Enfin fini. Cela m'a pris un temps fou pour terminer ce chapitre et qui était censé sortir la semaine dernière. Mais comme tant d'écrivain en herbe, ce n'est jamais évident de terminer. Enfin bref, tout ça pour dire que je suis heureuse de publier la suite attendu par tous ^^

Je remercie ceux qui suivent mon histoire et qui me laisse toujours des commentaires. Depuis le dernier chapitre que j'ai fait paraître, j'ai eue de meilleures idées par rapport à l'extrait que j'avais laissé à la fin. Aussi ce tout nouveau chapitre, est bien différent que celui que j'étais censée faire. Donc, j'espère que cela vous plaira comme même et vous souhaite bonne lecture ! Désolé pour le retard

P.S : Au chapitre 6 « Belle inconnue », j'ai modifié un élément du chapitre pour que celui-ci colle parfaitement au chapitre 16

Chapitre 16 : ….d'autre, en un sommeil agité.

« Les bruits de ses pas, claquer sinistrement sur les dalles de pierres, dans il ressentait parfaitement la chaleur qui s'en dégager malgré la protection de ses chaussures. Cela était tout à fait compréhensible, puisque le paysage n'était plus qu'une immense fournaise, dans les flammes mangeaient avidement des carcasses informes qui n'était autre que les derniers vestiges de ce que fut autrefois des maisons. Munto ne songea nullement à ce détail, déterminer qu'il était à avancer dans cet enfer brûlant. Cela lui était très difficile d'avancer tant la chaleur était suffocante au point que l'air en était devenu irrespirable. Mais peu lui importer de souffrir, de voir des flammèches brûler ses habits voir de perdre simplement sa vie. Rien ne saurait le détourner de son but qui était pour lui aussi vital que l'air qu'il respirait. Malgré que son acte se révéler suicidaire, ceci n'était rien comparer à cette peur sourde qui lui tenaillait le ventre et qui ne faisait que croitre au fur et à mesure de son avancer. L'odeur de sang et de cadavre qui joncher le sol, ne l'aida en rien à le rassurer, si ce n'était qu'à accélérer d'avantage son cœur qui semblait vouloir sortir littéralement de sa poitrine. Peu lui importer de risquer sa propre existence en ces lieux car jamais il ne pourrait se pardonner d'avoir pu l'abandonner, elle qui n'était autre que son autre moitié.

Il culpabilisait de n'avoir pu se montrer convaincant envers elle. D'avoir pensé que la protection que représentaient ses amis proches ainsi que celle du golem, gardien du palais, serait amplement suffisant pour la mettre à l'abri. Pourtant sa compagne avait réussie a déjoué leur vigilance pour accourir ici, dans le seul but de venir à ceux qui aurait besoin d'aide. Elle s'était bien évidemment montrée sur ce coup-ci inconsciente mais comment lui en vouloir au final, lorsque l'on sait qu'elle n'avait agi que par pureté d'âme, dictée par de noble sentiments qui l'apanage d'une vraie reine. Pourtant, malgré que cela lui était facile de lui pardonner, il se demanda bien qui avait pu dire à sa compagne que des gens quémander son aide dans la ville en flamme, alors que ce n'était pas le cas puisque tous avait été mis en lieu sûr. Sans doute était ce du fait de cet être qui lui avait déclaré la guerre et qui, profitant de détourner l'attention de ses troupes, avait à feu et à sang sa ville. Heureusement, ils n'eurent aucune victime à déplorée.

Son ennemi semblait prendre un malin plaisir à s'attaquer de manière indirecte, contre lui et quoi de mieux, de l'attirer dans ce qui semblait être un piège, de choisir comme appât sa compagne pour le faire venir ici. Ce n'était rien d'autre qu'un lâche à ses yeux pour oser se servir d'innocent comme bouclier pour se protéger, lui permettant ainsi de l'attaquer en traître. Il jura de lui faire payer au centuple, tout le mal que son ennemi avait pu faire à ses sujets. Son n'en sort n'en sera que plus terrible, si jamais il arrivait quelque chose à sa compagne.

Décidé à rapidement retrouver sa femme, se promettant de la punir en privée lorsqu'elle sera avec lui, Munto accéléra son allure pour la rejoindre. Malgré l'intensité de la chaleur autour de lui, qui troublé le paysage, il n'eut aucun mal à ressentir sa présence. Car tous deux possédaient ce lien unique qui les unissait, leur permettant toujours de retrouver n'importe où, l'être aimé. Aussi, n'avait-il aucun doute de la trouver après avoir pris un tournant vers la gauche.

Le jeune roi s'attendait à ressentir du soulagement et de la joie en la voyant. Pourtant, à l'instant même où son regard se posa sur sa compagne. Tout son corps se glaça d'un seul coup, tandis qu'une terreur sans nom le pris à la gorge, bloquant ainsi sa voix qui le laissa bouche bée. Et ce n'était pas l'intervention d'un inconnu qui passa ses mains sur ses yeux, qui lui fera oublier ce qu'il avait pu voir. Bien que les intentions de l'inconnu étaient de soustraire Munto à cette scène, encerclant de son bras libre, la taille du jeune roi pour le soutenir silencieusement de par sa présence. Ses gestes s'avéraient inutiles car il était déjà trop tard. L'image qu'avait pu voir le jeune roi avait déjà fait son chemin, s'insinuant tel un serpent vicieux dans son âme, mordant de manière douloureuse le cœur de celui-ci.

Sa grande stupeur laissa rapidement sa place à un hurlement. Une note qui sortait de ses entrailles, vibrant de peine et de souffrance, exprimant à lui seul ce qu'il ressentait. Son cri ressembla à celui d'une bête blessé au plus profond de son âme et qui semblait agonir. Terrasser par la douleur, Munto n'entendit pas au loin, un autre hurlement qui faisait écho à ce qui le briser à l'intérieur, se joignant à lui pour former ensemble une unique plainte lugubre qui déchira littéralement l'air qui les entourer, chassant hors de la ville par la puissance de leur corde vocale, les flammes de l'incendie.

Ne supportant pas de se sentir prisonnier des bras de l'inconnu, Munto tenta par tous les moyens de se défaire de son étreinte, usant de sa rage envers lui pour s'en sortir. Mais ses tentatives restèrent vaines car son geôlier su faire face à sa colère, le tenant fermement contre lui. Rien ne sut le faire fléchir et ce n'était pas les insultes proférer par le jeune roi à son encontre, qui aller le convaincre de le relâcher. Aveuglé par la colère qui était essentiellement diriger sur l'inconnu et ne songeant qu'à échapper à son geôlier, Munto ne se rendit pas compte que l'étrangère n'était autre que le fantôme qui hanté ses nuits. Elle était vêtue de noir de la tête au pied, les cheveux attacher en un chignon simple ou avait était piquer des épingles pour retenir le long voile sombre qui dissimuler entière son visage. La robe qu'elle portait, mettait en valeur ses courbes qui confirmer ainsi les soupçons que Munto avait eu vis-à-vis de son fantôme, à savoir qu'il n'avait pas tort en affirmant qu'il s'agissait d'une femme. Normalement, le fantôme n'était pas sensée apparaître de la sorte car elle avait toujours tenue, lors de ses rencontres avec le souverain, à garder son identité en restant dans l'ombre. Depuis sa première apparition au jeune homme, la jeune femme n'avait jamais failli à sa promesse de garder l'anonymat. Pourtant aujourd'hui, les circonstances l'avait poussé à se dévoilé en plein jour car ce que vivait Munto en moment, n'était rien d'autre qu'un cauchemar qui était loin d'être habituel. A première vue, un mauvais rêve pouvait être certes déstabilisant et être rapidement oublié au réveil. Mais celui-ci était différent voir dangereux car elle inspirait des émotions négatif si forte, que le rêveur ne parvenait plus à distinguer le rêve de la réalité. C'était une situation dangereuse car ce qui pouvait arriver au jeune souverain dans ce cauchemar, allé forcément se répercuter dans le monde réel. Ce fut pour cette raison, que le fantôme était intervenu dans ce cauchemar, au risque de compromettre certes choses dans elle tenait à garder secret.

La jeune femme était tout aussi bouleverser que le souverain, attristé qu'il ait pu assister à cette scène qui était parvenu en quelque seconde à le briser. Bien des émotions avaient envahi le jeune homme mais une seule pour l'instant prédominer les autres à savoir la colère et la rage. Elle avait beaucoup de mal à le retenir entre ses bras et le fait qu'il enfonçait ses ongles dans sa chair pour l'obliger à le relâcher, rendait encore les choses difficiles. Mais bien que Munto parvienne à la blesser, laissant des marques profondes dans ses bras d'où s'écouler à présent du sang, la jeune femme tenait le coup. A ses yeux, cette douleur n'était rien comparer à la perspective que le roi pouvait à tout moment sombrer dans folie, si jamais il parvenait à se libérer. Car bien que ce cauchemar n'était qu'un rêve, il n'en restait pas moins dangereux parce qu'elle parvenait à toucher au plus profond de son âme, le jeune roi qui était déjà à un stade proche de la folie et sera parfaitement complète, si jamais les choses perdurent.

Voyant le peu d'efficacité à l'emprisonner entre ses bras, le fantôme changea de tactique et décida d'employer la manière force pour aider Munto à sortir de sa transe.

Elle le lâcha brusquement, provoquant ainsi la chute du jeune roi qui ne s'attendait pas à ce qu'elle le fasse. Puis profitant qu'il se relève, la jeune femme se mit face à lui et lui asséna une gifle qui eut un effet sur sa personne, à savoir retrouver ses esprits. Quelque peu surpris par ce geste et affichant un air étonné, Munto porta une main sur sa joue endolorie qui était à présent rouge.

« Que ? bredouilla-t-il avant de littéralement exploser de colère face à elle. Mais ça va pas la tête, de me gifler ?! Pour qui te prends-tu ? »

La main sur le cœur, la jeune femme poussa un soupir de soulagement, rassurer de le savoir redevenu lui-même, même si le ton employé était loin de lui plaire.

« Mais au faite qui es-tu ? l'interrogea-t-il en la fixant intensément comme pour chercher le moindre trait de son visage qui pourrait l'aider à se rappeler de son identité. J'ai comme l'impression de te connaître. Ne serais tu le fantôme de mes nuits ? »

Le fantôme tressailli à ces mots et s'inquiéta d'avantage en voyant Munto lui agripper les poignets, pour anticiper de sa part la moindre tentative de fuite. Le fait qu'il se soit éveillé dans le monde des rêves, n'était pas bon pour la jeune femme qui savait que la perspicacité du souverain, allé rapidement aboutir à ce qu'il relève son voile pour découvrir son identité. Chose qu'elle devait absolument évité, pour son bien à elle mais aussi pour celui de Munto qui risquerait d'un seul coup de comprendre bien des choses à sujet et sur certain événement. Face à l'urgence de la situation, le fantôme n'eut d'autre choix d'avoir recours à ses pouvoirs pour mettre fin à tout cela, avant que les choses ne dégénèrent.

Doucement, elle leva ses mains vers Munto, qui n'usa pas de sa force pour empêcher son geste et la laissa poser sur ses joues. Le contact l'électrisa tout entier, faisant remonter en lui des sensations bien familier pour lui. Ce n'était pas la première fois qu'il ressentait de telle chose et comme d'habitude, le souverain avait toujours du mal à mettre un nom sur la personne qui était parvenu à lui faire éprouver ces sensations. Des sentiments doux et amer, l'envahi, tandis qu'une vague mélancolie éclairer ses yeux. Oui, il était clair que son fantôme avait un lien étroit avec lui et tout comme Mime, garder jalousement ses secrets. Munto aurait pu tenter de percer au moins son identité, en s'appropriant le voile de la jeune femme. Mais la voir, se soulever sur la pointe des pieds et approcher son visage du sien, avec de quoi lui faire perdre tous ses moyens. La perspective de se voir soudain embrasser par elle, le figea au point de plus parvenir à aligner le moindre mot, pour parler. Son cerveau semblait marcher au ralenti, tout comme il avait l'impression que le temps s'était figé.

La jeune femme esquissa un sourire malicieux, en voyant combien Munto rougissait de gêne. Il n'était pas difficile pour elle de comprendre à quoi il pensait et si elle n'était pas pressé de renvoyer dans le monde réel le souverain, sans doute se serait elle mit à le taquiner de manière assez coquine. Aussi mit elle un terme au dilemme du jeune roi, qui se demander si elle allait l'embrasser ou pas, en le forçant en douceur à baisser d'avantage sa tête vers pour déposer un simple baiser sur son front. Bien évidemment, Munto fut quelque peu déçu de n'avoir eut droit qu'à un simple bisou, que lui aurait pu lui donner une amie très proche. Après toutes ces années à se côtoyer le soir, leur relation n'était-elle pas plus profond que celle d'une amitié ? Apparemment non vu la preuve qu'il venait d'avoir, d'autant plus qu'elle gardait encore bien des secrets qui donner cette impression constant que son fantôme ne lui faisait pas encore confiance pour se confié à lui. Elle aimait certes l'écouté et savait presque tout de lui mais la jeune femme n'avait jamais tenue à partager avec lui ses doutes, ses peurs et tout ce qui faisait d'elle une personne unique et proche. Mais malgré la déception que son fantôme rester toujours renfermer sur lui, Munto lui pardonner facilement car il ne tenait à pas ce qu'elle puisse s'éloigner. De plus, le fait qu'elle soit enfin sortie de l'ombre pour apparaître devant lui dans des habits noir, prouvait au moins qu'elle avait fait un effort. Un grand pas dans leur relation, qui prouvait que la jeune femme tenait au moins à lui et qui aller sans doute se dévoiler petit à petit à lui. La seule chose à faire était qu'il patiente pour qu'elle fasse d'elle-même les pas, qui amélioreraient la situation entre eux.

« Aujourd'hui je constate et cela malgré ce voile sur ton visage, que tu es très belle. Vu que tu as fait un grand pas pour te révéler en pleine lumière devant moi. Me diras tu enfin qui tu es ? Demanda t il d'une voix chaude et profonde, en gardant fermement sa main contre sa joue. »

Ces paroles touchèrent profondément la jeune femme, qui dû prendre sur elle pour ne pas montrer au jeune souverain combien cela l'avait émue. Le simple fait qu'il puisse lui avoir dit qu'elle était belle, tout comme son geste à son égard, avait fait remonter à la surface un vieux souvenir. Un moment de son passé, ou une tout autre personne lui avait déjà murmuré ces mots et dans le regard rempli d'amour et de tendresse n'avait jamais cessé de briller pour elle, la faisant toujours se sentir aimée. Ce regard, elle le voyait parfaitement dans celui de Munto, même s'il ne s'en rendait pas compte. Bien qu'elle connaissait parfaitement les raisons de cette similitude avec celui qui faisait partie de son passé, la jeune femme ne pouvait empêcher son cœur de battre douloureusement à ce souvenir, tout comme cette tristesse qui s'était mis à l'envahir soudainement.

Heureusement que son baiser faisait à présent effet sur le jeune homme, sans quoi il aurait poursuivi son interrogatoire jusqu'à obtenir gain de cause. Sans que Munto n'eut le temps de comprendre quoi que ce soit, son corps devint transparent jusqu'à totalement disparaître.

La jeune femme ne s'inquiéta nullement de son sort puisqu'il s'était tout simplement réveiller, retournant ainsi dans le monde réel. Forcer les gens à se réveiller d'un simple contact, telle était l'un de ses rares pouvoirs qu'elle possédait. Munto allait lui en vouloir beaucoup, qu'elle l'ait sèchement congédié de la sorte comme s'il n'était un serviteur dans en avait plus besoin de ses services. Cela ne l'étonnerait pas donc, que leur prochaine rencontre serait des plus houleuses, surtout en sachant que le jeune souverain ne lâchera pas l'affaire pour lui soutirer toute les informations à son sujet. La jeune femme le connaissait assez pour savoir, qu'il très obstinait et ne lésinerait pas sur les moyens pour obtenir ce qu'il voulait d'elle.

Mais si Munto serait déterminé à le faire la prochaine fois, il allait sans doute être déçu en s'apercevant de son absence. Car oui, la jeune femme n'hantera plus à partir d'aujourd'hui, les rêves du jeune homme car suite à ce cauchemar, elle avait compris que sa place n'était plus auprès du jeune roi mais avec un autre. Une personne dans elle avait tout son possible pour s'en éloigner mais dans la détresse évidente lui avait fait comprendre, combien il avait besoin de sa présence.

Elle se tourna vers la personne en question, qui se trouvait non loin d'elle. Il était recroquevillé par terre, le corps tremblant, encore sous le coup de l'émotion forte qu'avait provoqué son propre cauchemar. Un mauvais rêve qui n'était rien d'autre que le propre reflet de ses démons qu'il avait toujours dissimuler dans son cœur. Issus d'un passé qu'il se voulait d'oublié, le revivre à nouveau, n'avait fait que briser d'avantage l'homme qu'il était. Rongeant un peu plus ce qui lui rester d'humanité, réduisant ainsi le peu de lumière qui subsister encore dans son cœur. Bien qu'aujourd'hui, il fût devenu un être violent qui ne cherche qu'à assoir son pouvoir par la force sur tous les êtres vivant. La jeune femme se raccroché toujours à cet espoir presque insensé, de pouvoir un jour retrouver son doux et noble compagnon de toujours

D'un geste de la main pour chasser toute trace du cauchemar, le fantôme changea l'endroit en un magnifique jardin baigné de lumière, chassant au loin toute forme de ténèbres qui aurait pu nuire à leur retrouvaille. Car oui, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait revu cet être si cher à son cœur et dans elle fut obligé de quitter, non pas par joie mais parce qu'elle ne pouvait faire autrement. A lui et à lui seul, elle revêtit des vêtements bien plus gais qui rehausser d'avantage sa beauté. Ses habits noirs laissèrent leur place à une robe toute simple et longue de couleur crème sans manche, ou un tissu arachnéen d'un blanc pur drapée ses épaules, retenu par une broche dorée ou l'en pouvait voir un oiseau se perchant sur un croissant de lune. La touche de noir du voile sur sa tête, disparu pour laisser apparaître de long cheveux d'un blanc aussi pur que la neige qui caresser le dos de la jeune femme jusqu'à sa taille. Se sentant parfaitement présentable, la jeune femme s'approcha de l'étranger qui avait toujours gardé la même position que tout à l'heure. Elle s'agenouilla près de sa tête et d'un geste d'une extrême douceur, se mit à caresser ses cheveux d'une main ferme et rassurante. Bien qu'aucun mot ne sorti de sa bouche, le simple fait qu'elle caresse la tête de l'inconnu, fut suffisant pour le calmer au point que les tremblements de son corps disparus rapidement. Lorsqu'il fut totalement apaisé, l'inconnu qui s'avéra être un homme, quitta sa posture de fœtus pour tourner ta tête en direction de la jeune femme. A sa vue, il n'hésita pas à se jeter contre elle et l'enserrer la taille de ses bras, dans une étreinte quelque peu désespérer. Cela coupa quelque seconde le souffle de la jeune femme, qui aurait pu tomber à la renverser si elle n'avait pas pensée à s'agenouiller par terre.

« C'est toi n'es-ce pas ? Tu es enfin revenue vers moi ?demanda l'inconnu qui laissa sa tête enfoui contre le ventre de la jeune. Dis-moi que ce n'est pas un rêve ? Que tu es bien réelle et avec moi ? »

« Je suis bien réel mon amour sinon tu ne réussirais pas à me tenir contre toi. »

« C'est vrai. »

L'inconnu se mit à caresser machinalement le dos de sa compagne, respirant profondément son odeur, pour se convaincre encore qu'elle était bien là contre lui.

« Quelque chose te tracasse mon aimée, je le sens ! remarqua-t-elle en le voyant si silencieux tout en prodiguant inlassablement ses caresser sur ses cheveux. Es ce à cause de ton cauchemar que tu es si troubler ? »

« Non ce n'est pas ça. C'est juste que… tout à l'heure, je n'ai cessé de m'en vouloir d'avoir pu oser te blesser aux bras. Je n'ai jamais voulu te blesser mon ange, tu sais ! »

« Je le sais parfaitement mon amour et c'est pour ça que je ne t'en veux nullement. »

Ne voulant sans doute pas croiser son regard, l'homme ne changea pas de position, gardant toujours la tête enfouie contre le ventre. Il tourna bien sa tête sur un côté mais ce fut pour ne prendre que la seule main de libre de la jeune femme, dans il embrassa avec ferveur le creux de sa paume.

« Comme d'habitude, tu te montres toujours aussi bonne avec moi malgré mes défauts. Pourtant malgré tout, tu m'as quitté. Pourquoi ? »

« Tu en connais parfaitement la raison mais si tu l'as oublié alors, c'est mieux ainsi. »

« … »

Oui, pour son propre bien il ne devait absolument pas se rappeler de cet épisode, qui fut pour eux un jour bien funeste. La preuve en était qu'il l'avait revécu à travers ce cauchemar et que les conséquences furent qu'il en était ressorti en un homme brisé. Mais grâce son intervention et sa présence à ses côtés, elle était parvenu à dissiper ses démons intérieurs qui étaient parvenus à briser un à un, les barrières qu'il avait érigé autour de son cœur. Mais ce n'était que temporaire elle le savait car la culpabilité et les remords qu'il cachait, ressortirait à nouveau du fin fond des ténèbres pour assaillir douloureusement leur hôte, d'image atroces qui la prochaine fois, détruirez à jamais ce qui rester de l'homme qu'il était autrefois. La seule solution qui s'imposer pour elle, était de rester à ses côtés pour éloigner ses cauchemars.

« Endors toi mon amour, je veillerais sur ton sommeil. Murmura t elle avec tendresse à son compagnon. »

« Seras tu toujours là à mon réveil ? Si c'est le cas, ne n'abandonne pas à nouveau car je ne le supporterais pas de te perdre. »

« N'ai crainte, je resterai à tes côtés. Dans ce monde peuplé de rêve, je serais là et lorsque tu te réveilleras dans la réalité, tu ne me verras certes pas mais tu sentiras constamment à tes côtés. »

Cette forme de promesse que formula la jeune femme, apaisa les craintes de l'homme inconnu qui se laissa aller à un sommeil tranquille. La jeune femme profita qu'il soit endormi pour l'observer. Bien que les années aient passées depuis leur séparation, son compagnon avait toujours gardé fière allure et le temps n'avait que renforcer son charisme qui le rendait encore plus séduisant qu'autrefois. Pourtant cette apparente sérénité sur son visage, dissimulé un être impitoyable. Les ambitions de son compagnon étaient bien plus fortes que l'amour qu'il lui portait. Asseoir sa domination sur tous les êtres, tel était son but premier et elle, ne passait qu'en second plan. Il l'aimait certes, pourtant son désir n'était dicté que par ce besoin de la savoir à ses côtés, tel un objet hors de prix dans il ne voulait absolument pas s'en séparer. Bien évidemment, sa réaction aujourd'hui démontrer le contraire et c'était tout à fait normalement, puisqu'elle avait retrouvé celui qu'elle avait connue dans le passée. Sans doute étais ce dû au cauchemar ou tout simplement à cause de sa présence, que son bon côté était ressorti. Mais elle savait pertinemment que tout cela n'était qu'éphémère et que le monstre qu'il était aujourd'hui allé ressortir lorsqu'il retournera dans la réalité.

Cela lui avait fait beaucoup souffrir, d'avoir pu découvrir ce qu'il était devenu. Elle aurait pu intervenir mais sa situation actuelle ne lui permettait pas de l'aider de manière directe. Certes, elle pouvait le faire dans le monde des rêves mais sans plus. Heureusement qu'elle avait le soutien d'une tierce personne avec qui elle avait partagé ses secrets sinon, elle serait restait à se morfondre dans ces lieux faites d'illusion et de rêve secret. Cet être était bien le seul à qui elle se confiait et dans elle avait fait promettre de garder le secret de son existence à ses ennemis. Grâce à son aide et à la confiance mutuelle qu'ils partageaient entre eux, la jeune femme ne douta pas un seul instant de parvenir à un jour, à remettre dans le droit chemin son unique est grand amour.

Justement en pensant à son allié, la jeune femme l'entendit arriver malgré le fait qu'il marchait à pas silencieux.

« Tu dois surement me trouver égoïste, d'avoir pu prendre une telle décision sans t'en avoir parlé. Murmura-t-elle à son adresse sans se retourner vers lui, tout en continua à caresser les cheveux de son compagnon. Mais le revoir après tant d'année, si perdu et bouleverser par son cauchemar, ma fait comprendre combien il avait besoin de moi. »

« Vouloir suivre ton cœur est une chose mais as-tu songé à ce qu'impliquerai ta présence dans ses rêves…Yué ? »

Il n'y avait aucun reproche dans la voix, seulement une once d'inquiétude qui soulagea quelque peu la jeune femme qui avait pensé, que son allié allait lui en vouloir d'avoir pris une telle décision.

« Elle ne pourra n'être que bénéfique à la fois pour lui et surtout pour toi. En restant à ses côtés, il restera d'avantage dans le monde des rêves que dans la réalité. Cela te permettra ainsi de disposé d'un peu plus de temps pour ce que tu comptes faire. »

« Je te connais assez bien pour savoir, que tes actions ne sont nullement guidées par ce besoin de m'aider mais dictée par l'amour que tu portes toujours pour lui. »

« Oui, je ne le nie pas. Mais comprend moi, il a beau avoir commis des choses atroces, il n'en reste pas moins que je l'aime toujours malgré ce qu'il a fait. Je ferai tout mon possible pour lui faire recouvrir son humanité et tout l'amour que je lui apporterais à nouveau, parviendra à chasser les ténèbres de son cœur. Plaida-t-elle avec vigueur pour convaincre son allié qu'elle était déterminer à aller jusqu'au bout. »

L'inconnu resta bien silencieux à la fin de l'exposer que lui avait Yué. Plongé dans une profonde réflexion, il était à la recherche de la moindre faille dans l'argumentation que lui avait soumise la jeune femme, qui lui aurait permis de la convaincre que son entreprise était vouée à l'échec. Après tout, n'étais ce pas grâce lui que l'existence de la jeune femme avait été préservé, protéger dans ce monde qui bien que irréel, lui avait permis de veiller sur les rêves de Munto. C'était lui qui avait eu cette idée dans le seul but que le jeune souverain ne se sente pas seul la nuit. Mais à présent qu'elle désirait retourner auprès de son véritable compagnon, cela l'inquiétait de la savoir seul et sans défense contre ce monstre. Oui il était un monstre même si il ne le pensait qu'à moitié, cela ne resta pas moins dangereux pour Yué dans l'existence était si fragile, qu'un rien pouvait l'anéantir malgré l'apparence d'une femme forte qu'elle se donnait. Pourtant malgré ses craintes, il ne pouvait décemment pas refuser cela à la jeune femme qui avait comme même souffert de cette séparation malgré qu'elle ne l'ait jamais dite ouvertement. Malgré que cela lui en coûter, il décida d'accepter à contre cœur sa décision.

« Je crois en toi et j'ai foi en ta réussite. Finit-il par dire en posant une main sur son épaule pour lui assurer fermement qu'il était de tout cœur avec elle. Mais si jamais les choses tournaient mal pour toi, n'hésite pas à revenir ici ou dans le cas contraire, c'est moi qui viendrai te chercher. »

Ces mots à lui seule, mirent du baume au cœur de Yué qui s'en trouva profondément bouleverser. Elle avait vraiment eu de la chance d'avoir un tel ami qui bien que le sentant réticent sur son projet, avait comme même accepter par amitié pour elle et cela la toucha beaucoup.

« Merci de me faire confiance ! Dit Yué d'une voix troublé, émue par la confiance que lui porter son allié. »

« Ce n'est rien après tout, tu auras sans doute réagi de la même façon. »

« Sans doute mais es ce que cela ira avec Munto ? Je dis ça parce que mon absence va sans doute se répercuter sur son humeur. »

« Bah si c'est le cas, ne t'en fais pas pour moi. Je saurais parfaitement gérer ses crises et veiller en même temps sur notre précieux trésor. Dit-il en plaisantant, sûr de pouvoir faire face sans problème. »

Bien que son ami rie à cette perspective, Yué décela tout même une once d'inquiétude dans sa voix. Elle en connait parfaitement la raison, à savoir qu'il avait un peu peur de se retrouver d'avantage enfoncer dans le mensonge pour protéger Munto. Jusqu'à maintenant, il avait toujours tenu le coup grâce à son soutien qui était très important à ses yeux, parce qu'elle le comprenait. Mais vu qu'elle ne sera plus à ses côtés, cela aller lui être de plus en plus difficile à suivre sur cette voix. Mais malgré les problèmes qu'il allait rencontrer, il avait comme même excepter qu'elle parte et ça, Yué lui voué une plus grande reconnaissance.

« Bon, il est temps de nous quitter. D'autant plus que Munto va d'un moment à l'autre se réveiller. De plus, m'attarder ici risquerait d'être dangereux pour moi, même si ton compagnon ne nous entend pas, il n'en reste pas moins une menace à mes yeux. »

« Bonne chance à toi et que dieu te garde ! dit Yué en tournant enfin sa tête pour lui adresser son au revoir tandis qu'il s'éloignait. »

Son allié qui lui tourner le dos, lui adressa un signe de la main. Mais il s'arrête à quelque mètre de la jeune femme et lança soudainement sa question. Une question qui n'avait de cesse de tourner dans sa tête.

« Encore une chose avant que je m'en aille. Pourquoi Munto a-t-il revécu le cauchemar de ton compagnon ? le questionna t il »

Il se le demandait parce que, ayant lui aussi assister à la scène de loin, laissant le soin à Yué de s'occuper de ce problème. Il n'était pas arrivé à comprendre le pourquoi du comment ?

« Tu ne le devine toujours ? répondit Yué en haussant un sourcil, dans la réponse sauté aux yeux. N'as-tu donc pas compris Yumémi… que tout comme nous deux, ils partagent la même ressemblance mais aussi une existence identique. Que de ce fait, certaine chose comme le cauchemar de mon compagnon, ne pouvait que se répercuter sur Munto. »

Yumémi tenta en plongeant son regard vert dans celui identique de Yué, pour voir si elle ne lui mentait pas. Mais y chercher le moindre mensonge ne servait à rien puisque Yué était en quelque sorte son propre reflet, bien que la seule chose qui les différencier était la couleur de leur cheveux. C'était à perdre son latin, de pouvoir imaginer deux personnes identiques en tout point avec la même âme. Au premier abord cela pouvait être perturbant mais au final en se faisait surtout lorsque l'on connaissait la raison d'une telle coïncidence. Elles étaient les seules avec une poignée de personne, à savoir pourquoi une telle chose était possible. Si tous deux parvenaient parfaitement à coexister ensemble sans que ne survienne de chose néfaste sur leur vie. Celui de Munto et du compagnon de Yué était tout autre et vu ce qui avait pu se passer lors de ce cauchemar, il fallait craindre le pire pour la suite.

« Je pensais que leur existence à tout deux n'aurait eu aucune conséquence sur leur propre vie. Soupira de lassitude Yumémi qui senti poindre un mal de tête. Mais ce qui s'est passé aujourd'hui, me fait craindre que ce genre de chose se renouvelle. »

« J'ai bien peur Yumémi, que ce soit plus Munto qui subisse les assauts involontaire de l'esprit tourmenté de mon aimé que le contraire. »

« Je le crains aussi Yué et nous ne pouvons qu'agir en conséquences chacune de notre côté pour faire face aux problèmes lorsqu'ils surviendront. Comme si je n'en avais pas assez comme ça ! râla t elle en songeant à la tonne de chose qui l'attendait à son réveil. »

Yué souri à cette remarque car elle savait parfaitement que Yumémi n'en penser pas un mot. Car tout comme elle, elle fera tout son possible pour protéger ceux qui lui sont cher.

Après un bref signe de la tête pour la saluer, Yumémi quitta son amie en disparaissant. Elle songea que leur séparation n'était que temporaire et que bientôt elles se retrouveront à nouveau. Mais cela signifier aussi qu'à partir de maintenant, les choses allaient devenir bien plus compliqué à gérer à présent surtout en sachant qu'à l'avenir, d'autre difficultés s'ajouteront sur ses épaules.