Lorsque Kirk se réveilla, il ressentit tout de suite le confortable vrombissement de son navire et également les sons familiers provenant de l'infirmerie. Il s'accorda 3 secondes avant d'ouvrir les yeux pour découvrir, comme il fallait s'y attendre, son médecin en chef, les sourcils froncés, surgissant au-dessus de lui. Du coin de l'œil, il aperçut Spock debout de l'autre côté de son lit. Il cligna des yeux pendant un moment, autorisant l'information à se frayer un chemin à travers les brumes de son cerveau.

Une fois qu'il eut comprit que Spock avait finalement réussi à venir à temps pour le sauver, il adressa à ses amis un sourire radieux en s'asseyant, en grande partie pour les rassurer.

"...C-Combien de temps ?" Sa voix était éraillée, comme s'il avait crié pendant longtemps. Il n'en doutait pas vraiment, étant donné les souvenirs qu'il avait de sa captivité.

"3,7 heures, Capitaine. Le Commodore est resté emprisonné sur le vaisseau pendant tout ce temps." Son sourire s'évanouit à la mention du Commodore. Ses sourcils se froncèrent en une expression de confusion avant qu'il comprenne.

"Ah, oui...oui...L'avez-vous déjà interrogé, Mr. Spock?"

Le Capitaine se remettait remarquablement vite. D'après ce que le département des sciences et de l'ingénierie avait découvert sur le petit objet, il n'aurait pas dû pouvoir penser de façon aussi lucide aussi rapidement, et se rappeler de tout ce qu'il s'était passé durant sa capture. Et pourtant, en dépit des conseils du médecin et des propres réserves de Spock, le Capitaine insista pour être délivré de l'infirmerie, et ce après 8 heures d'observation seulement.

La flotte avait été mise au courant des actions du Commodore et le Lieutenant Commandeur qui était détenu avait été relâché. Un procès en cour martiale devait débuter dans deux jours, lorsque les trois officiers Commandants seraient arrivés pour le superviser. Personne à bord de l'Entreprise n'était autorisé à juger en raison de leur implication dans l'affaire en cours. Assez bizarrement, ces nouvelles n'avaient pas eu l'air d'inquiéter le Commodore. Il était resté serein et s'était contenté d'invoquer son droit à un avocat. Le Docteur McCoy n'était pas tranquille face à ce comportement, mais Spock ne s'inquiétait pas. Il se disait que, comme dans tous les autres cas de crimes passionnels, c'était parce que l'homme avait retrouvé son sens commun et acceptait de devoir être jugé et puni en accord avec la loi.

Spock ne s'alerta pas non plus quand le Capitaine lui confia la passerelle, 20 minutes avant que son vaisseau ne reparte. Malgré ce que Kirk pouvait clamer, son premier officier était conscient qu'il était loin d'être complètement rétabli.

Il réalisa à quel point le Capitaine était loin d'être guéri seulement lorsque une heure plus tard, les officiers de la passerelle et de la salle de téléportation reportèrent, paniqués, la disparition du Capitaine et du Commodore. Spock ne perdit pas de temps à se réprimander pour son laxisme ou ses espérances typiquement humaines. A la place, il contacta immédiatement la Base 70 pour faire arrêter et détenir les fugitifs pendant qu'il ordonnait à Sulu d'effectuer un scan complet de la base.

Dans la demie-heure qui suivit, ils avaient localisé le signal du transpondeur du Capitaine Kirk. Spock se rendit sur les liexu avec une équipe de sécurité pour finalement découvrir qu'il avait été enlevé et jeté en-dessous d'une table par les lignes spatiales au départ de la station.

Il était heureux que Spock soit un Vulcain. L'agitation qu'il ressentait fut aisément repoussée au profit de la logique alors qu'il enquêtait sur les convois partis la dernière heure. Il ne s'embêta pas à demander aux employés s'ils avaient ou non vu le Commodore Gregson ou le Capitaine Kirk. Si cela avait été le cas, ils l'auraient immédiatement reporté à l'Entreprise quand l'alerte avait été donnée.

L'heure suivante fut frénétique à bord de l'Entreprise. Spock testa une théorie à propos d'une possible relation entre la destination du Capitaine et le petit objet trouvé sur lui à leur débarquement dans les appartements du Commodore. S'aidant de la liste des dernières communications et de leur destination, et après que l'équipe scientifique lui ait donné la liste des composants de l'outil de contrôle mental, l'ingénieur Scott fut capable de retrouver les possibles destinations des réfugiés

Spock n'attendit pas de recevoir les instructions de la flotte. Il y avait suffisamment de règles qui justifiait l'ordre qu'il donna à l'un de ses lieutenant de diriger l'Enterprise vers Phylius Ter'o'na à vitesse de distorsion 6.

A suivre...


Et voilà un autre petit chapitre ! Désolée du retard mais Anais a beaucoup de travail. Le rythme de publication atteindra au mieux les 1 chapitre par semaine ou tous les 15 jours.

Bonne lecture à vous !

Je vous rappelle toujours que des traductions de fanfictions anglaises sont disponibles sur le forum de French K/S !