Auteur : Janna Banana

Traductrice : Moi

Spoilers : ---

Rating : M

Genre(s) : Romance

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à Janna Banana. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 1 -

-PoV Bella -

Je restai allongée dans mon lit en écoutant mon réveil sonner. Je vais juste appuyer sur le bouton repeat une fois. Qui je trompai ? J'appuyerais sur ce bouton plus d'une demi-douzaine de fois et je finirais ensuite terriblement en retard pour mon premier jour de cours. Donc, je me convainquis de me bouger les fesses parce que tout allait toujours de travers lorsque j'essayai de me dépêcher. Je repoussai donc mes draps avant de m'étirer complètement. D'un de ces étirements qui font trembler tout le corps et qui sont tellement agréables.

Ca avait été une autre longue nuit de sommeil sans repos. Une longue douche brûlante me ferait du bien. Je me rendis vers ma salle de bain qui n'était qu'à quelques centimètres de mon lit parce que je louai actuellement un petit studio à l'extérieur du campus. J'étais très excitée depuis mon déménagement. Les 46 mètres carrés que j'occupais n'appartenait qu'à moi, rien qu'à moi. Pas de colocs, pas de salle de bain à partager, pas de ménage à faire pour les autres, pas d'inquiètude quant au fait que mes colocs risquaient de ramener leur conquête d'un soir.

J'attendais cette journée depuis longtemps et je n'arrivais pas à croire que j'y étais finalement arrivée. C'était mon premier jour à l'Université de Dartmouth. Tellement de temps s'était écoulé depuis qu'Edward m'avait abandonné dans les bois, complètement dévastée. Edward avait été l'amour de ma vie. Mon âme soeur...un mort-vivant peut-il avoir une âme soeur ?...enfin c'était ce que j'avais crû. Il m'avait dit qu'il ne m'aimait plus et qu'il était fatigué de prétendre être quelqu'un qu'il n'était pas. Après qu'Edward m'ait quitté, je n'étais plus en état d'aller à l'école. J'étais catatonique. Existant dans un monde qui n'avait plus d'émotions, plus de couleurs, juste du vide et des ténèbres. Je ne répondais que si on me posait une question directe, et ne prenais jamais part à aucune conversation, tout comme je ne reconnaissais la présence de quelqu'un que si j'y étais forcée. Plus rien ne comptait. Charlie avait décidé de me faire prendre des cours à domicile pour que je puisse éviter les gens et les lieux qui me faisaient penser à lui.

Je n'avais pas eu de nouvelles d'Edward depuis cette horrible journée dans les bois. Aucune. Pas que je m'attendais à le voir déambuler dans les rues ni à le rencontrer accidentellement à l'épicerie...okay, il ne metterait jamais les pieds à l'épicerie vue que les vampires n'ont pas besoin de manger...mais quand même. Je m'attendais à ce que tôt ou tard l'un d'entre eux viennent prendre de mes nouvelles. Probablement Alice. Bordel, où était Alice ? Comment avait-elle pu ne pas voir tout ce qui m'était arrivé après qu'ils soient partis ? Avait-elle juste fait semblant d'être mon amie elle-aussi ?

Je pensai vraiment avoir surmonté tout cela depuis tout ce temps. Ca ne me faisait plus mal de penser à mon passé, en tout cas, plus autant qu'avant. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de me poser des questions cependant. Des questions au sujet d'Alice.

Alice et ses visions du futur.

N'avait-elle pas vu Charlie se faire tirer dessus en service ? Dans le magasin des Newton en plus. Charlie avait répondu à un appel de la compagnie d'alarme et avait apparamment interrompu un cambriolage. Il avait reçu une balle dans la poitrine et s'était vidé de son sang en attendant les secours. N'avait-elle pas vu Renee et Phil se faire foncer dessus par un conducteur ivre ? Pourquoi ne m'avait-elle pas prévenu ? Enfin, pourquoi l'aurait-elle fait ? Ce n'était pas comme si quelqu'un avait décidé de les tuer, c'était un accident. Peut-être qu'Edward lui avait interdit de regarder mon avenir. De plus, pouvait-on vraiment faire confiance à ses visions ? Elle avait toujours dit qu'elle me voyait devenir vampire. Apparemment, ça n'allait pas arriver maintenant qu'Edward et moi n'étions plus ensemble.

Donc, en l'espace de huit mois, j'avais perdu l'amour de ma vie et sa famille, mon père avait été tué au travail et ma mère et mon beau-père étaient morts dans un accident de voiture. Inutile de dire que je n'avais été qu'à un pas de tomber dans le coma.

Mon meilleur ami, Jacob Black, m'avait sauvé. Mon père était le meilleur ami du père de Jacob, Billy. On s'était rencontré durant notre enfance, et on s'était retrouvés quand j'avait emménagé à Forks, mais on ne s'était vraiment rapproché qu'après qu'Edward m'ait quitté. On était devenus les meilleurs amis au monde, mais ensuite, Jacob avait voulu plus. Après qu'Edward m'ait quitté, Jacob s'était donné pour mission de me faire sourire; il passait chaque seconde à essayer de me rendre heureuse ou à me faire avancer.

Un jour, alors que je cherchais la clairière, cet endroit si spécial qu'Edward avait partagé avec moi, j'étais tombé sur Laurent. Laurent était un ami de James, le vampire qui avait essayé de me tuer, et qui avait presque réussi. Victoria lui avait donné la mission de me retrouver, et vu que j'étais un véritable aimant à danger, il n'avait eu aucun mal à le faire. Alors qu'il était sur le point de m'attaquer, une meute de loups géants était sortie de la forêt et l'avait prit en chasse. J'avais découvert plus tard que les loups l'avaient rattrapé et tué. C'était ce jour là que j'avais appris que Jacob était un loup-garou. Jacob m'avait sauvé une fois de plus.

Après la mort de mes parents, Jacob m'avait fait emménagé dans sa maison et il avait prit soin de moi. Il m'avait nourri, s'était assuré que je restais propre et cohérente. Il était devenu ma raison de vivre, ma seule prise avec la réalité. Il m'avait convaincu de reprendre les cours au lycée de la Réserve pour finir ma Terminale. Il y avait eu tellement de choses à faire : recevoir l'argent des assurances et des pensions, vendre les maisons, rencontrer leurs avocats. C'était Jacob qui m'avait convaincu d'utiliser l'argent que j'avais reçu pour entrer dans une meilleure université que celle que j'avais choisi au départ. Sans que je le sache, Edward m'avait inscrit dans plusieurs universités de l'Ivy League (1) et j'avais découvert avec surprise que j'y avais été acceptée. Il m'avait fallu du temps pour me décider à entrer à Dartmouth, bien que je pouvais me le permettre désormais. Je regrettai qu'Edward ait fait ça pour moi. Ca n'avait fait que réveiller des sentimments que j'avais profondément enfouis en moi et fait naître un petit espoir. Pourquoi ferait-il une telle chose pour moi si je ne comptais pas pour lui ? Qu'est-ce que ça pouvait lui faire que j'entre dans telle ou telle université ? C'était Jacob qui m'avait convaincu que n'importe quelle université de l'Ivy League aurait de la chance de m'avoir et que je serais complètement folle de refuser cette opportunité. Du coup, j'avais passé les deux dernières années à prendre des cours par correspondance. Finalement, avec les encouragements constants de Jacob et son soutient...J'aurais pu jurer qu'il ne voulait que se débarasser de moi parfois...j'avais finalement été en mesure d'entrer personellement à Dartmouth. J'aurais pu facilement obtenir mon diplôme sans mettre les pieds à Dartmouth vu que tous mes cours étaient trouvables en ligne, mais Jake avait insisté sur le fait que c'était une expérience incroyable et que je la loupais.

Mon amour pour Jacob n'était égalé par aucune autre de mes connections avec des humains. Jacob avait été mon sauveur, ma vie, mon meilleur ami et mon confident, mon frère et maintenant, il était ma seule famille. Jacob était la seule personne avec qui je pouvais parler de ce monde fou dans lequel les vampires et les loups existaient. Jacob me connaissait mieux que quiconque et il m'aimait malgré tout. Notre amitié était inconditionelle et je savais qu'il serait à mes côtés jusqu'à la fin de mes jours.

J'avais essayé de le convaincre de venir avec moi à Dartmouth et de se chercher un boulot dans les garages du coin, mais il s'était imprégné d'une jolie fille à Seattle et je n'aurais jamais pu leur faire ça. Il était si heureux avec Raven que je ne pouvais pas m'empêcher d'être folle de joie pour lui. Elle était parfaite pour lui. Grande, avec des cheveux noirs qui lui tombaient jusqu'à la taille, des yeux marrons, une peau douce et des lèvres bien pleine...attends, est-ce que je me suis imprégné d'elle moi aussi ? Bon sang. Elle était absolument magnifique, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Je me glissai dans la douche et laissai chaude dénouer les noeuds qui s'étaient formés dans ma nuque et dans mon dos. Depuis le départ d'Edward et la mort de mes parents, je n'avais jamais eu une nuit de sommeil convenable. Même si je n'avais que très rarement des cauchemars, je semblai incapable de sombrer dans un sommeil paradoxale paisible qui me laisserait reposée et rafraîchie au petit matin. J'attrapai ma bouteille de shampoing à la fraise...ouais, je l'utilise depuis plus d'une décennie et j'ai pas l'intention d'en changer, alors oubliez-moi...et me lavai les cheveux. Je me rasai rapidement, sans vraiment savoir pourquoi parce que mes jambes ne risquaient pas de se frotter contre d'autres jambes et sautai hors de la douche. Je séchai mes longs cheveux brun et envisageai une visite chez le coiffeur. J'avais la même coupe depuis des années, même si mes cheveux m'arrivaient au milieu du dos maintenant, mais j'y étais tellement habituée que je renonçai à chaque fois à la dernière minute. Je n'étais pas une fille frivole mais j'aimais les possibilités que me donnait mes cheveux, détachés, attachés, en chignon, etc., etc. Je me mis rapidement un peu de maquillage avant d'enfiler mon jean le plus serré et un t-shirt bleu foncé. Je passai une bonne partie de mon temps dans les salles de gym maintenant donc je me sentais à l'aise avec des vêtements moulants. J'avais même réussi à combattre ma maladresse...enfin presque...et j'étais maintenant capable de porter des bottes avec des petits talons. J'attrapai mes livres, les glissai dans mon sac et sortis.

L'un des avantages majeurs de mon formidable petit appartement était qu'il était situé en face d'un Starbucks (2). Ouaip, c'est bien ça, un Starbucks. Mon propre petit paradis à portée de main. Je n'étais pas vraiment une buveuse de café jusqu'à ce que je découvre les merveilleux Starbucks, (que j'appellais maintenant Crack-bucks comme tous les vrais accros). J'avais l'habitude de me moquer de tous ces gens qui faisaient la queue pour avoir leur café décafféiné sans calories. Les gens ne buvaient-ils donc plus de vrai café ? Mais ça avait changé lorsque j'avais découvert le délice qu'était un grand macchiato décafféiné et caramélisé avec un nuage de lait. Je m'étais convertie et avais rejoint les rangs de tous ces gens qui pensaient boire du café, alors qu'ils buvaient du lait aromatisé avec une pointe de caféine. Aujourd'hui, pour accompagner ma boisson, je pris aussi une demi grappe de raisin et un muffin.

Je traversai le campus pour me rendre à mon premier cours, entrai dans l'amphithéatre et m'installai au milieu d'une des rangées les plus hautes pour pouvoir sortir rapidement. Je posai mon café par-terre, mais m'assurai qu'il était bien hors du passage au cas où quelqu'un s'installerait près de moi. Pourquoi n'y avait-il pas de portes-boissons dans les amphithéatres ? Il y avait toutes ces petites tables, faudrait juste y faire un simple trou, de préférence de la taille des grands gobelets de Starbucks et ce serait réglé.

Je regardai, avec une pointe de jalousie, les autres étudiants s'installer. Ils semblaient tous connaître au moins quelqu'un. Il y avait des éclats de rires et des conversations bruyantes alors qu'on attendait que le cours commence. A part Jake, je n'avais aucun ami proche. Bien sûr, je connaissais beaucoup de monde à la Réserve, et il y avait aussi Angela et Ben mais ils étaient dans leur propre monde, dans une autre université, à l'autre bout du pays. J'avais toujours beaucoup de mal à permettre à qui que ce soit de faire partie de ma vie. Les effets secondaires du fait d'avoir perdu tous ceux qu'on aimait, je suppose. Me pousser hors de la maison et me forcer à venir à Dartmouth était la tentative de Jake de me faire vivre ma vie et rencontrer d'autres personnes. Je lui avais promis de faire de mon mieux. Cependant, alors que j'étais assise toute seule, à attendre que le cour commence, j'évitai volontairement tout contact visuel avec les autres étudiants. Je m'avachis sur ma chaise, sortis mon ordinateur portable et commençai à me préparer pour la leçon.

Le professeur sauta sur l'estrade et s'installa derrière son bureau. Il sortit ses affaires et commença immédiatement le cours. Il ne se présenta même pas.

C'est quoi ce délire ? Il y a un nom au tableau, Dr. Verkhnyastky. C'est lui ? Peut-être qu'il ne peut pas prononcer son prorpre nom non plus parce que personellement, je peux carrément pas le dire.

Peut-être qu'il avait un assistant qui pourrait m'aider à y voir un peu plus clair. Je regardai tout autour de la pièce mais ne trouvai personne qui ressemblait à un assistant, pas que les assistants aient un look bien particulier, mais ça m'aurait aidé de savoir s'il en avait un ou non. C'est alors que j'entendis la porte de l'amphithéatre s'ouvrir avant de se refermer bruyamment. Le professeur leva les yeux vers l'entrée et fis une remarque du genre 'merci de vous joindre à nous, jeune homme'. Je levai les yeux au ciel en entendant ça, je veux dire, franchement, est-ce que les profs étaient payés pour dire ça ? Toute la classe se retourna pour regarder ce pauvre garçon. Ayant souvent été l'objet de tels regards, je gardai la tête basse et prétendis qu'il ne s'était rien passé.

J'entendis des froissements de papier alors que l'étudiant s'installait quelque part derrière moi. Je supposai qu'il ne voulait pas descendre plus bas, ce qui ne ferait qu'attirer encore plus l'attention.

Alors que le cours continuait, je sentis les cheveux de ma nuque s'hérisser. J'avais l'impression d'être observée.

Pourquoi quelqu'un me fixerait depuis les ombres ? Ce n'est pas comme si je pourrais voir quoi que ce soit derrière moi.

Soudainement, je me sentis submergée par la curiosité. J'étais complétement confuse, pourquoi étais-je aussi curieuse ? Je n'avais aucune raison d'être curieuse. Est-ce que c'était de l'interêt pour le cours ? Ma curiosité était si forte que je commençai à gigoter sur mon siège et à me sentir un peu nerveuse. J'avais presque l'impression d'être sur le point d'avoir une crise de panique. Je regardai rapidement autour de moi et commençai à préparer un plan pour sortir le plus vite possible de la classe. Lorsque je regardai vers ma droite, je sentis une explosion de choc et de surprise en moi.

Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ?

J'avais besoin de sortir de la pièce. Maintenant. J'attrapai rapidement mon ordinateur, mes livres, et bien sûr mon café et m'extirpai de ma rangée. Je me tournai vers la porte arrière et remarquai que l'étudiant en retard me fixait. Malgré l'ombre qui dissimulait son visage, je vis une paire d'yeux dorés, des yeux qu'aucun humain ne pourrait avoir.


(1) Ivy League : Groupe de huit universités privées du nord-est des Etats-unis. Elles sont parmi les universités les plus ancienne du pays et elle en sont les plus prestigieuses.

(2) Pour ceux qui ne le savent pas, Starbucks est la plus grande chaîne multinationale de cafés au monde. En plus des variétés de cafés, ils vendent du thé, des pâtisseries, des ustensiles et des machines à café.


Hop là ! Une nouvelle fic ! Je sais, je sais, un Jasper/Bella ! Mon Dieu ! Au bûcher ! Brûlez-la !

Non, sérieusement, avant de crier à l'Hérésie, laissez une chance à l'histoire, elle est géniale ! Un p'tit teaser du prochain chapitre ?

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