Disclaimer : Je ne suis pas l'auteur de Vampire Knight ! Tous ces personnes sont sous la propriété de Matsuri Hino, je ne fais qu'utiliser son univers ! Tous personnages extérieurs à l'univers de VK, sont sous ma propriété.

Note de l'auteur : Un an et demi. C'est long sans écrire. Beaucoup de problèmes. D'où mon absence. C'est dur de se remettre à l'écriture. On ne sait plus vraiment sur quel pied danser. Je ne suis pas spécialement fière de ce chapitre. Il est ennuyant, et vide d'intérêt, il ne sert qu'à apporter le prochain chapitre qui lui sera bien plus intérressant, du moins je l'espère. Aussi je vous demande un peu d'indulgence sur ce chapitre, mais beaucoup moins sur les prochains.

A ce sujet, je tiens à vous remercier pour votre soutient, et votre fidélité. C'est en grande partie grâce à çà que je peux être de retour aujourd'hui pour écrire et continuer cette fiction. J'éspère pouvoir être à la hauteur!

A la semaine prochaine!


Chapitre 9.

Le réveil ne fut pas l'un des plus faciles. J'ai bien du repousser le moment fatidique trois fois. Tu parles d'une motivation. Mais qu'y pouvais-je ? Ma nuit avait de nouveau été agitée au possible. Je m'habille en vitesse, et descend au réfectoire pour aller prendre mon petit déjeuner. Habituée à le prendre avec Zéro et Yuki la semaine précédente, je n'avais personne avec qui le prendre ce matin. Les deux personnes en question étant absentes.

Aussi je me suis posée au bout d'une table près d'une fenêtre, pour rêvasser un peu, et poursuivre un semblant de nuit… En vain. Un groupe de cinq personnes sont venues s'ajouter à ma table. Parlant fort, et riant. Je n'ai rien contre les gens de bonne humeur de si bon matin, du moment qu'elles gardent leurs distances avec moi. Comprenez moi, j'ai toujours eu en horreur le matin, ou plutôt le réveil. Il ne faut pas me parler et m'envoyer le minimum d'information à traiter. Mon corps bouge, mon cerveau lui dort encore durant environ une bonne heure. Alors si on le force à se réveiller, çà à tendance à me mettre de mauvaise humeur. Pour éviter tout esclandre le premier jour, j'avale mes tartines et mon chocolat chaud d'une traite et me lève sans dire mot. Asociale, Bonjour !

Je suis remontée dans ma chambre, et ai enfilé mon uniforme. Décidément porter une jupe me fait bizarre au quotidien. Je vais devoir m'en accommoder pourtant. L'uniforme est noir, c'est déjà çà. Je tire au maximum sur la jupe, pour cacher mes jambes. Non pas qu'elles ne soient pas belles, mais comme dit, je n'aime pas à me montrer, sauf pour le boulot, ou c'est par nécessité que je le fais. Et puis bon, je vois d'ici le regard des gens se poser sur moi, et rien qu'à cette idée je soupire. Entre les filles qui vont trouver mille-et-un prétextes pour me jalouser, et les garçons à peu près tout autant d'arguments pour venir respirer mon oxygène.

Je n'ai pas envie d'y aller…

DES CLAQUES !

Ce n'est pas possible d'être aussi flemmarde ! Juste parce que je n'ai pas envie de me retrouver avec la masse. J'ai déjà une chance incroyable d'avoir trouvé un nouvel établissement, et dès le premier jour, je me trouve de nouveau des prétextes pour ne pas retourner en cours. A croire qu'à force d'avoir passé autant de temps loin des bancs de ma fac, j'ai fini par prendre l'habitude de ne pas y aller. C'est du propre tiens !

Je me dirige vers ma grande baie vitrée et l'ouvre en grand. Je respire à pleins poumons pour rechercher du courage et de la motivation dans le frais de cette matinée qui s'annonce.

Je peux le faire, je peux passer une journée avec le commun des mortels sans en tuer un seul ! I can do it !

J'empoigne l'une des bretelles de mon sac de cours, et pars en laissant la fenêtre ouverte mais en prenant soin de claquer la porte pour que rien ne s'envole.

La plupart des élèves sont déjà dans l'établissement, je dois être l'une des dernières à quitter les dortoirs, le silence qui y règne est presque comparable avec celui des semaines précédentes. Je pouvais juste entendre le bruit de la vaisselle qui s'entrechoque dans le réfectoire, le personnel s'affairait sans doute déjà à tout préparer pour midi.

J'ai pris mon temps, flânant presque sur les petits chemins de terre pour aller en classe. M'interrogeant sur ce qu'allaient être mes professeurs. En effet, j'avais déjà rencontré le directeur, pour le moins atypique. Les chargés de disciplines aussi uniques l'un que l'autre. Les élèves de la Day Class, très conventionnels. Et ceux de la Night Class, qui l'étaient déjà beaucoup moins. Le temps de dresser tous les portraits possibles et imaginables bien qu'un poil trop caricaturaux sans doute, j'étais devant ma salle de classe.
Vu le bruit qui en échappait, le professeur n'était pas encore présent. Manquerait plus que j'arrive en retard le premier jour tiens !
Je pousse doucement la porte pour découvrir cette immense salle, qui pour le coup ressemblait plus à un amphithéâtre de mon ancienne fac. Mais au lieu d'accueillir les quelques trois cent élèves sujets au cours en fac ici il devait peut être en avoir une quarantaine maximum. Ce qui en soi était déjà conséquent.

C'est à ma grande surprise que j'entendis mon nom prononcé à voix forte et aigue. Cette voix, bien que ne la connaissant que depuis peu, je l'ai reconnue de suite. Et la petite brune qui me fit des grands signes conforta ma première impression. Yuki était dans la même classe que moi. Plus par politesse que par réelle envie, je descendis les quelques marches d'escaliers me séparant d'elle pour venir la saluer. C'est à ce moment qu'elle me présenta sa meilleure amie, Sayori Wakaba, elle semblait calme, du moins infiniment plus que Yuki, ce qui était assez étrange.

Elle me salua poliment et timidement. Ce que je trouvais très agréable pour une fois, au vu de toute l'agitation dans laquelle j'avais été baignée depuis quelques jours.

« Enchanté de faire ta connaissance Sayori. Je suis Mao Asuka. Yuki m'a énormément parlé de toi ces derniers jours. Peut être aurons nous l'occasion de faire plus ample connaissance plus tard. »

Ni plus, ni moins. Inutile de se perdre en babillages dégoulinant de faux bons sentiments pour bien se faire voir. Dans l'absolu, je ne suis pas là pour me faire des amis. Même s'il est fort préférable que je ne me fasse aucun ennemi.

Je descends encore d'un cran pour finalement m'installer à une place libre. A ma droite se tenait une jeune demoiselle avec des lunettes, dont j'aurais peine à vous dire le prénom en fait. Rappelez vous, ca ne fais pas encore une heure que je suis debout, tous mes neurones ne sont pas encore connectés les uns aux autres.

La porte du bas s'ouvre enfin. Alors un élève se lève et dis d'une voix très forte :

« Levez vous ! » « Saluez ! »

Et à ce moment, alors que le professeur viens de parvenir derrière son bureau il dit à son tour : « Asseyez-vous. »

Wait ! Whut ? J'ai suivi le mouvement pour m'asseoir mais pas pour saluer. Voilà une chose qui n'était pas évoquée dans le règlement intérieur, ou bien j'ai sauté la page sans le vouloir.

En soit, cela ne me choque pas dans le principe. Dans mon ancien lycée, nous faisions exactement la même chose, du coup ce n'était vraiment pas un problème. C'était juste, surprenant sur le moment. Une discipline de fer, au final, c'était sans doute çà qui faisait qu'une classe de quarante élèves pouvait être tenue sans soucis.

Deux heures de cours, qui sont passés, et c'est déjà çà. Puis la pause.

Et c'est à ce moment que j'ai compris pourquoi Zéro fatiguait tellement à l'idée que les élèves de la Day Class réapparaissent.

« J'ai tellement hâte d'être ce soir ! Ichijo m'a tellement manqué ! »

« Et qu'est ce que je devrais dire ? Ne pas pouvoir voir Kain durant tant de temps était une véritable torture ! »

« Je serai de toute façon la première à voir Aïdo ! »

Que de familiarité envers ces personnes. Elles semblent les connaître personnellement, mais pourtant, il me semblait que cela était peu probable ! Le contact entre les différentes classes étant très limité.

« Tu verras Mao ! Je suis certaine que tu vas les adorer ! »

« Mhhh pardon ? Je n'écoutais pas vraiment… »

« Tu vas rencontrer les élèves de la Night Class ce soir ! A 20h nous allons tous les saluer pour la rentrée ! »

« Quel intérêt d'aller saluer des gens avec qui tu ne peux rien partager ? Est-ce que eux viennent nous saluer le matin quand nous allons en cours ? Il ne me semble pas avoir vu d'élèves de la Night Class devant l'académie ce matin. »

« Comment peux-tu être aussi désinvolte ! Nous parlons des élèves de la Night Class ! As-tu la moindre idée de qui ils sont ? »

« Si tu connaissais Kaname Sama, tu ne dirais jamais une telle chose ! »

« Kaname…Le grand brun, qui est le Président du Pavillon de la Lune ? »

« Oui ! C'est aussi à ce qu'on dit, le plus intelligent ! En plus d'être le plus beau ! Même si j'ai ma préférence pour Shiki ! »

« Miss Diva…Tu irais faire le pied de grue devant l'académie pour voir cette personne ? Tu n'as pas grande estime de toi en ce cas ! Shiki ne dois pas en avoir grand-chose à faire, si tu veux mon avis, ce n'est pas son genre. »

« Tu parles comme si tu le connaissais ! Ne sois pas si familière quand tu parles d'eux ! »

« C'est moi qui suis familière ? C'est la meilleure ! Vous ne vous entendez pas parler. Juste pour ton information, si je suis dans cette académie c'est à cause ou grâce à Shiki si tu préfères. Et concernant Kaname Sama, je l'ai déjà rencontré, et il ne m'inspire pas plus que çà. »

« Tu les connais ? Tu fais partie de leur famille ? Tu pourrais nous inviter ? »

« Vous plaisantez j'espère ? Non seulement, vous faites preuve d'une hypocrisie flagrante, mais en plus vous attendez de moi que je le laisse passer ? Qui plus est, « connaître » est un bien grand mot, Shiki est une connaissance du travail. Quand à Kaname Sama, je ne l'ai que croisé. Donc soyez mignonnes, et allez voir ailleurs si je joue au poutrage de zombie. »

« Tu es vraiment désagréable Mao ! A ce niveau tu devrais bien t'entendre avec ce bourreau de Zéro ! »

« Qui est un bourreau ? »

C'est à ce moment que je me rendis compte que plus haut dans la salle Zéro était assis à une place avec toute la nonchalance dont il semble capable. Son regard était froid comme le marbre et il fusillait les jeunes filles qui m'entouraient.

« ah…zéro tu écoutais ? »

« Dur de ne pas vous entendre vous piailliez plus fort que n'importe quelle Pie génétiquement modifiée ! »

Les filles ont montré une mine renfrognée. Visiblement elles ne comptaient pas répliquer. Sans doute avaient elles déjà essayé par le passé, et échoué.

« Vous dites que je suis un bourreau, mais ici celui qui est torturé à cause de vos comportements enfantins, c'est bien moi ! Je ne fais qu'appliquer le règlement, si vous allez à son encontre. Vous êtes au final, votre propre bourreau. »

Elles sont retourné s'asseoir, sans même demander leur reste. J'ai fixé Zéro un long moment après çà. Me demandant pourquoi il était ainsi intervenu. Il aurait put faire semblant de ne rien entendre pour rester tranquille.

Mais mon questionnement s'interrompit à ce moment, car le professeur venait d'entrer. Et la même parade de début de cours s'opéra, pour le coup je suivi le mouvement entièrement.

Deux heures de cours à nouveau. Bonjour la gueule de la rentrée.

Le cours se termine, je me dépêche de remballer mes affaires. La faim me tiraille.

Zéro marche quelques mètres devant moi, j'ignore si il est aussi pressé que moi d'aller manger, mais en tous cas il été pressé de quitter la salle de cours.

« Zéro, je peux te poser une question ? »

« Du moment qu'elle est pertinente. »

« Pourquoi être intervenu plutôt que de rester dans ta tranquillité tout à l'heure ? »

« C'est la rentré, je dois leur faire une piqûre de rappel, sinon elles vont être infernales un bon moment. Si je les calme d'entrée de jeu, avant même qu'elles n'aient eu le temps de faire le moindre faux pas, je sais qu'elles y réfléchiront une seconde de plus avant de faire la connerie. Donc une seconde de plus de répit pour moi. »

« Ca semble logique. »

« Pourquoi tu pensais que j'avais pitié de toi ? »

« D'une part je t'en voudrais d'avoir pitié de moi, je suis assez grande pour me débrouiller sans l'aide de personne. D'autre part, pour le peu que je te connaisse, ce n'est vraiment pas ton genre. »

« Bien vu. »

« Sur ce, moi je vais manger. »

Visiblement il ne partait pas en direction de la cafétéria, donc je me suis éclipsée en vitesse avant qu'il n'y ai trop de monde.

Le repas c'est sacré, même si çà ne vaudra jamais la cuisine de ma grand-mère, ou de mes parents.

L'après-midi fut assez tranquille, après la petite discussion de la matinée. Fin des cours à 18h.

Je rentre à mon dortoir, retrouver ma chambre et surtout ma basse. Depuis ce matin, j'ai une ligne qui me traîne en tête et j'aimerais bien entendre son rendu. J'ai une petite heure avant d'aller manger. Ce qui est peu, mais suffisant pour ce que je souhaite tester.

Je prend soin de fermer correctement la porte, tandis que je laisse la fenêtre ouverte. Posée sur mon tabouret, l'ampli régler relativement bas, je laisse mes doigts glisser aléatoirement sur le manche dans un premier temps. Retrouver la sensation sous mes doigts, sentir les cordes vriller. Retrouver la tonalité de chaque case, les enchaînements harmonieux. Puis au fur et à mesure, je rejoue les mêmes notes à la chaîne, pour recomposer cette ligne qui me trotte dans la tête, et l'écris au fur et à mesure sur une tablature.

L'heure passe à une vitesse folle, et c'est finalement mon estomac qui me rappelle à l'ordre, je vous l'avais dit, j'aime manger.

Je descend tranquillement, visiblement je ne suis pas la seule à aller manger à l'ouverture du réfectoire. Grand dieu ! Mais il y a une queue atroce ! C'est quoi ce délire ?

Finalement, après avoir entendu le gloussement d'une dizaine de fille, j'ai fini par me souvenir. A 20h elles vont toutes accueillir la Night Class. enfin je dis toutes, mais visiblement quelques garçons iront aussi.

Peu m'importe, cela ne m'intéresse pas.