Qu'est-ce que je fais là ?

Sérieusement ?

Pourquoi j'ai eu l'idée stupide de céder à mon frère son idiot de caprice.

« Parce que tu es faible » me rétorqua ma conscience.

Traîtresse !

Je soupire pour la trentième fois depuis le début de ce match. Mon frère Emmett et ses amis Jacob et Jasper ont tellement insisté pour que je vienne avec eux voir ce stupide match de football que j'ai accepté.

C'est pour cela que depuis une grosse demie heure, je vois des imbéciles en short, plutôt sexy, mais, sans doute sans rien dans le cerveau, courir après une balle.

Totalement ennuyant. Surtout que l'équipe que nous soutenons est en train de mettre une raclée à l'autre.

Déjà 3/0 et il reste encore un moment jusqu'à la mi-temps. L'attaquant vedette de l'équipe, je le connais de vue, parce que ma pauvre meilleure amie en est littéralement raide dingue.

Edward Anthony Masen-Cullen.

Numéro 10

Le meilleur espoir du football américain, capitaine de l'équipe nationale en plus de ça.

Il est véritablement beau ce mec, un canon, mais aussi un coureur de jupons, vu le nombre de filles avec lesquelles il s'affiche. Je l'ai même vu dans une publicité complètement débile à moitié à poil récemment.

Enfin l'arbitre siffle la première mi-temps. Il faut absolument que j'aille me dégourdir les jambes parce que je n'en peux plus. Je préviens mon frère que je meure de soif et suis la foule vers les buvettes.

Pov Edward

L'arbitre siffle la mi-temps. Mes coéquipiers me tapent dans le dos amicalement, on a vraiment une super ambiance. Nous descendons tous dans les vestiaires tranquillement, l'entraîneur nous attend, sans surprise, je serais sur le banc pour la prochaine mi-temps. On a déjà trois buts d'avance et il veut faire jouer un peu les petits jeunes.

Mes coéquipiers retournent sur le terrain alors que je prends ma douche.

L'eau coule sur mon corps musclé et je savoure. C'est rare d'avoir le vestiaire pour soi.

La porte s'ouvre alors, ça doit être un des adjoints qui me cherche. J'enroule une serviette autour de mes hanches et je sors pour tomber nez à nez avec une jeune fille brune.

Elle rougit instantanément et bafouille.

-Mhhh désolée … je crois que … je suis perdue… désolée.

Elle fait un pas vers la sortie et trébuche. Sa tête cogne contre la porte et elle s'évanouit.

« Oh merde »

Je suis paniqué là. Je la soulève et l'allonge doucement sur le banc. Bon. Je cours toujours en serviette pour rejoindre l'un des adjoints, heureusement que je le trouve rapidement dans le couloir.

Je lui explique brièvement la situation et visiblement à la tête qu'il fait il ne me croit pas du tout.

Il me regarde de haut en bas.

J'aurais finalement dû m'habiller.

L'adjoint prévient un médecin alors que je file enfiler des vêtements.

Quand je reviens, ils sont près de la jeune fille.

-Comment c'est arrivé ? Demanda-t-il.

-Elle a trébuché et s'est cognée à la porte.

Il me regarde et hausse les épaules. Putain, ils me font chier à ne pas me croire.

-Elle s'appelle comment ? Demanda-t-il.

Ils se tournent vers moi tous les deux. Putain, comme si j'étais sensé le savoir moi.

Bon visiblement la demoiselle n'a pas l'air de s'être fait trop mal. Le médecin s'occupe d'elle et au bout d'une dizaine de minutes, elle revient à elle.

-Mademoiselle, vous vous sentez comment ?

-Mal aux crâne, gémit-elle.

Il lui pose encore deux, trois questions avant de lui donner un médicament.

-Comment vous appelez vous ? Demanda-t-il.

-Bella Swan. Je … mon frère va s'inquiéter, il regarde le match, expliqua-t-elle.

-On va le faire prévenir, dit l'adjoint. Comment s'appelle t'il ?

-Emmett.

-Bien, j'y vais immédiatement.

Il est à peine sorti que la pauvre se met à vomir, surpris je m'écarte. Le médecin la retient légèrement, le front soucieux.

-Qu'Est-ce qu'elle a ?

-Peut être une petite commotion cérébrale. J'aimerais qu'on l'emmène à l'hôpital pour passer un examen.

Il fait appel à une ambulance me laissant seul avec la pauvre fille qui semble épuisée.

Je m'assieds à côté d'elle précautionneusement, elle s'appuie contre moi. Son visage est pâle mais malgré tout, elle est vraiment très belle.

Pas du tout mon genre de fille en règle générale mais elle dégage quelque chose.

Sa famille arrive et je m'écarte un peu. Je demande au médecin dans quel hôpital il l'emmène.

Seattle Grâce.

Parfait.

Pov Bella.

Aie

Ca fait mal.

Je me sens pas bien du tout.

Je suis allongée sur un lit, la lumière m'agresse sauvagement quand j'ouvre les yeux.

Je gémis de douleur et d'agacement.

Ma bouche est si sèche que je suis incapable de parler.

La porte s'ouvre, je l'entends grincer malgré l'impression qu'on m'a rempli les oreilles de coton.

Je commence à m'habituer doucement à la luminosité de la pièce. Une homme blond en blouse de médecin se tenait juste à côté de moi notant des choses sur un dossier.

La porte s'ouvrit à nouveau et une voix douce, chaude et suave sortit de nulle part.

- Elle va comment ?

- Elle commence à se réveiller. Elle a été sonnée mais il n'y pas de traumatisme crânien.

Il parlait de moi comme si je n'étais pas là et ça commençait sérieusement à m'énerver.

J'émis un petit bruit de souris pour leur montrer que j'existais.

Plutôt pathétique.

La jolie voix s'approcha de moi.

WhaoU.

Est-ce que j'étais morte ? Non bien sûr que non, je rêvais. Seule explication devant un être aussi beau.

Le médecin m'aida à boire une gorgée d'eau et à me relever légèrement. J'étais encore confuse.

-Je devrais me cogner la tête plus souvent, mes hallucinations sont vraiment hot, croassai-je.

Le doc sexy et l'apparition divine se regardèrent un instant avant d'éclater de rire.

Bon. C'est mon rêve. Je devrais pouvoir faire toutes les choses que je m'interdis habituellement.

-Est-ce que j'ai le droit à un beau brun pour parfaire l'équipe ? J'ai toujours rêver de faire l'amour avec plusieurs mecs.

La porte s'ouvrit alors sur un sexy brun, si ce n'avait pas été mon frère.

C'était bien son genre. Même dans mes rêves il arrivait à tout gâcher.

Les deux autres sex symbols sortirent et un affreux doute me prit.

-Emmett, pince moi.

Il leva les épaules et s'exécuta.

Je criai de douleur.

Oh putain ….

Je rougis tellement qu'il s'inquièta immédiatement.

-Bella, tu te sens bien; tu veux que je rappelle le docteur ?

-NON ! Hurlai-je en bondissant.

Je me pris les pieds dans le drap et m'étalai sur le sol.

Ouille !

Mes cris durent alerter le médecin parce qu'il entra suivi de l'autre. C'est à ce moment là que je m'aperçus qu'on m'avait revêtue d'une de ces horribles chemises de nuit d'hôpital et que j'étais à moitié à poil devant eux.

Emmett m'aida à me relever immédiatement.

Je crois que je n'avais jamais été si rouge de toute mon existence.

Je n'aspirais qu'à une chose. Creuser un trou, mettre la tête à l'intérieur et ne jamais plus en sortir.

Le médecin resta très profesionnel même si son petit sourire ne passa par inaperçu.

-Bon, conclua-t-il finalement. Je pense que tout va bien, mais je préfère vous garder en observation cette nuit, mademoiselle Swan.

-Quoi ? Non ! Contredis-je.

Mon frère me fit les gros yeux. Mais il était hors de question que je reste couchée sur un lit d'hôpital.

-Sois raisonnable Bella, dit-il.

C'était le pompon. Je me retrouvais coincée ici.

-Mr Swan, j'aurai des papiers à vous faire signer, continua-t-il à l'adresse de mon frère.

Il sortit accompagné du médecin alors que je me retrouvais nez à nez avec le charmant footballeur.

Gloug.

-C'est un très bon hôpital vous verrez. Et mon père est un excellent médecin.

Quelqu'un avait dû faire une poupée vaudou à mon effigie parce que plus malchanceuse que moi, ça ne doit pas exister.

Je venais de me ridiculiser devant son père en plus.

Que pouvait-il arriver de pire ?

-Vous avez l'air perdu dans vos pensées ? Dit-il en rigolant.

-Je déteste les hôpitaux. J'y vais bien trop à mon goût.

-Oui, j'ai pu remarquer que vous étiez plutôt maladroite, dit-il.

Je le foudroyais du regard.

Il avait beau être footballeur, sexy et célébre, ça ne lui donnait aucunement le droit de se foutre de moi.

Ca ne fit que redoubler ses rires. J'allais vraiment être vexée.

-Sortez ! Ordonnai-je.

Il arrêta de rire interloqué.

-Dehors ! Hurlai-je.

Oh là c'est moi qui vais rire. Il me regarde comme si j'étais complètement folle. Ca doit être le cas sans aucun doute.

-Vous me mettez à la porte. Moi ? Dit-il choqué.

-Oui. Allez vous en !

Je croisais les bras, boudeuse. Il sourit.

-Moi qui voulais vous proposer de vous aider à vous échapper, tant pis.

Il fit un pas vers la sortie alors que je m'écriais.

-D'accord, restez mais par pitié, faites moi sortir de là.

-C'est ok, je reviens.

Une demie heure plus tard mon frère revint mais pas de trace du sexy n°10.

-Je dois aller bosser Bella. A demain.

-Tu ne vas pas m'abandonner ici Emmett !

-Ne fais pas l'enfant Bella, je viens demain te voir. Bonne nuit petite sœur.

Le lâche m'embrassa avant de se sauver. J'enrageais.

Mister sex apparut cinq minutes plus tard avec Docteur Papa.

-Mademoiselle Swan, mon fils a plaidé votre cause, je pense que je peux vous libérer à condition que quelqu'un veille sur vous cette nuit.

-Oui oui. Je vais appeler mon frère c'est bon.

J'attrapais mon téléphone, composais le numéro et tombais immédiatement sur la messagerie. J'essayais ceux de Jake et de Jasper mais même résultat.

-Je suis désolé mademoiselle mais sans parent, je ne vous …

-Je vais la raccompagner et veiller sur elle dans ce cas papa.

Je me retournais en même temps que le docteur vers le beau sportif.

Est-ce que je venais de rêver ?