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Répercussions orchestrées: "Bien. Bien. Parfait." Jusqu'au soir immobile, à l'arrêté sur image où un rêve déchira la frontière du surmenage. D'abord, c'est en pluie de secondes sur un front de silence que doucement, tu descends. (Glissante démence.)

Éveil sans liquide : vision d'infini, éparses découvertes, fébrile avenue peuplée de silhouettes.
Encore ! Sous tes doigts, d'un million de frissons nait une rime troublée entre des mots volages.
Ressens ! 'Cherche cherche un guide, une main connue.'

Mais tu modère, tes années raisonnables tempèrent cette soudaine et rapide évasion. Ton sourire a toujours été doré.
Tôt ou tard. Sans miroir et sans pause, simplement. Tu feuillettes le temps, et puis tu vois.

Alors tu cours, trébuches et grandis sans arrêt. Tu rattrapes les ans, éclatant les étapes, embrassant la rage sous ton masque parfait.
Du sang rouge qui s'enflamme, les rendez-vous s'enchaînent. Des visages par dizaines font la queue sur ton âme. Tu bouillonne, tu t'agites, sous ton masque qui résiste.
Choix - équilibre: modérer - tolérer...

Explosion !

Tu plonges volontiers, exécutable, la gorge ouverte au dessus de l'autel. Ombre muette, tu embrasse le chaos avec ton sourire doré. Déprogrammés.

A présent, l'aube à changé, et avec nos enfants, tu la regarde sans aucune certitude, dans leur yeux, mille espoirs, mais le tiens est absent. Du liquide au solide, tu demeure immuable et avide dans tes passions glacées, car tu n'as jamais eu besoin de prozium dans ton sang doré.

C'est la nuit que tu existes et que tu redécouvre. John, à son rythme, Ecclésiaste de cœur, sans mensonge, sans besoin de jouer l'icône aliène d'un sauveur.
Et ce soir tu me découpes, tu nous repeins en essayant de figer la fumée de nos instants enfuis, et le jour, tu cours pour réparer ce monde raté. Fuite en avant, fuite à rebours...
Nous nous sommes croisés durant dix ans, mais sans lien, dans un chassé croisé qui ne mène plus à rien. A présent réduite à une catharsis dolor dans mille nouvelles trames peuplées de 'je t'aime', dans mille 'jamais' appris comme des poèmes.

Mais tu repasse des années de souvenirs, mot par mot, entre nous, tu cherche dans le détail des double sens échappés… (Démence.) Et tu survis ainsi, en noyant le vertige de notre matelas nu dans un parfum virtuel. Conscient de ton mal, tu ne veux pas guérir.

Souvent tu enjolive nos caresses, et puis tu remodèle mes gestes, et me trouves mille raisons ; d'abord un accident, comme toi, peut-être un tube mal dosé. Tu cherche quelque chose à blâmer.

Et puis le temps passe, et tu apprends. Tu te souviens que le revers de l'émotion, mon amour, est un noir plus dense que tout le reste. Aux regrets de mon cœur, mon coeur dans le tiens, tu imagine de la rancœur. Et tu me prête vengeance, et tu fais pénitence, tu t'enchaine à mon ombre, tu m'en crois satisfaite.

C'est vrai, _ n'y arrive pas. Je n'y arrive pas. Je suis encore là, John, égoïste malgré moi.
Ne m'oublie pas, John je t'en prie (pas encore).
S'il te plait.

Parfois, _ voudrais qu'ils n'aient pas détruit les usines, pour que tu aies encore quelque chose de chaud dans le sang, et que tu puisses choisir.
Choisir peut-être un baume doré, pour que tu apprennes à ne plus pleurer…