Chapitre 28

EDWARD'S POV

Assis dans la pénombre, je soupesais l'arme, encore indécis. J'avais agi sur un coup de tête, guidé par mes émotions, répondant présent à cette audience damnée tout en planifiant deux meurtres. Mon esprit s'était-il détraqué à ce point ? M'étais-je transformé en une créature assoiffée de vengeance et de sang ? Bien sûr, fut la réponse qui me vint instantanément à l'esprit. Merde, bien sûr que oui j'étais devenu ce mec là. La mort de ma femme m'avait rendu tel que j'étais, c'est-à-dire impuissant face aux événements, éviscéré par la douleur qui me taraudait jour et nuit, partagé entre l'autodestruction et le désir dévorant de mener ma propre vendetta. Si l'on m'avait dit un jour que moi, Edward Masen, modeste guitariste dans un groupe de rock, planifierait d'assassiner deux personnes, bon dieu, je leur aurais ri au nez tant cette situation était improbable, rocambolesque. Et pourtant, me voilà avec un flingue au creux des mains, à statuer si oui ou non je me lançais à l'eau. Cependant, au fond et si je voulais être honnête avec moi-même, je savais bien que je ne tergiversais que pour la forme : ma décision avait été prise l'instant même où l'on m'avait appris que Bella était morte au cours de ce hold-up.

Je me levais, le GC 54 au poing, me positionnant face au miroir, visant mon propre reflet. En observant mon visage pâle et décrépi, bon sang, je me fis presque honte. Bella m'avait dévasté, allant même jusqu'à piétiner ce physique de séducteur qu'elle aimait tant. Je me souvenais parfaitement de ses yeux admiratifs lorsqu'elle me voyait en costume, de son expression fière et hautaine lorsque d'autres femmes me dévisageaient avec envie, de sa jalousie lorsque l'on m'approchait d'un peu trop près. Ma mémoire était parsemée de ces petits détails, les conservant précieusement, me la représentant quand mes paupières daignaient se clore pour m'enfermer dans un sommeil cauchemardesque. Ces souvenirs m'étaient aussi vitaux qu'un cœur battant, alimentant la rage et la haine qui prenaient désormais part à mon quotidien. Le plus dur, quand on perd quelqu'un, ça n'est pas de supporter le chagrin. La peine, on s'en accommode, on finit par composer avec même si l'on ne l'accepte pas. Non, la vraie difficulté, c'est quand on essaie de se raccrocher à quelques branches et que ces dernières se brisent une à une, nous laissant choir telle une merde sur le sol, au pied de ce putain d'arbre. Cet arbre, c'est ta vie, tes repères, les piliers que tu t'es construit avec le temps mais quand tu es en bas, qu'est-ce qu'il se passe pour toi ? Simple comme bonjour : tu crèves et c'était précisément ce qui était en train de m'arriver. Je suis en train de crever, bordel.

Je mimais d'appuyer sur la gâchette, le cœur en feu, des scénarios mortuaires plein la tête. Un semblant d'adrénaline semblait donner la force à mon bras de tenir, là, en l'air, attendant le tir qui bouleverserait à nouveau ma vie. Ou plutôt les tirs.

Salut la populace !

Ci-joint le teaser du nouveau chapitre dont j'ai entamé la rédaction.

Je poste ce teaser surtout pour vous dire que j'ai apporté des changements majeurs dans le chapitre précédent puisque ma tête de linotte a été atteinte d'Alzheimer avec mes histoires de mémoire à rendre.

Heureusement que Vidia et sa mémoire d'éléphant ont été là pour m'engueuler et me booster à corriger tout ça. A croire qu'elle connaît mieux l'histoire que moi, son auteur. LA BLAGUE (qui, en vérité, n'en est finalement pas une tant on a parlé de cette fanfiction) mouahahahah.

Donc merci à mon âme sœur d'amitié qui est mon garde fou pour cette histoire qui nous tient à cœur toutes les deux.

Oh et note de dernière minute : MERCI DE NE PAS LAISSER DE REVIEWS ICI. CE « CHAPITRE » SERA SUPPRIMÉ QUAND JE POSTERAIS LE PROCHAIN. SI VOUS SOUHAITEZ ME JOINDRE, FAITES-LE PAR MP.

C.