Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs,

Bienvenue !

Merci de bien vouloir laisser les tomates, kiwis, kakis, pamplemousses, oranges, poireaux, chou de Brusselles et autres fruits ou légumes susceptibles d'entrer en collision avec mon enveloppe corporelle.

Le pilote s'excuse du retard qu'il doit à sa vie privée, vous remercie de votre soutien, vos commentaires qui sont sa force, et la pousse à écrire…

Le pilote tient aussi à remercier les gens qui l'ajoutent en favori, mais regrette que certains ne prennent même pas le temps de laisser une review à une fiction qu'il semble apprécier s'ils la mettent dans leurs favoris …

Elle s'excuse de ne pas répondre plus souvent aux reviews, en général, elle choisit de répondre à seulement une ou deux de ces merveilleuses attentions choisis au hasard… Bien sûr, le pilote précise qu'elle est prête à répondre à toutes les reviews si vous acceptez que le chapitre soit publié plus tard…

Tout l'équipage vous souhaite un agréable voyage. Par Merlin, je deviens vraiment folle…

Important : Voilà, je voulais aussi remercier BijinSakura qui a réalisé un superbe fanart de « Hein ? » illustrant une scène du début, celle où Analissa menace un élève un peu trop téméraire. Si vous voulez le voir (Et vous voulez le voir, parce que, moi, je l'aimmeuuh !) c'est par là (sans les espaces et en ajoutant le http : devant … Sinon, l'adresse est sur le profil de BijinSakura) / /

SUPER IMPORTANT : Ben… J'ai plus de bêta *pleure toute les larmes de son cœur*. Sans nouvelle d'Alcane *Espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave*, je me décide à faire appel à une nouvelle personne désirant corriger « Hein ? » depuis le tout premier chapitre. Boulot titanesque. Je voudrais quelqu'un de sérieux avec un bon niveau en orthographe qui puisse se justifier. Etudes Littéraires, etc. Enfin, si vous êtes juste très bons et êtes sûrs de vouloir vous lancer, je ne m'oppose pas…Euh… Contrairement au ton froid de ma requête, je ne suis pas méchante. Enfin, pas avec les gens que je ne connais pas. Je suis polie ^^ Puis, après, si vous êtes sympas (et je ne doute pas que quelqu'un se proposant à m'aider le soit), ben, je suis plutôt gentille même si pas toujours facile à gérer. J'ai une méchante tendance à fuir le sérieux. Traumatisme *Hausse les épaules et envoie un regard désolé* Donc, j'attends vos réponses et je prendrais le plus qualifié ou dans un cas où les niveaux s'équivalent, les deux ^^ Merci d'avance.

Dans le chapitre précédent :

- Oh… Fut tout ce que parvint à articuler l'habituelle si éloquente femme, avant de laisser un doux sourire orner ses lèvres, le petit Maël Snape, malgré ses quinze ans, n'avait décidemment pas changé.

- Draco, tu montres sa chambre à notre invité ? Interrogea son père, en songeant que si son héritier veut avoir Maël, il va avoir du travail…

- Bien sûr, Snape, si tu veux bien me suivre.

- Avec plaisir, Malfoy.

Lucius sourit diaboliquement…. Draco n'était clairement pas au bout de ses peines !

Chapitre 59

- Par la barbiche inexistante de Salazar ! S'écria Maël en avisant la pièce ultra moderne lui faisant face.

- Merlin, les moldus ont vraiment l'esprit tordu ! Ajouta Draco à côté de lui.

Les deux jeunes hommes lorgnaient avec suspicion pour l'hériter Malfoy, et bonne humeur pour le rejeton numéro 5 des Snape sur leur chambre d'hôtel de luxe pour le mois à venir.

En effet, afin d'éloigner Maël du Ministère de la Magie, les Malfoy avaient décidé de passer leurs vacances en Autriche dans un petit village moldu réputé pour son environnement propice aux randonnés, et sa proximité avec un lac sublime … Un cadre idyllique pour laisser à leurs fils toutes ses chances… Les Malfoys étaient prévenants.

- T'as vu cela, Malfoy ? S'exclama Maël avec une joie qui ravi son voisin.

- Qu'est ce ? De l'art abstrait ?

- Non, inculte ! C'est une télévision écran plat 3D ! Le summum de la technologie moldu ! Lui cria le jeune Snape qui s'était élancé sur le grand lit rond au centre de la pièce …

Draco sourit encore en observant l'habituel si placide Snape se défouler comme un gamin.

- Malfoy ! Hurla de nouveau Maël qui était arrivé dans la salle de bain, la baignoire est juste géante ! En fait… Je crois que c'est un jacuzzi !

- Jacuzzi ? Releva Malfoy, perplexe, qui commençait à regretter d'avoir choisi Etudes des Runes comme option…

- Une sorte de baignoire géante avec plein d'options, jets massant, bulles, effet eau de mer, … Les moldus adorent baisaient dedans…

- On essaiera ? Proposa innocemment Draco

- Dans tes rêves, pervers ! Se récria Maël, habitué aux diverses propositions que ne cessaient de lui faire son colocataire depuis leur rencontre.

- Tout le temps. Dis-moi, tu es vierge ?

- Malfoy, tes parents ne t'ont pas appris le tact ?

- Si, mais il semble que cela ne marche pas avec toi…

- Pff… Quel manque de romantisme.

- Si tu voulais du romantisme, fallait sortir avec un Poufsouffle !

- Je ne sors pas avec toi ! Riposta Maël.

- Pas encore, Maël, pas encore… Alors ma réponse ?

- Je ne vois pas ce que cela changerait de toute façon.

- Hum… Tu sors avec Théodore ? Insista le blond, obstiné.

- Non. Je crois que j'ai jamais autant souri que devant cet article… Répondit Maël, se demandant intérieurement pourquoi il n'avait pas envie de mentir à Malfoy junior.

- Donc vierge ?

- Je ne peux coucher avec personne d'autres que Théodore ? Et Cunégonde ? Et Tartempion ? Et Rusard ? Et Hagrid ? Et Weasmoche ?

- Oh. Bi à tendance gay … Se regorgea Malfoy.

- C'est un dialogue de muets …(1) Soupira Maël, écorchant l'expression, et agacé que Malfoy lui vole son rôle habituel.

- Bon, on s'installe ? Tu veux quel côté du lit ? L'interrompit dans ses pensées le dit Malfoy.

- Gauche.

- Même pas de protestations ? Ma technique de séduction porterait-elle ses fruits ? Se réjouit Draco.

- Quelle technique de séduction ? Tu ne fais que des sous-entendus vaseux !

- Non, en réalité, cette une méthode très complexe qui consiste en …

Des coups frappés à la porte coupèrent le blond dans sa tirade, et son visage changea du tout au tout, perdant son expression amusée et gentille pour faire place à un masque de froideur méprisant.

- Oui ?

- Excusez-moi de vous déranger, jeunes hommes, mais vos parents vous demandent dans le petit salon « Fleur d'hiver ». Récita un majordome à l'air pompeux.

- Bien. Disposez. Lâcha glacialement Draco faisant frémir l'homme qui, face à cette attitude condescendante, ne s'attarda pas.

- Nos parents ? J'ai une tête de Malfoy ? Se révolta Maël.

- Nous y allons.

- Malfoy ! Arrête d'ignorer mes remarques ! Et sois nor…

Maël s'interrompit au milieu de sa phrase, pourquoi désirait-il que Malfoy redevienne taquin avec lui ?

- Oui ? « Nor » quoi ?

- Norphatique !

- Norphatique ? Ce mot n'existe pas !

- Comme dit le proverbe : « Aucun mots n'existe pas… Ils n'ont juste pas été ….euh… Découverts ! » Cita d'une voix faussement docte le petit brun.

- Ce proverbe n'existe pas non plus… Cela ne veut rien dire ! Tu ne voulais pas plutôt dire normal par hasard ?

- Normal ? Ne connais pas ce mot. Affirma avec une parfaite mauvaise foi Maël en se sauvant discrètement, Malfoy sur ses pas.

Malfoy sourit, fier de réussir à déstabiliser celui réputé pour avoir toujours le dernier mot … Après tout, attraper Maël n'allait peut être pas être si difficile que cela…

HP/DM/HP…

Albus Perceval Wilfried Bryan Dumbledore était songeur. Assis face à son imposant bureau de chêne, il réfléchissait, son esprit envisageant divers possibilités pour se sortir du guêpier dans lequel il se trouvait actuellement.

Toutes ses années de préparation pour faire d'Evan le parfait héros, le symbole de la lumière, étaient tout bonnement fichus par l'apparition malvenu d'Harry Potter, sous l'identité de Maël Snape, à croire que les Snape étaient définitivement nés pour lui pourrir l'existence …

Albus secoua la tête, désœuvré devant sa malchance, si seulement Harry Potter n'avait pas été recueilli par les Snape… D'ailleurs, que faisaient-ils à Privet Drive alors qu'ils habitaient à Liverpool, de l'autre côté de l'Angleterre ?! Les Snape étaient vraiment de gens étranges et on ne peut plus encombrant, Albus restait perplexe face à l'attitude de cette famille pour le moins hors norme, les enfants étaient très différents les uns des autres, presque à l'opposé, et franchement, le seul point commun qui pouvait les rapprocher, outre leur physique, était cette audace, ce sans-gêne qu'ils semblaient tous partager … Décidement, le directeur de Poudlard était bien heureux que William, Nicolas et César aient quitté l'école, encore un an et Alexander s'en irait également, et enfin, peut être, le calme pourrait revenir à Poudlard… Enfin, Albus ne se faisait pas trop d'illusion, le pire dans cette famille était le rejeton numéro 5, Maël, un véritable fléau ambulant qui faisait parfois preuve d'une maturité impressionnante mais la plupart du temps se comportait en vrai petite peste … Si l'on passait outre Victor, qui passait son temps à ruiner les tables, les murs, les sols, les fenêtres, les rideaux en écrivant des formules sans queue ni tête, et Oscar qui paraissait être un peu plus calme que le restant de sa fratrie, il restait Analissa. Peut être la plus gentille de la famille, malgré le fait qu'elle demeure une parfaite Serpentarde, pourtant quelque chose dans son attitude déplaisait au directeur, peut être ses yeux innocents, ou ce visage angélique qui cachait une teigne, la jeune fille semblait aussi être une peste, très snobe, arrogante et méprisante avec les plus jeunes, elle se transformait du tout au tout en présence des gens qu'elle aimait… Albus ne savait hélas que trop bien ce que cachait cette apparence parfaite, la jeune fille s'était en effet déchainée d'une manière assez incongru après le départ pour le moins précipité de son jumeau, ainsi jamais Poudlard n'avait eu de professeur autant mal à l'aise, la jeune fille les fixant sans relâche durant tous les cours, n'intervenant plus mais ses notes restant correctes …Le professeur Chourave avait d'ailleurs fini par venir se plaindre au directeur, criant qu'elle avait l'impression d'être épié constamment …

Mais le pire, le pire dans cette histoire avait été l'espèce de cohue générale qu'avait réussi à provoquer Severus Snape. Cet homme était un roi à la tête d'une armée de démons. Albus savait bien qu'il n'aurait jamais du laisser cet élève mystérieux, le seul des enfants étudiant à Poudlard, dont il n'avait jamais su la pensée, se reproduire… Et surtout pas avec Katherine Gaya, unique élève qui avait semblé vouloir révolutionner Poudlard à force de manifestations à l'encontre du corps enseignant et de son directeur…

Réellement, cet homme et sa famille avaient su créer la plus grande bagarre jamais connu par l'école de la Sorcellerie d'Angleterre… Il avait fallu plusieurs heures à Albus et ses professeurs pour venir à bout des protections mises en place par Severus et sa femme, et réussir à interrompre le combat que se livrait les élèves … Il était maintenant très clair pour Albus que Severus ne laisserait personne touchait à un cheveu de Maël… Le plus amusant la dedans était que les gosses Snape lors de leur répartition, il y a de cela 4 ans, avaient affirmé la même chose …

Albus laissa encore un soupir lui échappait, et il s'apprêta à contacter le ministre de la magie pour savoir où ces derniers en étaient pour rapatrier Maël sur le sol anglais … Apparemment, ce dernier était maintenant en Autriche, avec les Malfoy ! Si les Malfoy prenaient sous leur protection le gamin Snape, le directeur craignait que le combat pour récupérer Maël soit perdu d'avance, cette famille était tout bonnement la troisième fortune mondiale pardi et disposait d'une influence phénoménal sur toute la planète… Le respecté directeur interrompit son geste quand il lui revint en mémoire le chaos provoqué par la bagarre entre les Snape et les Potter, il se souvint avec espoir que, appuyé négligemment contre un mur, l'héritier Malfoy, Draco il lui semblait, regardait avec désintérêt le combat sans faire mine d'intervenir, lui qui pourtant semblait extrêmement proche de cette famille… Peut être que le jeune héritier n'était pas gagné à la cause des Snape … Mais alors pourquoi aurait-il protégé Maël en l'accompagnant en Autriche ?

Albus soupira une énième fois en songeant que ces familles noires étaient bien trop tordues pour lui … Il allait enfin contacter le ministère de la Magie quand la porte de son bureau s'ouvrit dévoilant la directrice adjointe, Minerva MacGonagall. Cette dernière, un peu échevelé déclara avec un calme olympien :

- Ils ont recommencé.

Le directeur soupira une dernière fois avant de se lever et de suivre la vieille femme … Dernièrement, les confrontations entre Serpentard et Gryffondor éclataient de plus en plus souvent et très violement, il n'était d'ailleurs pas rares, et c'était un euphémisme, que l'initiateur de la dispute soit un Potter ou un Snape, à croire que ces deux familles étaient destinés à se haïr …

- Messieurs, s'il vous plait. Lâcha Albus en avisant James Potter, chef admiré et respecté des Aurors, professeur de duel et père du Survivant, baguette en main, les yeux brillant de fureur face à Severus Snape, très craint cauchemar des cachots, maitre des potions, père d'une ribambelle de calamités sur deux jambes, qui tardait un regard noir terrifiant sur Potter père.

Aucun des deux hommes ne répondit …

- Tu ne t'approcheras jamais de lui. Il te méprise, Potter. Mon fils fait ce qu'il veut et tu n'as aucunement ta voix au chapitre …

- Servillus, tu ne sembles pas te rendre compte qu'Harry est mon fils, pas le tien.

- Faux. Tu l'as abandonné. Je l'ai élevé, c'est moi qu'il appelle papa. C'est moi qu'il torture, c'est moi qui répare ces bêtises, c'est moi qui doit tenter de faire rentrer un peu de bons sens dans sa tête vide, c'est moi qui l'empêche de tuer César, c'est moi qui lui interdit de faire d'Oscar son esclave personnel, c'est moi qui le rattrape quand il décide qu'il peut voler sans balai, c'est moi qui le soigne quand il se met en tête de combattre un dragon des bois, c'est moi qui le sauve de la vengeance de sa sœur quand il décide de raser le Boursouf de cette dernière, c'est moi qui vais le chercher après qu'il ait cru pouvoir explorer la forêt interdit tout seul, et c'est encore moi qui tente de le punir quand il vole les slips en dentelle du directeur … Toi, tout ce que tu as fait, c'est féconder une femme aussi lâche que toi !

- Messieurs, s'il vous plait. Tenta de nouveau le directeur en songeant qu'il savait enfin qui lui avait volé ses slips en dentelles…

- Tu l'as tellement mal éduqué que mon enfant est devenu un voleur, un pervers, un caïd sans cœur, un homme cruel …

- Foutaises, j'en ai fait un homme, enfin un presque homme, libre.

Et c'est reparti, songea avec désespoir tout Poudlard.

HP/DM/HP…

Lucius Abraxas Malfoy se tenait près de la cheminée, une main doucement posée sur l'avant bras de son épouse, il commençait à s'impatienter quand son fils et son futur gendre apparurent, Draco tenait son rang, une expression indifférente et un tantinet méprisante sur le visage, le jeune Snape avait une expression exagérément arrogante, le nez relevé si haut qu'il s'en tordait presque le cou…

- Père, le salua son fils

- Père, le salua son … rien… Pourquoi diable Maël l'appelait-il Père ?

- Draco, Maël, nous vous attendions. Sourit sa femme, ne paraissant absolument pas perturbée par la remarque du gosse Snape.

- Et moi qui pensait que vous aimiez juste vous tenir au center d'une pièce sans rien faire … Fit mine de se décevoir Maël.

- Désiriez-vous notre présence pour une raison en particulier ? S'informa avec sa retenue habituelle le jeune blond.

- Nous avions le souhait de vous exposer notre programme pour les quelques semaines à venir… Répondit doucement Narcissa.

- Ce que j'aime chez vous, les Malfoy, c'est que vous parlez comme si l'on était encore au Moyen-âge… Ma mère n'aurait jamais répondu ça, elle aurait plutôt dit un truc dans le genre « Matelots, a vos chaloupes, on part à la découverte de ce que l'on découvrira ce mois ! »

- Je ne suis pas certaine que cela soit beaucoup plus normal … S'amusa Narcissa qui songea tout de même qu'il y avait une certaine distance entre les membres de sa famille…

- Et c'est euphémisme.

Narcissa sursauta, et raffermit automatiquement ses protections d'occlumencie, perplexe.

- Ce n'est pas de l'occlumencie. Je ne suis juste pas idiot.

Ah…

- Qu'en est-il de ce programme ? S'impatienta Draco.

- Aujourd'hui, je vous laisse vous installer, dîner ce soir vers 20h, et dès demain nous ferons une petite randonnée en montagne … Cela vous convient-il ? Répliqua Lucius.

- Parfaitement.

- Alors, montez défaire vos bagages. Ordonna Narcissa avec un sourire.

- Ainsi soit-il. Et que Zeus vous garde en son sein… Si tant soit peu qu'il est un sein assez grand…

- Hum… merci Maël. Dit Narcissa, se demandant tout de même si Severus n'avait pas traumatisé ses enfants.

Les deux jeunes hommes remontèrent et s'attelèrent à la lourde tâche que de s'installer dans cet immense « chambre » d'hôtel …

- Pourquoi partageons-nous la même chambre au fait ?

- Il n'y avait plus de place.

- Plus de place pour les Malfoy ? Se moqua Maël

- Effectivement.

- En fait, tu n'es qu'un sale gosse pervers pourri gâté.

- C'est bien pour cela que tu n'as aucune chance de m'échapper. Ce qu'un Malfoy veut, un Malfoy a.

- Oui, mais un Snape fait toujours ce qu'il veut.

- Quel est le rapport ? Tu seras à moi, mais ce sera ce que tu voudras. Aucun problème, tu vois ?

- Et Voldemort est parti vivre au monde des bisounours …

- Si cela peut te faire plaisir. Affirma on ne peut plus sérieusement Draco.

- Non, sans façon, j'ai envie de le tuer moi-même.

- Si cela peut te faire plaisir. Répéta Draco.

- Tu ferais tout pour me faire plaisir ? Interrogea malicieusement Maël.

- Cela dépend du « tout » ?

- Tu mangerais de la gadoue pour me faire plaisir ?

- Non, mais j'en ferais manger à quelqu'un d'autre…

- Tu me laisserais coucher avec un inconnu ?

- Non, mais avec moi, oui.

- Tu m'achèterais un esclave sexuel ?

- Non, mais un esclave normal oui.

- Tu nous construirais une maison ?

- Non, mais je paierais quelqu'un pour nous la construire.

- Tu me laisserais m'asseoir sur tes genoux ?

- Evidemment. Répliqua Draco, suspicieux devant la demande « ordinaire » par rapport aux autres propositions.

- Tu me le promets ?

- Si tu es dans un état convenable. Précisa le blond.

- Je devrais plutôt sortir avec un Poufsouffle… Tu sais qu'au final, tu n'as accepté aucune de mes envies ?

- Au contraire je les ai toutes acceptés mais avec des nuances …

Maël s'abstint de répondre, balançant plutôt un pull à la tête du pervers obstiné qui servait de meilleur ami à son frère.

Draco laissa échapper un sourire quelque peu gouailleur, c'était vraiment cela la terreur de Poudlard dont les professeurs ne cessaient de se plaindre ? Vraiment, lui, il le trouvait docile …. Comme un chaton ! Le blond sourit encore en voyant son probable-futur-petit-ami-et-un-jour-mari-et-père-de-ses-futurs-probables-enfants regarder avec perplexité une robe de bal très travaillé avant de la jeter purement et simplement à la poubelle.

- Accio robe

La robe d'un noir profond, avec de la dentelle noir aux bouts des manches, et une fourrure toute aussi noire autour du cou n'était pas un modèle de beauté.

- Si tu l'aimes, je veux bien te la donner, pas besoin de faire les poubelles, Malfoy.

- Maël ?

- Oui ?

- Il est instant où je me demande pourquoi je m'échine à te séduire, tu sembles vraiment dépourvu de tout charme, toute douceur, toute sensualité, …

- Si c'est cela ta méthode de drague, je ne m'étonne pas que tu sois seul.

- Je ne suis pas seul, je suis avec toi.

- Dans tes rêves, Malfoy.

- Toujours.

- Malfoy ?

- Oui ?

- Tu es aussi agaçant que César…

- Il enchaine les conquêtes, non ?

- Si tu trouves qu'être comparer à César est un compliment, je crains de ne plus pouvoir d'adresser la parole… Se moqua Maël.

- D'ailleurs, j'ai une question, pour quelqu'un sensé me détester, tu n'es pas très convaincant … Pourquoi ce changement de comportement ?

- Tu passes vraiment du coq au lama, toi ! (2) Lâcha Maël, ruinant une fois encore l'expression moldue.

- Du coq au lama ?

- Du veela au veracasse, si tu préfères. Traduisit le petit brun.

- Et toi, tu évites encore ma question.

- C'est fou ça, tu évites aussi ma réflexion

- Et toi la mienne.

- Et toi la mienne.

- Et toi la mienne.

- Et t…

- MAELLLLLLLLL ! Les interrompit une voix stridente.

- César ?

- Mais non ! Se plaignit Analissa en lui sautant au cou.

Apparurent alors dans l'embrasement de la porte, Oscar, Victor, Kathie, Severus, et Nicolas…

- Mais qu'est ce que vous faites là ?

- Nous aussi, nous sommes aussi de te revoir, Maël. Tu nous as manqué aussi. Ce dernier mois s'est très bien passé. Oui, nous sommes normalement interdis de visite, je comprends ton incompréhension sur ce point, mais suite aux récents événements, le ministère de la Magie cherche à s'attirer nos faveurs …Et nous avons quelques incidents avec Dumbledore et les Potter. Enfin, passons. Oui, tout à fait, je comprends ton dégout pour ces gens. Oui, Nicolas est là, oui il est ravi de te voir, oui, il va bien, non Ambre n'est pas là, non, tout va bien dans leur couple, ne t'inquiète pas, oui, il sait qu'il t'a manqué. Non, Alexander n'est pas là, non il n'a pas fugué, il est temporairement indisponible, non je ne te dirais pas pourquoi. Oui, nous allons rester quelques semaines avec toi ici … Non, nous ne te dérangerons pas dans ton intimité avec Draco. Oui, je sais qu'il n'y a rien entre vous, oui, je sais que c'est qu'une fouine perverse obstinée. Oui, nous savons comme tu es content de nous voir. Débita à toute vitesse Kathie.

- Bonjour, Draco. Salua simplement Severus tandis que le blond lançait un regard méfiant à la mère de Maël.

- Bonjour, parrain.

- Pourquoi tiens-tu Maël par la taille ? Enchaina vicieusement le dit parrain.

Maël remarqua enfin le bras qui lui enserrait la taille d'une manière pour le moins possessive, et jeta un regard noir au blond sans pour autant faire le moindre geste dans le but de retirer ce bras, le dit blond lui renvoya un regard faussement innocent :

- Un Malfoy agit toujours dans son intérêt …

- Bonjour Draco, MAËLLLL ! Beugla à son tour Oscar en sautant dans les bras de Maël qui recula d'un pas, et Analissa eut à peine le temps d'attraper son frère avant qu'il ne s'écrase par terre.

- Draco, Maël, vous saviez que les moldus ont développé une science très performante, qui avec moult améliorations, pourrait être reliée à notre Magie et ainsi créer la plus incroyable des magico-sciences ? Murmura Victor, un air fou sur le visage.

- Ou est Théodore ? Lâcha Nicolas

- Il a miraculeusement recouvré la voix, a décidé de fuir sa famille pour rejoindre au Japon son frère renié, Edouard roi de son monde imaginaire, il y a fait la rencontre d'une jeune femme aux talents multiples, je crois qu'elle s'appelle Mary Sue, ils filent le parfaite amour, mais il la trompe avec un certain Gary Sue… Je pense qu'ils vont bientôt former un couple à trois, ils ont d'ailleurs comme projet d'adopter un caribou nain pour tenter un croisement avec un Gobelin géant des mers du Nord … Rétorqua Maël avec aplomb.

- Passionnant. Je pourrais peut être prendre ce scénario pour mon prochain livre … J'appellerai cela « La vie ou la famille Sue »

- Que voilà une riche idée. Comment ce fait-il que les Malfoy génération 1 ne soient pas au courant de votre venue… Vous êtes entré par effraction ? S'interrogea le petit brun.

- Non, nous avons emprunté un chemin très légal, à savoir, celui du Père Noël moldu…Opposa Severus avec un calme désarment.

- Je n'avais pas vu de cheminé dans cette chambre. Releva Maël.

- En face de toi. L'informa Nicolas.

- Ah… Oui, effectivement.

- Et toi, Draco, tu passes de bonnes vacances ? Lui sourit avec sensualité Analissa.

- Elles me paraissaient en effet pouvoir être parfaites… Répondit le blond, habitué à l'étrange comportement de toute la famille Snape, et se demandant où était Alexander, bien que la majeur partie de son attention fut retenue par Maël qui gigotait sous son bras.

- Reste là, toi. Ordonna le blond à Maël.

Le jeune homme grogna, puis se mit à bouder quand il se rendit compte qu'il ne parvenait pas à se défaire de l'emprise de fer de son tortionnaire pervers.

- Tu n'as pas répondu à ma question. Insista Severus à l'intention de son filleul.

- Laquelle ?

- La seule que j'ai posée.

- Je ne devais surement pas écouté à ce moment là… Pourrais-tu avoir l'extrême obligeance de la réitérer ? Le pria avec politesse l'héritier Malfoy.

- L'unique fois où la tribu sans gêne qui me sert de famille m'a laissé parler, personne ne m'a écouté ? Se plaignit alors le réputé cauchemar des cachots…

- J'ai le devoir de te répondre que non, papa, désolé mais ta réplique surement très fine et longuement réfléchie n'a attiré l'attention de personne, tu m'envoies marri… Répliqua avec moquerie Maël.

- Kathie, je t'avais bien dit qu'un mois loin de nous ne le rendrait pas plus affectif, gentil, souriant, doux, heureux de nous revoir ou quoi que ce soit d'autres …

Des coups toqués avec force contre la porte interrompirent la réplique de Severus, et la tête de Narcissa se dévoila, son visage passe de l'inquiétude à l'étonnement en passant par le soulagement …

- Severus ! Kathie ! Quelle joie de vous voir ici … Les accueillit avec son assurance légendaire l'aristocrate. Oh, Nicolas, tu es venu aussi, et Victor, tu as bien grandi dis-donc, par Merlin, Oscar, tu n'étais qu'un bébé la dernière fois que je t'ai vu … Analissa, ma parole, tu es devenue une ravissante jeune fille !

- Bonjour Madame Malfoy. Répliquèrent les gamins Snape alors que Severus et Kathie faisaient la bise à leur amie de jeunesse.

- Narcissa ?! Que faites-vous, là haut… Il est plus de 20h30 … Lâcha Lucius depuis le couloir, ne se souciant pas des possibles autres occupants de l'hôtel.

- Des invités inattendus, très cher…

Lucius, perplexe, monta les quelques marches et entra à son tour dans la pièce, se figeant devant la scène qui se tenait devant lui. Au centre, près du lit, son fils était fièrement debout, un bras possessif autour de la taille d'un Maël moqueur auquel se cramponnait une jeune fille, à terre devant eux un garçon plus jeune, à leur gauche, un autre garçon avait commencé à gribouiller des écritures étranges sur la moquette, en face un jeune homme lisait, tranquillement assis sur un fauteuil, finalement, Kathie, Severus et Narcissa le regardaient …

- Mais … Qu'est ce que vous faites ici ?!

- Papa il a été puni ! S'écria Oscar.

- Dumbledore a dit que le carnage qu'avait provoqué Papa était digne de ses rejetons ! Puis il a soupiré et il a dit qu'il valait mieux que Papa s'éloigne un peu de Poudlard et des Potter pour les vacances. Histoire que les choses se calment… Poursuivit Nicolas

- Mais il doit évidemment revenir l'an prochain. Continua Analissa.

- Avec Maël… Finit Victor.

- Je devrais les dresser… vous ne trouvez pas qu'ils feraient un bon numéro de foire ? Ajouta Severus qui se prit un coup sur l'arrière de la tête par sa femme.

- Il est juste vexé que Dumbledore l'aie traité comme un gamin. Ne faites pas attention…

- Non. Ce n'est pas ça ! Mais j'ai une bouche ! Je peux parler ! Se récria le paternel Snape.

- C'est donc ça les étranges sons qui sortent de ton gosier depuis des années…. Se moqua Maël alors que Lucius restait les bras ballant près de la porte, se demandant ce qu'il avait fait à Salazar pour mériter que son unique fils tombe amoureux de Maël Snape, et pourquoi par Merlin tout puissant, Maël Snape ne pouvait-il pas être un simple gamin issue du famille sang-pur normale

L'expression correcte est « Un dialogue de sourd » et non pas de muets …

L'expression correcte est « Passer du coq à l'âne » et non pas au lama…