Titre : Il était une fois...

Genre : Humour, romance.

Disclaimer : Le beau Yû et le beau Tôru ne sont pas à moi mais à Mikiyo Tsuda... par contre je garde le petit Shin-chan pour moi, na !

Note de l'auteur : Hello fans de Puri Puri ! Moi c'est Naru12021 ! C'est la première fois que j'écris une fic Princess Princess alors soyez cléments ^^" . J'avoue ... le titre n'a pas trop à voir avec l'histoire mais j'ai eu tellement de mal à le trouver ... En plus je le trouve cool ! Si vous collez le titre de chapitre avec, ça fait une phrase ! Je suis trop intelligente (mais oui... Naru s'y croit encore... -_-') J'espère que cette fic vous plaira autant que ça me plaît de la taper ! Envoyez-moi des reviews que j'aie vos commentaires (que vous ayez aimé ou pas !) et merci beaucoup de suivre cette fic ! Bonne lecture !


Chapitre 1 : ....les princesses et le concours.

C'était une journée ordinaire pour nos Princesses.

Les examens venaient de se terminer et les vacances approchaient.

Tôru et Yûjirô étaient assis dans leur classe et comparaient leurs réponses du dernier test qui venait d'avoir lieu.

C'est alors qu'un jeune homme tout à fait quelconque entra dans la classe en gueulant :

- On a gagné ! C'est notre école qui a gagné le grand prix !

- Un prix ? Quel prix ? demanda Tôru Kôno à son collègue de travail aux cheveux blonds.

Yûjirô haussa les épaules, signe qu'il n'en savait pas plus que lui.

Le garçon qui était entré dans la classe étala une pub sur le bureau de Tôru, tout fier de pouvoir montrer un truc aux Princesses.

- Là ! Regardez Princesses !

Sur la pub on pouvait lire : Concours de la meilleure école du Japon. L'école gagnante pourra partir une semaine en vacances dans un hôtel de luxe, près de la mer !

Après il y avait toute une explication sur le déroulement de l'épreuve et tout en bas en tout petit il était marqué : Seuls les 10 premiers élèves ayant la meilleure moyenne de l'établissement pourront y aller.

Yûjirô qui avait lu par-dessus l'épaule de Tôru poussa un soupir.

- Ca aurait pu être amusant… mais comme on ne fait sans doute pas partie des 10 meilleurs élèves de l'école, on n'ira sans doute jamais se faire griller les miches au soleil…

Tôru hocha la tête puis demanda, comme s'il n'avait pas été interrompu par l'autre élève :

- Et tu as mis quoi à la question 2 de la 3ème page ?

- J'ai coché la 3ème proposition…

- Ah cool ! Moi aussi !

C'est alors que la voix du président Arisada s'éleva des haut-parleurs de l'école.

- Les trois Princesses sont attendues au bureau du conseil des élèves ! Je répète : Les trois Princesses sont attendues au bureau du conseil des élèves !

- Pfff… manquait plus que lui… » souffla Yûjirô entre ses dents.

- Et encore du travail…

Akira Sakamoto, qui avait suivi la scène depuis le début, leva le pouce en l'air et souffla : Ganbatte (1) !

Tôru, pour le remercier, lui fit son sourire habituel de Reine et se retourna pour suivre Yûjirô qui était sorti de la classe.

- Arigatô, Akira !

Celui-ci se mit à rougir et fourra son livre dans son sac pour masquer sa gêne.

- Félicitations ! Vous partez tout les trois, lundi, à la mer !

Arisada venait de dire ça les bras grands ouverts.

- HEINNNNN !

Les trois Princesses se lancèrent des regards étonnés.

Mikoto se leva, tout content, et se mit à tourner autour du bureau.

- Yattaaaaa !

- Mais normalement … C'est aux 10 premiers élèves de l'école d'y aller, non ? demanda Tôru l'air totalement perdu.

Arisada hocha la tête très sérieusement.

- Bien sûr bien sûr … Mais que serait un voyage à la mer sans les Princesses ? Nos gagnants seraient tout perdus sans vous !

- Oui mais … ce serait un peu dégueulasse pour les trois personnes qu'on remplacera… Eux, ils ont vraiment gagné le voyage, pas nous.

Yûjirô hocha la tête montrant qu'il était d'accord avec son ami. Mikoto, lui, s'arrêta dans sa danse de la gloire et se retourna vers les deux autres Princesses.

- Voyons ! Yûjirô ! Tôru ! On a vraiment mérité ce voyage ! Après tous les efforts qu'on fournit, tout les jours, à s'habiller comme des ploucs !

- Ne vous en faites pas ! Les trois personnes dont vous parlez sont d'accord pour donner leurs places !

- Sérieux ! Ben… alors ça change tout ! dit le blond en levant le poing en l'air en signe de victoire.

Mikoto continua à tourner autour de la table en gueulant : On va à la mer ! On va dormir dans un hôtel de luxe ! On va manger de la nourriture de luxe ! (et ainsi de suite…)

Tôru, lui, était resté sérieux. Il regarda Arisada dans les yeux… Il y avait sans doute une contrepartie… ce n'était pas possible autrement. Et Arisada confirma ses craintes en rajoutant :

- Et oui ! Vous aurez la belle vie durant 2 semaines mais … (Mikoto arrêta de danser)… à une seule condition !

- Je m'en doutais ! C'était trop beau pour être vrai ! hurla le rouquin en se rasseyant.

- Attend de savoir c'est quoi avant de râler, Miko-chan. » répliqua Yûjirô.

- Je t'interdis de m'appeler comme ça !

Yûjirô allait répliquer mais Arisada toussota, histoire de les faire taire, avant de continuer.

- Vous devrez, tout les trois, rester habillés TOUT le séjour en princesses !

- HEIN ! C'est une blague ! hurla le roux. TOUT LE SEJOUR ! Même quand on est sur la plage ?

Les quatre membres du conseil des élèves hochèrent la tête affirmativement.

- C'est pas possible ? C'est une mauvaise blague, c'est ça ! Je ne veux…

- En clair, on continue notre boulot de Princesses même durant les vacances. » coupa Tôru.

- Eh oui !

Arisada sourit, d'un de ses sourires à vous faire glacer le sang.

- Alors, je n'y vais pas !

Mikoto croisa les bras, catégorique.

- Oh ! Ce n'est pas grave si tu n'y vas pas … Tu auras du boulot à faire ici à la place » continua le président. « Tout seul » rajouta-t-il, en souriant encore plus.

- Arg ! Non c'est bon ! Je préfère encore partir à la mer…

- Eh ben voilà … le problème est réglé ! Donc vous partirez lundi avec les autres. Vous pouvez prendre une valise avec vos effets personnels, le reste on s'en charge ! Bon, vous pouvez y aller maintenant !

Mikoto sortit en premier, râlant, suivit de Yûjirô qui le taquinait. Tôru resta en arrière et demanda :

- Et pour les maillots ? On ne va pas rester en Gothique Lolita sur la plage… on finirait par avoir une insolation…

- Ne t'en fais pas ! Natashô a déjà tout prévu pour vos maillots de Princesses…

Tôru sortit de la salle en s'imaginant le pire… heureusement que Mikoto était parti avant d'entendre ça…

- On va à la mer ! Youpie !

Yûjirô se coucha sur son lit après avoir hurlé sa joie.

Tôru qui le suivait demanda :

- Ca ne te dérange pas de jouer les filles toute la semaine ? En dehors de l'école, en plus…

- Bah … Ca change pas de d'habitude… en plus personne ne nous connaîtra là-bas… je vois pas où est le problème…

Tôru réfléchit…

- Oui ! Tu as raison ! Je pense que je vais aller téléphoner à mon oncle et à ma tante pour leur annoncer la nouvelle. Tu devrais en faire autant…

Yûjirô, toujours étendu sur son lit, regardait le plafond.

- Je suppose que ma mère n'en croira pas ses oreilles…

Tôru sourit. Il était content que son ami se soit réconcilié avec sa famille.

- Tu rapporteras un souvenir à ton petit frère !

Yûjirô sourit. S'il avait osé parler à sa mère, c'était uniquement grâce à Tôru.

- Oui…

Et ce dernier sortit de la chambre sous le regard attendri du blond.

Le matin du départ, Natashô avait insisté, lui qui ne comptait pas dans les 10 meilleurs élèves de l'école, pour que les Princesses soient vêtues du plus bel ensemble qu'il avait préparé pour le voyage, histoire de les voir quand même une fois dedans. C'est-à-dire une magnifique robe noire, qui donnerait plus chaud qu'autre chose. Le jupon descendait jusqu'au dessus du genou mais de longues bottes de la même couleur cachaient le bas des jambes. Les lacets de celles-ci étaient rouge, ce qui donnait bien avec les ficelles du corsage et des magnifiques gants brodés qui montaient jusqu'au dessus du coude et qui étaient de la même couleur.

De jolis rubans couleur rubis nouaient les cheveux (pour Yûjiro) et les perruques (pour les deux autres) en deux petites couettes. Cette fois-ci ils ne portaient ni chapeau, ni serre-tête, ni quoique ce soit d'autre mais Natasho les avaient flanqué d'une ombrelle qui allait plutôt bien avec le costume. (1')

Les autres élèves étaient excités comme des puces. Surtout les gagnants du concours qui avaient la chance de les voir, durant deux semaines, habillées en fille. Certains, dans la foule des autres élèves, pleuraient toutes les larmes de leur corps.

- Princesseeeess ! Vous allez nous manquer ! OUINNNNNN !

Yûjirô et Tôru souriaient, les yeux fermés, et faisaient de grands signe d'au revoir.

Mikoto, lui, s'éventait avec la main en râlant.

- Il est pas au courant qu'on part pour le sud du pays ! Je meurs de chaud dans ces fringues ! Et puis, c'est quoi ce corset ! Il me serre trop ! J'étouffe encore plus ! Et je ne vois pas l'intérêt de nous affubler d'un parapluie ! Va pas pleuvoir, que je sache !

- Premièrement » corrigea Yûjirô. Ce que tu portes n'est pas un corset mais un corsage.

- J'vois pas la différence…

- Un corset, c'est un sous-vêtement féminin qui sert à maintenir le ventre et les hanches, histoire qu'aucun bourrelet ne dépasse. Un corsage, c'est comme une tunique sauf que ça se ferme avec des ficelles… c'est très différent.

- Pff… l'un ou l'autre, ce sont des instruments de torture alors ça change rien !

Yûjirô ne l'écouta pas et continua :

- Et secondement, ce que tu portes n'est pas un parapluie mais une ombrelle, crétin.

- Aucune différence ! ragea le roux en tapant du pied.

- Mets-toi sous la pluie avec ça et tu verras c'est quoi la différence, patate !

Tôru tenta de calmer le jeu, bien que la bêtise de Mikoto le fasse rire.

- Ne t'en fais pas, Mikoto ! Quand tu seras dans le bus, tu pourras desserrer un peu ton corsage… maintenant fais signe aux autres élèves que tu ne verras plus durant deux longues semaines !

Cette dernière phrase fit sourire Mikoto qui fit des signes de mains en sifflant entre ses dents un :

- Oh joie !

C'est alors que le prof accompagnateur mit ses mains en porte-voix et cria :

- Les Princesses et les élèves gagnants ! Veuillez monter dans le bus, sinon on va arriver en retard à l'aéroport et rater l'avion !

Dans un énorme brouhaha, les élèves montèrent l'un après l'autre dans le bus. Les bagages ayant déjà été envoyés à l'endroit de séjour, ils n'avaient qu'un simple sac, avec collations, livres, gsm, et autres… à prendre avec eux.

Les Princesses s'installèrent sur la banquette arrière du car. Akira, qui était un des gagnants du concours, vint s'asseoir à leur côté.

- Alors ? Contents ?

- Non ! râla Mikoto en tentant de desserrer son corsage.

Akira lui lança un regard étonné.

- Laisse tomber… Mikoto est fâché parce qu'il va devoir rester habillé en fille tout le séjour » expliqua Yûjirô, en fouillant dans son sac pour trouver son rouge à lèvres.

- Ca sera deux semaines de torture !

- Sois content d'y aller ! En plus, tu as pris la place d'un autre ! dit Tôru en glissant des écouteurs dans ses oreilles ! On a pas tous la chance d'être méga intelligents comme Sakamoto-sama, hein Akira ?

Celui-ci rougit des pieds à la tête.

- Je ne suis pas si intelligent que ça… je suis juste cinquième au classement…

- Ouais … 5ème sur les 700 élèves que compte l'établissement…

Yûjirô et Tôru éclatèrent de rire et Akira rougit de nouveau.

Mikoto qui avait cessé de râler, sans doute que son corsage lui faisait moins mal, sortit son gsm et se mit à tapoter sur les touches.

Yûjirô, très curieux, se rapprocha tout doucement et lut par-dessus son épaule.

- Je ss monT ds le car… l'avion Dcol ds – d'1h. Tu me manques… pass de bonne vac'… Kissu … JTM… (langage SMS) Ouhhh… on envoie des sms à sa chérie !

Mikoto hurla et cacha, un peu tard, l'écran de son téléphone.

- Qui t'a permis de lire mon message ! C'est privé, je te signale !

- Rohh… sois pas rabat-joie ! Tu pourrais nous donner des nouvelles de Megumi-chan de temps en temps ! (2)

Mikoto, rouge pivoine – ce qui faisait contraste avec ses cheveux – remit son gsm dans la petite sacoche que Natasho avait fournie avec les vêtements.

- Elle va très bien !

- Ohh ! Tant mieux !

Yûjirô se désintéressa de lui et se tourna vers la troisième Princesse.

- Tu écoutes quoi ?

Tôru tendit un écouteur à Yû qui le mit dans son oreille.

Le reste du trajet se fit dans le calme.

Arrivé à l'aéroport, ils embarquèrent de suite et l'avion décolla illico.

Dans l'avion, les élèves étaient assis en 1ère classe. On avait installé les Princesses sur la meilleure banquette.

Mikoto, qui ne voulait plus être assis à côté de Yûjirô, s'installa près d'Akira.

Tôru fonça près du hublot.

- Eh ! Au retour, c'est moi près de la fenêtre. » lança Yûjirô.

- Pas de problème !

Le blond s'assit à côté de lui et s'éventa avec la carte qu'on donnait à chaque passager avec les indications à suivre en cas d'atterrissage forcé.

- J'commence à être d'accord avec Miko-chan… je crève de chaud ! Et je parie que c'est pire là-bas…

Une hôtesse de l'air passa à côté d'eux et leur lança des regards furieux.

- Qu'est-ce qu'elle a à nous regarder comme ça, celle-là ! pesta Yûjirô.

Tôru éclata de rire.

- Elle est jalouse de notre beauté ! Surtout de toi Yû !

Ce dernier rougit légèrement et tenta de masquer sa gêne en mettant le prospectus devant son visage.

Tôru, qui semblait n'avoir rien remarqué, continua de regarder par le hublot puis il se tourna vers son ami, un sourire aux lèvres et rajouta :

- Imagine sa tête si elle apprend qu'on est des mecs…

Yûjirô ricana :

- Elle tirerait une plus jolie tronche que celle qu'elle vient de faire…

Le temps s'écoula lentement… très lentement …

Un groupe d'élèves s'étaient mis à jouer aux cartes. Mikoto envoyait des messages à sa copine, Akira bouquinait, Tôru écoutait de la musique et le prof dormait.

Yûjirô, lui, s'ennuyait ferme.

Il avait écouté un peu de musique avec son ami, lu le magazine qu'il avait apporté, et maintenant, il fouillait dans son sac en quête de nourriture.

Mais il se trouvait que celui qui avait fait les sacs des « Princesses » était Natashô et qu'à part du maquillage et autres ustensiles de beauté, et les trucs que Yûjirô avait rajoutés en dernière minute, il n'y avait rien de comestible à part des bonbons à la menthe.

Poussant un soupir rageur, le blond s'enfonça au fond de son fauteuil.

Tôru retira ses écouteurs.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Il y a qu'Arisada et toute sa clique de dégénérés pensent plus à notre apparence qu'à notre bien-être ! J'ai la dalle !

- T'as qu'à demander à l'hôtesse de l'air d'apporter un truc à manger…

- Ah ah … pour qu'elle m'empoisonne par jalousie… tu rêves !

Tôru haussa les épaules et remit ses écouteurs dans ses oreilles.

Yûjirô, lui, fit le tour des passagers et constata qu'un des élèves gagnants – dont le nom lui était parfaitement inconnu – avait plusieurs paquets de bonbons, de chips et autres biscuits dans son sac et faisait la distribution auprès de ses amis.

« Voilà quelqu'un d'intelligent… je vais lui en demander… ça m'évitera d'appeler l'autre babouin des airs… »

Sur cette pensée, Yûjirô refit son maquillage, arrangea ses cheveux, prépara le plus beau de ses sourires et se leva sous le regard étonné de son voisin.

Arrivé à la hauteur du garçon grassouillet (avec tout ce qu'il mangeait, c'était pas dur), il se pencha de telle sorte que ses beaux et doux cheveux frôlent son cou et murmura :

- Tu n'aurais pas un truc à grignoter pour moi et la Princesse Tôru… on a rien mangé depuis ce matin et je sens que si je ne n'avale pas un truc… je vais m'évanouir…

Le garçon sursauta et devint rouge pivoine quand il constata qui était en train de lui demander à manger.

D'un geste tremblant d'excitation, il sortit deux paquets de chips et les tendit à Yû qui les lui prit et partit sans un seul commentaire. En se retournant, il fouetta de ses magnifiques cheveux le garçon (style les pubs de shampoing) qui faillit s'évanouir de joie.

Yûjirô se réinstalla à sa place et donna le deuxième paquet à Tôru.

- Généralement, on appelle ça du racket…

- Qu'est-ce que tu me racontes ? Il me les a donnés de lui-même et avec joie !

- Je crois qu'il n'avait pas vraiment le choix… tu es au courant que tu émets des auras maléfiques qui obligent les gens à faire tout ce que tu leur demandes… tu aurais pu au moins le remercier.

- Broutille ! Je l'ai remercié ! Le simple fait qu'il ait eu le droit de toucher mes magnifiques cheveux est le plus beau cadeau de remerciement qui existe au monde ! C'est la première personne à avoir eu cette chance ! La preuve… regarde il est content !

Et effectivement, le garçon et ses amis avaient l'air de penser la même chose. On pouvait les entendre crier :

- J'ai touché ses cheveux ! J'ai touché les cheveux de la Princesse Yû !

- Quelle chance !

- Tu vois… conclut notre petit blond, un sourire aux lèvres.

- Des fois je me dis que tu aurais dû naître fille, Yûjirô… dit Tôru en ouvrant son paquet.

Yûjirô fit mine de se vexer mais au fond il pensait pareil…

Il trouvait que sa vie aurait été plus simple s'il avait été du sexe féminin… Il aurait eu plein d'amies avec qui parler frou-frou il rendrait toutes ses ennemies jalouses de sa beauté (même si c'était déjà le cas maintenant), il parlerait plus facilement de ses problèmes avec sa mère, il rendrait fous des milliers d'hommes sans qu'on le regarde de travers et surtout… surtout… Tôru le regarderait autrement que comme son meilleur ami… de la même façon que lui le regardait…

Mais bon… que pouvait-il faire à part rester son meilleur ami ? Jamais il n'oserait lui avouer ses sentiments… surtout que Tôru était à 100% hétéro ! Il avait même déjà eu une copine – qui avait fini tête la première en bas d'un escalier à cause de Sayaka, sa cousine, qui était jalouse.

Et Yûjirô se rappelait très bien de la tête de son ami quand il l'avait embrassé pour faire croire à cette dernière qu'il était gay et en couple avec lui… il n'avait pas du tout apprécié !

En résumé, c'était un amour à sens unique et il maudissait le jour où il était tombé amoureux de lui…

« Arg ! Pourquoi Dieu s'acharne-t-il contre moi ! Il aurait dû me faire fille jusqu'au bout au lieu de s'arrêter à la moitié ! » pensa-t-il en se grattant le dessus du crâne.

- Tu es bien calme Yûjirô…

Il sursauta. Akira venait de passer sa tête par-dessus son siège pour regarder son ami.

- Ce n'est pas dans tes habitudes d'être aussi silencieux… et Tôru aussi… ah tiens ? Il dort !

- S'il te plaît, Sakamoto ! Ne lui donne pas des idées !

Mikoto tirait sur le t-shirt de son voisin pour le faire se rasseoir.

Yûjirô se retourna et constata que, en effet, Tôru s'était endormi en écoutant sa musique.

- Ah oui… c'est vrai… je ne l'avais même pas remarqué…

Il sortit un crayon pour les yeux et son rouge à lèvres…

- Et si je lui refaisais son maquillage ! Nyark nyark !

Akira sourit mais préféra éviter le massacre :

- Ce n'est pas très gentil … il risque de t'en vouloir…

Rien qu'à cette idée, son cœur fit un raté dans sa poitrine. Alors il remit ses instruments de torture dans son sac et se renfonça au fond de son siège en grignotant une chips…

- Rahhh ! Je m'ennuie !

- Tiens… je l'ai terminé… dit Akira en lui tendant un livre.

- Arigatô Akira !

Ce dernier se rassit et prit un autre bouquin dans son sac.

Yûjiro tourna les pages sans vraiment lire… histoire de s'occuper un peu…

C'est alors qu'il sentit un truc peser sur son épaule… se retournant, il constata que c'était Tôru.

Dans son sommeil, sa tête avait basculé sur le côté…

Yû sentit son cœur battre de plus en plus vite… il le faisait exprès ou quoi ? D'être aussi beau, aussi craquant, aussi mignon quand il dormait !

La respiration du jeune homme était régulière… dès qu'il expirait, Yûjiro sentait un petit souffle d'air chaud contre sa nuque.

- Tu ne m'aides vraiment pas du tout, toi… murmura-t-il.

En guise de réponse, Tôru émit un faible ronflement… Yû posa sa tête contre la sienne… quitte à ce qu'il dorme sur lui, autant en profiter…

Il ferma les yeux, bercé par la respiration du garçon qu'il aimait, et finit, lui aussi, par s'endormir…


1 : Courage en japonais.

1' : Chibi (mouchoir sur le nez) : ils ont de la chance, les gagnants... tu parles d'une belle vue...

2 : Chibi : pub gratuite, lisez Day of Revolution si ce n'est pas encore fait ! Megumi est trop drôle. (Et Family Complex, tant que vous y êtes. (Z'aime la soeur d'Akira. ^w^))