Voici le chapitre 5 de fuir pour mieux se reconstruire, je suis sincèrement désoler de l'attente, mais j'espère qu'il vous plairas quand même.

Merci de toutes vos reviews.

Bonne lecture !

Chapitre 5 :

Alors que les conversations se faisaient plus légères et que Mike s'éveillait doucement, du bruit se fit entendre à l'étage. On put entendre le bruit de l'eau couler pendant une dizaine de minutes avant que le silence ne revienne. Bientôt, les escaliers grincèrent et Edward et Harry apparurent. Le vampire était fasciné par ses chaussures, il était gêné. Le survivant de son côté souriait et agissait comme à son habitude. Il était spontané. Le serpentard jeta un regard moqueur au vampire. Le brun regarda son ami et le fusilla du regard. Ses yeux disaient, une remarque et je te castre mais le blond n'avait pas peur. Loin de là. Puis, il adorait taquiner son ami. Ils avaient toujours été très libéré sur les questions du sexe. Au début de leur relation particulière, le brun rougissait souvent. Maintenant, il était presque pire que le blond.

- Dray... Siffla t-il dangereusement.

- Raven ?

- Cesses tout de suite ce petit jeu.

- Qu'est ce que tu feras sinon ?

- Tu sais que je peux devenir aphrodisiaque Dray chéri...

- Est-ce-que tu as débité des propos salaces en fourchelangue avec ton compagnon ?

Alors que Harry allait répliquer, Edward releva vivement la tête, intéressé par ce que venait de dire le blond. Draco haussa un sourcil, visiblement, il avait vu juste. Le vampire déclara alors...

- J'avais pas rêvé alors... Tu as bien parlé une autre langue... C'est quoi le fourchelangue ?

- La langue des serpents...

- Tu parles la langues des serpents, tu peux dire un truc ? Demanda Alice survoltée.

- En fait, je le parle quand je croise un serpent, quand je suis énervé ou dans un état d'excitation intense..

Draco sortit sa baguette, visa le centre de la pièce et dicta : « Serpentsortia ». Un cobra noir aux yeux d'or sortit de sa baguette et s'échoua au centre de la pièce. Il rampa tout de suite vers Éric qui se mit à trembler. Harry fit volte face et cria.

[Arrêtes toi !

Le serpent se figea et se retourna.

Un humain qui parle notre langue, voilà qui est intéressant...

Comment t'appelles tu ?

Saskyâh.

Je suis Harry.. Viens et enroules toi à mon bras... Je ne veux pas que tu mordes quelqu'un dans cette pièce. Par contre, ce soir je vais dans un endroit spécial et il y aura une personne que tu pourras mordre...

C'est d'accord]

Le serpent rampa lentement vers lui et s'enroula autour du bras qu'il tendait. Elle posa sa tête sur son épaule et ferma les yeux. Il regarda autour de lui et vit que toutes les personnes dans la pièce le regardaient avec une lueur de désir dans les yeux. Elles étaient totalement hypnotisées. Il fit apparaître des globes d'eau froide au dessus de leurs têtes et d'un claquement de doigt, les fit se déverser sur eux. Certains poussèrent des cris de surprise. Alice sautillait partout comme une folle.

- C'est génial ! Comment tu as apprit le fourchelangue ?

- Je l'ai pas apprit. Je l'ai dans le sang. J'ai compris que je pouvais parler aux serpents quand j'ai lâché un Boa Constrictor sur mon cousin au zoo. J'avais 11 ans. Un des plus beau jour de ma vie. Finit il rêveur et un léger sourire accroché aux lèvres.

- T'as vraiment lâché un Boa sur ce crétin ? Demanda Draco en riant.

- Ouaip...

- Et t'as fait quoi d'autre à ta famille ? Interrogea Angela qui savait très bien qu'il en avait bavé chez eux.

- Oh pas grand chose. À 13 ans j'ai gonflé la soeur de mon oncle, la tante Marge, comme un ballon. Elle a volée dans le quartier comme une montgolfière pendant des heures. Elle a fini par rester accroché à un lampadaire et à tourner autour. Finalement, le service des incidents magiques est intervenu, ils l'ont dégonflé et lui ont jeté un oubliette.

- Qu'est ce qu'elle avait fait ? Demanda Éric cette fois ci.

- Elle disait que mon père était un bon à rien alcoolique et que ma mère était une erreur de la nature et que c'était pour ça que j'étais un monstre que les Dursley avaient trop de coeur et qu'ils auraient dû me mettre dans un orphelinat dès qu'ils m'ont trouvé devant leur porte.

- Les Dursley ? Avoir du coeur ? C'est une plaisanterie. Lâcha Draco avec un rire ironique.

- Tu trouves aussi... Rétorqua la brun sarcastique.

- Au fait... Edward vient avec nous pour l'opération Vernon.

- Pas de problème... Ce soir ta tante est veuve parce que quoi qu'il arrive Ry chéri, je ne laisserai pas ce porc en vie mais avant, je vais le torturer longtemps... Lança Draco, une lueur de folie brillant dans ses orbes orageuses.

- De qui parlez vous ? Demanda Esmé légèrement horrifiée de les voir planifier un meurtre de sang froid.

- Mon Oncle... Enfin si on peut appeler ça un Oncle.

- Et tu veux le tuer ? Mais c'est horrible...

Harry fit venir une pensine, il y jeta tout ses souvenirs de famille, y comprit ceux du viol et de son réveil trois jours après puis, expliqua à tout le monde la démarche à suivre pour les regarder. Il ne voulait pas revoir tout ça et il savait que Draco pourrait commenter les scènes si besoin était. Il ne supporterait pas de revivre son viol une fois de plus. Puis, il savait déjà à quel point sa vie avait été merdique. Tout le monde plongea dans la pensine et il sortit un livre de DCFM qu'il commença à lire. Les minutes tournaient, puis la première heure passa. Ils restèrent dans la pensine pendant plus de deux heures.

Quand ils en ressortirent, Angela et Annabelle foncèrent aux toilettes prisent de nausées. Mike et Éric étaient pâles comme la mort, Carlisle assez agité, Esmé outrée, Rosalie très en colère, Emmett prêt à tout casser, Jasper plus crispé que d'habitude, Alice avait perdue sa bonne humeur et Edward avait envie de tuer les Dursley. Draco était silencieux, trop selon Harry. Il avait apprit des choses que le brun ne lui avait jamais raconté. Comme le jour où il avait apprit que son nom était Harry Potter et pas gamin, morveux ou le monstre.

Il avait 4 ans et sa tante avait été obligée de l'inscrire à l'école maternelle. Ils avaient vu sa tante qui expliquait à la maîtresse que Harry était retardé mentalement et que ça ne servait à rien de lui apprendre quoi que ce soit. Qu'elle avait juste à le mettre dans un coins et à ne pas s'en occuper. Qu'il n'était qu'un sauvageon sans éducation. Bien sûr, l'institutrice n'avait pas écouté Pétunia Dursley et c'était vite rendue compte que le brun était en fait un petit génie. Qu'il apprenait vite et était doué pour le dessin. À la demande de Harry, elle n'avait rien dit aux Dursley et n'avait pas dénoncé ses tuteurs aux services sociaux. À l'époque, les Dursley lui avaient dit qu'il vivait chez eux parce qu'il était tellement vilain que ses parents ne voulaient plus de lui. Après, ils avaient dit que ses parents étaient des chômeurs alcooliques qui c'étaient tués dans un accident de voiture. Il avait vécu l'enfer chez eux.

Il était très calme quand les occupants de la pièce reprirent leurs esprits et que Angela et Annabelle revinrent au salon. Angela se cala contre un Éric encore un peu abasourdie. Tous les regards se braquèrent sur lui alors qu'il reposait tranquillement son livre de DCFM. Edward s'assit prêt de lui et l'attira sur ses genoux d'autorité. Si Esmé, Alice et Rosalie avaient été humaines, elles auraient probablement pleuré.

Aucune des personnes présentes n'arrivaient à sortir les images violentes et cruelles de leurs esprits. Ça allait de Harry enfermé dans son placard à Harry battu en passant par Harry insulté et Harry brûlé avec la poêle pour avoir laissé brûler le bacon. Il y avait aussi la fois où Vernon Dursley l'avait laissé entre la vie la mort. Les Noël à servir sa famille et regarder Dudley ouvrir ses cadeaux. Ses anniversaires qu'il se souhaitait tout seul chaque année. Comment pouvait on faire ça à un enfant ? Ce fut Draco qui prit finalement la parole, il avait appris des choses qu'il ne savait pas avant.

- Dis moi My Angel. À quel âge ces monstres t-ont ils sorti de ton placard exactement ? Demanda Draco furieux.

- Le jour de mes 4 ans. La tante Pétunia m'a souhaité un bon anniversaire, la seule et unique fois qu'elle l'a fait d'ailleurs. Elle m'a ensuite fait sortir pour m'apprendre à cuisiner, faire le ménage et compter.

- Je vois... Je vais avoir beaucoup de mal à me contenir face à elle et à ce porc qui te sert de cousin. Tu en es conscient n'est ce pas ? Susurra dangereusement le serpentard.

La magie de Draco crépitait dangereusement dans la pièce. Le blond était littéralement hors de lui. Jamais Harry ne l'avait vu aussi furieux. Le serpentard était connu pour contenir facilement ses émotions. Il se félicita mentalement de ne pas avoir montré ces images à Severus ou Rémus. Le lycan aurait été incapable de se contrôler. Moony aurait prit le contrôle à coup sûr. Le brun plongea ses orbes vertes dans celles orageuses de l'héritier Malfoy et déclara d'une voix calme.

- Dray... Calmes toi.. J'ai pas envie de faire sauter la ville.

Le blond ferma les yeux et prit de profondes inspirations pour calmer sa magie capricieuse. Il grogna faiblement avant de reprendre.

- Tu sais que si Rémus ou Sev' voient ses images ils vont réduire Pétunia et Dudley en pièces ? Et je parle même pas de ton porc d'oncle.

- C'est pour ça qu'ils ne doivent pas savoir ! S'énerva Harry avant de reprendre... Jamais...

- Comment t'as fait pour cacher ces images à Sev' quand il t'a donné des cours d'occlumencie ?

- J'ai juste détourné son attention...

- Magie Incube ?

- Oui...

- C'est quoi la magie incube ? Interrogea Angela...

- Si Harry utilise son pouvoir d'incube alors cette pièce va se transformer un baisodrôme. Un lieu d'orgie. Vous serez incapable de contrôler vos hormones et s'il ajoute la magie veela, se sera redoutable.

- Dray ?

- Oui Angel ?

- On va choisir nos jouets pour ce soir ?

Harry avait un sourire cruel plaqué sur ses lèvres qui fit frissonner les personnes présentes. Le blond arbora le même sourire. Ils se levèrent et se dirigèrent vers la salle d'entraînement. Ils regardèrent les armes qui étaient accrochées aux murs avec un plaisir sadique. Le brun se dirigea vers les dagues et poignards avec une lueur diabolique dans ses yeux verts. C'était de loin ses armes préféré. Il fallait une telle proximité pour les utiliser. C'était presque intime. Il prit un poignard en platine dont le manche représentait un dragon avec des yeux en rubis. La lame contenait un violent poison qui tuait instantanément mais en provoquant une douleur insoutenable. Draco prit un fouet en cuir clouté et le fit claquer dans l'air avec une lueur de satisfaction. Seulement, leurs deux magies crépitaient toujours et c'était vraiment dangereux pour les personnes présentes. Le brun regarda son ami et avec un large sourire, il demanda.

- Un p'tit duel Dray chéri ?

- Je suis prêt quand tu l'es Raven !

Le blond sauta et atterrit avec grâce sur la plateforme de duel, Harry le suivit aussitôt. Tous les occupants de la maison les observaient. Mike savait déjà à quoi s'attendre mais ne se lassait pas du spectacle. Il était comme envouté. Les deux sorciers se saluèrent et ce fut le brun qui entama les hostilités avec un stupéfix que le blond esquiva facilement.

- Rictusempra !

- Protégo ! Contundo !

N'ayant pas le temps de lancer de sort de protection, le blond plongea sur le côté et se redressa en ripostant avec agilité et rapidité.

- Divulsio !

- Confringo ! Expulso !

Le premier sort avait été lancé avec la baguette de Harry et le deuxième d'un mouvement de main. Draco esquiva le premier sort mais reçu le deuxième en pleine poitrine et traversa la salle dans les airs pour taper violemment contre le mur. Il secoua la tête et hurla...

- Endoloris !

Harry qui n'avait pas eu le temps de voir le sort arriver fut touché et s'effondra au sol. Aussitôt, il sentit la douleur traverser son corps. Des milliers d'aiguilles chauffées à blanc piquaient sa peau, ses entrailles. Aucun millimètre de son corps n'était épargné par cette souffrance. Il ferma les yeux et se concentra sur ce qu'il avait vécu avec Mike, avec Edward, avec Draco. Les étreintes de son parrain, de Rémus, de Severus. Le sourire de sa mère. Sa première victoire au Quidditch. Haletant, il se redressa lentement. Il se mit d'abord en position assise et continua à se laissé envahir par les images de bonheur. Il entreprit de se relever lentement. Ses jambes tremblaient et son visage était déformé par la douleur. Du sang perlait au coin de sa bouche et ses yeux verts brillaient de détermination. Il se campa sur ses pieds, leva sa baguette et parvint à souffler...

- Expulso !

Une nouvelle fois, Draco vola et cogna contre le mur. Harry prit une grande inspiration et alors que le blond se relevait, il lança...

- Stupéfix ! Expelliarmus !

Draco tomba sur le sol, immobile et sa baguette vola jusqu'à Harry pour atterrir dans sa main. Le brun approcha du blond d'une démarche féline. Malgré les coups qu'il avait prit avant, sa démarche était légère et il était beau à évoluer ainsi. Il se tenait fier et droit. Dans les yeux de son ami, il vit la colère. Il resta sur ses gardes alors qu'il annulait le Stupéfix.

- Finite...

Le blond sauta sur ses pieds et s'élança vers Harry en poussant un cri de rage. Le brun esquiva, jeta les deux baguettes plus loin et le duel sorcier se transforma en combat d'arts martiaux. Les coups de poings, de pieds et autres acrobaties s'enchaînaient à une vitesse folle. Ils étaient tous les deux des créatures magiques et avaient bien plus de ressources que n'importe qui. Ce combat leur rappelait leurs bagarres de Poudlard. Ils savaient que ça allait les apaiser bien plus qu'un duel sorcier. Les contacts physiques les avaient toujours calmé. Le blond fini par maîtriser Harry et s'assit sur lui avec un sourire satisfait.

- Jubiles pas trop Dray... Tu m'as bien affaibli avec ce putain de Doloris.

- M'en fou ! Pour une fois j'ai gagné !

- Félicitation beau blond... Maintenant je serai pas contre une ou deux potions là...

Draco tendit la main et fit venir quelques fioles d'un accio informulé et sans baguette. Il aida Harry à s'asseoir et lui donna les potions. Le brun les prit et les bu aussitôt. Il poussa un soupir de soulagement alors que la douleur due au doloris refluait et que son souffle revenait. Il se sentait bien mieux. Ils appelèrent ensuite leurs baguettes et se soignèrent mutuellement. Mike apporta un baume, leur fit enlever leurs chemises et il le passa sur les hématomes qui couvraient leurs torses, dos et côtes. Ils n'y étaient pas allés de main morte. Aucun des deux n'avait retenu ses coups.

- Waow... Soufflèrent Angela et Anabelle.

- Vous faites souvent ça ? Enchérit Éric.

- 4 heures d'entraînement tous les soirs... Duel sorcier, duel à l'épée et arts martiaux.

- Impressionnant. Lança Jasper qui était le seul à s'y connaître un minimum en combat.

- Quand on a un serpent psychopathe aux trousses on apprend vite. Rétorqua Harry.

- C'était quoi le sort Endoloris ? Demanda Emmett.

- Sortilège de torture... Dray l'a pas lancé à pleine puissance. Sinon j'aurais perdu connaissance après l'avoir repoussé. Bon une douche, on se change et je crois qu'on sera prêt pour notre petite expédition. Si vous voulez, vous pouvez tous rester ici jusqu'à ce qu'on soit de retour...

Tous hochèrent la tête en guise de réponse. Mike, Draco et Harry allèrent prendre une douche et se changer et enfin revinrent au salon. Les deux sorciers firent venir une foule de livres sorciers pour les occuper. Ils auraient de quoi en apprendre sur leur monde et les créatures magiques. Ils posèrent également des sorts de protection sur la maison. Si les mangemorts trouvaient où ils habitaient pendant leur absence, les personnes qui se trouvaient chez eux seraient protégées. Ensuite, le brun prit un livre moldu et lança un « portus » dessus. Il régla l'adresse, le tunnel prêt de Privet Drive et prévu le départ pour deux minutes plus tard. De cette façon, il avait le temps d'expliquer la démarche à suivre à Edward et Mike.

- Edward, Mike... Quand je vous dit de tenir le livre vous le faites et vous ne lâchez pas tant que Dray ou moi on vous le dit pas.

- Ok. Répondirent les deux concernés.

- Maintenant ! Cria Harry...

Tous prirent le livre et disparurent. Ils se sentirent agrippés par leurs nombrils et des paysages défilèrent rapidement. Bientôt, Draco ordonna à Edward et Mike de lâcher, il le firent aussitôt. Alors que Harry, Draco et Edward atterrissaient sur le sol avec grâce, Mike évita une collision brutale avec le goudron que grâce aux réflexes du vampire qui le rattrapa. Il marmonna un vague merci. Il avait au moins évité cette humiliation. Il espérait ne pas être inutile lors de cette expédition punitive. Après tout, il était sorcier débutant et humain. Il n'avait pas beaucoup de force physique et était en général timide et réservé.

Ils remirent leurs vêtements en place et suivirent Harry qui les invitait à le faire d'un signe de la main. Ils traversèrent le tunnel et atterrirent dans Privet Drive. Ils remontèrent la rue sous les regards de certains moldus qui ne pouvaient détacher leurs regards d'eux. Le petit brun revit avec plaisir quelques gamins du quartier qu'il avait protégé contre Dudley et sa bande. Les quatre garçons étaient magnifiques et gracieux. Des beautés froides et cruelles. Ils marchaient sur un même rythme et ne prêtaient aucune attention à ce qui se passait autour d'eux. Ils n'avaient que leur objectif en tête.

Quand ils furent devant le numéro 4, ils passèrent la barrière et remontèrent la petite allée. Harry ouvrit la porte sans prendre la peine de frapper et invita ses trois partenaires à entrer dans la maison. Draco posa différents sortilèges dont un de silence. Les Dursley étaient au salon et regardaient la télé inconscients du fait qu'ils étaient désormais prisonniers dans leur propre maison. Le brun fit signe aux trois autres de ne pas faire de bruit et avança vers le centre de la pièce, espiègle.

- Salut la compagnie !

Les trois Dursley se tournèrent vers lui comme un seul homme en entendant sa voix. L'oncle Vernon était rouge de rage et de haine. Il se leva et avança vers lui le corps tremblant de colère. Ce monstre avait osé revenir sous leur toit. Il allait payer son insolence. Cette fois ci, ce morveux allait mourir. Il leva la main et fut arrêté par un vampire mécontent qui se mit en position défensive et cracha. Il grognait face à l'oncle Vernon qui commençait à pâlir. Il avait bien vu les crocs blancs et les yeux sombres du jeune homme face à lui. Ils étaient rouges sombres. C'était effrayant.

- Calmes toi mon chéri... On a même pas fait les présentations...

Edward se détendit légèrement mais continua à observer les moindres faits et gestes de Vernon alors que Mike et Draco pénétraient dans la pièce. Le serpentard avait roulé les manches de sa chemise jusqu'aux coudes. Il savait que la tante de Harry connaissait la marque des ténèbres et qu'elle serait effrayée. Effectivement, quand elle aperçut le tatouage, Pétunia Dursley poussa un petit couinement. Quand à Mike, il alla se placer derrière Harry et enroula ses bras autour de la taille fine du brun en jetant un regard haineux aux trois moldus face à lui.

- Mike, Draco, Edward je vous présentes mes tuteurs. Vernon Dursley et Pétunia Dursley née Evans et aussi mon cousin Dudley Dursley. Oncle Vernon, Tante Pétunia, Dudley... Je vous présentes mes compagnons Edward Cullen vampire de son état, Draco Malfoy qui est un Veela et un mangemort et Mike Newton qui est sorcier. Ah oui je suis bête ! Il y a moi aussi ! Harry Potter, vous savez, le gamin que vous avez torturés pendant des années et que ce PORC a violé ! Hurla t-il en pointant Vernon du doigt.

L'homme afficha un rictus satisfait pensant que le brun était affecté mais en réalité, Harry ne l'était plus. Il avait seulement soif de vengeance. Cet homme allait souffrir de longues heures. Il allait mourir exactement comme le porc qu'il était. Ce serait douloureux, cruel et sanglant. Il se demandait s'il devait lui arracher ses bijoux de famille ou pas ? Peut être le ferait il. Il c'était sentit en paix dès la seconde où il avait franchis la porte d'entrée car il savait alors que la vengeance était proche.

- T'es une bonne pute Gamin ! Juste un trou à enfiler !

- Je suis bien meilleur quand je suis consentant. J'te montre Vernon chéri ?

Le brun envoya un peu de sa magie incube et son oncle et Dudley frissonnèrent. Le gros jeune homme était excité. Son cousin était vraiment bandant, comme les autres d'ailleurs. Il ignorait que Harry ressentait ses fantasmes profonds. Le brun lui fit un sourire charmeur et prit la parole.

- Hey Drake ! Mon cousin est Gay et puceau ça t'intéresse ?

- Putain Ry ! T'as l'art de me faire débander ! J'aurai l'impression de me taper Crabbe ou Goyle...

- T'as qu'à penser à moi quand tu lui défonce le cul !

- Rien ne peut être meilleur que ton cul Raven !

- Oh ! On dirait que tu excites Tante Pétunia ! Tu me diras avec l'horreur qu'elle a dans son lit ça doit pas être très difficile.

Draco, qui avait envie de s'amuser un peu, approcha de la tante Pétunia d'une démarche gracieuse, féline et prédatrice. Il était passé en mode séducteur en une seconde. Il se pencha vers son oreille, en lécha le lobe et lui susurra alors qu'il malaxait ses fesses...

- Toi et moi dans un lit chérie... ça te tente...

La tante Pétunia ne put retenir un gémissement et plaqua ses deux mains sur sa bouche alors qu'elle virait au cramoisie. L'héritier Malfoy partit dans un fou rire. Vernon grogna de rage et hurla.

- Que veux tu monstres ?

- Moi ? Demanda innocemment Harry en fixant ses ongles avec ennuis avant de reprendre. Pas grand chose... En fait, ce soir Tante Pétunia sera veuve et Dudley orphelin de père. Une bonne chose si tu veux mon avis. J'ai réussi à convaincre mes compagnons d'épargner leurs vies mais toi, avec ce que tu m'as fait. Ils vont prendre plaisir à te torturer lentement jusqu'à ce que tu supplie qu'on t'achève.

Vernon Dursley vacilla légèrement. Il était devenu pâle comme la mort. La tante Pétunia poussa un petit cri terrifiée et Dudley tomba littéralement dans les pommes. D'un sort, Harry l'envoya dans son lit et bloqua les sorties de sa chambre, il s'occuperait de cet abrutis, plus tard. Il plongea son regard dans celui de sa tante et déclara, presque avec douceur.

- Tu as le choix tante Pétunia. Tu peux choisir de rester pour être avec ce porc jusqu'au bout. Où, tu vas dans ta chambre et je t'y enferme comme je l'ai fait pour Dudley. Tu ne verras rien et tu n'entendras rien.

- Je préfère allé dans ma chambre. Répondit Pétunia alors que les larmes roulaient sur ses joues.

Harry la prit par le bras et l'escorta jusqu'à la suite parental. Ils pénétrèrent dans la chambre et le brun jeta différents sorts sur les murs, la fenêtre et la porte. Sa tante le regardait mais il y avait quelque chose de différent dans son regard. Des regrets, une sorte d'amour aussi. Le jeune homme haussa un sourcil et elle prit la parole, sa voix n'était qu'un murmure.

- Je suis désolé Harry. Je ne voulais pas tout ça. Je t'ai toujours aimé mais Vernon disait que si on était cruel, alors tu cesserais d'être un monstre. Je ne t'ai jamais considéré comme tel et t'enfermer dans ce placard, t'insulter. Ça fait parti des pires moments de ma vie. Tu étais la seule chose qui me restait de Lily. Il t'a vraiment violé ?

Harry, émut au delà des mots, approcha d'elle, s'accroupit face à elle et prit la parole d'une voix très douce.

- Merci... Je crois qu'avec le temps, je pourrai te pardonner. Et oui... Ce porc m'a vraiment violé. Quand vous étiez à Oxford Dudley et toi.

- Alors il mérite ce que vous allez faire. Déclara sa tante les yeux brillants de rage et de haine.

Harry déposa un baiser sur le front de la femme et quitta la chambre dont il bloqua la porte. Il regagna le salon où ses compagnons attendaient. Quand il arriva dans le salon, il croisa le regard d'Edward. Le jeune homme lui souriait doucement.

- Elle le pensait vraiment.

- Merci... Harry se jeta dans les bras de son Vampire et l'embrassa à perdre haleine.

Pendant qu'ils s'embrassaient, Draco conjura une chaise et ligota Vernon Dursley dessus. L'incube en Harry voulait être nourrit. Il avait besoin de sexe. Sa magie Incube se répandit dans la pièce et Draco grogna.

- C'est pas le moment beau brun ! Tu nous auras tous après si tu veux mais là... On a quelqu'un à torturé.

Le brun fit la moue adorable mais empoigna sa baguette fermement et lança.

- Contundere...

Le sort atteignit la jambe droite de Vernon Dursley. Un craquement sinistre retentit et l'homme hurla de douleur. Le serpent qui était enroulé au bras de Harry glissa lentement sur le sol et approcha de la victime. Il avait envie de mordre et c'est ce qu'il fit. Il mordit dans la chair tendre attirant un autre hurlement de souffrance. Ce porc allait avoir mal pendant plus de 6 heures avant de succomber au poison. Draco visa le ventre de Vernon et susurra...

- Secare...

La chemise se transforma en lambeaux alors que les chairs étaient entamées. Edward approcha et brisa le genoux gauche de Vernon comme s'il était fait de verre. Mike lui donna un violent coup de poing au visage qui lui brisa le nez alors qu'Harry lançait un puissant Doloris. La torture fut lente et cruelle. À la fin, Vernon Dursley était devenu méconnaissable. La quasi totalité des os de son corps étaient brisés. Il avait des plaies sanguinolentes partout et des brûlures. La peau était gonflée par endroit. L'incube en Harry n'avait pas résisté à la vengeance et lui avait ôté ce qui faisait de lui un homme. Le gros moldu avait poussé un hurlement bien plus fort que les autres. Il s'en était brisé les cordes vocales. Pendant plus de 4 heures, ils avaient découpé, brûlé, écrasé, brisé. Harry avait régulièrement envoyé des images horribles ou incroyablement excitantes. Alors qu'il se faisait torturer, Vernon Dursley était venu plusieurs fois dans son pantalon à sa plus grande honte.

Alors que le jour pointait à l'horizon, comme le gryffondor l'avait prévu, Vernon le supplia de l'achever. Il approcha de l'homme, sortit son poignard et lui enfonça dans le coeur. L'homme écarquilla les yeux et pleurnicha un « je suis désolé, je t'aime » en rendant son dernier souffle. Draco fit aussitôt disparaître le cadavre. Une seule et unique larme roula sur la joue de Harry. Son oncle c'était repenti finalement. Jamais il n'aurait imaginé que l'homme puisse lui demander pardon un jour et encore moins lui dire qu'il l'aimait. Grâce à ça, il se sentait enfin normal. Il n'avait plus cette sensation d'être un monstre. Il était seulement une victime. Victime de l'horreur humaine. Il se tourna vers ceux qui l'accompagnaient et leur adressa un sourire éblouissant.

- Il faut que j'aille voir ma tante et mon cousin...

Ils hochèrent la tête en guise de réponse et il partit en direction des escaliers sans un mot. Il gravit rapidement les marches et arriva sur le pallier familier. Il se figea un instant, les souvenirs remontants en surface. Il ferma les yeux et pris une profonde inspiration puis, il avança jusqu'à la porte de la chambre parental et la débloqua. Il pénétra dans la pièce et trouva sa tante assise sur son lit. Quand elle le vit, son visage sembla s'éclairer. Elle avait l'air si' heureuse de le voir. Il avait du mal à reconnaître cette femme. Elle avait l'air douce et aimante.

- C'est fini ? Demanda t-elle d'une petite voix.

- Oui... Il ne reviendra plus jamais.

- Tu sais... Quand tu n'étais pas là, c'était moi qui prenait et Dudley parfois. Il n'était pas violent qu'avec toi. Ces derniers temps, il buvait tout le temps et il nous faisait peur. Quand je l'ai épousé, jamais je n'aurais imaginé qu'il soit comme ça. Je le pensais doux et aimant. Je me suis lourdement trompé.

J- e crois qu'il cachait bien son jeu. Qu'est ce que vous allez faire Dudley et toi ? Vous avez plusieurs choix.. Vous pouvez resté ici en Angleterre ou venir avec moi. Au départ, vous resterez chez Draco et moi et puis je vous aiderai à avoir votre propre maison et à vous installer. Vous serez en sécurité.

- Après tout ce que nous avons fait, tu nous aiderais ?

- Oui... Je crois que vous avez agis comme ça par peur... Je pense aussi qu'un changement d'environnement ne ferait pas de mal à Dudley. Il a besoin d'être entouré et aidé. Le fait qu'il soit obèse, c'est juste qu'il est mal dans sa peau. Tu sais, je plaisantais pas tout à l'heure en disant qu'il est homosexuel. Je l'ai senti et je crois qu'il se sentait sale à cause de tout ce que Vernon racontait sur les homosexuels. Il avait peur que son père le rejette, qu'il lui fasse du mal aussi.

- Tu as raison mais... Comment on va faire pour emmener nos affaires ?

- Je vais appeler un ami, tu vas lui dire ce que tu veux emmener et il va t'aider à tout rassembler...

La tante Pétunia répondit d'un hochement de tête. Elle était heureuse que Harry leur ai pardonné à Dudley et à elle et qu'il accepte de les aider. Elle ne savait pas ce qu'elle et son fils seraient devenus sinon. Elle avait des diplômes mais elle n'avait jamais travaillé. Vernon le lui avait interdit. Elle n'était pas douée pour gérer sa vie. Elle ne connaissait rien de tout ça. Son mari avait tout fait pour la garder dans l'ignorance du monde toutes ces années. Elle était un peu perdue. Elle espérait que son fils pourrait aller mieux. Elle avait compris depuis longtemps qu'il allait mal mais l'avait vu s'enfoncer sans pouvoir l'aider. Grâce à Harry, ça allait peut être changer. Il avait juste besoin d'un coup de pousse.

- Dobby !

Un crac retentit dans la pièce et elle ouvrit des yeux ronds quand elle vit la petite créature face à elle. Elle avait cette impression de l'avoir déjà vu auparavant mais peut être rêvait elle. L'elfe s'inclina face à Harry, son nez touchant presque le sol et demanda légèrement surexcité.

- Qu'est ce que Dobby peut faire pour Maître Harry Potter Monsieur ?

- Je veux que tu obéisses à Pétunia et que tu l'aides à rassembler toutes les affaires qu'elle te désignera. Vas chercher une malle compartimenté à la maison...

- Tout ce que Maître Harry désir, Dobby le fait...

L'elfe s'inclina et disparut quelques secondes avant de revenir avec une malle énorme. Là, il approcha de la tante Pétunia et entreprit d'écouter ce que la femme disait. Pendant que sa tante préparait les affaires avec l'elfe de maison, Harry sortit de la suite parentale et se dirigea vers la porte de la chambre de Dudley. Il débloqua la porte et l'ouvrit doucement. Il pénétra dans la pièce sans un bruit et avança tel un félin vers le lit. Son cousin était couché sur son lit et sanglotait doucement. Il s'assit prêt de lui et posa une main sur son épaule. Le jeune moldu se redressa et avant que le brun n'ai le temps de réagir, il se jeta dans ses bras pour pleurer tout son soul. Jamais Harry n'avait vu Dudley dans un tel état de fragilité. Il l'avait toujours connu violent et un masque de méprit plaqué sur son visage rond. Le jeune homme tenait des propos incohérents. C'était touchant et il comprit que même si Dudley avait été cruel avec lui, il ne l'avait jamais vraiment voulu. Qu'il avait juste suivi les directives de Vernon. Qu'il avait fait ça pour que son père soit fier de lui. Il pouvait le comprendre.

- Je suis tellement désolé Harry...

- Je sais Dud... Ta mère et toi vous allez partir avec moi. Tu ne reverras plus jamais cette maison et cet homme.

- Il t'as vraiment... Enfin...

- Oui Dudley... Il m'a vraiment violé.

- Tu sais... Il a essayé de s'en prendre à moi il y a quelques semaines mais quand je l'ai supplié de ne pas me faire de mal, il a réalisé que c'était moi et c'est enfuis. Je crois qu'avec l'alcool, il me prenait pour toi. Il arrêtait pas de m'appeler Harry et de dire qu'il m'aimait. Tu avais raison quand tu disais que je préfère les garçons tu sais..

- Je sais. Il y a beaucoup de choses que vous allez apprendre sur moi Pétunia et toi. Si tu veux je t'aiderai.

- Ça sert à rien. Qui voudrait d'un gros monstre comme moi ?

- Un régime, du sport, un changement d'environnement, quelques potions et dans moins d'un mois, tes kilos en trop seront juste un mauvais souvenir. Crois moi !

- Jamais personne ne m'a embrassé. J'ai essayé d'embrasser Piers parce qu'il est Bi mais il m'a repoussé et c'est moqué de moi. Il m'a dit qu'il était peut être copain avec moi mais que c'était pas pour ça qu'il avait envie d'embrasser un gros tas comme moi. Je l'aime depuis longtemps. J'ai tellement eu mal quand il a dit ça.

Une lueur dangereuse flotta dans le regard de Harry. Cet enfoiré de Piers paierait mais plus tard. D'abord, il allait faire de Dudley un mec bandant et ensuite, la vengeance n'en serait que plus douce. Il prit le menton de son cousin entre ses doigts et déposa ses lèvres sur les siennes. Au départ, Dudley écarquilla les yeux, choqué, puis, quand il sentit une langue taquine caresser habilement ses lèvres, il entrouvrit la bouche et la langue du brun s'engouffra à l'intérieur. Leurs langues se rencontrèrent, se touchèrent, se goûtèrent. Le baiser était doux.

Le moldu se sentait bien. Il ne remercierait jamais assez Harry de lui avoir donné ça. Son premier baiser était comme un doux rêve. Le brun rompit le baiser le laissant pantelant. Ses joues prirent une magnifique teinte vermeil et Harry émit un petit rire enchanteur. Dudley regarda vers la porte et écarquilla les yeux, effrayé. La voix de Draco s'éleva.

- Tu nous fait des infidélités Raven ?

- Fermes là Drakichou !

- Redis ça et je te jure que quand on en aura fini avec toi, ton magnifique postérieur s'en souviendra beau brun...

- Des paroles, des paroles Dray ! Et puis, saches beau blond, que j'ai embrassé Dudley pour lui montrer que je lui avait pardonné et aussi pour lui montrer qu'il n'était pas un monstre. Il en avait besoin et bizarrement, moi aussi.

- Ils viennent avec nous n'est ce pas ?

- Oui... Pétunia et Dudley sont autant des victimes que moi finalement. Ils ont obéit aux ordres de l'autre bâtard uniquement par peur.

Harry vit que Edward semblait tendu. Il avisa son vampire. Ce dernier avait la mâchoire crispé et une lueur de souffrance flottait dans ses topazes qui s'assombrissaient peu à peu. Là, il comprit. Le venin. L'odeur du sang de Vernon et la colère contre l'homme avaient attisé sa soif. Il se leva, approcha du vampire, dégagea son cou et déclara d'une voix calme et posée.

- Mords à l'endroit de ta marque..

Le vampire ne se posa pas de questions. Il attira Harry contre son torse et mordit dans la chair tendre. Harry ferma les yeux quand les émotions de son vampire s'insinuèrent en lui. C'était puissant. Elles étaient très contradictoires. Il savait déjà qu'il allait devoir apaiser le lien d'âme triplé et le primo lien dès qu'ils seraient rentrés. Après quelques minutes qui parurent durer des heures, Edward ôta ses crocs du cou du brun et poussa un soupir satisfait. Il susurra un merci au creux de son oreille avant de l'embrasser sensuellement en laissant ses mains errer sur le corps fin et musclé. Un grognement les obligea à se séparer. Harry regarda Draco et vit que le veela avait des yeux totalement argent. Il approcha du blond et l'embrassa aussi pour l'apaiser, Mike se plaça derrière Harry et déposa des baisers dans son cou. Dudley regardait la scène, totalement halluciné. Il regarda Edward et demanda d'une voix un peu tremblante.

- Vous formez un couple à quatre ?

- C'est compliqué... Répondit le vampire. Pour faire court. Je suis le véritable compagnon de Harry, son âme soeur. Mais, Draco et Mike ont aussi un lien avec lui. Les âmes jumelles. Leurs âmes sont emmêlées, fusionnées. Tant qu'ils n'ont pas tous les trois leurs âmes soeurs et qu'ils ne sont pas liés à elles, alors ils doivent avoir des relations charnelles pour apaiser leur lien.

- Oh... Pour ma première fois. Je crois que j'aimerai que ce soit Harry. Mais tu es son compagnon alors je suppose que je ne devrai pas dire ce genre de choses. Je connais Harry depuis tout petit. Je sais qu'il est doux et pur. Je sais qu'il ne me ferait jamais de mal malgré tout ce que j'ai été obligé de faire. J'ai confiance en lui.

Edward répondit par un simple hochement de tête semblant vouloir dire qu'ils en discuteraient plus tard. Dobby entra dans la chambre de Dudley pour rassembler les affaires du moldu. Il annonça que s'ils le souhaitaient, la tante Pétunia avait préparé un petit déjeuner ainsi que du thé, du café et chocolat chaud dans la cuisine. Ils quittèrent la chambre du jeune homme et gagnèrent la cuisine. Ils avaient quand même faim. Toutes ces émotions les avaient creusé. Dans le salon, il n'y avait plus aucune trace de sang pour le plus grand bonheur de Harry. Le brun sentit aussi que Draco avait fait disparaître les traces de leurs magies pour que personne ne sache qu'ils étaient venus ici. Ils s'installèrent à la table et entamèrent le repas en silence. La tante Pétunia regarda Edward et demanda.

- Vous ne voulez rien ?

- Non Tante Pétunia... Edward est un vampire, il ira chasser à notre retour.

La tante Pétunia se mit à pâlir et vacilla un peu. Elle avait complètement oublié ce détail. Edward la regarda et entreprit d'expliquer sa condition pour qu'elle n'ait pas peur de lui. Il ne voulait pas que la famille de Harry soit effrayée.

- Ma famille et moi sommes différents des autres de notre espèce. On nous considère comme des vampires végétariens parce qu'on ne se nourrit que du sang des animaux.

Pétunia poussa un soupir de soulagement et but une gorgée de thé. Dudley de son côté avait hâte de tout savoir sur Harry. Il était sûr qu'il allait apprendre pleins de choses. Alors qu'un tas de questions flottaient dans son esprit. Il entendit une voix familière devant la maison.

- Big D ! Tu viens ! On va être en retard au Lycée !

Il se crispa et se souvint du moment où il avait voulu embrasser Piers trois jours plus tôt et de la méchanceté avec laquelle son 'ami' l'avait rejeté. Même si Harry lui avait prouvé qu'il n'avait rien d'un monstre, la douleur était encore bien présente. Des larmes roulèrent sur ses joues rondes. Harry serra la mâchoire et un sourire cruel naquit sur ses lèvres. Draco haussa un sourcil paraissant comprendre ce que le brun avait en tête.

- Je crois que l'incube en moi est affamé.

Le blond explosa littéralement de rire. Si Harry laissait sortir l'incube en lui, le moldu aurait vraiment mal. Le brun se tourna vers son cousin et déclara d'une voix calme, peut être trop.

- Mon Dudley adoré. Fais donc entrer Piers...

Un frisson remonta le long de colonne vertébrale de Dudley. Il se dégageait de Harry une aura puissante et inquiétante. Il se leva, alla ouvrir la porte et parvint à convaincre le fameux Piers d'entrer dans la maison. C'était un jeune homme assez grand, finement musclé, des cheveux bruns mi longs et des yeux noisettes brillants de malice. Il avait donné une tape viril dans l'épaule de Dudley pour le saluer.

Quand ils revinrent à la cuisine, une scène étrange se jouait devant eux. Le brun était assis à califourchon sur les genoux de son vampire et l'embrassait à pleine bouche. Mike et Draco s'embrassaient aussi en se caressant et en gémissant. Les scènes étaient chaudes, torrides. Dudley approcha timidement de Harry qui l'assit entre Edward et lui et lui roula la pelle du siècle le laissant haletant et pantelant. Piers regarda les couples avec un désir évident. À ce moment, le brun se tourna vers lui, ses yeux étaient un mélange d'or et de pourpre mais le moldu ne le vit pas. Il était obnubilé par sa beauté. L'incube avait prit le contrôle. Il lui offrit un large sourire, sauta sur ses pieds et approcha du moldu d'une démarche féline et prédatrice.

- Bonjour Piers. Susurra t-il en mordillant le lobe de l'oreille du brun.

Ce dernier frissonna violemment et ne pu empêcher un gémissement de passer la barrière de ses lèvres. Puis Harry reprit la parole. Il se tourna vers Edward et demanda avec insolence.

- Je peux allé jouer un peu amour ?

- Vas y mon Ange...

Piers et Harry disparurent et Draco, Edward et Mike eurent un fou rire incontrôlable. Dudley et Pétunia s'interrogeaient. Harry allait tromper le vampire et ce dernier ne semblait pas être affecté.

- Que va faire Harry ? Demanda Dudley.

- Et bien... Vois tu... Si Harry est très doux, l'incube en lui est loins de l'être. Je crois que Piers va avoir très mal. De plus, la forme incube en elle même n'est pas vraiment séduisante. Enfin si... Il est magnifique sous sa forme incube mais effrayant aussi...

- Donc Harry n'est pas.. Humain ? Interrogea Pétunia.

- Effectivement... Harry est beaucoup de choses mais pas humain.

- Mais pourtant Lily ma petite soeur...

- N'était pas votre petite soeur de sang. Vous ne l'avez jamais su mais vos parents ont adopté Lily. En fait, ils avaient effectué des démarches pour adopter avant votre venu au monde parce qu'ils n'arrivaient pas à avoir d'enfants. Puis, votre mère est tombée enceinte de vous. Vous êtes née et un an après, on leur proposait un bébé qui venait juste de naître et qui avait été abandonné dans une ruelle. Ils ont accepté. Ce qu'ils ne savaient pas c'était que Lily était une créature magique. Elle était née de l'union d'un incube mâle et d'une Nymphe lunaire,vélane et Drake. James, le père de Harry était Elfe noir, Veela et lycan à très faible dose. Donc Harry est Incube à 60 % mais aussi Nymphe lunaire, Veela, Drake, Elfe noir et Lycan bien que son gène loup garou soit très dilué.

- Je ne comprend pas... Si nous ne sommes pas du même sang pourquoi...

- Pourquoi est ce qu'il vous aide ?

La tante Pétunia hocha la tête et Draco reprit.

- Parce qu'il vous a toujours connu. Parce que même si vous ne vous comportiez pas comme tel, il a toujours rêvé d'avoir une famille unie et que maintenant qu'il sait que Dudley et vous ne lui avez pas volontairement fait du mal, il vous veut dans sa vie pour enfin avoir la famille dont il a toujours rêvé. On va dire qu'avec la famille d'Edward, Mike, Anabelle, Éric, Angela et moi, il a déjà commencé à former sa famille. Nous sommes nombreux, c'est vrai, mais nous sommes proche, nous nous aimons tous, nous nous protégeons et sommes à l'écoute des problèmes des autres.

Alors que Draco poursuivait ses explications dans la cuisine. Dans la chambre, Piers tremblait de la tête au pieds. Il avait peur, vraiment peur. L'ange qui l'avait attiré dans cette pièce était en fait un démon. Il avait lu pas mal de livres et avait comprit que la créature qui se tenait face à lui n'était plus le bandant Harry Potter, cousin de Dudley mais un incube affamé.

- La manière dont tu as blessé Dudley est inadmissible. Normalement je devrais te prendre et te faire souffrir jusqu'à la mort par épuisement pour t'en être pris à un de mes liés comme ça mais je suis de nature clémente aujourd'hui. Simplement parce que je sais que Dudley t'aime plus que tout autre chose au monde même si je sens que tu n'es pas son âme soeur, tu auras toujours une place particulière dans son coeur. Alors je ne te punirai qu'une seule fois...

D'un mouvement de la main, l'incube ôta ses vêtements. Il n'était plus Harry, Harry était parti loin. Quand il vit la taille démesuré du sexe de l'incube, Piers poussa un petit cri effrayé. Il n'avait jamais eu de rapports sexuels avec personne et il avait peur. La voix de la créature claqua dans l'air.

- Retires tes fringues !

Tremblant, Piers obéit à l'ordre ne souhaitant pas se mettre plus à dos la créature magnifique et effrayante à la fois. Quand il fut enfin nu, l'incube lui ordonna d'approcher d'un geste de la main et il le fit. Le démon plongea son regard dans le sien et murmura.

- À genoux...

Piers se mit aussitôt à genoux et se retrouva face au sexe énorme. Il déglutit difficilement. L'incube n'eut aucun besoin de lui dire ce qu'il voulait. La langue timide du jeune homme titilla le sexe gorgé de sang et l'incube émit un rire moqueur. Il attrapa Piers par les cheveux, lui fit ouvrir la bouche et lui fourra son sexe à l'intérieur avant d'entamer un va et vient rapide. Des larmes roulaient sur les joues du jeune homme. Touché plus qu'il ne l'avouerait jamais, Harry retrouva à moitié sa forme humaine.

- Cesses de pleurer. Je vais te punir mais je suis généreux. Je ne te prendrai pas à sec. Tu aimeras ce que je vais te faire mais la punition sera d'autant plus douloureuse que tu deviendras obsédé par cet instant à en avoir mal. Tu trembleras comme un drogué en manque. Je te laisses le choix de la douleur ou de la meilleure baise de ta vie.

Sans surprise, Piers préféra la deuxième solution bien que selon Harry, elle soit bien plus douloureuse et cruelle que d'être pris sauvagement par un incube en rut. Il ôta son sexe de la bouche du jeune homme et le remit à genoux sur le sol. Il passa derrière lui et leva ses fesses. Là, il entreprit de le préparer avec une lenteur et une douceur affolante. Sa langue titillait l'anneau de chair inviolé arrachant des cris d'extases au châtain qui perdait pieds peu à peu. Il pénétra un doigt dans l'autre chaud, rapidement suivit d'un deuxième, puis d'un troisième. Piers hurlait littéralement de plaisir. Il était excité au delà des mots. Il venait à la rencontre des doigts qui le fourrageaient avec violence meurtrissant sa prostate.

Il commença à sangloter. Il suppliait. Il voulait le sexe de l'incube en lui. La créature ôta ses doigts et le pénétra d'une seule poussée. Elle entama aussitôt un va et vient profond et rapide. Piers hurlait de plus en plus. Finalement, il ne put se retenir et l'orgasme arriva par vague. Il sombra dans l'inconscience. L'incube le prit dans ses bras, le déposa sur le lit et rabattu les couvertures sur lui. Ensuite, il reprit forme humaine, se rhabilla et quitta la chambre pour rejoindre les autres à la cuisine.

Quand il arriva, tous étaient silencieux. Il regarda ceux qui l'accompagnaient et en particulier Draco et trouva la réponse qu'il cherchait. Le blond avait parlé. Il lui fit un magnifique sourire et reprit place à la table pour terminer son repas. Quand ils eurent finis, Draco nettoya la place de quelques coups de baguettes et Harry ordonna à Dobby d'emporter les affaires que la tante Pétunia avait choisie. Quand ils furent certains de n'avoir laissé aucune traces de leur passage, ils sortirent de la maison et se faufilèrent vers le tunnel de Privet Drive par lequel ils étaient arrivés. Le quartier était totalement désert. Sur place, le brun expliqua le fonctionnement du portoloin et ils disparurent.

Quelques secondes plus tard, ils atterrissaient dans le salon de la maisonnette de Forks. Mike parvint à atterrir sur ses pieds, Harry et Draco rattrapèrent Pétunia et Dudley fut retenu par Edward. Comme prévu, tout le monde avait attendu leur retour. Tous étaient surpris que Harry ait ramené sa tante et son cousin mais décidèrent d'attendre les explications avant de se mettre en colère.

Le brun s'installa dans le canapé qu'il avait occupé plus tôt avec Mike et Draco mais l'agrandit encore et invita Edward et Dudley à s'y installer avec eux. Pétunia prit place à côté de Angela, elle avait peur. Elle ne savait pas trop ce que les autres allaient penser de ce qu'elle avait été obligée de faire à Harry. Elle s'en voulait tellement. Une larme roula sur sa joue, rapidement suivit par une deuxième. Esmé regardait cette femme brisée et eut mal pour elle. Elle alla prendre place à ses côtés et la ramena contre elle. La fraîcheur d'Esmé étonna Pétunia mais elle se laissa aller à cette étreinte rassurante. Finalement, le brun entreprit d'expliquer la situation.

- Vernon Dursley est mort... Lâcha t-il froidement. J'ai pris le temps de discuter avec Pétunia et Dudley et j'ai très vite compris qu'ils m'aimaient et avaient suivi mon oncle par peur. J'ai donc décidé de leur offrir une nouvelle vie et de les intégrer à ma famille dont vous faites tous partis.

Tous hochèrent la tête. Le brun avait dit l'essentiel. Pétunia et Dudley n'étaient pas mauvais. Ils étaient eux aussi des victimes. Le brun se tourna ensuite vers Dudley et lui offrit un large sourire.

- Comme je te l'ai dit Dudley. Je vais t'aider. Tu vas avoir un entraînement difficile et je demande une obéissance et une soumission totale de ta part. Si tu suis mes directives, dans moins d'un mois, tu seras un mec bandant.

- Je ferai tout ce que tu me dis Harry. Je ne veux plus être gros comme je le suis maintenant. Je ne veux plus qu'on me traite de monstre, jamais.

- Tant que tu n'auras pas perdu un peu de poids, tu resteras à la maison. Nous t'inscrirons au lycée avec nous quand tu auras ton nouveau physique. Mais ne crois pas que tu vas passé tes journées à te prélasser. Quand à toi Pétunia, tu as fait des études d'infirmière je crois et tu es diplômé.

- Oui Harry. Bien que je n'ai jamais eu le droit de travailler avec Vernon.

- Carlisle, vous savez s'il y a une place d'infirmière disponible à l'hôpital de Forks.

- Et bien, une des infirmières va partir en retraite à la fin de la semaine.

- Vous pourriez aidé Pétunia à avoir le Job ?

- Pas de problème...

- Merci. Maintenant, pour l'organisation dans la maison. Je pense que Pétunia et Dudley peuvent dormir dans la chambre de Draco pour le moment puisque Draco, Mike, Edward et moi dormons dans la même chambre. Éric et Angela, vous pouvez prendre une des chambres d'amis, Anabelle prendra la deuxième. Quand aux autres, puisque vous ne dormez pas, vous pouvez allé partout où vous voulez dans la maison et nous emprunter les livres sorciers si vous voulez.

- D'accord. Répondirent tous les concernés en même temps.

- Bien, maintenant... Je ne sais pas ce que font les autres mais moi je vais dans mon lit me reposer un peu.

Sur ces paroles, le brun se leva et se dirigea vers les escaliers. Aussitôt Draco se leva et se précipita à sa suite tel un diable sortant de sa boîte, puis, se fut au tour de Mike de réagir et enfin Edward. Ils montèrent les escaliers et arrivèrent rapidement dans la chambre du gryffondor. Dès que la porte de la chambre du survivant se referma, il fut plaqué contre le mur et la bouche avide de Draco s'empara de la sienne dans un baiser violent et urgent. Quand le serpentard le relâcha, Mike le souleva et l'amena sur le lit. Les deux blonds entreprirent de le déshabiller en embrassant, léchant et mordillant la peau bronzée. Il laissait déjà échapper des soupirs. C'était incroyable.

Avant qu'il n'ai le temps de réagir, la bouche avide de Mike se refermait autour de son sexe éveillé et des doigts agiles fourrageaient son intimité. Il poussa un petit cri de plaisir et se cambra. Alors que Mike le préparait avec urgence, Draco préparait lui aussi le moldu / Sorcier. Le blond timide se tortillait en soupirant et en gémissant. Harry lui n'en pouvait plus. Il était prêt et ne voulait qu'une chose, qu'on le prenne violemment. Il commença à siffler en fourchelangue sa frustration. Mike sembla comprendre sa frustration parce qu'il ôta ses doigts, suréleva ses hanches et entra en lui en une poussée le faisant hurler de plaisir. Draco pénétrait aussi Mike. Ils restèrent un moment sans bouger avant que le survivant ne ondule des hanches donnant le signal. Les coups de reins furent violents, profonds, puissants. Il ne fallut que peu de temps pour les amener à la jouissance. Ils crièrent les noms de chacun et s'effondrèrent les uns sur les autres. Ils reprirent leurs souffles, s'embrassèrent chastement et Draco se retira de Mike et l'autre fit de même avec Harry.

Dès que la place fut libre, Edward approcha de son compagnon. Il était déjà nu et excité. Quand il fut proche de Harry, le brun lui attrapa la main et l'amena à lui. Il l'embrassa fougueusement et lui susurra de le prendre immédiatement. Sans plus attendre, le vampire s'enfonça dans l'antre chaud du survivant qui cria son plaisir. Le vampire débuta aussitôt des coups de butoirs profonds et violents. Le corps d'Harry se soulevait du lit sous la puissance des coups de reins. Le brun avait les joues rougies et le souffle court. Il ne savait plus où il était. Il n'y avait plus que son compagnon, son Edward qui le prenait avec violence et passion. Il sentit des crocs puissants se planter dans ses chairs alors que le vampire augmentait encore la rapidité de ses coups de butoir. Après quelques secondes, il se répandit en hurlant de plaisir. Il fut aussitôt suivit par Edward qui explosa en lui en criant son prénom. Le vampire retomba sur son corps chaud le faisant frissonner. Il l'embrassa longuement, avec douceur et enfin, se retira.

Avant que tous se couchent, Draco agrandit magiquement le lit. Edward se mit du côté droit, Harry se plaça à côté de lui, suivit de Mike et enfin Draco qui prit le côté de gauche. Ils rabattirent les couvertures sur eux et sombrèrent rapidement dans le sommeil. Tous, sauf Edward qui prit quelques livres et entreprit de veiller sur leurs sommeils.

Voilà pour ce chapitre, n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez, les reviews ne prennent que quelques minutes, les critique sont les bienvenues si elle sont constructives.

Le chapitre 6 sera poster dans 1 mois.

À bientôt, bizz

Alie-yaoi et Cléo McPhee