Bonjour à tous ! Oui je sais j'ai un peu tardé... mais comme certaines d'entre vous l'on remarqué je fais plusieurs choses à la fois ! Oui je sais c'est pas bien^^

Bref voici la suite, n'hésitez pas à me donner votre avis !


Séparation

Je garais la même Volvo, à la même place, dans le même stationnement qu'hier. Rien ne semblait différent d'il y a vingt-quatre heures, mais tout l'était. Les choses étaient si simples, si innocentes alors. Si seulement j'avais respecté la volonté de Bella, lui laisser passer un anniversaire tranquille, comme elle l'avait souhaité, peut-être ... Mais non, cela serait arrivé tôt ou tard. J'avais eu la chance que Bella quitte sa fête désastreuse avec seulement des points de sutures et pas avec une pierre tombale.

Le déjà vue continua quand Bella se gara à coté de moi, bien que son visage ne reflétait pas la consternation aujourd'hui. Je savais qu'elle me regardait, essayant de deviner mon humeur. Quand son pouls s'accéléra, je fus tenté d'essayer de décrypter ses émotions, mais je détournais les yeux. Non, ses sentiments, ses pensée, ne devaient plus être une préoccupation, seule sa sécurité importait. Quand j'ouvris sa portière, je regardais son bras blessé. Caché sous plusieurs couches de tissu, personne ne pouvait savoir ce que je lui avais fait.

« Comment vas-tu ? » demandais-je, ne réalisant pas à temps le danger de cette question.

« Bien, » répondit-elle, crachant presque le mot. Elle claqua la portière de sa Chevrolet alors que je prenais son sac à dos. Sans un mot, nous marchâmes vers la salle de cours. Autant je redoutais de devoir faire la conversation à Bella, autant son silence était infiniment pire. Et son irritation était palpable.

Bien que ma gorge brulait plus fort que les feux de l'enfer, je grelottais. Pour la première fois de ma vie d'immortelle, j'avais froid. Je méritais son silence et n'avais aucune intention de le briser, mais c'était comme un mur entre nous, une barrière oubliée depuis longtemps. Ce premier rempart était tombé si facilement - mais celui-ci ne devait pas. Il devait rester en place pour toujours, me séparant de sa chaleur. Je devais avoir froid – c'était ce que je méritais.

Mais tout de même je me battais contre la vérité. J'aurais fait n'importe quoi pour sentir sa chaleur contre moi, sachant qu'un simple baiser pourrait la sortir de sa maussaderie. J'ai ouvert la porte de notre première salle de classe et quand elle est passée devant moi, son odeur a déferlé sur moi. Ma main monta, lui touchant presque le dos, mais je me suis arrêté juste à temps, fourrant mon traite de poing dans ma poche. Non. Si elle était prête à s'éloigner de moi, tant mieux.

L'humeur de Bella ne s'améliora pas de toute la matinée. Je gardais un regard fixe, feignant d'être absorbé par n'importe quel professeur qui était devant nous, mais me concentrant réellement sur ma vision périphérique. Je me trompais en pensant qu'elle m'ignorait et j'ai supposé qu'elle le savait. Bella changeait de position toutes les deux ou trois minutes, vérifiant l'horloge ou ajustant ses manches. Quand je lui demandais comment allait son bras, elle me repoussait, aussi opposée à la conversation que je l'étais. Elle semblait distraite, aussi indifférente aux cours que je l'étais. Arrêtes d'essayer de lire ses …

Alors que nous marchions dans les couloirs, je lui tendis un papier. Je lui avais fait une dispense de sport en imitant l'écriture de Carlisle. « Tiens. » dis-je sans la regarder.

Bella prit le papier sans un mot, faisant attention à ne pas toucher ma peau. Nous avions bouclé la boucle, me suis-je rendu compte, me rappelant de notre premier contact en biologie l'année dernière. J'avais évité de la toucher, comme elle l'évitait désormais. Elle était si clairvoyante, était-elle consciente que j'étais doucement en train de dire au revoir?

Notre plus longue conversation vint à midi quand Bella demanda où était Alice. Quand elle apprit qu'elle était partie, son visage se crispa dans une expression de honte et de douleur. Ma résolution fut testée de nouveau - je voulais tellement mettre mon bras autour d'elle et la réconforter, lui dire que tout irait bien, mais bien sûr je ne le fis pas. Je pouvais difficilement me permettre de la tenir - une fois mon bras autour d'elle je ne pourrais plus la lâcher. Elle devait avoir sa vie, en toute sécurité, loin de moi. C'était tout ce qui comptait.

Le dernier cours de la journée fut le plus difficile, l'un des rares que je ne partageais pas avec Bella. Je passais l'heure à essayer de trouver les paroles que je dirais, le dernier au revoir. Quand je me voyais m'éloigner au moment final, il y avait une nouvelle pensée qui traversait l'agonie. Que ferais-je de moi une fois partit ? Où irais-je? Loin ...

Mon esprit dériva dans la classe de Bella, espérant une pensée de seconde-main, je me fustigeais à nouveau. Peu importe où j'irais, elle serrait toujours le centre de mon monde, se rappelant toujours à moi. Qu'est-ce qui pouvait détourner mes pensées d'elle ?

Finalement la cloche sonna, mettant fin à la torture.

Je retrouvais Bella à l'extérieur de sa classe et nous avons marché tranquillement à sa camionnette. Son humeur avait changé, peut-être de la frustration ? Sans demander, je ne saurais jamais. Je m'attendais à moitié à ce qu'elle se fâche, me rappelant une vague promesse que j'avais faite il y a si longtemps …

« … me prévenir à l'avance la prochaine fois que tu décideras de m'ignorer pour mon bien. »

J'avais trouvé la demande drôle à l'époque, effectivement heureux qu'elle ait trouvé mon manque d'attention de mauvais goût. C'était l'une des nombreuses promesses que j'avais cassé, que je cassais. Mais je n'avais jamais promis de rester indéfiniment ... « Tant que cela te rendra heureuse, je serais près de toi.», avais-je dit. Il était clair qu'elle n'avait pas besoin de moi pour lui nuire plus longtemps. Elle n'avait pas besoin de moi pour la tuer.

Arrivés à sa camionnette, elle rompit notre silence. «Tu passes, ce soir ? » demanda-t-elle. Son ton était assuré.

J'aurais du savoir pourquoi elle ne s'attendait pas à ce que je la suive chez elle, mais je ne voyais pas la raison du changement de sa routine. Que devait-elle faire seule cet après-midi ? Je cherchais à me rappeler ce qui était spécial aujourd'hui, quoique cela ne devait pas avoir d'importance. « En quel honneur, ce délai ? »

« Je travaille. J'ai échangé ma journée d'hier avec Mme Newton. » Elle semblait fière de m'avoir pris au dépourvu.

« Ah, c'est vrai. » C'était tout ce que je trouvais à dire. J'avais planifié de travailler sur nos devoirs, dans sa cuisine, ce qui était une perte total de temps et de papiers. Je l'aurais quitté avant le diner et pour la nuit, prolongeant ainsi mon long au revoir. Cette nuit elle devrait dormir seule.

Que Bella dut travailler n'était qu'un écart mineur dans mon plan. L'adaptation était un autre point fort de mon espèce, je devrais donc être capable de gérer un changement aussi trivial et la quitter du moins pour aujourd'hui, plus tôt que plus tard. Mais respirer me devint impossible à cette pensée.

« Mais tu me rejoins dès que je suis à la maison, hein ? »

Non, je te verrais demain. C'est ce que j'aurais du dire. Quelle différence ça ferait quelques heures ? Mais il y avait si peu de minutes avant de partir, comment aurais-je pu renoncer même à une heure ? Je me suis demandé si elle pouvait entendre la faiblesse de ma réponse. « Si tu veux. »

« Tu sais bien que oui, » dit-elle avec tant de conviction que je dus faire un effort pour ne pas réagir.

«A tout à l'heure alors, » lui répondis-je. Comme pour tous les au revoirs, l'envie de l'embrasser me prit, mais comme ce matin, j'évitais sa bouche. Son front était chaud, et les mèches de ses cheveux formaient un rideau fin entre sa peau et mes lèvres. Mes yeux se fermèrent automatiquement, ignorant le monde autour de moi, savourant ce petit goût d'intimité. Étonnamment, ma soif n'était pas au rendez-vous, et mes lèvres furent la seule chose réchauffées par le baiser.

Je retournais à ma voiture, tentant de ne pas me retourner, refusant de la regarder partir. Mais le bruit de sa camionnette ne pouvait pas être ignoré, et j'entendis ses freins crisser tandis qu'elle sortait du parking.

Mes mains restèrent posées sur le toit de la Volvo, alors que je l'écoutais s'éloigner dans la ville.

Edward semble encore pire qu'au déjeuner. Je me demande ce qui s'est passé? On dirait qu'il a perdu un être cher.

Les suppositions d'Angela Weber étaient plus proches de la vérité qu'elle ne pouvait le savoir. Elle me sourit chaleureusement en passant devant moi, et je lui fis signe avant de plonger dans ma voiture. Ce n'était pas Bella qui se mourait, c'était moi.

Le parking était presque vide, mais je n'ai pas démarré la voiture. Pour aller où ? Je ne pouvais pas stationner à l'extérieur de chez Newton, à écouter les pensées de mon successeur le plus probable, mais mes oreilles souffraient de vouloir encore entendre la voix de Bella. J'allumais l'autoradio, essayant de trouver quelques distractions. La musique que j'avais mise le matin même résonna dans l'habitacle : le Requiem de Mozart.

Si je ne pouvais pas occuper ces quelques heures sans Bella, comment pourrais-je gérer les jours, les semaines, les décennies loin d'elle? Mon cœur devint une lourde pierre dans ma poitrine alors que je réfléchissais à mon avenir. Il devait y avoir quelque chose que je pourrais faire qui pourrait alléger mon fardeau, si ce n'est que pour un petit moment. J'étais tellement perdu dans mes pensées que lorsque la porte passager s'ouvrit je sursautais.

« Wahou, j'ai surpris Edward. Il faut prendre une photo ! » déclara Emmett, alors qu'il s'installait à coté de moi.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? » Emmett était la dernière personne à laquelle je m'attendais – j'avais du mal à croire que Rosalie l'ai laissé filer.

« Aller – nous avions l'habitude de passer les heures où Bella travaille ensemble. » Il se rappelait avec émotion les moments que nous passions seuls, et se réjouissait d'avoir du temps avec moi. Cette perspective de distraction ne soulagea pas mon agitation.

« Hé, tu es là clandestinement. Je suis surpris que Rosalie ne t'ai pas entrainé dans la planification de votre prochaine excursion. » Mes mots sortirent plus durement que j'en avais l'intention.

Je suis désolé. J'étais dans le coin, Edward. Tu m'as vraiment manqué.

Ses regrets étaient authentiques, et ils déclenchèrent mes remords. « Non, c'est moi qui doit être désolé. J'ai toujours regretté la façon dont Rosalie t'as éloigné, mais je suppose que je peux le comprendre. » Mon monde était gouverné par une femme également.

Les dangers de l'amour, pensa-t-il, et je détournais les yeux, le poids dans ma poitrine devient insupportable.

« Alors qu'est ce que tu fais, assis ici à écouter cette musique lugubre ? Trouvons-nous quelques choses d'amusant à faire avant que je ne reparte ? » C'était juste un bref répis avant que Rosalie n'éloigne encore mon frère.

« Où allez-vous cette fois – vous retournez en Afrique ? » J'essayais d'influer un peu d'enthousiasme à la question.

« Non. New-York, je pense. Nous allons rester avec vous pour mettre en place la nouvelle maison. Rosalie va aider Esmé à choisir les couleurs… pour les serviettes ou les rideaux, ou quelque chose comme ça. » Comme si quelqu'un se souciait de savoir si les murs allait être crème, blanc-cassé ou vanille.

« Tu es un lourdaud insensible, Em. Tu ne sais pas que la couleur préférée d'Esmé est l'ivoire ?» Ma tentative de plaisanterie tomba à plat, évidement.

Ca me tue de te voir comme ça, frérot ? Y-a-t-il quelque chose que je puisse faire pour t'aider ?

J'ai soupiré, soufflant de l'air froid sur le volant. « Non, je ne pense pas. Sans elle il n'y a pas de joie pour moi. Je ne sais pas ce que je vais faire après mon départ. »

Je serai là pour toi, Edward, je te le promets. Nous allons trouver quelque chose pour garder ton esprit loin d'elle.

Stupéfait, je regardais mon frère. « Tu ne vas pas essayer de me convaincre de rester? »

Il grogna. «Je t'ai dit que je te soutiendrais dans ta décision, n'est-ce pas? Alors c'est ce que je fais, mon frère. Tu essaie de protéger Bella de la meilleure façon que tu as. Je ferais la même chose pour Rosalie, peut importe ce que Alice ou Esmé, ou qui que ce soit pourrait dire. Je ne suis pas allé en Afrique de mon plein gré – tu le sais. Mais je vis pour elle, je vis grâce à elle. Je souhaite juste que tu puisses trouver le même bonheur. »

« Tu ne pense pas que je doivent transformer Bella ? »

« Ca serait sacrément plus facile si tu… mais ce que je pense n'a pas d'importance ? »

Je ne pouvais pas parler. Emmett comprenait vraiment, et pour un bref instant le poids c'est allégé.

Il changea d'expression et se mit à farfouiller l'autoradio, ayant besoin d'alléger l'atmosphère. La chasse en Afrique était impressionnante. Tu aimerais un léopard. Ils sont un défi à la traque.

Du rap résonna dans la voiture, et je me lamentais. « Ca ne va pas m'aider, Emmett. » Les mots incohérents et les basses pulsations donneraient mal à la tête à un immortel.

Chacune de ces mortelles dents blanches me sourirent. « Je paris que tu ne pense pas à elle maintenant, » dit-il presque enchanté, et il chercha à atteindre le volume.

Je claquais sa main pour arrêter la musique. « Ne… »

Et que vas-tu faire pour m'arrêter ? Il croisa les bras avec un sourire.

Sa tentative pour me distraire avait presque réussi, et je dû admettre que tout n'était pas qu'une malédiction dans le fait d'être un vampire. Je n'aurais jamais eu un frère, sans parler d'un vrai comme Emmett, si Carlisle n'avait pas fait de moi un immortel.

« J'apprécie ce que tu essaie de faire, Em… et merci. Mais je ne pense pas que je serais de bonne compagnie. » Il ne devait pas s'embarrasser de moi.

Pas même pour quelque temps ? Nous partons dans quelques heures…

« Non, amuse-toi. Ca ira bien, » mentis-je.

Son visage s'assombrit, et il ouvrit la porte. Non, je ne pense pas que ça ira, Edward. J'espère te voir bientôt. Il était clair dans son esprit qu'il ne s'attendait pas vraiment à me voir ... peut-être plus jamais. Malgré tout son humour, la vision du monde d'Emmett était très claire à certains moments.

« Bye, Em, » dis-je rapidement. Il avait raison, je ne profiterais pas de sa compagnie avant longtemps. Je démarrais la voiture, ne sachant pas où aller, réfléchissant aux mots d'Emmett. Peut être que l'Afrique était un bon point de départ pour commencer – c'était aussi loin que possible de Forks. Bien que je doute que la traque d'un léopard soin difficile pour moi.

Traquer… le mot me rappelais des souvenirs désagréables. La dernière fois que j'avais croisé un traqueur, il avait faillit m'enlever Bella, et je regrettais de ne pas avoir pu lui arracher la tête de mes propres mains. Ses autres compagnons avaient fui Laurent avant que la bataille ne débute, Victoria après qu'elle fut terminée. Elle était restée loyale à James jusqu'à la fin. Elle était aussi vicieuse que lui.

Victoria était toujours là, quelque part, à chasser des humains. Il était peu probable qu'elle revienne dans cette partie du pays avant bien des années – les nomades fuient l'exposition, faisant le minimum d'effort pour masquer leur meurtre. Savoir que ce territoire avait été revendiqué par notre famille, cela devait être suffisant pour garder à l'écart un vampire seul comme Victoria. Mais elle trouverait d'autres victimes, et je savais pour l'avoir lu dans ses pensées qu'elle était brutale avec ces dernières.

Quand j'ai réalisé que j'étais garé sur le trottoir devant chez Bella, j'ai su que j'avais trouvé ma distraction. Chasser Victoria pourrait être la seule chose qui empêcherait mon esprit de penser à Bella. Peut-être ...

Regardant la minuscule maison, et les vieux rideaux en dentelle accrochés à une fenêtre en particulier, toutes autres pensées disparurent. Je pouvais me rappeler chaque fois où j'avais escaladé le mur et avais ouvert la fenêtre, entrant dans le seul paradis que je connaîtrais. J'ai relancé le CD encore une fois, essayant de trouver du soulagement dans mes propres souvenirs.

Heureusement Charlie arriva tôt à la maison, et m'invita à entrer. « Bella ne devrait pas tarder, » dit-il, regardant sa montre. « Tu as faim ? »

J'haussais les épaules, et le suivi dans la maison. Nous échangions des plaisanteries au sujet de mes cours et de sa tranquille journée au poste de police. Pendant tout ce temps, j'étais bombardé par les images et les tentations du passé. La maison portait le parfum de Bella dans ses murs, son sol, dans son essence même, et l'arome a enflammé ma gorge comme toujours. Nous étions assis dans la cuisine – l'endroit où je l'observais vivre.

Je me rappelais du plaisir sur son visage quand elle cuisinait, de la rougeur de ses joues quand nos mains se touchaient tandis que nous faisons la vaisselle et de la sensation de joie pure que je ressentais quand elle m'accueillait à la porte, ses grands yeux bruns me regardant avec adoration. Ce n'était pas bien d'être ici, à l'attendre, mais c'était une autre partie de mon amour que je devais laisser ce soir. Elle ne me reverrait plus ici. Sa vie serait meilleure, protégée du monde diabolique que je portais comme une seconde peau.

Charlie n'était pas au courant de mon trouble, et sortit une pizza pendant que nous attendions Bella. J'avais avalé quelques bouchées quand il me regarda curieusement. Je n'avais pas dîné avec lui seul avant, et il semblait surpris par mon manque d'enthousiasme pour la nourriture. Je ne pouvais pas en être sûr cependant, et l'obscurité de ses pensées était un autre rappel du mystère de l'esprit de Bella. Tout me ramenait à elle dans ce lieu ...

Heureusement, le diner ne dura pas longtemps, et nous sommes allés jusqu'au salon. Alors que je passais devant les escaliers qui menaient à la chambre de Bella, les souvenirs m'assaillirent. Dans mon esprit, elle bondit dans l'escalier, l'air tout à fait étonnée, vêtue de son chemiser bleu foncé – mon favoris, tombant littéralement comme une plume dans mes bras. Je repoussais cette image loin avant que cela ne continue ...

Je m'assis dans le fauteuil – la place habituelle de Charlie – mais il ne protesta pas. Bella allait bientôt rentrer, et si je m'installais dans le canapé, elle allait s'assoir à coté de moi, testant encore ma décision. Charlie mit une chaine de sport et se concentra sur les résultats affichés à l'écran.

Il commentait le match des Mariners quand j'entendis la camionnette. Elle était à la maison.

Elle courut dans l'allée, ses pas résonant sur le bitume. La porte a claqué et elle est entrée. « Papa, Edward ? » Sa voix était frénétique.

Je me suis mordu l'intérieur des lèvres en entendant sa voix. Mais c'était Charlie qui était responsable d'elle – je ne pouvais plus remplir ce rôle.

« Ici, » lança Charlie, ne répondant pas à son urgence. Elle apparut, scrutant la pièce des yeux avec inquiétude. Elle se calma quand elle me vit, mais je ne croisais pas son regard.

« Salut, » dit-elle timidement. Je ne bougeais pas, de peur de réagir et de perdre la bataille que mon corps menait pour sauter et l'embrasser.

Une vague confusion traversa l'esprit de Charlie, mais il ne me jeta même pas un coup d'œil. « Hey, Bella. Il reste de la pizza. »

« Ok, » dit-elle, et je sentais son regard peser sur moi. Elle ne bougeait pas, attendant une réaction de ma part. Je devais dire quelque chose.

Je l'ai regardais et ai souris, me rappelant mes manière. « Je te rejoins, » dis-je, alors que je détournais les yeux. Un autre mensonge – je ne quitterais ce fauteuil que pour aller vers la porte d'entrée.

Elle sentit ma tromperie et me fixa, immobile. Puis elle tourna les talons et se pressa vers la cuisine, emportant un autre petit morceau de mon cœur.

Les pieds d'une chaise raclèrent le lino quand elle se glissa à table et s'assit. Je ne pouvais pas la voir, mais je pouvais entendre chacun de ses mouvements. Charlie me demanda quelque chose sur les statistiques de football à la télévision, et j'ai répondu, n'y prêtant pas beaucoup d'attention. Bella était juste assise dans la cuisine. Je n'avais pas entendu la boîte de pizza s'ouvrir, ni sentit l'odeur fétide de pepperoni. Sa respiration était laborieuse, et son cœur battait la chamade. Que pensait-elle ?

Je croisais et décroisais mais jambes luttant contre l'envie de la rejoindre, et heureusement elle se calma. Ce qui la tracassée avait du se résoudre. Elle était forte, elle guérirait. Je l'entendis trainer dans la cuisine, et j'espérais qu'elle allait finir par manger quelque chose.

Me réinstallant plus confortablement dans le fauteuil, souhaitant pouvoir me remettre aussi facilement, son pouls sauta un battement. Je me tendis, mais elle se rua dans les escaliers, vers sa chambre. J'aperçus son visage au passage, et je n'y vis que de la détermination.

Les sons suivants que j'entendis me surprirent, mais les cliquetis de l'appareil photos étaient justement le genre de choses imprévisibles que j'attendais de Bella. Au moins quelque chose de bien ressortirait de ses cadeaux d'anniversaire.

Je commençais à craindre de devoir monter à l'étage pour dire bonsoir, quand elle descendit les escaliers, beaucoup plus lentement qu'elle ne les avait montait. C'est l'appareil qui réapparut en premier, alors que Bella prenait une autre photo.

Je ne réagis pas, mais elle avait toute mon attention. Elle insista pour que je prenne une photo d'elle et son père, et je commençais à avoir des soupçons. Bella n'était pas sentimentale, pourquoi se soudain intérêt pour la sauvegarde de l'instant présent ?

Charlie se porta volontaire pour prendre une photo de nous, et je lui touchais légèrement l'épaule, tandis qu'elle m'enlaçait. Je me demandais si elle n'était pas au courant de ma décision de partir. Et si Alice était allée sur son lieu de travail ?

Je forçais mes lèvre en un sourire vide quand l'appareil a flashé. Heureusement Charlie a mit fin à la séance après ça et je retournais m'assoir sur le fauteuil. Dans quelques minutes je m'en irais. Je gardais les yeux sur la TV, loin des escaliers quelques mètres plus loin.

Elle s'assit à coté de moi, sur le sol, respirant par à coup. Il n'y avait aucun parfum de larmes, c'est qu'elle ne pleurait pas – qu'est-ce qui l'affligeait ?

C'était moi, bien sûr. Que ce soit la peur, la colère, la frustration ou tout simplement, ma présence devait être ce qui provoquait son malaise. Je me levai pour partir.

La vue d'elle sur le plancher, recroqueviller, m'assaillit. Elle était si petite, si vulnérable et elle tremblait. Pourquoi devait-elle passer par là ? « Il faut que je rentre, » ai-je dit, espérant qu'elle serait soulagée.

« A plus » lança Charlie, absent.

Bella c'est lentement dépliée, se retenant au canapé pour garder son équilibre. Une envie irrésistible me pris de l'aider, mais comme elle se redressa, je me dirigeais vers la porte d'entrée et filais vers ma voiture, tandis qu'elle me suivait.

« Tu ne reste pas ? » demanda-t-elle, mais les intonations déprimées de sa voix m'indiquèrent à quelle réponse elle s'attendait. Autant j'avais espéré qu'elle voulut que je m'en aille, autant il était évidant que le contraire était vrai. Mais je ne serais pas lâche cette fois, cependant.

« Pas cette nuit. » Plus jamais.

La pluie commença à tomber avec mes mots, remplaçant les larmes que je ne pouvais pas verser.

Elle n'essaya pas de me toucher, de me retenir, ses bras enroulés autour de sa poitrine. Elle retenait toutes ses émotions, comme je le faisais, m'observant alors que je partais.

J'essayais de ne pas regardais dans mon rétroviseur, mais je ne pu résister. Bella se tenait immobile sous la pluie jusqu'à ce que je sois hors de vu, me suppliant en silence de revenir à ses cotés. J'avais passé très peu de nuit loin d'elle, seulement quand j'allais chasser. L'idée de passer cette nuit sans elle, sans les battements de son cœur, raviva la boule dans ma gorge.

Cela devait être ainsi, elle devait être en sécurité.

Bella ne voudrait pas lâcher facilement, et je devais cacher mes sentiments pour elle si je voulais la convaincre de vivre sa vie sans moi. Ce serait la tache de demain, ce soir je devais faire face à mon père.


Voilà, voilà ! Au prochain chapitre la confrontation avec Carlisle et plein d'autres choses encore... alors si vous la voulez rapidement cette suite, vous savez ce qu'il vous reste à faire : me motiver ! Et comment on me motive ? Bah facile une petite review !