Auteur : Moonchild707

Traductrice : Moi

Spoilers : ---

Rating : M

Genre(s) : Hurt/Comfort/Family

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Moonchild707. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.

Avertissement : Cette histoire parle malheureusement d'abus physiques et moraux, d'insultes et de violence sur un enfant. Certains passages ne seront pas faciles à lire. Donc soyez prudents.


- Chapitre 1 : Le lait -

-PoV Bella-

"Je dois faire très attention," pensai-je en sortant la cruche de lait du frigo. Elle était presque vide, donc il n'y avait aucune raison que j'en renverse, mais si ça arrivait, Papa serait très fâché et ça ferait mal. Je savais qu'il détestait quand je faisais quelque chose de travers donc j'essayai d'être aussi gentille que possible, malgré les choses méchantes qu'il me disait. Heureusement, je réussis à aller jusqu'à la table, où était mon verre, sans rien renverser. J'étais une fille maladroite, et c'était un miracle pour moi. Papa regardait toujours la télé, il ne savait pas que j'étais dans la cuisine à lui voler son lait. Je savais que voler était mal, mais j'avais très soif, et je savais que si je lui avais demandé, il se serait fâché et m'aurait envoyé au lit sans me laisser boire, donc j'avais décidé de me servir toute seule.

Je me versai prudemment et silencieusement un verre de lait, m'assurant qu'il regardait toujours la télé. Je savais comment agir quand il y avait un match à la télé, tant que je ne faisais pas bruit, il se moquait de ce que je faisais. Il ne remarquerait jamais qu'il manquait un verre de lait tant que je garderais le secret.

Tout changea lorsque je retournai au frigo, parce que comme d'habitude, je trébuchai dans le vide. La cruche de lait et mon verre tombèrent par terre en faisant assez de bruit pour réveiller un lion, et je tombai aussi. J'atterris avec un gros boum, et Papa commença à crier des choses depuis son canapé. Je sentis la peur monter en moi en l'entendant se rapprocher pour voir ce que j'avais fait cette fois.

"Putain, Isabella !" cria-t-il lorsqu'il vit ce que j'avais fait. Je commençai à pleurer, sachant qu'il avait encore bu son horrible bière. La bière le rendait violent et enragé et maintenant, il avait une raison de l'être. Je pleurai et me relevai alors qu'il se dirigeait vers moi, enjambant le lait renversé.

Je fus terrifiée lorsque Papa m'attrapa par les cheveux pour me forcer à le regarder. J'essayai de toutes mes forces de ne pas pleurer plus, sachant qu'il serait encore plus en colère et qu'il tirerait plus fort. Il faisait toujours ça, peu importait à quel point je me débattai, donc je restais silencieuse.

"Qu'est-ce que tu foutais avec le lait ?" me demanda-t-il d'une voix dangereuse. Il avait l'air calme, mais je savais qu'il ne l'était pas. Son souffle, si près de mon nez, sentait la bière et la cigarette, et j'avais envie de hurler.

"Je suis désolée !" criai-je tristement, et il se renfrogna. Il me regarda fixement avant de m'envoyer valdinguer d'une gifle. Ma joue picota et je sentis des larmes brûlantes rouler sur mes joues. Je ne savais pas pourquoi il était aussi méchant parfois, mais je savais que je devais nettoyer mes bêtises.

"Stupide petite merde," me cria-t-il en se rapprochant. Il me poussa du pied, me faisant mal, avant de fouiller dans un tiroir pour en sortir un rouleau d'essuis-tout qu'il me jeta à la tête. Le rouleau me toucha au front et je m'agenouillai pour nettoyer ce que j'avais fait tomber, en essayant de ne pas l'énerver encore plus. Peut-être qu'il serait plus gentil aujourd'hui et qu'il ne crierait plus.

"Ne t'approche plus de ce putain de frigo !" cria-t-il. Non. Pas gentil aujourd'hui. Comme s'il venait juste de réaliser que j'avais fouillé dans son frigo, il s'approcha et me frappa à nouveau, me faisant tomber. Il était tellement plus grand que moi, et je savais qu'il pouvait me faire très mal, comme il l'avait déjà fait. Ou pire, il y avait son placard...Je détestai ce placard. Quand je tombai à cause de sa gifle, il s'énerva encore plus et il m'agrippa par le bras pour me relever.

"Aïe, Papa !" criai-je en essayant de me dégager. Il grogna et me gifla.

"Qu'est-ce que je t'ai déjà dit au sujet de m'appeler comme ça ?" rugit-il, en ressemblant au tueur que j'avais vu une fois à la télé après qu'il soit partit se coucher. Ses yeux étaient énervés et plissés à la fois et je voyais ses dents, comme un chien qui voudrait mordre le facteur à la télé. Je gémis, sachant qu'il ne voulait pas que je l'appelle Papa. Je l'appelais rarement, mais quand c'était le cas, je disais Papa. C'était qui il était, donc c'est comme ça que je l'appelais. Je l'avais appellé Charlie une fois, et ça l'avait mis encore plus en colère que 'Papa'.

"Ne m'appelle pas comme ça et nettoie ton foutu bordel !" cria-t-il avec colère, en me poussant vers le lait. Je le regardai, terrifiée et choquée, retourner dans le salon pour voir la fin du match. Je nettoyai immédiatement les saletés que j'avais fait dans la cuisine, sans faire de bruit et en essayant d'arrêter de pleurer. Papa détestait quand je pleurais, et il m'insultait quand c'était le cas.

Quand le lait fut nettoyé, je restai dans la cuisine, sans savoir quoi faire. Si j'allais dans le salon, il me frapperait à nouveau. Si j'allais dans ma chambre, il viendrait me chercher et me dirait que je suis paresseuse. Si je restais là, il me dirait que je suis stupide et m'enverrait dans ma chambre. Je ne savais pas où il voulait que j'aille, donc je me remis à pleurer parce que je savais que je n'arriverais pas à le rendre plus heureux. J'aurais aimé que Papa soit plus heureux qu'il ne l'était maintenant. Je détestais qu'il crie et qu'il frappe parce qu'il était en colère après moi.

"Est-ce que tu as fini ?" cria-t-il depuis le salon. Ça voulait dire que je devais aller le voir et je marchai jusque dans le salon pour hocher la tête. Il grogna et me lança un coup d'oeil, notant mes larmes.

"Oh, putain," cracha-t-il. "Arrête de pleurer," m'ordonna-t-il avec une expression dégoûtée sur le visage. Je reniflai et me forçai à arrêter de pleurer alors que mes bras et mon visage brûlaient de douleur. Je détestais ça quand Papa me faisait mal. Je ne réussis pas à m'empêcher de pleurer pendant longtemps et avant même que je ne m'en rende compte, mes larmes coulaient à nouveau. Je les essuyai sur ma manche, espérant qu'il ne les verrait pas, mais mes efforts furent gâchés lorsqu'il se tourna pour me regarder. Il était à nouveau fâché.

"Tu veux aller dans le placard ?" me menaça-t-il. Je ne réussis pas à retenir un hurlement et il se leva. Il m'attrapa le bras avec colère et il me fit monter les escaliers. Il m'emmena dans ma chambre à la porte cassée et il me jeta à l'intérieur, fermant la porte du mieux qu'il le pouvait.

"Si tu veux pleurer comme un bébé, alors tu peux rester loin de moi," dit-il simplement. Je l'entendis mettre une chaise sous la clenche pour que je ne puisse pas m'échapper de la chambre avant qu'il ne me laisse sortir. Je pleurai fort, parce que j'avais peur d'être enfermée. Je n'aimai pas être enfermée parce que je savais que quand Papa fermait les portes, il me ferait plus mal que d'habitude.

"La ferme !" me cria-t-il d'en bas alors que je pleurai de plus en plus fort. Je plongeai mon visage dans mon oreiller pour étouffer mes pleurs.

Pourquoi papa me détestait-il autant ? Je ne savai pas, et ça me rendait triste de savoir qu'il était tout le temps en colère après moi. Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal ? Papa me disait souvent que c'était à cause de moi que maman était morte, et que personne ne pouvait être heureux si elle n'était pas là. Je n'avais jamais connu ma maman, mais je me demandais toujours si papa était aussi en colère après elle, ou si il était plus gentil. Papa me disait qu'il aimait maman, et que si je n'avais pas été là, elle l'aurait été. Je me sentai toujours mal, sachant que j'avais fait partir maman, mais je ne savai pas comment j'avais fait. Papa m'avait emmené sur sa tombe une fois, et je ne l'y avais pas vu. Il m'avait dit qu'elle était morte, mais je ne savais pas ce que c'était. Est-ce qu'elle reviendrait des morts ? Je ne pensai pas, et c'était pour ça que Papa était triste et énervé tout le temps. Si j'avais laissé Maman ne pas être morte, alors elle serait là, Papa serait heureux et il ne ferait pas mal comme il le faisait C'était ma faute si Papa frappait et criait, et je me sentais mal de le rendre si triste et énervé.

Je fus coincée dans ma chambre toute la journée, sans rien faire d'autre que pleurer. J'entendis souvent Papa faire du bruit en bas, mais il ne remonta pas et il ne cria pas non plus, donc je me sentis mieux. Ma joue me faisait très mal à cause de sa gifle, mais je ne pleurerais pas pour ça. Je ne pouvai pas. Il fallait que je sois une gentille fille et je ne devais plus pleurer autant si je voulais le rendre plus heureux. Papa ne remonta pas, et rapidement, ce fut la nuit, et l'heure de dormir.


Voilà, comme vous le savez maintenant, j'enverrais un Teaser du prochain chapitre à tous ceux qui m'en feront la demande par review. J'ai vraiment envie de savoir ce que vous pensez de cette histoire, alors lâchez-vous !

Prochain chapitre : L'école

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Vous voulez la suite ? Moi, je veux des reviews... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !!!

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