Cet épisode est un épisode alternatif où Astrid Peth (épisode de Noël : Une croisière autour de la Terre) a été sauvée par un personnage qui n'aurait pas du se trouver là. Il commence à la fin de l'épisode spéciale et juste avant l'épisode de la saison 4 : Le retour de Donna Noble.

Dans mes fanfics, il doit être lu avant « Le mauvais choix ».

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Astrid Peth ouvrit la porte et entra dans la salle. L'endroit était infesté d'hôtes qui se retournèrent en la voyant entrer. Elle sentit une légère angoisse la gagner. Et si l'émetteur d'ondes électromagnétiques n'était pas encore rechargé? Après tout, elle venait de l'utiliser. Le docteur lui avait dit qu'il lui faudrait une minute, mais il aurait pu se tromper.

Les androïdes regardèrent les quatre rescapés et tendirent leurs mains robotisées vers leur tête où leur hanche. Astrid savait qu'ils lanceraient le cercle doré accroché au dessus de leur tête vers eux pour les décapiter, mais elle ignorait qu'elles autres armes ils pouvaient posséder. Elle n'attendit pas plus longtemps, elle brandit l'émetteur et appuya sur le bouton. Elle retint son souffle. La décharge électromagnétique les mis immédiatement hors service. Soulagée, elle se remit à respirer normalement.

- Bridgeton, fermez les portes et sécurisez cette pièce.

Elle tendit l'émetteur d'ondes au vieil homme.

- Monsieur Copper, gardez un œil sur les hôtes. Je m'occupe de l'ordinateur pour envoyer un SOS.

Elle se tourna vers le jeune steward qui les accompagnaient.

- Vous venez avec moi, Price.

- À vos ordre, capitaine, dit le jeune homme avec un sourire moqueur.

Ils se précipitèrent sur l'ordinateur crépitant.

- On n'en tirera rien, constata Price.

Mais Astrid regardait les bracelets du téléporteur. Une idée germa dans son esprit. Pendant qu'elle appelait le pont principal pour demander qu'un peu d'énergie soit dérouté vers les téléporteurs, Price s'approcha de Bridgeton qui achevait de sécuriser la pièce.

La femme de chambre s'empara d'un bracelet et se dirigea vers la plateforme.

- Monsieur Copper, j'y vais, je vais le ramener.

- Alors bonne chance, lui répondit le vieil homme alors qu'il désactivait un androïde.

- Astrid, lui cria alors Price!

Au moment où la téléportation s'enclenchait, elle vit le steward lui lancer un objet qu'elle attrapa juste avant de se matérialiser dans l'entrepôt du pont 31. Elle regarda l'objet: il s'agissait du tournevis sonique du docteur. Price avait dû le reprendre à Bridgeton.

Elle entendait le bruit d'une conversation qui venait du fond de l'entrepôt. Elle reconnu la voix du Seigneur du temps. Elle s'approcha en catimini et se dissimula derrière une caisse. Le docteur discutait avec nul autre que Max Capricorne, le propriétaire de la flotte de vaisseaux de croisière. Il était différent de ce à quoi elle se serait attendu. Le brillant homme d'affaire n'était plus qu'une carcasse dans un respirateur artificielle cybernétique. D'une certaine façon, elle n'était pas surprise. Elle avait toujours trouvé que cette réclame où on le voyait sourire et cligner de l'œil sonnait faux.

- Non, non, non! Pas si vite! Pas si vite! Attendez! Attendez! Laissez-moi réfléchir, s'écriait le docteur, alors que Max se dirigeait vers un caisson de sécurité.

Pendant que le docteur continuait à négocier avec le propriétaire. Astrid réfléchissait de son côté. Cela n'avait peut-être pas effleuré le docteur, mais Capricorne était beaucoup trop cybernétique et plus du tout humanoïde. Il pensait comme un hôte, même plus comme un homme d'affaire. Ça se voyait dans son attitude, ça se lisait dans chacun de ses mouvements. Le docteur ne pourrait le convaincre d'abandonner son atroce plan de destruction. Pour Max Capricorne, les êtres vivants n'étaient plus que des chiffres alignés au bout d'une colonne, un simple calcul de probabilités. La façon dont il avait détruit le Titanic, fait exécuter l'équipage et les passagers en était un excellent exemple.

Et le docteur se trouvait sans arme, seul devant ce fou et son armé d'anges robots. Elle devait trouver un moyen de l'aider. Son regard se porta vers un chariot élévateur : ce serait parfait. Elle n'aurait qu'à pousser son patron vers le gouffre et il tomberait vers sa mort.

Elle s'avança vers le chariot qui était à découvert, en espérant qu'un des hôtes ne la verrait pas, mais s'emparer du chariot serait plus difficile, il était trop à découvert. Elle devait pourtant y aller. Elle guettait le bon moment, mais en réalité, elle était morte de trouille. Devait-elle se lancer, ou faire confiance au docteur? Soudain, les lumières d'alarmes s'allumèrent. Une voix froide et féminine parla dans tous les haut-parleurs du navire.

- Extinction des moteurs, entendit-elle.

Une sueur froide glissa dans son dos. Si les moteurs s'éteignaient, le vaisseau s'écraserait assurément sur la Terre. Elle regarda encore le chariot élévateur, puis, se rappelait qu'elle tenait le tournevis sonique du docteur, elle eut alors une idée.

- Emparez-vous de lui, ordonna Max aux hôtes.

Avant que les hôtes puissent attraper le docteur, Astrid surgit au milieu des hôtes et lança au docteur son tournevis. Elle ignorait ce qu'il allait faire avec, mais elle avait soudainement le sentiment que cet objet ferait la différence. C'était une étrange certitude qui venait de l'envahir.

- Monsieur Capricorne, s'écria-t-elle. Je démissionne!

Capricorne la regarda, étonné. Le docteur profita de la diversion pour pointer son tournevis vers le respirateur de Capricorne, un grésillement en parvint et une petite fumée en sortie. L'expression suffisante de Capricorne se transforma littéralement grimace de terreur.

Les hôtes empoignèrent alors le docteur et Astrid solidement

- ESPÈCE D'IDIOT, cria Max, vous avez bousillé mon système de survie!

- Ouaip, répondit le docteur, satisfait! Il doit vous rester environ deux minutes.

- Réparez-moi! Réparez-moi!

- Vous devriez peut-être demander aux hôtes. Ho! J'oubliais… ils ne sont pas programmés pour ça. Dommage qu'ils aient exécuté presque tout l'équipage, y comprit les techniciens. Il ne vous reste plus beaucoup de temps.

- Je ferez tout ce que vous voulez, supplia ce dernier!

- Marché conclu! Premièrement, remettez les moteurs en marche. Deuxièmement, donnez-moi le contrôle des hôtes.

Max ferma les yeux. L'alarme s'arrêta et la vibration rassurante du moteur se fit sentir.

- Hôtes, grommela Max, le docteur est votre patron, maintenant.

Les hôtes libérèrent le docteur et Astrid. Capricorne lança un regard suppliant vers le Galifreyen. Le docteur prit son tournevis et répara rapidement le respirateur. Il examina les jauges de l'appareil.

- Je vous ai rafistolé juste ce qu'il faut pour attendre les secours et les autorités qui vous conduiront à votre prison. Hôtes, emprisonnez-le dans son caisson et surveillez-le.

Les anges robotisés obéirent. Astrid était soulagée, tout était bien fini maintenant. Cependant, elle avait l'étrange impression que quelque chose d'autre aurait du arriver. Elle ne pouvait expliquer ce sentiment bizarre. Elle aurait du être heureuse d'être en vie, mais c'était le contraire. Un malaise indéfinissable la gagnait.