POV Edward

Je me ronge les ongles. Saleté d'habitude de stress. Tiens, là, je préférerai me trouver dans une salle de concert. Je veux dire, dans la fosse, entouré de fans en délire. Parce que je saurais gérer l'angoisse.

Saleté de stress.

Saleté de temps qui refuse d'avancer plus vite.

Je devrais avoir l'habitude.

J'ai suffisamment rigolé à l'accouchement de Rose.

Suffisamment hyperventilé à l'accouchement d'Alice qui s'est déroulé sans histoire. Les deux fois.

Je devrais savoir aussi qu'il a été impossible d'obtenir de ma famille qu'elle me laisse savourer cette délicieuse anxiété tout seul. Non. Il a fallu qu'ils nous accompagnent. Tous. À savoir:

Alice (habillée subliment d'une robe du soir en soie rose?), Everleigh (habillée... par sa mère j'imagine? En robe de soie rose? Ben... oui... fashion victime consentante à mort), Jasper (des cernes jusqu'au bout du menton, je ricane bêtement) en train de bercer la poussette double où dorment du sommeil du juste ses jumelles... habillées de soie rose! (je ne savais même pas que les fabricants faisaient des pyjamas pour bébé en soie!).

Rosalie sculpturale lisant une histoire à Martin. Pendant que Arno suce son pouce, sagement endormi dans son landau... on a du mal à croire qu'elle a accouché il y a six mois à peine!

Et mon Emmett.

J'ai l'impression qu'il revit les accouchements de ses garçons. À sa façon. À vérifier toutes les deux secondes que le médecin arrive pour nous prévenir de l'avancement et surtout, à vérifier que la glacière dans laquelle repose les (j'ai bien dis les) bouteilles de champagne reste fraîche. Ce qui veut dire qu'il n'arrête pas de toucher les glaçons pour voir s'ils sont encore froids. Ts, ts, ts.

Ne me demandez pas pourquoi je ne suis pas dans la salle d'accouchement avec ma Bella. Non... pas maintenant en tous les cas. C'est ma femme qui m'a mit dehors et qui m'a dit:

« vas t'occuper de ta famille, et fais gaffe que ton frère ne dévalise pas tous les distributeurs de nourriture. Il y a des personnes qui en ont plus besoin que lui! ».

Voilà pourquoi je patiente. Je sers de baby-sitter à Emmett. On aura tout vu. Et non, ce n'est pas un entraînement pour l'avenir. J'espère que non! En plus, il a déjà Rose pour le surveiller, non? Et ben non... pas assez en tous les cas selon le point de vue de Bella. Et une femme qui est sur le point d'accoucher, on ne la contredit pas!

- « Emmett, arrête avec ces glaçons, ils vont fondre non pas parce qu'il fait chaud, mais parce que tu les tripotes! »

- « Mais Eddy-chou, faut bien que quelqu'un s'en occupe et leur parle! »

- « T'as pas des garçons à t'occuper? »

- « Nan. Rose se débrouille super bien! J'espère pour toi que ça sera un garçon! Hein Rosie? C'est génial des garçons! Ah, mon Jazzou, si tu savais comme c'est bon d'avoir des garçons! Mais Monsieur Hale ne sait faire que des filles! »

- « Ouais, ben Monsieur Emmett Cullen ferait bien de prendre exemple sur son beau-frère et faire une fille à sa femme! »

- « Quoi? Hein? Rosalie! Pas de fille chez nous! On a deux beaux garçons, des modèles de virilité! Ça suffit comme ça... non? »

Je crois qu'Em aurait mieux fait de se taire. Rosalie confie Martin à Alice et va se planter devant son mari et lui enfonce l'index dans le plexus. Ouille. Ça sent pas bon pour le matricule du nounours ça!

- « Alors Emmett... tu trouves que deux enfants, ça suffit? »

- « Ben... on en a jamais réellement parlé ma Rosie, mais... deux c'est bien je trouve... on va pas replonger dans le manque de sommeil, les couches, les biberons... tout ça quoi... hein? »

- « Tu plaisantes là j'espère? Qui se lève la nuit? Qui allaite ses bébés? Pendant que Monsieur dort? Je ne crois pas que les nuits aient été fatigantes pour toi mon petit bonhomme »

- « Heu... je pense à toi ma pupuce... »

- « Et si moi je veux une fille? Hein? »

- « Mais Rosie... une fille! un troisième bébé! Regarde la tronche de Jasper! Il est épuisé, il dort debout et »

- « Mais parce que lui s'occupe de ses enfants! Toi tu n'as que ta petite graine à planter! Et je veux une petite fille! J'en rêve tu m'entends? J'en rêve! »

- « Mais, mais, mais, tu ne m'en as jamais parlé. Tu es déçue de n'avoir que des garçons? »

- « Pas du tout. Je suis ravie. J'aime mes fils. Mais tu peux comprendre que je veuille avoir une fille? Je suis jeune et je peux encore avoir d'autres enfants »

- « Non, non... Rosalie, on en a jamais discuté, mais pour moi, deux est le chiffre optimal et limite »

- « On en reparlera quand on sera à la maison! »

Et paf! Rose tourne les talons en faisant voler sa longue chevelure blonde au point qu'Emmett se fait fouetter le visage. Oups. Double oups!

- « C'est de votre faute tout ça! »

- « Quoi? »

- « Ben oui, hein! Forcément! Tous ces gamins ça lui monte à la tête! Qu'est-ce que je vais faire moi? Hein? Une fille! J'en veux pas! »

- « Tu as tords Em, une fille ça aime son papa, ça le mène par le bout du nez, c'est... c'est génial! De toutes façons, personnellement, je m'en fiche, tant que le bébé est en bonne santé... »

- « Pfff... une fille! Elle m'aura tout fait »

dit-il en levant les bras au ciel. Je le vois sortir en se frottant la nuque, signe d'intense réflexion... et signe avant-coureur d'une plus grosse bêtise encore qui est en train de se former dans son esprit... je plains Rose!

En attendant, je marche de long en large. Ça devrait être bientôt fini... non? Je trouve le temps long! Plus long que d'habitude... non? Je fais quelques gouzi gouza aux jumelles et entends... non... c'est pas possible! Mon crétin de frère...

- « Monsieur, MONSIEUR! On est dans une maternité ici! On ne peut pas... MONSIEUR »

- « ROSALIE, regarde! J'ai trouvé une fille! »

- « MONSIEUR! SORTEZ D'ICI TOUT DE SUITE AVEC... »

- « Oh, ça va, hein, deux secondes le dragon! Regarde Rose... Elle n'est pas belle? Hein? Regarde comme elle a de grands yeux... elle est toute douce... et blonde... et j'ai même trouvé un ruban en soie rose pour lui mettre autour du cou... regarde Rose, même pas besoin de faire une fille, on en a une! »

- « EMMETT CULLEN! Tu... »

- « Papa, il est super beau ce chien! »

- « Merci mon Martin. Regarde... c'est une fille » dit-il en montrant les fesses du chiot, « comme maman voulait! »

- « Tu m'offres un chien en remplacement d'un bébé fille? »

À la place d'Emmett, je me ferai petit... petit... petit... parce que là... le ton de Rose est plus glacial que l'antarctique...

- « Ben... oui. C'est promit, je vais m'en occuper, lui changer sa couche, tout ça... ah, suis-je bête, pas besoin de lui changer la couche, elle va faire pipi-caca dans le jardin! »

- « Emmett. Cullen. »

gronde Rose

- « Monsieur. Sortez d'ici avec ce chien! »

- « D'accord, d'accord le bouledogue! Ça va! Mais je suis sûre que vous avez plus de bactéries nocives sous vos talons et sous les ongles que cette petite bête. N'insultez pas ma fille. Viens ma puce, personne ne comprend papa »

dit-il en lui grattant les oreilles et en partant...

C'est d'un calme les accouchements... j'aimerai bien être avec Bella là, plutôt qu'ici!

Tant pis pour Emmett, j'y vais. Si le travail est suffisamment avancé, Bella ne me jettera pas! Et Alice et Jasper arriveront bien à gérer mon frère, quand même! On dirait que non…Bon j'attends encore un peu! Mes parent vont bien finir par arriver avec Caleb et Jude!

Bella PDV

Je m'accroche à la main d'Edward.

La douleur se fait intense et je la reconnais. C'est celle, primitive et ancestrale qui me fait pousser pour donner la vie.

Là où dans n'importe quelle autre circonstance un être humain ferait tout pour éviter cette souffrance, la douleur de l'accouchement, au contraire, est celle qu'il faut affronter sur son territoire et vaincre en la laissant vous dominer.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, souffrir n'est pas aujourd'hui pour moi une épreuve. Je pousse vers la vie et Edward est là, à mes cotés, à m'encourager et me soutenir.

Il panique, pourtant, malgré l'habitude.

Ce bébé là n'était pas prévu, et pourtant nous sommes si heureux qu'il arrive!

Caleb a 4 ans déjà, Jude 2 et un autre petit garçon est en train de nous arriver.

L'eau de la piscine est tiède, mais à présent mon corps sait qu'il faut en finir.

Je me relève et trouve à tâtons les épaules de mon mari.

La poussée prend possession de mon corps et je m'y soumets avec bonheur.

La tête progresse et je sens ma délivrance, centimètres par centimètres.

Je crie, plus de puissance que de souffrance, à présent.

Et le bébé nait.

Dans les mains de son père, mais c'est moi qui instinctivement l'attrape et l'attire sur ma poitrine.

Il vagit et je retrouve les gestes que j'ai déjà eu par deux fois.

La sage femme pose sur mon bébé un drap bleu et Edward nous serre contre lui.

Il nous faut un long moment avant de prendre le temps de regarder notre fils sous toutes les coutures.

Et nous apercevoir que, justement, ce n'est pas un fils.

Mais une petite fille, ce qui me fait rire et pleurer de joie en même temps.

Edward est fier, plus que je ne l'aurais imaginé, d'avoir une fille.

Reste à trouver un prénom, parce que Anton, ça ne va pas être possible, définitivement!

Mais pour l'instant rien ne compte, rien.

Juste elle contre moi, et Caleb et Jude qui entrent en trottinant, pour découvrir leur sœur.

Les autres Cullen viendront un peu plus tard, pour voir le bébé.

L'avenir du groupe est assuré…

Entre Martin et Arno, les fils de Rose et Emmett, Everleigh, Cassie et Matilda, les filles de Alice et Jazz, et à présent les 3 nôtres, on va en avoir, des brailleurs!

POV Edward

Dès que mes parents arrivent avec les enfants, nos fils, la prunelle de mes yeux, je file retrouver ma Bella. Après tout, ils sont aptes à gérer Emmett, eux... non?

À chaque fois, c'est la même magie. La même. La naissance d'une nouvelle vie...

Si j'avais su qu'un jour, j'aurai trois enfants... enfin, bientôt trois! Qu'importe le succès de nos albums, qu'importent nos tournées harassantes, qu'importe... je ne changerai ma vie pour rien au monde. J'ai trouvé l'Amour et cet amour est magnifié par nos enfants. Divins mélanges de nous deux. Tous deux différents et pourtant semblables. Incessamment, un nouveau bébé viendra souder notre famille. Ah, ce bébé là... le bébé surprise! Mais dans le sens exceptionnel, le cadeau des cieux qu'on n'attendait vraiment pas. Entre la sortie de notre album, les grossesses des unes et des autres, et surtout, Bella qui gère à la fois les enfants et l'écriture/promotion de ses succès... ce n'est que du bonheur.

Quoi? Oui, je dis ça parce que je suis un homme. D'accord. Mais je suis impliqué. C'est moi qui amène les bébés à leur mère pour qu'elle puisse les nourrir la nuit, c'est moi qui change les couches et c'est encore moi qui les emmènent se promener en poussette pour que leur maman puisse écrire. Et c'est encore bibi qui s'y colle pour régler les conflits entre Charlie, Renée et mes parents... je sais, on a beaucoup de chance. Les grands-parents se battent pour les garder. Mais ça nous fait des plannings, je ne vous explique même pas la complexité!

Quand j'étais minot, je pensais que le plus important, c'était la famille. Et faire en sorte que ma famille soit fière de ce que je ferai lorsque je serai un homme.

Maintenant, ça reste vrai. Le plus important, c'est ma famille. Et je ferai tout pour qu'elle soit fière de moi. De nous. Nous sommes bien partis pour cela. Avec un bébé de plus. Encore plus d'amour à donner.

Et comme à chaque naissance, je sens Bella me broyer la main, mais cette douleur n'est rien, elle est éclipsée par la joie de serrer notre bébé dans nos bras.

Bon sang!

Si j'avais réfléchis trois secondes, j'aurai ricané comme un benêt! Emmett avec une mini-Rosalie dans les bras!

Et m'y voilà... j'ai une mini-Bella dans les miens. L'émotion est intense. Je laisse, comme à chaque fois, une larme glisser... mon bébé... baptisé à la larme de son papa... à chaque fois un miracle parfait... dix petits doigts qui s'agrippent à mon doigt. Dix petits orteils si mignons qu'on n'a qu'une seule envie, les croquer! Tant de cheveux! Ça me change par rapport aux garçons qui ont hérités de ma couleur de cheveux.

Et elle! Ma beauté... brune comme sa maman. Et ses yeux? Gris pour l'instant, mais ils ne seront sans doute pas verts comme ceux de ses frères... non, ils seront divinement chocolats...

- « Bienvenue parmi nous mon amour. Bienvenue mon bébé... oh Bella... elle est juste... parfaite! Merci mon amour pour cette petite fille... et si on l'appelait Isabelle? C'est la plus belle! Elle me fait tellement penser à toi... »

« Hé! Mais Isabelle c'est trop proche de Isabella justement! Moi je voulais Andrea! »

« Bon…Va pour Andrea alors…Andrea Isabelle tout de même? Et j'aurai le droit de l'appeler ma petite Isabelle de temps en temps? »

- « Mais bien sur …Il y en a un qui va se faire mener par le bout du nez »

- « Oui... j'en rêve! Dors Isabelle... Dors mon amour … Oh, et ma princesse... surtout, écoute papa... écoute-le bien... n'autorise jamais, ja-mais tata Alice à t'habiller... si, si, je t'assure Bella, à force de lui dire cela dans son sommeil, elle va l'intégrer! »

« Deux chevaliers, une princesse

Ma vie est un conte de fée

Pour rien au monde, je ne veux la changer

Elle est parfaite avec vous mes altesses

Pour vous je soulèverai le monde

Pour vous mes enfants chéris

Je combattrais les Dragons

Me ferais Lion

Vous accompagnerais, vous aiderais à grandir

Partagerais vos premiers sourires

M'extasierais à vos premiers pas

Consolerais vos premiers émois

Je serai là

Pour tous ces petits instants parfaits

Qui font la vie à vos côtés

D'aimer votre mère pour l'éternité

J'en fais le serment

De vous aimer toujours

De plus en plus chaque jour

Est mon seul bonheur

La seule promesse que je sais tenir

Sans jamais défaillir

À vous tous, mes enfants adorés

À toi ma femme, ma dulcinée

Merci

Pour ce bonheur là, simple, tendre, doux

Merveilleux, délicat et doux

D'être une famille

Grâce à toi, un mari comblé

Grâce à vous, un père gâté

D'être un homme enfin entier »

J'ai rêvé un jour de cet instant là. J'ai rêvé de rencontrer l'Amour. J'ai rêvé... mais le rêve ne pouvait pas être aussi fort et prenant que ce que je vis là, maintenant.

Les microcosmes familiaux se mêlant pour former... la vie. Juste parfaite... pour nous!

Bella PDV

Je monte les marches du podium.

Les flash crépitent. Je les laisse prendre possession de mon corps. Je me tiens droite, mais sans doute gauchement.

Je regarde loin devant moi, au-delà de la marée humaine hurlante, comme Edward m'a apprit à le faire. Ce sont des fans. Ils sont là pour me rencontrer, pour échanger. C'est une convention de fans, pas une mise à mort. Mon cœur se calme. Je respire un peu mieux.

Je souris. Je sais que je souris, même si à l'intérieur de moi je hurle de terreur.

Pourtant on m'a expliqué l'organisation de la sécurité, mais rien n'y fait, pas même les années d'expérience.

Il y a des affiches, partout.

Certaines sont celles du livre, d'autres celles du film.

La table est longue, rectangulaire et ma place à moi est au centre.

Je vais m'asseoir et je ne sais pas si c'est un soulagement ou une angoisse de plus. La réalisatrice s'installe à ma droite.

L'actrice principale, à ma gauche.

Par-dessous la table, je serre la main de Dakota.

C'est elle qui a eu le rôle, et c'est moi, pour une fois, qui ai fait pression pour qu'elle l'ai.

Mon premier livre.

Celui que j'ai écrit en rencontrant Edward.

Porté à l'écran.

Des millions de dollars dépensés, pour donner vie aux mots que j'ai couché sur la papier…

Il parait que c'est ça, la gloire.

Je ne m'y fais pas, je ne m'y ferai jamais.

Pas à ÇA, du moins.

Pas à la foule, pas au merchandising, pas au strass et aux paillettes;

Je suis faite pour autre chose.

Je suis faite pour donner du rêve, pour amener de la joie et du réconfort dans les yeux des gens.

Je n'écoute personne me dicter ma conduite.

C'est un luxe que je peux me permettre.

J'écris ce que je veux.

Même, depuis peu, des livres pour enfants.

Avant-hier, je suis allée dans un hôpital pour enfants, rencontrer des petits malades. C'était très difficile, bien sur, mais là je me sentais utile, et heureuse.

Ils étaient heureux de me rencontrer, et encore plus que je m'installe par terre sur le tapis pour leur lire des histoires.

Je prend une grande inspiration et baisse le regard vers la foule.

Le premier rang.

Edward est là et il me fait un clin d'œil.

Je le lui rends. Il est fier de moi. Je le sais, je le sens.

Pas parce que je suis devenue un écrivain à succès. Pas parce que ma notoriété, finalement, dépasse celle des Vampire's heaven.

Non. Parce que je suis allée au bout de moi-même, plusieurs fois. Parce que je me suis dépassée, parce que j'ai accompli ce qui est ma mission sur terre. Écrire.

Et par là même donner du bonheur aux lecteurs qui apprécient mes œuvres.

C'est-ce qui me fait accepter les à cotés que je n'aime pas spécialement.

Rencontrer mon public, comme aujourd'hui, ne m'est pénible qu'à cause de ma phobie.

J'aime parler avec mes lecteurs, surtout par chat, à travers mon blog d'écrivain aussi.

J'aime lire leur enthousiasme, évidemment, mais j'aime par-dessus tout quand de vrais échanges se nouent, quand je peux aider, conseiller, être utile.

Aujourd'hui, je vais laisser Dakota et Zac assurer le show. Catherine parlera mieux que moi du film.

Je vais sourire et rire, et rebondir sur certaines interventions, répondre aux questions.

Ce sera Isabella Malone, qui, si elle est une partie de moi-même, n'est pas non plus tout à fait moi.

Moi je suis Bella Swan Cullen.

Une écrivain passionnée, une épouse épanouie, une mère comblée et une femme heureuse, tout simplement.

Mon portable vibre dans ma poche et j'y jette un seul coup d'œil.

C'est un message d'Edward.

Je regarde vers sa chaise, il n'y est plus.

- « Andrea fait une dent on dirait, ou est le Doliprane? »

Je me mords la lèvre et pianote sous la table:

- « Poche avant gauche du sac à langer »

Je repense à nos échanges d'il y a 5 ans et demi.

L'époque où seul notre amour comptait.

A présent, nous avons 3 enfants et une famille à gérer.

Un autre texto arrive.

- « Je t'aime ma Bella, tu es géniale tu vas assurer! Edward »

Je profite que Catherine fasse rire le public pour lui envoyer:

- « Je t'aime aussi mon amour! »

Je relève la tête.

Je souris, et cette fois c'est un sourire franc et sincère.

Si un jour tout ceci n'existe plus, si le public n'aime plus ce que j'écris, si le film n'assure pas une entrée, si le succès s'éteint, ce ne sera pas la fin de ma vie.

Ma vie est là, en partie, mais elle est ailleurs aussi.

Auprès des miens, ma famille, mes amis, mon mari, nos enfants, nos animaux. Elle est avec mes premières amours professionnelles, auprès des livres d'un autre âge que le succès financier me donne tout loisir d'acheter et de restaurer moi-même, ce qui m'apporte des satisfactions intenses.

Je ne suis pas qu'une écrivain. Comme je ne suis pas qu'une mère ou simplement une épouse!

Je suis multiple et c'est ma force, la notre aussi, celle de notre couple, de notre famille.

Le brouhaha s'intensifie, ça va commencer!

Il y a un fond de musique, que j'ai choisi.

Le clair de lune de Debussy.

Parce que c'est grâce à lui, quelque part, que j'en suis là aujourd'hui.

Que nous en sommes là!

Je souris toute seule en pensant au soir ou j'ai contacté Edward via son twitter.

Si on nous avait dit à l'un ou à l'autre ou nous en serions aujourd'hui…Jamais nous n'y aurions cru.

Et pourtant.

Il n'y a ni magie ni mystère.

A moins que l'on considère que l'amour soit l'illustration même de la magie et le plus grand mystère qui soit!

Note des auteurs

Et voilà. L'aventure s'achève ici!

Ecrire cette fic a été un enchantement! Merci d'y avoir participé par votre lecture et vos reviews!

Nous travaillons actuellement à une prochaine fic commune, mais qui ne commencera à être publié que dans les semaines qui viennent.

Elle sera très différente de celle-ci mais aura toujours pour couple central Bella et Edward.

De plus, il reste un bonus à publier pour cette fic, là encore difficile de donner un délai précis, mais ça viendra!

Merci encore, prenez soin de vous!

Maielle et Louise.