vêtements n'étaient pas sa priorité numéro un, et que contrairement à la plus part de ses camarades, elle était toujours vierge. Vous aurez sans doute rapidement cerné le personnage. Physiquement parlant, son coté désuet ne l'empêchait pas d'être jolie. Elle avait de long cheveux bruns et brillants, de grands yeux chocolats, et une carrure tout à fait charmante, n'ayant rien à envier ni à Alice Cullen, ni à Rosalie Hale. Seulement ses pull-over d'une couleur non répertoriée, et ses jeans troué avaient tendance à la rendre beaucoup moins attrayante qu'elle ne pourrait l'être. Et surtout, cette tenue là venait, sans même qu'elle ne le sache, ni même qu'elle en soit un tant soit peu consciente, de la classer indubitablement dans une catégories d'élèves dont elle n'avait jamais soupçonné l'existence : les loosers. Vous devez les connaître vous aussi, et peut être même que vous en faite partie! Croyez bien que si c'est le cas, en tant qu'auteur, je ne porte aucun jugement. Ce sont ces personnes incomprises, d'une intelligence souvent effrayante pour les plus sots, qui s'habillent avec ce qu'ils trouvent dans leurs placards, et qui sont obligatoirement inscrits à un club d'échec, de mathématique, ou de littérature. La plus part d'entre eux, et surtout les mâles, refusent de le reconnaître, mais ils regardent star-strek à la télé, et construisent en secret une maquette de vaisseau spatial. Quant aux femelles, toute sans aucune exception, possède le rêve bien dissimulé de ressembler un jour à Rosalie Hale, ou à une fille dans son genre, et de jouir elles aussi de la beauté, de la gloire, et du pouvoir. Mais attention! Il est inenvisageable pour l'une d'entre elle de l'avouer un jour! Car en surface, elles méprisent la reine, l'empire, et tout ce qui s'y rattache.

Ainsi donc, et j'en reviens à nos moutons, même si Bella Swan l'ignorait encore, là voilà qui rejoignait les troupes vaillantes des loosers. Bien sûr, ça n'avait aucune signification pour elle, du moins pour l'instant, car dans chaque école, il existe une âme bienveillante, qui se glisse dans la peau du petit nouveau, et qui a pitié de son ignorance. À Forks High School, c'était Angela Weber, qui prenait soin de mettre au courant les nouveaux élèves des règles et du fonctionnement du lycée. Aussi, lorsqu'elle vit Bella Swan déambuler dans les couloirs en luttant mortellement avec le plan du bâtiment, elle s'empressa d'aller à sa rencontre.

_Tu es Isabella Swan n'est ce pas ? S'enquit Angela en lui offrant son sourire le plus avenant.

_Juste Bella, répondit cette dernière en tentant de cacher l'exaspération que provoquait la simple écoute de son nom.

_Enchantée, je m'appelle Angela Weber, et je suis ton ange gardien!

Bella la dévisagea d'une drôle de façon, puis serra maladroitement la main que lui tendait sa camarade.

_Mon ange gardien ? Répéta t elle pour l'inciter à donner plus de précisions.

_Exactement. Écoute, ici, il y a deux ou trois choses à savoir, si tu veux vivre tranquillement. Et je suis celle qui va te les expliquer.

_C'est très aimable à toi, la remercia Bella dont le visage exprimait clairement la confusion.

_Commençons par le principal, débuta Angéla en attirant Bella par le bras pour l'inviter à la suivre dans la cours. Tu vois ces filles la-bas ? Ce sont les sans cervelles, enfin, c'est comme ça que je les appelle. La grande blonde, celle qui ressemble à un top modèle, c'est Rosalie Hale, la reine du lycée. Et quand je dis reine, c'est que c'est la reine, ça n'a rien d'une blague! Forks High School est son empire, et elle veille au grain pour s'assurer que tout se passe comme elle l'entend, tu me suis ?

Bella hocha la tête en observant la fameuse Rosalie. Elle ne put s'empêcher de la trouver à la fois extrêmement belle, mais aussi d'une suffisance exubérante.

_Méfis toi d'elle comme de la peste, poursuivit Angela, c'est un monstre sans cœur qui ne jure que par le fric et les vêtements. Si jamais tu t'approche trop, elle va te faire vivre un enfer. Donc fais comme moi : ignore là, et tiens toi loin d'elle. Toutes les filles qui trainent autour d'elle, comme si elle était le centre même de la gravitation, se sont ses sous-fifres. On les repère facilement : elles sont toujours en bandent, et toujours derrière Rosalie. Leur perfidie est sans limites! Pas de questions ?

_Heu...non je ne crois pas, bafouilla Bella qui se sentait un peu comme un animal apprivoisée, et qu'on lâche soudainement au cœur de la jungle.

_Bien, alors je continue, suis moi, intima Angela en trainant Bella jusqu'à l'autre bout de la cours. Ces types là, ce sont les serviteurs du Roi.

_Et qui est le roi ?

_Il n'est pas là, il doit être à l'intérieur, je te le montrerais plus tard. Il s'appelle Edward Cullen, et c'est chasse gardée. Rosalie Hale a depuis longtemps posé son veto dessus, et même s'il n'est pas intéressé, ça n'empêche pas madame Rosalie d'interdire à n'importe qu'elle fille de s'approcher de lui d'un peu trop près. Hélas, Edward Cullen est un canon, même moi je dois l'avouer, et rare sont les filles qui lui résistent! Même toi tu vas obligatoirement succomber!

Sur le coup, Bella en doutait sincèrement. Car jusque là, les garçons n'avaient jamais vraiment fait parti de ses centres d'intérêt. Toutefois elle acquiesça docilement, tentant difficilement d'enregistrer toute ces informations.

_Ainsi donc, tu as fait la rencontre du petit royaume. Tous ces gens là imposent des lois que les autres élèves doivent respecter. Par exemple, ne va jamais, absolument jamais, t'asseoir à leur table au réfectoire du lycée. Mon dieu Bella, ça signifierait ta fin!

Bella esquiva un léger tremblement. Jamais elle n'aurait pu imaginer que le lycée de Forks possédait une telle organisation monarchique.

_Où est ce que je dois m'asseoir alors ?

_Avec moi! Mes amis et moi, nous sommes ceux qu'on appelle les invisibles. On ne fait partie d'aucune catégories. Nous ne sommes pas «cool» comme eux, expliqua t elle en mimant les guillemets avec ses doigts, sans non plus être aussi ringard que les loosers.

_Les loosers ?

_Ouais... Tu as encore beaucoup de choses à apprendre soupira Angela. Mais tu en sais suffisamment pour commencer ta journée sans risquer de te faire lyncher. Attend moi devant le portail à 10h, je continuerais mon explication.

_Merci Angela, c'est vraiment très sympa de prendre en charge mon éducation, rigola Bella, et sa nouvelle camarade lui adressa un sourire éblouissant avant de lui répondre.

_Pas de soucis! Je suis certaine que nous allons devenir amies! Maintenant je fois filer en classe! À 10h au portail, oublis pas!

Après quoi Angela Webber tourna les tallons vers le bâtiment des cours, heureuse d'avoir réussi à sa mission : préserver les nouveaux du fléau que représentait la dynastie de Forks High School.

***

Edward Cullen incarnait l'idéal masculin pour toutes les élèves du lycée, et autant dire qu'il en était conscient. Difficile de ne pas l'être lorsque chaque filles dont il croise le regard se met involontairement à baver, ou à cligner des yeux comme si elle venait d'apercevoir un bout du paradis. Pendant longtemps, Edward s'était promis de rester modeste et simple. Mais même le plus charitable des êtres humains ne peut lutter contre la houle violente de fascination et de compliments qui se déversait tout les jours sur sa personne. Aussi, il avait fini par céder à ce que les gens attendait de lui : être une star aussi intouchable que arrogante. Toutefois, ça ne faisait pas de lui une personne fondamentalement mauvaise. Car malgré sa popularité, Edward avait gardé le goût des bonnes choses, et des vrais valeurs de la vie. Malheureusement, il avait légèrement tendance à l'oublier.

_Tu as vu la nouvelle ? Demanda Jasper Withlock en s'affaissant contre son casier.

_Pas encore, mais j'ai demandé à Rosalie de me l'envoyer si elle était intéressante.

Jasper s'esclaffa d'un rire discret. Il faisait partie de ce que le genre de personne comme Angela Weber appelait, la garde rapproché du roi. Constituée de deux personnes, la garde rapprochée n'était jamais bien loin d'Edward. Ce qu'Angela Weber ignorait toutefois, c'était que Jasper Withlock et son complice Emmett Mccarty, gravitait autour d'Edward car ils étaient ses deux meilleurs amis. Les deux seuls vrais amis qu'il possédait.

_Et tu crois vraiment qu'elle va le faire ? S'enquit Jasper en fixant son ami d'un regard sarcastique.

_Pourquoi est ce qu'elle ne le ferait pas ? Répondit Edward, qui savait néanmoins parfaitement pourquoi en effet, Rosalie Hale ne lui accorderait jamais cette faveur.

_Je t'en pris Ed, tu sais très bien que tu es le seul mec qui ait jamais refusé de sortir, et même de coucher avec elle! Elle te veux et elle fera tout pour t'avoir! Alors imagine bien que t'envoyer des filles, ne fait pas vraiment partie de son programme.

Edward savait parfaitement tout ça. Cependant il préférait nier l'évidence, comme si cela lui permettait d'agir sans être conscient des conséquences que ses actes pourraient engendrer.

_Si je couche avec elle, tu crois qu'elle me laissera enfin tranquille ? Suggéra t il.

_Peut être. Pas sûr. Ce genre de filles, tu leur donnes la main, et elles te prennent le bras!

_Bref, éluda Edward. Comment ça se passe avec ta belle ?

_Bah ça se passe pas, grimaça Jasper en fouillant dans son sac à la recherche de son paquet de cigarette. Elle m'ignore presque aussi bien que si j'étais une molécule invisible qui flotte dans l'air.

_C'est pas possible mon gars, elle ne parle que de toi à la maison! À mon avis elle cache son jeu.

_Mais pourquoi est ce qu'elle ferait ça ? S'étonna Jasper qui dissimulait difficilement l'effet qu'avait provoqué cette information concernant Alice.

Car oui, depuis l'école élémentaire, Jasper Withlock était fou amoureux d'Alice Cullen.

_Va savoir, soupira Edward, les filles ne fonctionnent pas comme nous! Tu devrais le savoir depuis le temps!

Jasper acquiesça à l'aide d'une moue exaspérée, avant de se rendre dans sa salle de cours, suivit de près par son ami.

Premier cours de la journée : science naturelle. Edward avait en horreur tout les cours qui pouvaient toucher de près ou de loin à la science. Pour lui, le fait qu'un calcule puisse être de façon inéluctable, à la fois juste et incontesté, le plongeait dans le doute et la frustration. Il était bien plus amateur de littérature et de musique, toutefois il évitait de divulguer ce genre de d'informations, car elles n'allaient pas de paire avec son statut de roi.

Aussi, il entra dans la salle en trainant des pieds, et rejoint sa paillasse avec une morosité non dissimulée.

_Je suis ravie que vous nous fassiez l'honneur de votre présence aujourd'hui ! Railla M. Banner, le professeur, un homme aussi ennuyeux que son humour était mauvais.

_Pour vous servir M'sieur, répondit Edward d'un air faussement solennel.

Car en effet, Edward avait la mauvaise habitude de sécher les cours. Disons même, que comptabiliser les heures pendant lesquelles il était présent, serait incontestablement plus rapide que l'inverse.

Au même moment, Bella Swan fit sa grande entrée dans la salle de classe. Le petit discours d'Angela l'avait un peu déstabilisée, et sa timidité naturelle s'en était trouvé renforcée. Car au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, Bella était une fille timide et introvertie. Elle se dirigea vers M. Banner pour se présenter, et celui ci lui indiqua la paillasse au fond de la pièce. Et vous êtes je pense, bien trop perspicace, car vous aurez aisément deviné qu'il s'agissait de celle d'Edward Cullen.

Bella traversa donc l'allée entre les tables en tentant d'ignorer les regards qui la vrillaient sans cesse. Elle posa son sac sur la table, puis jeta un coup d'oeil furtif à son partenaire de labos. Son cœur eut un raté. Évidemment, elle l'avait trouvé beau, comme toutes les filles avant elle. D'ailleurs, le mot était faible, car Bella l'avait trouvé plus que beau. Elle avait eu l'impression particulièrement absurde qu'il n'était pas humain, et qu'il n'était que le détail d'un rêve, dont elle allait bientôt se réveiller. Edward quant à lui n'avait pas encore tourné son visage vers elle. Il avait l'habitude d'être seul installé à cette paillasse, et ça lui convenait parfaitement. Lorsque Bella tira le tabouret pour s'asseoir, il daigna enfin poser un regard sur elle. En tant que roi, Edward connaissait parfaitement l'identité de chacun des élèves de Forks High School; des membres de son entourage, au plus persécuté des loosers. Aussi lorsqu'il observa Bella d'un peu plus près, il devina sans aucune difficulté qu'elle n'était personne d'autre que la fameuse nouvelle dont on parlait dans tout le lycée, «Celle qui porte les vêtements de sa grand mère», comme on entendait dans les couloirs. Effectivement, il ne pu s'empêcher de penser que cette fille était la preuve vivante que la mode hippie n'était pas qu'une légende. Et lorsqu'il la vu s'entremêler les pieds d'une façon inattendue, il dissimula un bref éclat de rire. Le stéréotype était trop complet pour qu'il ne puisse exister : une fille ringarde, maladroite et timide, comme on en fait plus.

Bella le toisa sauvagement, outrée par son manque de respect, et surtout embarrassée par sa petite démonstration acrobatique, révélant au reste de la classe l'étendue de ses talents d'équilibriste.

_Je peux savoir ce qui te fait rire ? Persifla t elle en s'installant enfin à sa place.

Edward Cullen esquiva un sourire mauvais, qui couvait en fait toute l'ampleur de son étonnement : il n'était pas accoutumé à ce qu'une fille, encore moins une fille du genre de Bella, se permette de lui parler avec autant d'austérité.

_Tu es Isabella Swan, je me trompe ? Demanda t il, sans se préoccuper de répondre ou non à la question de la jeune fille.

_Juste Bella, confirma t elle en se tortillant sur son siège d'un air gêné.

_Très bien juste Bella, à l'avenir fais attention à la façon dont tu parles. Autant je ne suis pas rancunier, autant si tu venais à parler de la sorte à Rosalie Hale, tu ne t'en sortirais pas vivante.

Bella avala difficilement sa salive, et pensa avec frustration que cette fille, le sujet récurant du lycée, allait vraiment lui pourrir l'existence. Ne connaissait elle pas la liberté d'expression ?

_C'est sympa de te préoccuper de ma survie, mais je n'ai pas besoin de tes conseils.

Ce qui l'exaspérait bien plus encore que cette reine au pleins pouvoirs, c'était le fait qu'un garçon aussi beau puisse être aussi insolent et cavalier.

_J'en doute, insista Edward qui observait avec minutie le trouble qu'il provoquait chez elle. Mais soit, nous verrons combien de temps tu tiens le coup dans ce lycée avec ton arrogance. Tu finiras par te plier au système, comme tout le monde.

Bella lui lança un regard hostile avec un tel acharnement, que si un regard pouvait tuer, Edward Cullen aurait déjà un pied dans la tombe. Aussi elle n'avait de cesse de se demander, quelle place pouvait occupé un si rustre personnage, dans cette hiérarchie rocambolesque. Car oui, Bella ignorait encore à qui elle avait à faire. Et elle n'était pas prête de l'apprendre, car Edward n'avait pas l'intention de se présenter de si tôt.

***

Alice Cullen était réputée pour sa dépendance au shopping. Car posséder des milliers de vêtements, et bien évidemment, les dernières nouveautés aussi extravagantes que chères, relevait d'un besoin addictif. Si quelqu'un devait disposer du nouveau sac channel avant les autres, c'était Alice Cullen. Si une fille devait porter la toute récente paire de botte Givenchy avant tout le monde, c'était Alice Cullen. Même Rosalie Hale ne pouvait rivaliser avec l'ardeur et l'opiniâtreté d'Alice à dominer le monde du tissus et de l'accessoire. Pour elle, ce détail représentait de façon probante sa différence. Alice Cullen n'était pas la reine, mais au moins, elle était la princesse de la mode.

Et comme à chaque fois qu'une nouvelle faisait sa grande apparition à Forks High School, Alice ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Peur que cette nouvelle élève soit plus dernier cri qu'elle ne le serait jamais, peur qu'elle est réussi, d'une façon difficilement imaginable, à s'être procuré le manteau Dior, celui qui n'est même pas encore commercialisé, mais pour lequel elle déjà sur liste d'attente.

Alors bien sûr, quand elle avait entendu dire à un nombre de reprises incalculables, que Isabella Swan portait des sweet-shirt, elle s'en était trouvée immédiatement rassérénée. Elle ne pouvait décemment pas se permettre de descendre une marche du podium! Le lycée, c'était toute sa vie. Car papa et maman Cullen avait beau être de bons parents, leur présence manquaient terriblement à l'appel. Le 'travail' était de loin le mot dominant de leur existence. Alors, pour se construire un milieu social digne de ce nom, Alice passait les trois quarts de son temps à sauver les apparences pour être adorée et idolâtrée dans l'enceinte du lycée de Forks. Et ça fonctionnait plutôt bien. Cependant, depuis quelques temps, la popularité était passé en seconde ligne, dans les priorités d'Alice. Et celui qui occupait la place numéro un, n'était personne d'autre que Jasper Withlock. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps qu'il n'y avait même plus d'utilité à compter les années. Mais depuis de nombreux mois, la jeune héritière de la famille Cullen s'était découvert des sentiments bien plus profonds que de l'amitié, envers son ami de longue date. Il l'obsédait. Elle y pensait le jour, et en rêvait la nuit. Il ne se passait jamais une seule seconde, sans que son esprit divague irrévocablement vers Jasper.

Toutefois, elle préférait garder ce secret pour elle. Bien sûr, elle n'avait de cesse d'en parler dans le cadre familial, mais elle voulait à tout prix préserver cette révélation du savoir de Rosalie Hale. Car depuis toujours, cette dernière avait la sale manie de vouloir s'approprier les petits amis potentiels d'Alice, ne supportant pas le fait qu'on puisse s'intéresser à quelqu'un d'autre qu'elle. Ainsi, Alice ne pouvait sortir avec personne, à moins que Rosalie n'ai déjà mis le grappins dessus dans le passé, et bien sûr, qu'elle ai donné son accord. Et c'est bien là qu'il y avait problème : Jasper Withlock faisait parti des rares membres de l'élite masculine à ne pas être encore passé entre les mains de Rosalie. Mais Alice savait pertinemment qu'à l'instant même où elle lui révélerait la teneur de ses sentiments, la reine du lycée jetterait son dévolu sur Jasper, en faisant de lui, au plus grand malheur d'Alice, sa nouvelle proie.

_Je peux savoir à quoi tu penses ? S'enquit Rosalie qui fixait Emmett Mccarty, assis à l'autre bout de la salle, d'un mauvais œil.

_À rien de très intéressant, mentis Alice, je me disais que j'avais hâte d'être dans deux semaines.

Rosalie connaissait sa meilleure amie comme si elle l'avait fait, et ce n'était certainement pas aujourd'hui qu'elle se ferait duper. Elle avait lu dans les yeux d'Alice que quelque chose n'allait pas, et elle avait bien l'intention de savoir quoi. Néanmoins, elle était parfaitement consciente qu'Alice n'en lâcherait pas un mot. Comme toujours, Rosalie devrait user de ses techniques de persuasions et de manipulations pour découvrir quel secret elle pouvait bien dissimuler. Ce n'était toutefois pas le moment.

_La fête du printemps, souffla Rosalie en faisant allusion à ce qui était effectivement prévu dans deux semaines. C'est l'une de mes préférée! Les robes sont plus jolie qu'à n'importe quelle époque de l'année.

_C'est vrai, et j'ai bien l'intention de trouver LA robe parfaite.

_Comme toujours.

Rosalie esquiva un sourire, avant de revenir à sa contemplation. Ça n'avait pas de sens. Emmett Mccarty avait prit son pied, elle en était certaine. Il avait attendu ça pendant des mois, et lorsque Rosalie avait daigné lui accorder ce qu'il voulait, monsieur ne lui prêtait plus aucune attention. Ça avait le don intolérable de l'énerver au plus haut point. Et soyez en sûr : chez Rosalie Hale, l'énervement peut atteindre des niveaux encore inédits. Aussi elle avait prit la décision bien arrêtée de se faire désirer comme jamais jusqu'à ce qu'il cède et se mette à genoux devant elle. C'était comme ça qu'elle fonctionnait, et jusqu'à présent, jamais aucune de ses victimes ne lui avait résisté. Comme préalablement expliqué, Rosalie Hale obtenait absolument tout ce qu'elle voulait. À la seule exception d'Edward Cullen. Elle était pourtant assurée du fait que lui aussi, finirait pas céder un jour.

Alice quant à elle, songeait a l'opportunité que représentait la fête du printemps qui allait avoir lieu le samedi suivant. Car c'était aux garçons d'inviter les filles. Et elle avait l'espoir secret que Jasper lui proposerait d'être son cavalier. Ainsi, elle pourrait prétendre avoir accepté pour en pas le vexer, et Rosalie la laisserait en paix avec l'homme de ses rêves l'espace d'une soirée. C'était terriblement agaçant pour elle d'avoir à ignorer Jasper, juste pour lui éviter d'être pris au piège par la toile viscose de la reine. Mais elle n'avait pas vraiment le choix.

Lorsqu'il fut 10h, Lauren Mallory se hâta de rejoindre la cours du lycée pour mener à bien sa mission. Repérer la nouvelle n'avait rien de difficile, car tout le monde avait sans cesse le regard posé sur elle, comme si elle avait été un genre d'aimant. Lorsque Lauren l'aperçut entrain de discuter avec Angela Weber, elle ne pu s'empêcher de rire aux éclats. Angela Weber était selon elle, plus ridicule encore que les loosers, et ce à cause de cette obsession qu'elle avait de mettre en garde tout les nouveaux contre elle et son petit groupe de filles populaires. Elle avait l'impression d'être traitée comme inférieur, et rien n'était plus frustrant pour elle qu'un élève du lycée ose remettre en cause ce qui faisait d'elle une fille cool et dominante.

Lauren s'approcha de Bella, et ne posa pas même le regard sur Angela.

_Tu es bien Isabella Swan ? dit elle avec un air tellement supérieure que cette dernière eu l'envie soudaine de vomir son petit déjeuner.

_Bella, rectifia t elle d'un ton monocorde.

_Peu importe. Il faut impérativement que tu te rendes à notre table à 12h. C'est claire ?

_Heu... oui, bredouilla Bella sans vraiment comprendre le sens de cette requête.

_Pas à 11h59, et encore moins à 12h01. À 12h. Rosalie n'aime pas attendre, tu as compris ?

_Parfaitement.

Lauren gratifia Angela d'une œillade menaçante avant de tourner les tallons et de partir dans la direction opposée.

_Ne t'inquiète pas, la rassura Angela, c'est le rituel des nouveaux. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer.

_Je ne comprend pas vraiment, avoua Bella, perdue, encore une fois.

_Rosalie Hale tiens à rencontrer tout les nouveaux. Elle le fait pendant le déjeuner. Ne prend surtout pas de plateau, tu mangeras après. Ils seront tous d'un côté de la table, tache de bien t'asseoir de l'autre côté. Elle va te poser des questions, répond y simplement. Ignore les sarcasmes, et lorsqu'elle te le dira, lève toi et part sans rien dire. Si tout ce passe bien, c'est la première et la dernières fois que tu auras à faire à elle.

Bella déglutit bruyamment à l'idée de faire face à cette fameuse reine sans scrupules. Avec la déveine qui la caractérisait depuis toute petite, la rencontre avait des chances de tourner au fiasco.

Aussi, lorsque le moment fut venu pour elle de se rendre devant cette cours de justice, son pouls avait légèrement tendance à faire n'importe quoi, et ses genoux tremblaient avec une ténacité déconcertante. Bella avait beau se répéter mentalement que ce n'était qu'un être humain, toute les mises en garde dont on l'avait généreusement gratifié avait fait naître en elle ce sentiment de peur inexpliqué. «Il n'y a pas mort d'homme», pensait elle de façon discontinue pour tenter de rendre à cette journée sa banalité désormais envolée. Mais rien n'y faisait.

Lorsqu'elle entra dans le réfectoire du lycée, toute, et je dis bien toute, les têtes se retournèrent dans mouvement à peine humains pour l'observer. Naturellement, personne n'était sans savoir que le rituel des nouveaux allait avoir lieu, et c'était depuis une bonne heure le sujet de conversation préféré de tout les lycéens.

Bella souffla longuement par la bouche pour s'entraîner à égaler sa respiration, puis ses yeux se posèrent sur la table au centre de la salle. Ça ne pouvait être que celle ci. La grande blonde était assise, droite comme un piquet, sur sa chaise, au centre de la table. À sa gauche, ses groupies. Et à sa droite... son partenaire de labos ? Bella resta bouche bée devant cette révélation. L'homme prenant place au côtés de la reine ne pouvait être qu'une seule et unique chose : le roi. Ainsi donc, cet élève suffisant avec qui elle partageait sa paillasse durant son cours de science naturelle, n'était personne d'autre qu'Edward Cullen, le roi. Et ce dernier l'observait de tout son long, un sourire jubilatoire étirant ses lèvres fines.

Dorénavant, Bella ferait confiance à ses pressentiments. Car en effet, cette journée n'avait rien d'agréable, et la suite s'annonçait comme pire encore.


Comment va se dérouler la rencontre entre les souverains et l'innocente Bella ?

Alice va t elle déclarer son amour à Jasper malgré la menace que représente la reine ?

Que pense réellement Ewdard Cullen de la nouvelle élève ?

Pourquoi Emmett fuit il Rosalie ?

Les réponses à ses questions, dans le prochain chapitre.

XOXO.