Me revoilà pour le dernier chapitre de cette histoire. Je vous poste l'épilogue à la suite, je ne vois pas l'utilité de vous faire attendre jusqu'à jeudi. Je vous dis un gros merci pour avoir suivis cette histoire et j'espère que vous aimerez autant sinon plus ma nouvelle fic "mon maitre, mon amour" qui sera posté une fois par semaine, le lundi comme toujours.

Merci aux anonymes : Chatana, emilie, El's, Leo, petitefilledusud. J'espère vous retrouver sur mon maitre mon amour.

Je vous dis bonne lecture et à lundi pour celle qui le souhaite.

CHAPITRE 11

POV Edward

Le trajet jusqu'à l'appartement se fit en silence. Elle me tenait la main et je me contentais de la suivre docilement. Nous pénétrâmes à l'intérieur et elle stoppa dans la chambre se retournant vers moi en affichant un petit sourire timide.

-Tu m'accordes quelques minutes ?

-Bien sûr.

Elle se précipita vers la salle de bain et je restai figé au pied du lit. J'étais censé faire quoi maintenant ? Garder mes vêtements ? Les enlever ? Attendre qu'elle revienne avant de faire quoi que ce soit ? J'étais un peu paumé et je ne voulais surtout pas mal faire. J'optais pour une partie de la deuxième option et retirais mes chaussures et ma veste . Je venais de poser cette dernière sur le fauteuil lorsque ma déesse apparut devant moi.

-Il faudrait...que tu m'aides à enlever...les crochets, dans mon dos.

Elle paraissait gênée et elle n'en devint que plus désirable à mes yeux. Mon coeur battait la chamade alors que je m'approchais et elle se tourna afin de me donner accés à son dos. Elle avait défait ses cheveux et je les ramenais sur son épaule pour pouvoir ouvrir les premiers crochets de sa robe. Ma main effleura sa peau nue, lors de mon geste, et je frissonnai. Sa peau était douce même du bout de mes doigts. Pris d'une impulsion subite, je me penchai et déposai un chaste baiser à la base de son cou. Je l'entendis déglutir et je commençai mon travail, un petit sourire aux lèvres. Je pris mon temps pour les défaire car chaque crochet enlevé me révélait toujours un petit peu plus de peau de ma belle. Elle me stoppa en me choppant le bras alors que j'arrivais à la chute de ses reins et se retourna pour me faire face.

-Je pense que je peux l'enlever maintenant.

J'opinai d'un hochement de tête et elle recula d'un pas tout en ôtant la robe qui tomba à ses pieds. Elle l'enjamba et se tint immobile à quelques centimères de moi, me fixant du regard. C'était la première fois que je la voyais en sous-vêtements et elle était encore plus sexy et désirable que ce que j'avais pu imaginer. Elle portait un shorty en dentelle blanche avec le soutien-gorge sans bretelle assorti et le blanc éclatant contrastait légèrement sur sa peau pâle. Elle me tendit la main et je lui pris, me rapprochant d'elle tandis que son autre main vint se poser sur mon dos. Elle enfouit son visage dans mon cou et respira mon odeur à plein poumon. Je la serrais plus fort contre moi et me mis à caresser doucement la peau nue de son dos. Elle soupira d'aise et releva son visage vers moi.

-Si ça ne va pas, tu dois absolument me le dire. Tu me le promets ?

-Oui, mon amour, mais ne t'inquiète pas, nous sommes faits l'un pour l'autre.

-Promets quand même.

Je lui fis un petit sourire et murmurai sur ses lèvres.

-Je promets.

Je m'emparai alors de sa bouche et le baiser, d'abord hésitant, se fit tout à coup plus passionné. Je passai doucement ma langue sur sa lèvre inférieure afin d'avoir accés à sa bouche et elle m'en donna la permission immédiatement. Nos langues dansèrent sensuellement ensemble un moment mais ma condition humaine me rattrapa et je me retirai de ses lèvres afin de retrouver ma respiration. Je posai une petite série de baisers dans son cou et je descendis doucement jusqu'à sa clavicule que je me mis à lécher timidement. Elle pencha la tête en arrière et un petit gémissement sortit de ses lèvres, ce qui m'encouragea à continuer ma petite torture plus passionnément. Elle passa une main dans mes cheveux et me força à remonter vers ses lèvres et elle murmura contre les miennes:

-C'est mon tour.

Elle planta un baiser dans mon cou, juste sur ma jugulaire, et je sentis sa langue en suivre le tracé. Puis elle releva les mains sur mon torse et s'attaqua aux boutons de ma chemise. Elle les défit méticuleusement un par un, tout en déposant des petits baisers sur ma poitrine, et passa ses mains de chaque côté de mon corps, frôlant mes côtes, afin de revenir sur mes épaules. Elle fit descendre la chemise sur mes bras pour me la retirer. Ses mains avaient accompagné le mouvement du tissu sur mes bras et sa caresse me fit immédiatement me sentir plus à l'étroit dans mon pantalon que je ne l'étais déjà. Tout ses gestes étaient très sensuels et elle allait sans doute me rendre fou de désir. Elle parcourut un moment mon torse avec ses mains et ses légères caresses me firent frissonner de plaisir.

-Tu es si beau, mon amour.

Je plongeai sur sa bouche et l'embrassai passionnément. Je la fis décoller du sol en la prenant dans mes bras comme la jeune mariée qu'elle était et la déposai délicatement sur le lit tout en continuant notre baiser. Je descendis lentement le long de sa machoire puis déposai de tendres baisers sur le haut de sa poitrine au-dessus de son soutien-gorge. Mes mains se firent hésitantes et elle en prit une dans la sienne qu'elle posa sur l'un de ses seins. Encouragé, je me mis à la caresser sensuellement et un gémissement frachit la barrière de ses lèvres. Je passai ma main droite dans son dos et dégrafai le dernier rempart entre sa poitrine et moi. Ses seins étaient magnifiques, ni trop gros ni trop petits, d'une douceur exquise. Je posai ma bouche sur l'un d'entre eux et me mis à le sucer et le mordiller légèrement. Bella passa une main dans mes cheveux afin de maintenir ma tête en place et ronronna doucement. Enhardi, je délaissai celui-ci pour infliger le même traitement à son voisin et Bella frotta ses hanches contre les miennes provoquant une friction entre nos deux sexes qui me fit gémir à mon tour. Je me sentis tout d'un coup basculer sur le dos et Bella se mit à califourchon sur moi, un sourire gourmand aux lèvres.

-A moi.

Elle se pencha et déposa un chaste baiser sur mes lèvres. Puis je la sentis sourire alors qu'elle rampait d'une façon très féline sur moi et stoppa au niveau de mon nombril.

-Il parait que c'est une zone sensible pour beaucoup de personnes.

-Vraiment ?

-Vraiment.

Elle posa ses mains de chaque côté de mes flancs et débuta une douce torture avec sa langue sur mon nombril. Elle avait raison, c'était incroyablement sensible à cet endroit surtout lorqu'elle se mit à descendre plus bas et qu'elle tritura les boutons de mon pantalon afin de me le retirer. Elle y parvint sans peine et, posant une main sur mon sexe douloureux, elle entreprit de me caresser tout en remontant sur mon corps qu'elle parsema de baisers. Lorsqu'elle arriva à ma bouche, elle m'embrassa fougueusement alors que sa main passa sous mon boxer et se posa sur ma virilité. Je gémis dans sa bouche et remontai sa hanche droite sur moi afin d'avoir accés à sa féminité. Je me mis à la caresser au travers du tissu et, lorsqu'elle grogna, je passai ma main à l'intérieur de son shorty pour caliner son petit paquet de nerf. Elle était trempée et je glissai un doigt en elle. Je fis plusieurs va-et-vient et la sentis se crisper
sur moi. Je retirai doucement ma main et la posai gentiment sur sa hanche.

-Ca va, mon amour ?

-Oui, ne t'inquiète pas. C'est juste nouveau et merveilleux. N'arrêtes pas, mon petit mari.

Je souris en reprenant ses lèvres et ma main repartit vers l'endroit qu'elle venait de quitter. J'aurais voulu pouvoir la goûter avec ma langue mais je ne voulais pas la rendre dingue. Même si je savourais ce moment plus que précieux, je n'avais pas oublié ce qu'était ma femme et qu'elle pourrait perdre le contrôle à tout moment. J'avais confiance mais je ne voulais pas tenter la diablesse. J'accélérai le mouvement de mes doigts et je sentis Bella se tendre à nouveau et lâcher ma virilité pour agripper le drap à côté de ma tête. Elle rompit notre baiser et me regarda dans les yeux. Les siens étaient noirs de désir.

-Prends-moi maintenant, Edward.

Elle descendit sa main et j'entendis un bruit de tissu qui se déchire. Elle venait d'arracher mon boxer. Je la fis basculer sur le dos et, avant que je n'ai eu le temps de faire un geste, elle avait déjà retiré son shorty et l'avait jeté en bas du lit. Je me positionnai au-dessus d'elle et elle eut un gémissement rauque lorsque mon sexe se plaça à l'entrée de son vagin. Je m'emparai de sa bouche et entrai en elle d'un coup de rein. Le geste nous fit gémir ensemble et je me stoppai quelques secondes afin de m'habituer à sa petite chatte. Elle était humide et si serrée que c'était divin. Elle se mit à onduler sous moi et cela me sortit de ma transe. Je me mis à sortir et entrer en elle plusieurs fois de suite et la sensation était exquise. Elle agrippa ma taille avec ses jambes et je pus pousser plus profondément en elle. Elle me pressa d'y aller plus fort ou plus vite et, à chaque fois, je m'exécutais, trop heureux de pouvoir la combler. Je la sentis se resserer autour de moi et elle lâcha mon dos. Ses mains vinrent se positionner au-dessus de sa tête et elle attrapa le drap qui se déchira sous sa se courba en arrière et je sus qu'elle était proche. La voir ainsi décupla mon propre plaisir et l'orgasme nous frappa en même temps. Je continuai mes poussées mais tout disparut autour de moi et il ne resta que cette jouissance magnifique qui m'arracha un long gémissement. Bella gronda alors que je m'affalais sur elle, épuisé. Je restai quelques instants la tête plongée dans son cou et je la relevai pour pouvoir la regarder. Elle me regarda à son tour et me sourit et c'est tout ce qui importa pour moi, elle était heureuse. Je l'embrassai sur les lèvres et me retirai doucement d'elle, je me laissai glisser sur le côté, l'emmenant avec moi, pour la tenir dans mes bras. Nous restâmes silencieux, savourant simplement le fait d'être dans les bras l'un de l'autre et je glissai doucement vers le sommeil.

Il faisait jour lorsque je me réveillai et Bella était toujours nue sur moi dans la même position. Je sentais qu'elle caressait mon torse du bout des doigts et la sensation de ses mains sur moi était exquise. J'ouvris les yeux et tournai ma tête vers elle.

-Bonjour, mon amour.

-Bonjour, bien dormi ?

-La meilleure nuit de ma vie.

Je lui fis un sourire en coin et elle baissa les yeux. Je me redressai immédiatement en alerte et lui lançai un regard interrogateur.

-Quelque chose ne va pas, Bella ?

Elle leva un regard peiné vers moi.

-As-tu mal ?

-Mal ? Pourquoi ?

Elle se releva légèrement et choppa mon bras afin que je puisse le voir. Une marque bleue y était imprimée et elle avait la forme des doigts de ma douce.

-Oh ! Je n'avais pas remarqué.

-Il y a des traces sur ton cou et tes hanches aussi.

Je portai une main à mon cou et tâtai. Ca faisait un peu mal quand j'appuyais mais rien de méchant.

-Ce ne sont que des bleus, Bella, ce n'est rien.

Son visage se déconposa et, si elle avait pu, je pense qu'elle aurait fondu en larmes.

-J'ai marqué ta peau, Edward !

-Je suis encore en vie, non ? Je trouve que, pour une première fois, on s'en est très bien tiré.

Je la pris dans mes bras et elle nicha sa tête dans mon cou. Je lui relevai le visage et le pris en coupe dans mes mains.

-Je t'aime, Bella, et ça a été la plus belle nuit de ma vie.

-Pour moi aussi.

-Alors c'est tout ce qui importe.

Je l'embrassai et elle me donna immédiatement accés à sa bouche. Nos langues dansèrent ensemble et je me retirai à contre-coeur. Je pris une grande inspiration car je savais que ce que je m'apprétais à lui dire n'allait pas lui plaire.

-Je veux qu'on fasse l'amour encore et encore Bella et je veux que tu me transformes ce soir.

Elle se dégagea de mon étreinte et me jeta un regard peu amène.

-Est-ce que les hormones te font tourner la tête ou quoi ? Tu es dingue !

-Je veux que tu le fasses ce soir, Bella.

-Pourquoi ? Pourquoi se précipiter, enfin ? Nous avons encore quelques jours avant le délai.

-Pourquoi attendre ? Tu as peur pour moi , moi je veux que tu n'es pas à te retenir, je veux que tu puisses te lâcher avec moi.

-T'en as pour trois jours de souffrance, Edward, et tu me parles de me lâcher ? C'est ça qui t'inquiète ? J'ai pris mon pied cette nuit, au cas où tu ne t'en sois pas rendu compte.

-Dis-moi que tu ne t'es pas retenue, dis-moi que tu t'es laissée aller !

-Bon sang, Edward ! Tu sais bien que non, pas besoin que je le dise.

-Ce sera plus facile comme ça, et tu le sais.

Elle gémit et me tourna le dos. Je la choppai dans mes bras et la fis asseoir à califourchon sur moi. Nous étions toujours nus et cette proximité fit monter la pression dans mon corps. Elle passa ses bras autour de mon cou et joua un instant avec mes cheveux. Elle se pencha ensuite sur moi et mit une multitude de petits baisers sur mon visage, tout en tortillant son bassin contre le mien encore recouvert du drap. Je gémis et elle me fit un petit sourire.

-Si je te transforme ce soir, tu peux dire adieu à mon corps pour les trois prochains jours, mon petit humain.

-Ce ne sera que pour mieux le retrouver ensuite.

Elle souffla et me fixa.

-Tu ne vas pas abandonner ton idée, pas vrai ?

-Non.

-Même si je te promets l'abstinence pour la journée et une punition bien plus grande quand ta transformation sera achevée ?

-Non, car je suis nu à l'instant où nous parlons et je peux déjà sentir ton désir pour moi, ma belle. Même sans ça, je ne changerai pas d'avis. Je veux que tu me mordes quand tu en auras envie, que ce soit tout à l'heure ou ce soir en fait.

-Et si je refuse ?

-Et bien, je peux toujours me couper et tu ne résisteras pas quand tu atteindras l'orgasme.

-Tu es diabolique !

Je ris et elle arracha le drap qui me couvrait et s'empalla sur ma virilité déjà prête à l'accueillir. Nous poussâmes tous les deux un gémissement et elle se pencha sur moi.

-J'accepte, mais je ne te dis pas à quel moment je le ferai.

Elle commença à bouger sur moi et j'oubliai jusqu'à mon prénom.

epilogue

Pov Edward

Ce n'est pas ce que j'avais imaginé. La douleur était attroce. Je savais que j'aurais mal mais je n'imaginais pas souffrir de cette façon. Mon corps était en feu, mon crane allait sûrement finir par exploser et j'avais l'impression que l'on broyait mes os de l'intérieur. J'essayais de me retenir de hurler mais quelques gémissements sortaient de ma bouche malgrè moi. J'aurais voulu mourir.

Je ne l'avais pas vu venir. Nous avions fait l'amour encore et encore et je ne posai plus la question à Bella, elle me l'avait promis et je savais qu'elle tiendrait parole même si ça la rebutait. Les fois suivantes avaient été meilleures que les précédentes, et je me perdais complètement dans ce sentiment de plénitude. Cela devait faire la cinquième fois ou sixième peut-être quand je sentis une douleur dans mon cou, comme si on déchirait ma peau en plus de l'orgasme qui me submergeait. Elle m'avait mordu. Elle ne s'éternisa pourtant pas et je la sentis lécher la plaie alors qu'elle se retirait également de moi, puisque j'étais encore en elle. Le venin s'infiltra alors dans mon corps à une vitesse fulgurante et j'eus juste le temps de l'entendre me murmurer "pardon" avant de m'enfoncer dans la douleur. Je m'entendis à peine hurler que mon corps était en feu avant que ma vue se brouille et que je me déconnecte complètement de la réalité.

Pov Bella

Un jour. Ca ne faisait qu'un foutu jour que je l'avais mordu et je ne pouvais déjà plus le supporter. Sa souffrance, provoquée par ma faute, m'était tout bonnement intolérable. J'avais craqué. Je ne voulais pas le faire si tôt, je voulais attendre de l'avoir eu encore une fois ou deux, je voulais attendre encore quelques heures mais je n'avais pas pu. J'étais sur lui et lorsque l'orgasme l'avait frappé, il avait rejeté sa tête en arrière et la veine de son cou m'avait irrésistiblement attirée. J'avais plongé sur lui et l'avais mordu, me faisant arriver à mon paroxisme. Si mes orgasmes avaient été bons, celui-là, mêlé à son sang coulant dans ma bouche, avait été prodigieux. Ma raison avait repris le dessus lorsque je l'avais entendu gémir et je m'étais vite retirée, refermant la plaie que je venais de lui faire avec ma langue. Son sang était exquis, mais ce n'était rien comparé au fait de l'avoir en moi. Le sexe était bien meilleur que le goût du sang humain. Je lui avais demandé pardon avant de sauter du lit et de retourner pratiquement mon armoire à la recherche de vêtement. Cela ne m'avait demandé que quelques secondes et je me rapprochai doucement de lui lorsqu'il agrippa mon bras en hurlant.

-Mon corps est en feu !

Je lui plaquai les bras le long du corps en essayant de le rassurer mais je vis ses yeux rouler dans leurs orbites et je sus que c'était trop tard. La douleur l'avait submergé et il n'était plus avec moi. J'allais chercher de quoi l'habiller. Je ne voulais pas qu'il soit nu pendant sa transformation. Alice et Jaz, ou mon père, pourraient venir et je ne voulais pas que quelqu'un d'autre que moi puisse voir le corps parfait de mon petit mari. Je lui mis un boxer, un jean et un tee-shirt bleu et gris à manches longues et me postai dans le seul fauteuil de la chambre que j'avais rapproché du lit. Le souffrance déformait ses traits et il serrait le drap-housse du lit à s'en faire blanchir les phalanges. Je ne pouvais rien faire pour soulager un peu sa souffrance et ça me rendait malade.

Le deuxième jour fut identique au premier sauf qu'Alice et Jasper passèrent nous voir. Alice tenta de me rassurer en me disant qu'il serait magnifique à son réveil et qu'il serait heureux de me voir. Jasper lui envoya quelques bouffées de calme et il cessa de gémir pendant un petit moment. Jaz aurait voulu rester mais la douleur d'Edward était dure à supporter pour lui et il partit avant Alice au bout de deux petites heures. Alice resta un petit moment et me confirma qu'il se réveillerait demain en début d'après-midi, soit quelques heures plus tôt que prévu.

Lorsque l'aube tu troisième jour arriva, je tournais autour du lit de ma chambre comme un lion en cage. Je savais qu'il faudrait encore quelques heures avant que la transformation soit achevée mais cette attente me rendait folle. Il avait hurlé plusieurs fois pendant la nuit et j'avais cru mourir quand il avait eu un éclair de lucidité et qu'il m'avait hurlé de l'achever. J'avais essayé de lui dire que c'était presque fini, qu'il fallait qu'il tienne encore un peu mais je ne pense pas qu'il m'avait réellement entendue. Il ne criait plus maitenant mais gémissait doucement. Je savais qu'il était proche et que son prochain hurlement serait le dernier. Je me stoppai un instant et me penchai sur lui. Je lui caressai doucement les cheveux et je posai un délicat baiser sur son front. Il ouvrit les yeux mais son regard était hagard et il les referma presque aussitôt.

Je repris place dans mon fauteuil, essayant avec grand mal de me calmer. Les heures qui suivirent passèrent trop lentement à mon goût et le matin finit par laisser sa place au début d'après-midi. Je ne savais pas avec exactitude à quelle heure il devait se réveiller mais ça ne devrait plus tarder et j'étais un peu anxieuse malgré les propos d'Alice. Son envie de sang serait très forte, je le savais par expérience et j'espérais qu'il ressentirait encore du désir pour moi. Un long gémissement lui échappa et je me figeai. Il haleta comme s'il manquait d'air et je sus que son coeur allait cesser de battre d'un instant à l'autre. Un son rauque monta de sa gorge puis le silence se fit.

Pov Edward.

La douleur quittait peu à peu mes membres et se dirigeait principalement vers mon coeur, me causant une douleur encore pire que la normale. J'avais l'impression que je manquais d'air et que j'allais tout bonnement étouffer. J'étais en train de mourir. Une douleur pulsa dans mon coeur, puis une autre et encore une et ce fut fini. Je ne souffrais plus, la douleur s'était éteinte. J'ouvris les yeux et tout me sembla nouveau. Les couleurs étaient plus vives, et je perçus des choses, des détails qu'aucun humain, à coup sûr, ne pouvait voir à l'oeil nu. Je clignai des yeux et me redressai. Le spectacle devant moi me coupa le souffle. Bella était là, plus belle que dans mes souvenirs. Une multitude de détails m'avaient échappé sur sa beauté lorsque j'étais encore humain, et le souvenir que j'avais d'elle ne lui rendait pas justice. Ses cheveux étaient parsemés d'une multitude de reflets et de couleurs, sa peau était satinée, ses lèvres d'un rouge éclatant contrastaient magnifiquement avec la paleur de son visage, et ses yeux, bon sang, ses yeux m'hypnotisèrent.

Elle me fit un petit sourire timide et je lui retournai mon sourire en coin. Je tendis la main et elle s'y aggripa. Sa peau était tiède et douce et je la serrais contre moi.

-Je t'aime Bella.

Ma voix me parut plus douce, plus chantante et les lèvres de Bella se fendirent en un sourire éclatant.

-Je t'aime aussi mon amour.

Elle se pencha pour m'embrasser et je sus à cet instant que nous nous aimerions pour l'éternité.

FIN.