Auteur : MarcyJ

Traductrice : Moi

Spoilers : ---

Rating : T

Genre(s) : Humor/General

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à MarcyJ. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 1 : Le bananarama de Jasper -

Cette journée serait mémorable, il ne pourrait pas en être autrement. D'une manière ou d'une autre, ma famille parlerait de cet évenement pendant des semaines - peut-être même des mois. Afin que je ne dévore pas l'un de mes camarades de classe, Edward, Emmett et moi avions passé la veille à chasser. On aurait bien séché aujourd'hui, mais à Forks, c'était un cours obligatoire pour obtenir le bac. Même avec ma soif temporairement apaisée, ça allait être l'enfer. Trop de corps seraient regroupés dans la même pièce. Le sang pulserait plus fort - plus douloureusement - dans leurs veines. Et, en plus de cet elixir, je serais aussi assaillit par d'énormes vagues d'émotion. Les réactions humaines étaient si prévisibles. Ça aurait pu être amusant, mais j'allais devoir ressentir leur embarras tout autant que leur excitation.

"C'est maintenant l'hiver de notre déplaisir," (1) cita doucement Edward en poussant les portes du gymnase. Même ça le faisait citer Shakespeare. Pauvre Bella. Leur relation ressemblait à une pièce de théatre censurée : plein de dialogues ridicules, mais aucune scènes d'action.

Je jetai un rapide coup d'oeil autour de moi et notai les rangées de chaises inhabituelles qui couvraient le parquet ciré. Instinctivement, on se dirigea tous vers la rangée la plus au fond, là où on ne nous remarquerait pas. Enfin, presque tous.

"Je veux m'asseoir devant," bouda Rosalie en agrippant le bras d'Emmett.

Bien sûr que c'est ce qu'elle voulait. Elle ne l'admettrait jamais, mais elle était aussi impatiente qu'Emmett d'assister à ça. Peut-être même plus. Je remarquai enfin ce qu'elle portait, ou, devrais-je dire, ce qu'elle ne portait pas.

Comme toujours, Alice et moi étions sur la même longueur d'onde. "Jolie jupe, Rosalie," la taquina Alice. "Autant pour passer inaperçu."

Sa remarque attira l'attention d'Emmett. Ses yeux voyagèrent sur le corps de Rosalie. Edward et moi, on grogna simultanément, donc je supposai que les pensées d'Emmett étaient aussi explicites que ses sentiments. "Est-ce que t'as prévu d'être le soutien visuel ?" demanda Emmett. "Je parie que Clapp va t'appeler pour une petite démonstration."

Les "démonstrations" du Coach Clapp étaient légendaires à Forks. Il était impossible que toutes ces légendes soient vraies, ou alors cet homme serait sans emploi, et probablement en prison. Cependant, comme le savent toutes les créatures mythiques, presque toutes les légendes ont une part de vérité en elle. Il était donc évident que prendre part à cette démonstration était définitivement la chose à ne pas faire.

Emmett et Rose s'installèrent au milieu du premier rang. Il se tourna vers nous en levant le pouce et en souriant alors qu'on passait à côté d'eux.

Le doux rire d'Alice résonna alors qu'elle m'attrapait la main et me regardait avec une expression amusée sur le visage. "Emmett a tort," ronronna-t-elle. "Ce n'est pas Rosalie qui va prendre part à la démonstration d'aujourd'hui. C'est lui !"

"Peut-être que j'avais tort aussi alors." Je faisais vraiment de mon mieux pour que ma voix n'inquiète pas Alice. "S'il est prévu qu'on regarde Emmett s'humilier publiquement, alors peut-être que ce ne sera pas l'enfer après tout."

"Non, je ne pense pas," me taquina-t-elle. "Mais ça va être...intéressant." Ses yeux se posèrent sur Edward et Bella.

Les joues de Bella étaient déjà d'un rouge tentant, et elle et Edward émettaient tous les deux des vagues d'embarras - non, de mortification - même si nous n'étions même pas encore assis. Je souris malgré moi. La gêne d'Edward était comique. Il était plus que qualifié pour donner la leçon d'aujourd'hui. Avec deux diplômes en médecine, il était sans aucun doute plus qualifié sur le sujet que n'importe lequel des professeurs de Forks. Enfin, intellectuellement parlant, parce qu'il n'avait aucune expérience de première main.

On s'assit enfin : moi dans le coin, Alice à côté de moi, puis Edward et Bella à côté d'elle. Je fus soulagé de voir que les quatres sièges devant moi étaient vide, et aucun humain ne vint s'asseoir près de notre petit groupe. Soulagé aussi, que le sang de Bella, même d'aussi près, ne serait pas trop tentant aujourd'hui. Lorsque les humains sont effrayés, la peur et l'adrénaline donnent une odeur tellement plus tentante à leur sang et le rendent encore meilleur. Même avec mon autre capacité, ma capacité spéciale, la peur rendait l'expérience meilleure pour moi. Cependant, Bella n'était pas vraiment effrayée; elle était nauséeuse, et elle envoyait cette sensation dans ma direction. C'était extrémement perturbant d'avoir l'estomac retourné alors qu'il n'avait pas fonctionné depuis plus d'un siècle et demi. Ca me rendait service cependant. Si je pouvais me concentrer sur cette sensation désagréable, ça pourrait m'aider à bloquer les autres humains; ça pourrait m'aider à contrôler mes besoins. Grâce à la chasse de hier, je n'avais pas particulièrement soif. Et je supposai qu'Alice m'aurait prévenu si j'allais attaquer quelqu'un. C'était réconfortant au moins.

Chaque étudiant de Forks âgé de seize ou plus - l'âge de consentement légal dans l'état de Washington - était forcé d'endurer cette torture aujourd'hui. Angela Webber, assise à côté de Ben Cheney, éprouvait presque autant de nausée que Bella. Angela et Ben éprouvait autre chose en plus. Bizarrement, je n'arrivais pas à définir ce que c'était. Je pris mentalement note d'en parler à Edward plus tard.

L'hystérie envahit le gymnase lorsque le Coach Clapp entra en poussant une énorme brouette. Ses yeux scannèrent la pièce avec jubilance, il appréciait beaucoup trop cette situation. D'une enjambée conquérante et avec son ego surdimensionné, il s'approcha du micro.

"Bonjour les jeunes. Bienvenue au cours d'éducation sexuelle."

L'atmosphère était tellement lourde de gêne et d'impatience que j'étais sûr que même les humains le ressentaient. Le Coach Clapp tourna autour du pot au cours des premières minutes parlant de choses triviales telles que les 'lois de l'Etat' et 'l'éthique du District'. Son discours était très drôle. Il était fier de l'innocence de Forks. Ici, croyait-il, on pouvait attendre que les étudiants aient seize ans pour aborder ce sujet; mais dans les grandes villes il fallait en parler plus tôt. Je n'écoutai pratiquement pas ce qu'il disait, mais ses remarques me firent sourire. Le Coach Clapp était aveugle. Dans une petite ville comme Forks, où il n'y avait presque rien d'autre à faire, les étudiants auraient probablement eu besoin des ces cours d'éducation sexuelle avant ceux des grandes villes. J'avais lu suffisamment d'émotions et Edward avait lu suffisamment d'esprits pour savoir que l'innocence était très rare ici. Enfin, à l'exception d'Edward et de Bella.

Au bout de quatre minutes à peine de discours, le Coach Clapp commença à se montrer digne de sa légende. Il nous donna non seulement les termes scientifiques mais aussi l'argot de chaque organe sexuel et de chaque acte sexuel qui existait. Il cita même quelques termes d'argot dont même moi j'ignorais l'existence, ce qui me fit penser qu'il les inventait peut-être. Qu'est-ce que c'était qu'un scub ? (2) Il essayait clairement de nous impressionner maintenant, mais je pouvais sentir qu'il ne connaissait la moitié de ce dont il nous parlait qu'à travers les livres - ou peut-être les magazines. De plus, je l'avais vu avec sa femme. Elle semblait bien plus interessée par la dame de la cantine que par son propre mari. J'étais certain que si elle avait été là, Mme Clapp aurait apprécié la jupe de Rosalie autant qu'Emmett l'appréciait.

Si j'avais été en compagnie d'autres personnes, j'aurais trouvé ce petit homme, entrain d'expliquer le mot cunnilingus à une bande d'adolescent, terriblement drôle. Cependant, pour son plus grand plaisir - et mon plus grand regret - son attitude mettait les étudiants mal à l'aise, et par conséquent, me mettait moi aussi mal à l'aise. C'était plus douloureux que la plus forte des soifs que j'avais jamais éprouvé. J'aurais largement préféré lutter contre l'envie de tuer Bella plutôt que contre l'envie de - quoi exactement ? - lui vomir dessus. Au moins, la première envie m'était plus naturelle.

J'avais eu raison; c'était l'enfer.

Mais est-ce que ça devait le rester ? Dans ma frustration, j'avais oublié quelque chose de crucial. Je ne pouvais pas m'empêcher d'être submergé par les émotions de ces adolescents bourrés d'hormones, mais je pouvais changer ce qu'ils éprouvaient. Ca n'avait pas besoin d'être une torture; ça pourrait être diablement drôle.

Je décidai que, parce qu'après tout, le blâme revenait principalement au Coach Clapp, il devrait être le premier à subir ma colère. Il parlait des symptômes de la syphilis maintenant : un autre sujet dégoûtant. Si il devenait visiblement excité en parlant d'ulcères génitaux, ce serait légèrement embarrassant pour lui. Je ne savai pas si je pourrais l'atteindre à travers la pièce, mais je décidai que ça valait le coup d'essayer. J'étais prêt à n'importe quoi pour ne pas m'imaginer les ulcères dont il parlait.

Je jetai un coup d'oeil à Alice et essayait de me l'imaginer dans la tenue qu'elle avait porté hier soir. Cette image ne fut pas très difficile à conjurer. Elle était si belle, si sensuelle. Ses yeux papillonèrent et elle croisa mon regard lorsqu'elle s'aperçut que je l'observai, et je n'eus plus besoin de rechercher cette émotion. La passion vint toute seule. Je lui souris, et fermai les yeux, me concentrant sur la sensation qui parcourait mon corps. Ça allait être bien trop facile avec Alice assise à côté de moi. Presque aucun challenge.

Je portai à nouveau mon attention sur le Coach Clapp, ouvrant les yeux lentement pour le regarder, avant de relâcher toute la force de mon talent sur lui. Peut-être que j'en fis un peu trop.

"Ça s'appelle la couronne perlée du gland, mais ce n'est pas dangere..." Le Coach Clapp était au beau milieu d'une phrase lorsque ça le frappa. Il se laissa rapidement tombé sur la chaise derrière le bureau tout en tenant le micro. Trop rapidement. Le micro tomba roula sur la table avant d'atterrir sur le sol ciré. Il allait devoir se lever et marcher vers le bord de l'estrade pour ramasser le micro. Tout le monde le verrait ! Je me préparai mentalement à une vague de frémissements et de dégoût lorsque les étudiants réaliseraient ce qui se passait, mais ça n'arriva pas. Au lieu de ça, je ne ressentis que la passion que j'avais envoyé au Coach Clapp. Je regardai autour de moi, me demandant si les gens étaient si tendus qu'ils ne voyaient pas ce qu'il se passait. Mes frères devaient sûrement apprécier cette situation autant que moi ! Ce fut à ce moment-là que je m'aperçus qu'Edward me lançait un regard noir, furieux.

Ouais, peut-être que j'en avais trop fait. Le Coach Clapp avait subit le plus gros de mon attaque, mais chaque personne dans la pièce avait été affecté. Les mâles gigotaient sur leurs sièges, mal à l'aise. Le plus excité de tous était Emmett, le géant Emmett, au tout premier rang. Rosalie semblait être tendue à côté de lui, et pendant un instant, je craignis qu'ils ne donnent une démonstration à la classe après tout. Le self-contrôle d'Emmett n'était jamais très fort lorsqu'il était auprès de Rosalie, même sans cette dose de désir.

Eric Yorkie se leva en tenant un livre devant lui pour dissimuler son problème. Je lus le titre de son livre à travers la pièce, Le Manuel Avancé des Monstres de Donjons & Dragons (Un Compendium Illustré : des Aasimars aux Zombies) Je savais pourquoi il le prenait avec lui aux toilettes, et j'étais prêt à parier tout l'argent qu'Alice avait gagné à la bourse que ce livre aurait un rôle essentiel dans ce qu'il était sur le point de faire. Je me demandai vaguement quels monstres allaient lui faire de l'effet.

Je tournai à nouveau la tête dans la direction d'Edward, me préparant mentalement à lui présenter mes excuses, mais il ne me regardait plus. Il regardait Bella, qui regardait ce qui se passait entre les jambes d'Edward. Dès qu'elle réalisa ce qu'elle faisait, et qu'elle réalisa qu'Edward l'avait réalisé lui aussi, elle se jetta violemment en arrière. Sans surprise, sa jambe qui n'était pas plâtrée frappa contre son plâtre et elle tomba la tête la première au sol. Edward avait été trop choqué par son regard pour réagir à temps. Son front frappa contre le sol ciré. Je sus immédiatement que ça allait lui faire un bleu. Tous les yeux se tournèrent vers Bella alors qu'Edward l'aidait à se rasseoir. Sa petite performance avait rompu le sort, et tout le monde semblait un peu plus à l'aise maintenant, à l'exception de Bella, bien sûr. Son visage n'avait jamais été plus rouge.

Soudainement, Edward commença à grogner. Au début, je me dis qu'il était énervé que Bella se soit blessée à cause de mon idée, mais quand je levais la tête vers lui, il ne me regardait toujours pas. Il observait Mike Newton, qui fixait Bella comme s'il était en transe. Je réalisai immédiatement que ma petite projection de désir n'en avait été que les prémices, et que le propre désir de Mike était, sans aucun doute, dirigé vers la femme d'Edward.

Les grondements bas d'Edward était trop discrets pour que les humains les entendent mais suffisamment fort pour qu'Emmett et Rosalie se tournent pour le regarder. Ils dévisagèrent Edward avant de tourner simultanément leurs regards vers Mike. Une expression ennuyée apparut sur le visage de Rose qui se tourna à nouveau vers le Coach Clapp, qui s'était reprit - et avait récupéré son micro - et qui listait maintenant les bienfaits de l'usage des préservatifs. Il fallait que je calme Edward, et rapidement. J'essayai de me plonger dans un état de calme et de tranquilité mais je ressentai bien trop d'hostilité en provenance d'Edward. J'absorbai sa fureur comme une éponge.

"Bon sang, Jasper !" jura Alice à côté de moi.

Je réalisai, trop tard, ce qu'il s'était passé. Au lieu d'envoyer des vagues de calme à Edward, j'avais renvoyé sa fureur dans tout le gymnase. Edward sauta de sa chaise, les poings serrés et grogna après Newton. Il perdait le contrôle; même les humains pouvaient probablement entendre ses grondements maintenant. Mike se leva et se tourna brusquement pour faire face à Edward. La même haine, la même colère et la même agression brillait dans leurs yeux à tous les deux. Je n'arrivai pas à y croire. Ils allaient se battre !

"Fais quelque chose !" gémit Bella. Oui mais quoi ? J'en avais déjà assez fait. Mes propres émotions étaient bien trop instables pour que je me risque à les 'aider' plus que je ne l'avais déjà fait.

Du coin de l'oeil, je vis Emmett sauter sur ses pieds. Est-ce que ma petite vague d'agression s'était répandue aussi loin ? Je ne le pensai pas. J'espérais qu'il allait retenir Edward, au lieu de l'aider à attaquer Newton.

"Cullen ? Newton ?" La voix inquiète du Coach Clapp résonna dans tout le gymnase.

Edward et Mike se tournèrent pour fixer stupidement le professeur, alors que leurs postures se relaxaient. L'hostilité dans la pièce s'évanouissait doucement. Je me calmai rapidement, et fis de mon mieux pour mettre tout le monde à l'aise. Ça sembla marcher.

"Je suis désolé les garçons," continua Clapp, en faisant un geste en direction d'Emmett, d'Edward et de Mike, qui étaient les trois seuls debout. "Je n'ai apporté que deux bananes. Il va falloir que vous décidiez qui va le faire. Je n'ai pas autant de volontaires d'habitude !"

A la mention du mot 'volontaires', Edward se rassit rapidement. Emmett et Mike étaient toujours debout, regardant le Coach Clapp avec confusion.

"Ne restez pas là, les garçons !" Ordonna le Coach Clapp. "Que le jeu commence !"

Alice leva le menton et me fit un clin d'oeil satisfait. "Je te l'avais dit," rigola-t-elle.

"Des bananes ?" lui demandai-je, incrédule.

Sa seule réponse fut un autre petit clin d'oeil avant qu'elle ne se tourne pour regarder Emmett et Mike qui se tenaient stupidement devant le bureau.

Le Coach Clapp poussa la brouette sur l'estrade. Il attrapa un bout du drap qui servait à dissimuler son contenu, et il le leva avec un grand geste avant de le laisser tomber dramatiquement au sol. Un murmure surprit parcourut le gymnase. La brouette était remplie de petits paquets de tailles et de couleurs variées. Au sommet de la montagne de préservatifs étaient posées deux énormes bananes. Il se tourna ensuite pour faire face aux étudiants choqués.

"Le but de cet exercice, à part divertir vos camarades de classe, est de mettre et de retirer 25 préservatifs à votre banane le plus rapidement possible."

J'éclatai de rire comme tous les autres.

"Je ne vois vraiment pas à quoi ça va servir," dis-je en me tournant vers Edward. "Si t'as besoin de les mettre et de les enlever aussi rapidement, est-ce que tu crois vraiment que t'arriveras à garder une fille ? Je veux dire, si t'es aussi rapide...?" Je m'interrompis.

Eric Yorkie était entrain de revenir dans le gymnase - son livre sur Donjons & Dragons à la main - avec une expression satisfaite sur son visage acnéique. Il était partit depuis moins de trois minutes, donc je supposai qu'il bénéficierait de cette démonstration de rapidité.

Edward me sourit alors; un sourire diabolique que j'avais souvent vu sur son visage juste avant qu'il ne nous joue un tour, à Emmett ou à moi.

"Jasper ?" m'appella-t-il. "Pourrais-tu me faire une faveur ?"

"Qu'est-ce que tu veux que je fasse à Emmett ?" rigolai-je.

"A Emmett ? Oh, je ne veux pas que tu fasses quoi que ce soit...à Emmett."

Il sourit à nouveau et fit ensuite un geste vers l'endroit où se tenait Mike Newton, tenant une banane avec une expression horrifiée sur le visage.

"Cependant, Mike m'a l'air un peu trop à l'aise là où il est. Je n'ai pas vraiment aimé les choses qu'il pensait faire avec ma Bella. Non, je n'ai vraiment pas apprécié. J'aimerais beaucoup le voir souffrir un peu."

"Edward !" siffla Bella. "Tu ne pense pas que ça craint déjà suffisamment qu'il soit sur cette estrade avec une banane et, avec...ça ?" Elle fit un geste inutile vers les préservatifs que le Coach Clapp avait aligné comme des dominos tombés devant Emmett et Mike.

"Pas vraiment," ronronna Edward. "Il ne souffre pas assez pour les choses auxquelles il pensait - pour les choses auxquelles il pense toujours." Ses yeux se posèrent sur Mike, et ils s'assombrirent de plus en plus.

Je relevai la tête aussi. Bien sûr, même avec une banane dans une main et un préservatif dans l'autre, les yeux de Mike étaient posés sur Bella. Edward avait après tout une bonne raison; Bella était à lui. Je me sentai moi aussi un peu protecteur avec elle - l'ayant protégé récemment d'un traqueur cinglé - aussi décidai-je que peut-être Mike méritait une bonne vieille humiliation. Quel mal ça pourrait bien faire ?

"Qu'est-ce que tu préfererais ?" demandai-je vicieusement. "Est-ce qu'il devrait être très doué, ou très mauvais ?"

"Surprend moi," me répondit-il tranquillement.

Comme si quoi que ce soit aurait jamais pu surprendre Edward. Il connut mon plan au même instant que moi, tout comme Alice. Je réalisai soudainement que la seule personne qui serait surprise serait celle qui serait le moins amusée : Bella.

Le Coach Clapp avait placé deux chaises sur l'estrade et il fit signe à Emmett et Mike de prendre place.

"Asseyez-vous et bloquez vos bananes entre vos genoux," leur ordonna le Coach Clapp. Le contraste entre les deux 'participants' était hilarant. Emmett souriait d'une oreille à l'autre, comme s'il venait de gagner à la loterie. Mike, d'un autre côté, semblait venir de découvrir qu'il avait une maladie incurable. Les deux étudiants s'assirent et coincèrent leurs bananes entre leurs jambes.

"Mike est encore plus pâle que vous," rigola Bella.

Le Coach Clapp avait presque la tête qui tournait. "A mon coup de sifflet, les garçons. Le premier a installer convenablement 25 préservatifs sur sa banane sera le champion. Si l'un des préservatifs se déchire, alors ça ne compte pas. La sécurité avant tout !"

Il ne faudrait pas longtemps pour installer ces vingt-cinq préservatifs. Je répondis moi-même à la question que j'avais posé à Edward : Mike serait très mauvais. Ça prolongerait leur misère et nous donnerait beaucoup plus de plaisir. Un sifflement aigu perça l'air, signifiant le début de cette stupide compétition. Je me détendis sur ma chaise, et envoyai une vague de léthargie à l'avant du gymnase.

Les humains bougeait toujours si lentement. Même pour leurs standards, c'était ridicule - comme une vielle cassette vidéo au ralenti. Le sifflet avait retentit, et la course avait commencé, mais le Lièvre avait disparu. Il n'y avait que deux Tortues. Emmett me lança un regard qui aurait été noir s'il n'avait pas été enveloppé par cette 'vague de calme' que je lui avais envoyé. Il n'avait même pas l'énergie de montrer de l'ennui. Je savai que ça le tuait. Il avait un esprit compétitif, et il semblait penser que ses exploits intimes avec Rosalie étaient les plus belles de ses prouesses.

Il leur fallut 45 secondes pour ouvrir l'emballage de leurs premiers préservatifs. Mike fut le premier à l'avoir ouvert mais il le fit tomber au sol.

"Souillé !" s'exclama le Coach Clapp. "Jette-le et recommence !"

Emmett avait finalement ouvert son premier emballage et il réussit à en sortir le préservatif sans le faire tomber au sol.

"Pince le réservoir !" lui rappella le Coach Clapp. Un éclat de rire résonna dans le gymnase.

Je réalisai soudainement que ça allait prendre bien trop de temps. Plus d'une minute et demi était déjà passé, et Emmett sortait à peine son premier préservatif. Il avait du mal à le sortir, parce que dans son état d'épuisement, il n'avait pas assez de force pour s'en occuper convenablement. Je rigolai doucement avant d'envoyer une autre vague d'émotion à l'avant de la pièce, une vague d'hyperactivité. Emmett fut surprit par cette apparition soudaine d'énergie, et le préservatif qu'il avait desespérement essayé de mettre à sa banane claqua et traversa le gymnase pour atterrir sur le front de Tyler Crowley.

J'hurlai de rire. Et mon enthousiasme étant naturellement contagieux, tout le monde autour de moi commença à rire aussi. L'embarras couplé avec cette soudaine énergie rendit Mike Newton encore plus maladroit que Bella. Il ouvrit et fit tomber sept préservatifs de suite. C'était une bonne qu'il y en ait une brouette pleine. Mike pourrait peut-être tous les utiliser sans même réussir à en mettre un seul sur son 'sexe', pas qu'il ait plus d'expérience réelle qu'Edward à ce sujet.

Emmett en était maintenant à cinq préservatifs, mais ça prenait encore trop de temps. Bien que ce soit très amusant, je n'avais vraiment pas envie de passer encore une heure à regarder Mike Newton jeter des préservatifs par terre. Et là, l'inspiration me frappa. Si j'arrivai à faire ce que je voulais, Edward me serait redevable, et Mike Newton serait probablement transferré dans une autre école du district. Si je loupai mon coups, Emmett dévorerait Mike, littéralement. Je décidai que chacune de ces probabilités seraient amusantes. Je me concentrai donc sur un sentiment que je n'avais pas l'habitude de ressentir. C'était quelque chose dont les humains avaient l'habitude, mais que je n'avais pas ressenti depuis plus d'un siècle. La faim. J'envoyai vague après vague de faim à Mike Newton. Il arrêta soudainement de tirer sur l'emballage de son préservatif, et il le jeta au sol avec les autres. Il avait une expression nauséeuse sur le visage. Il voulait combattre sa faim et il allait essayer. Je lui envoyai une nouvelle vague de faim, plus forte que jamais. Son corps entier tremblait maintenant. Il ne pouvait plus résister. J'avais bien joué mon coup. Il était affamé. Il attrapa la banane placé entre ses jambes et l'éplucha rapidement.

Je ne ressentis rien d'autre que de l'horreur et du choc provenant du public alors que Mike Newton mordait dans sa banane avec un gémissement de soulagement et de révulsion mêlé.

"Wow," dit Alice. "Même moi, je n'avais pas vu ça venir.

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(1) "Now is the winter of our discontent." Richard III, Acte 1 Scène 1, William Shakespeare.

(2) Scub : C'est une pratique sexuelle à la limite de la scatophilie, dont je vous passerais les détails.


Très bien, à partir de maintenant, je suis prête à envoyer un petit EXTRAIT du prochain chapitre de mes histoires avec ma réponse aux reviews. Dites-moi si vous le voulez ou non à la fin de votre review. Pour ce qui n'ont pas de compte, vous pouvez me laisser une addresse mail pour que je vous l'envoie si le coeur vous en dit.

Prochain chapitre : Emmett et l'embryon

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Vous voulez la suite ? Moi, je veux des reviews... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !!!

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