Bonjour à Toutes !

Je commence ma première Fanfiction après de très trèèès nombreuses lectures, toutes aussi bonnes les unes que les autres sur le site :)

Tous les personnages appartiennent, bien évidemment à Stephenie Meyer, et je ne fais que les réutiliser, pour mon plus grand plaisir.

N'hésitez pas à me soumettre vos avis, négatifs ou positifs, sur ce que j'écris ! Tant que les messages restent respectueux, je n'aspire qu'à progresser :) !

L'essentiel de l'histoire se déroulera à New York. Je n'ai jamais eu la chance d'y aller, mais j'ai fais le plus de recherche possible, afin d'être la plus proche possible de la réalité ! Si vous voyez des erreurs, dites le moi !

Bonne Lecture, et n'oubliez pas les reviews ! ! :D

CHAPTER 1

Je sortis le cœur battant de la National Academy Museum & School of Fine Arts de New York

Engagée.

Si j'avais seulement imaginé entrer dans cette école un jour ! Pourtant, le rêve se réalisait… Presque. Je me retrouverai de l'autre côté du chevalet. Rien de très glorieux, mais en étant une jeune femme de 20 ans, seule, à New York, sans aucune aide financière, le choix était un luxe qu'on avait rarement la chance de se payer. Les offres d'emploi et petites annonces n'avaient plus de secrets pour moi… Et la mission s'était révélée impossible jusqu'à ce que je tombe sur L'annonce : celle qui me permettait de toucher mon rêve du doigt … ou des yeux pour être plus précise.

Modèle. Modèle vivant … nu, à l'école des beaux-arts. En repensant à ce dans quoi je m'était lancée, je stoppai sur le trottoir et me pris la tête dans les mains et rougissant. Tiens un éclair de lucidité tout à coup ?

Putain de merde, mais quelle conne ! Qu'est ce qui m'a pris !

Il ne me fallut qu'une seconde pour reprendre contenance et m'élancer sur le trottoir.

Avez vous cerné le personnage ? Mon personnage.

Vive, Spontané mais aussi Timide et indécise… toute en contradiction.

Trêve de doutes. De toute façon, tu n'as plus le choix. Et demain, tu vas t'y rendre. Parce que tu es forte, que tu as besoin d'argent, et que tu en as besoin maintenant.

En réalité, j'avais le choix, j'aurais pu travailler dans un supermarché, ranger les rayonnages, ou être en caisse, mais ce genre d'annonces, je ne les avais jamais regardées, pas même survolées du regard. Peu importe, mon choix était fait.

L'académie faisait face à Central Park, à côté du Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir. Un petit tour ne pourrait pas me faire de mal, histoire de prendre l'air, et de remettre les choses en place dans mon esprit. Vivre seule à New York, c'était LE rêve d'évasion que des milliers de personnes partageaient. Une ville de plus de 8 millions d'habitants, l'assurance d'un quasi-anonymat. Mes pas me portèrent à une sculpture, celle d'Alice au pays des merveilles. J'avais marché plus longtemps que je ne le croyais apparemment, cette statue était bien loin du Reservoir.

Un groupe de jeune était attroupé assis autour de la sculpture, écoutant, chacun équipé d'un bloc à dessin, un homme, qui circulait dans les rangs en leur expliquant les rudiments du dessin, et des proportions. Les cours avaient commencé depuis à peine une semaine, ces élèves était sans aucun doute talentueux, mais bon nombre ne s'était jamais préoccupé du coté du technique qui leur permettrait d'atteindre un niveaux supérieur.

Mon regard se posa soudain sur ce professeur, auquel je n'avais pas vraiment prêté attention jusqu'à ce que j'entende sa voix. Il avait cette voix de velours, une voix posée, chaude, passionnée et magnétique. Il aimait ce qu'il faisait, aucun doute là-dessus. Toute l'assemblée était pendue à ses lèvres. Parce qu'il était passionnant, et parce que cet homme était d'une beauté à couper le souffle. Une beauté naturelle dont il ne devait pas avoir entièrement conscience. Je décidai de m'asseoir sur un banc près de là, et de l'écouter, mine de rien.

-Bien, vous vous trouvez devant le plus célèbre personnage de Lewis Caroll, Alice. Ca n'est pas le groupe statuaire le plus ancien du parc mais il ne manque pas d'intérêt. Il a été réalisé par un sculpteur américain d'origine Espagnol, qui ne vous est peut-être pas inconnu, Jose de Creeft et…

Je souris en l'entendant prononcer le prénom du sculpteur avec un merveilleux accent espagnol, prononçant la jota avec perfection.

Charmant.

Je me mis à l'étudier aussi discrètement que possible. Il était beau. Je veux dire, pas cette beauté purement extérieure, celle que l'ont retrouve à foison dans les rues d'Hollywood. Il était bien plus. Son regard clair était pourtant d'une profondeur jamais égalée, d'un vert rare qui s'obscurcissait en se rapprochant de ses pupilles.

Cet homme est fondamentalement bon, j'en eu la certitude en un regard. Altruiste et torturé, passionné mais réservé voilà comment je pus le décrire. Son style était négligé, comme s'il ne se préoccupait pas de son apparence.

Manque de chance, même ainsi, vêtu d'un simple jean et d'une chemise blanche quelque peu froissée, remontée sur ses coudes, laissant ainsi ses avant-bras et ses mains à l'air libre - et quelles mains ! Elles se mouvaient gracieusement dans son exposé et l'on pouvait imaginer dans peine leur agilité lorsqu'il dessinait, peignait, ou même sculptait - même ainsi, la beauté transpirait de chacun de ses pores. Pour compléter le tableau, il portait une vieille paire de sneakers noires délavées et arborait une coupe de cheveux surprenante, une tignasse rousse cuivrée, décoiffée et destructurée. Pas volontairement, juste par négligence. Et là encore, le résultat était absolument étonnant. En trois mots : Beau Spécimen Masculin. Je sortis des brumes de mon esprit et me remis à l'écouter

-… Bien, vous savez ce que vous avez à faire. Je ne vous demande pas de reproduire tout ce groupe à la perfection. Concentrez vous sur un détail, une main, un visage et variez les points de vue, peu importe que cela soit de dos, de profil ou de face. C'est une statue, en trois dimensions, chaque partie, chaque détail est important, dans le cas contraire, le sculpteur ne se serait pas donner autant de peine, et surtout, nous n'aurions pas placé la statue au milieu de cette petite place mais contre un mur. Je vais passer près de vous, ne vous préoccupez pas de ce que je vais dire, vous êtes là pour progresser, et c'est en faisant des erreurs que vous progresserez. Le but n'est pas d'avoir la copie conforme sur papier de ce que vous avez sous les yeux, ce sont des dessins d'étude, pas plus de vingt minutes sur chaque dessin, ensuite, passez à autre chose mais appelez moi avant de changer de point de vue. Interdit d'utiliser l'estompe, elle est parfaitement inutile, si ce n'est qu'elle cachera votre incompétence si vous n'arrivez pas à travailler avec les ombres et lumières et qu'elle brise complètement le coup de crayon si particulier qui permettra de distinguer un certain croquis d'un autre. Vous pourrez utiliser l'estompe dans un contexte particulier, mais pas pour le moment…

Vous avez des questions ?

Le professeur survola du regard l'assemblée -Aucune question apparemment- puis reprit :

-Alors c'est parti ! Je vous laisse travailler, et ne quittez pas le modèle du regard plus de trente secondes. Vous ne pouvez pas vous prétendre dessinateur en laissant votre regard cantonné sur votre bloc. Ouvrez vous au monde, observez. Vous devez sans arrêt faire navette entre votre feuille et votre modèle du regard.

Ce type était passionnant, habité par sa passion. Les élèves se dispersèrent autour du groupe statuaire, en se rapprochant ou en s'éloignant en fonction du choix de chacun. Il passa une main dans ses cheveux puis posa son regard sur moi.

Et merde, forcément il a dû sentir que je l'observai.

Nous nous affrontâmes du regard pendant une seconde puis je crus discerner une lueur d'intérêt dans son regard tandis que je baissai les yeux, rougissante. Quand je les relevai, un élève l'avait interpellé. Là encore, il se montrait en professeur attentif et impliqué.

Bon dieu, Bella reprend toi, tu ne le connais pas !

Bouleversée par mon absence, à observer cette homme pendant plus d'une demi-heure, simplement en train de parler, je me levai et partit sans me retourner. Ce mec était un prof d'art, sans aucun doute de l'école des beaux-arts dans laquelle j'allais travailler. J'allais le revoir et pas dans les meilleures conditions. Bon sang, j'allais m'exhiber nue devant ce type…

Je rougis derechef fasse à cette pensée.

Qu'allait-il penser et comment allait-il se comporter ? Mes réflexions me portèrent au pied de mon immeuble, je n'avais même pas réalisé que j'avais pris le métro...

J'entrai la clé dans la serrure et pénétrai dans le petit appartement douillet qui n'attendait que moi. Rien de prétentieux, juste mon chez-moi, L'appart était petit mais me suffisait largement. Rien de plus qu'une cuisine bar qui donnait sur un petit salon uniquement meublé d'un vieux canapé en cuir usé, une télévision, une table basse et une bibliothèque pleine à craquer qui ne suffisait pas, au vue des piles de bouquins que j'avais disposées devant, faute de place.

Le reste de l'espace était encombré de matériel et de cartons à dessin, de tubes de peinture, d'un chevalet disposé de manière à ce que puisse profiter de la lumière du jour. Une chambre, une salle de bain. Rien de plus, le tout dans des couleurs chaudes, des ocres, du rouge foncé. Un merveilleux cocon dans lequel j'aimais me perdre.

J'entrepris de me détendre avant ma première journée de travail. Un bon bain me ferait le plus grand bien. J'avais rendez-vous à 8h30 à l'école, le temps que l'on m'explique comment me comporter, comment le cours se déroulerait. Le temps de me préparer… physiquement, et psychologiquement. Le cours commencerait à 9h précise et durerait deux heures. Trois sessions de deux heures pour le dessin, et deux pour la sculpture, chaque semaine. À trente dollars de l'heure, je pourrais bien vite me constituer une jolie petite somme. Un boulot difficile mais bien rémunéré en échange. En bref, un bon compromis. Je n'avais pas honte de mon corps et même si il était difficile pour moi de m'exposer aux yeux de tous, j'étais persuadée que les étudiants serait bien trop concentrés et appliqués sur leur travail pour prêter attention à ma personne autrement que comme un simple modèle, comme une statue. C'est sur ces pensées que je m'allongeais après un bain, dans mon lit et m'endormit en essayant de m'imaginer ce que serait la journée de demain.


BIP BIP BIP BIP BIP il est 6h30

Bon dieu de m… j'irais pas. J'iraispasj'iraispasj'iraispas

Bien sûr que si tu iras

NON

SI

D'accord j'y vais …

Un café noir, un bol de céréales, une douche. J'enfilai une simple paire de jean usée jusqu'à la trame, un débardeur blanc, un gilet et ma vieille besace en cuir. J'étais fin prête… ou pas.

Il était 7h15 quand je sortais de mon appart. Je pris le métro qui me mena jusqu'au 86th Lexigton avenue.

Plus que dix minutes avant l'échafaud.

Dix minutes de marche et j'arrivai devant l'école. Elle se trouvait dans une rue très proche du musée Guggenheim, ombragée par une rangée d'arbre.

8h15

Je déglutis et attendait sagement devant l'entrée l'heure du rendez vous. Dix minutes plus tard, j'entrais le cœur lourd et me dirigeai vers l'accueil. Une blonde décolorée daigna lever ses yeux du magazine qu'elle lisait

-Vous désirez ? Bon dieu, sa voix est encore pire que je ne le pensais ! Une vraie poule blonde platine

-Bonjour Madame, j'ai été engagée pour le poste de modèle vivant, j'ai rendez-vous avec Monsieur Cullen à 8h30 pour une mise au point et…

-Modèle vivant ? Vraiment ? Son regard signifiait clairement qu'elle me prenait pour une pute. Elle me fusilla de ses prunelles bleues éléctriques puis reprit :

-Ecoutez Mademoiselle, Edward a déjà été l'objet d'harcèlement et il m'aurait sans doute mise au courant si une quelconque personne avait été engagée alors veuill..

Une voix grave l'interrompit dans mon dos. Son regard changea du tout au tout en prenant un éclat

Qui se voulait séducteur. Son manège me fit ricaner. Lèvres pulpeuses, dos cambré, poitrine en avant, cheveux négligemment rejetés en arrière… ahem. Très Sexy

-Lauren, vous êtes à l'accueil, vous êtes censée accueillir et rien d'autre. Un modèle vivant a bien été engagé. Contentez vous de faire votre travail la prochaine fois au lieu de faire fuir quiconque ose mettre le pied dans cette académie. Et arrêtez de m'appeler Edward, avec vous, on restera au « Monsieur Cullen » traditionnel.

Il s'était adresser à elle comme à une débile, et même là, ça voix était voix. Mince alors, j'en étais sûre. Je serrai fort les poings pour me donner du courage et me retournait vers lui . Edward Cullen donc.

-Mademoiselle Swan ? Isabella Swan ?. Il me tendit sa main que je serrai prestement.

-Oui, Bella Swan, Enchantée Monsieur Cullen. Manière très discrète de lui glisser qu'il pouvait m'appeler par mon diminutif

-Enchanté également. Nous allons travailler ensemble, alors gardons les formules de politesse de côté, appelez-moi Edward. Il y eu un silence. Si cela ne vous gêne pas bien sûr ! s'empressa-t-il d'ajouter en l'absence de réponse de ma part.

Mais c'est pas vrai, qu'est ce qui te prend Bella ! ?

-Oui ! Je veux dire… non, ça ne me gêne pas le moins du monde, appelez-moi Bella.

-C'est d 'accord alors !

Il me fixa un quart de seconde et me servit un sourire en coin qu'il masqua en commençant à marcher à travers le grand hall, m'entraînant à sa suite.

-Bien, nous nous trouvons dans le grand hall. Il a quatre étages et plusieurs dizaines d'ateliers Je m'occupe personnellement des ateliers de sculpture et de dessin en association avec Madame Reynolds, vous la rencontrerez plus tard.

Des estampes, peintures abstraites, croquis, étaient fixés sur les murs tout au long de l'escalier et à chaque palier, des sculptures était exposés sur des supports blancs.

Je ne réalisai que je m'étais stoppé que lorsqu'Edward parla

-Ces travaux ont tous été réalisés par des étudiants de l'académie

-C'est formidable de les exposer ainsi

-Oui, en étant exposé ainsi, ils ne sont pas seulement confrontés à de bonnes critiques. Le point de vue de l'artiste et du spectateur sont très différents. Ils ne le réalisent parfois pas assez. C'est un bon exercice.

Un silence lourd se manifesta de nouveau puis nous reprîmes notre ascension vers les étages supérieurs.

-Voilà, tous nos cours se déroulent au quatrième étage.

Il s'engagea dans un couloir au haut plafond qui donnait sur une demi-douzaine de portes. Edward ouvrit une salle située sur la gauche, ce que j'y vis m'éblouit. Un grande salle s'étendait sous mes yeux une petite estrade était placée au centre -Mon futur lieu de travail- autour de laquelle une vingtaine de chevalets rayonnaient. La salle était particulièrement clair. En effet, elle était située sous les toits et très haute de plafond, et peinte en blanc. Tout un pan de mur, le versant du toit, était recouvert de hautes baies vitrées comme on les imagine dans des ateliers de peintre.

-Vous vous y sentirait bien

Je sursautai et me tournai vers Edward, les yeux rieurs. Il devait m'observer depuis cinq bonnes minutes. Je me sentis rougir. Ce mec était carrément charmant.

-Oui j'en suis sûre.

-Suivez-moi. Il m'entraîna dans une petite pièce attenante à la salle de classe. Cette pièce vous servira de vestiaire. Vous avez un peignoir, sur le tabouret, vous pouvez déposez vos affaires sur le portant. Il y a une machine à café, vous pourrez vous détendre en attendant le début du cours…

J'acquiesçai sagement au fil de ses indications. Le peignoir en satin blanc m'attendait sagement.

Les indications d'Edward coupèrent cours à mes pensées

- Bien, aujourd'hui vous poserez assise, sur une chaise. Nue bien évidemment mais vous garderez le peignoir que vous aurez seulement fait glisser sur les épaules, autour de la taille. Les étudiants pourront ainsi travailler sur un drapé. Attendez une minute, je vais vous apportez une chaise pour vous montrer.

Sa voix me bouleversa, elle était hésitante et gênée. Il n'arrêtait pas de parler. Comme si à l'instant ou le silence tomberait, tout s'effondrerait avec lui. Il s'éclipsa de la pièce et revint avec une chaise de bistrot en bois qui jadis, avait du être vernies. Il semblait avoir repris contenance.

-Tenez, asseyez vous.

Je lui obéis, et me tins raide sur le siège en attendant ses indications.

Tiens, t'a l'air beaucoup moins sûre de toi tout d'un coup.

Ta gueule.

Je relevai la tête pour le fixer Grossière erreur, un sourire discret s'étalai sur son visage. Ce mec voulait ma mort, j'étais un mollusque en sa présence ! Je piquai du nez pour échapper à son regard et l'instant d'après, son rire éclata dans la pièce. Je lui lançai un regard peu amène et il leva ses paumes, repentant.

-Détendez-vous, tout va bien se passer. Ne vous asseyez pas au fond siège, il faut que le haut de votre dos seulement soit appuyé au dossier : une attitude détendue et naturelle. Faîtes comme chez vous.

-Comme ça ?

-Oui, comme ça, ça sera parfait. Il ne faut surtout pas vous affaler sur la chaise, il faut que vous restiez élégante mais nonchalante.

-Rien que ça ? raillais-je . Il me sourit et acquiesça d'un hochement de tête.

-Bien, en fait, repliez votre jambe droite sur la chaise. Je m'exécutai. Non, ne remontez pas votre genou sur votre poitrine, il faut que votre jambe soit à l'horizontal, vous voyez ce que je veux dire.

Voyant ma confusion, Edward s'approcha et posa sa main sur mon genou, sans réaliser l'effet qu'avait le simple contact de sa main sur ma jambe. Ses doigts m'éléctrisèrent et je ne pus détacher mon regard d'eux pendant qu'ils me dictaient comment me positionner. Edward sembla soudain réaliser l'origine de ma gêne et fit un bond en arrière.

-Je… Excusez-moi.

-Non.. Non c'est rien, c'est vraiment pas grave. Euh… Ma..Est ce que ma posture vous convient ?

-Oui, absolument, gardez la tête et les épaules hautes, il faut que vous dégagiez une certaine prestance. C'est d'accord ? Ce que je vais vous demander est difficile, mais vous devrez conserver cette posture pendant deux heures. Elle est assez naturelle et donc plus facile à tenir, mais sera tout de même inconfortable à force. Il est primordial que vous restiez immobile.

-Bien entendu.

-Parfait. Croisez vos mains entre vos cuisses, sur votre pied droit par exemple.

Il m'observa encore pendant quelques secondes, rectifiant quelques détails, et me demanda de relever mes cheveux dans un simple chignon négligé et bas sur la nuque.

-Bon, il est 8h50, les étudiants ne tarderont pas à s'installer. Détendez-vous, il ne vous mangeront pas, ils sont là pour étudier, pour progresser, et rien d'autre. Peut-être que quelques imbéciles feront des remarques. N'y prêtez pas attention. Ce genre d'énergumène est assez rare dans cette école pour qu'on oublie leur existence. Mettez vous à l'aise... hum ?

- hum

-Bien, sourit-il. Je vous laisse vous dévêtir, je reviens dans cinq minutes, vous poserez pendant qu'ils s'installeront, ainsi il prêteront moins attention à ce qui se passe sur l'estrade, vous aurez le temps vous préparer. A tout de suite.

-Merci Edward.

-Pas de quoi.

Jamais de ma vie je n'avais été aussi nerveuse qu'en ce jour. Qu'est ce qui m'avait pris d'accepter ce job ? Encore une de mes lubies ! Edward avait senti mon énervement, je n'avais pas aligné plus de dix mots en dix minutes. Ma respiration s'accéléra mais je me calmai en songeant qu'Edward serait là dans la pièce et qu'il veillerait à ce que tout se passe comme prévu.

Allez ma fille, un peu de courage.

Je commençai alors à me déshabiller. Rapidement, je fus nue et je me sentis soudainement bien fragile. Je m'empressai de prendre le peignoir et m'enroulai à l'intérieur, il me tombai jusqu'aux genoux. Juste le temps de faire quelques exercices de respiration et quelqu'un frappa à la porte. Je fermai les yeux, expirai bruyamment et m'avançai vaillamment jusqu'à la porte, qui s'ouvrit sur Edward. Il s'effaça et me laissa m'engouffrer dans la vaste salle