Voilà le chapitre 5 de Trahisons, je suis désoler du retard, j'espère que ce chapitre vous plairat autant que les précédants.

Merci de toutes vos reviews, elles nous on fait extrêmement plaisir, je ne vous embêtent pas plus.

Bonne lecture !

Chapitre 5

Quand il fut bien installé, il ferma les yeux et se concentra sur ses souvenirs. Une sphère argenté apparut dans le salon. Elle était énorme et flottait au dessus du sol. Là, il énonça une formule en elfique et des images apparurent. C'était comme s'ils étaient au cinéma sauf que les images étaient en trois dimensions.

Les souvenirs commencèrent par le sacrifice de Lily. Tous virent la rousse supplier Voldemort de laissé son fils en paix, de l'épargner. Ils la virent face au mage noir, bouclier humain protégeant son enfant. Puis, l'éclair vert qui frappa la femme de plein fouet et le mage noir qui se tourna vers Harry.

Le bébé aux yeux verts qui le regardait, il ne pleurait même pas. Il était debout dans son lit à barreaux et regardait le mage qui venait de tuer sa mère. Il n'avait pas vraiment l'air de comprendre ce qui se passait autour de lui. L'éclair vert qui fonce sur lui et rebondit sur son front, la maison qui s'effondre, Hagrid qui le récupère et l'emmène sur une moto volante. Puis, la scène s'arrêta. Le bébé c'était endormit.

Il y eut ensuite son réveil dans le placard sombre, ses pleurs parce qu'il avait faim et que sa couche avait besoin d'être changée. Les coups dans la porte et les insultes pour le faire taire. Parfois, il était sorti du placard, il était petit et maigre. On le lavait à l'eau froide, on changeait ses couches et on lui donnait un crouton de pain dur et un verre de lait.

Ensuite, il y eut un bon dans le temps et le jour de ses quatre ans. La porte de son placard s'ouvrit laissant apparaître une femme souriante. Elle lui demanda de la rejoindre à la cuisine et il obéit.

Là, elle lui donna deux toasts, un bol de chocolat et lui souhaita un bon anniversaire. Le petit garçon arbora un large sourire qui se fana rapidement. La femme lui apprit à faire la cuisine, le ménage et à compter. À chaque erreur, il recevait un coup.

Après ça, on le vit préparer les petits déjeuner de la famille, entretenir le jardin, nettoyer la maison. Il était régulièrement battu, il mangeait peu et un garçon aux allures de cachalot le battait également.

Jamais on ne prononçait son prénom, il était « gamin » ou « le monstre » ou encore « l'anormal ». Quand du monde venait, les ordres étaient clairs. Il devait préparer le repas et s'enfermer dans son placard et faire comme s'il n'existait pas.

Il y eut ensuite son entrée à l'école, il avait 6 ans. La tante Pétunia expliqua à la maîtresse qu'il était retardé mentalement, qu'il était un sauvageons sans éducation et qu'elle n'avait qu'à le laissé dans un coins et ne pas s'occuper de lui.

Heureusement pour lui, la femme n'en cru pas un mot et s'occupa de lui. Elle lui apprit qu'il s'appelait Harry Potter. Il s'avéra que l'enfant était surdoué, un prodige. Qu'il était doué en dessin et en musique et qu'il apprenait très vite.

Dès qu'elle pouvait, l'institutrice le nourrissait, soignait ses blessures mais à sa demande, elle ne dénonça pas ses tuteurs aux services sociaux.

Un autre bond dans le temps les amena au jour de ses huit ans. Son oncle lui souhaita un bon anniversaire et lui donna des vêtements neufs à sa taille avant de lui dire qu'il allait l'amener se promener. Le garçon était très heureux.

Dans sa naïveté, il croyait que sa famille commençait à changer et l'aimait vraiment. Il monta en voiture avec son oncle et l'homme le mena à un motel sordide. Sur place, il le jeta dans une chambre ou un homme attendait. Il comprit aussitôt ce qui était en train de se passer. Vernon Dursley voulait le prostituer. Le constat amère de s'être fait berner fit réagir sa magie.

Alors que son client avait commencé à arracher ses vêtements, il y eut une explosion magique et l'homme fut expédié à l'autre bout de la pièce. Son oncle le ramena à Privet Drive, là, il fut fouetté, roué de coups, brûlé, on écrivit des choses sur son corps avec une lame de couteau chauffé à blanc. Puis, pour le soigner, son oncle le ligota à une chaise et versa de l'alcool sur les plaies le faisant hurler.

Quand il s'évanouissait, l'homme le giflait pour le réveiller et recommençait ses tortures. Après plus de 6 heures de tortures, il sombra dans l'inconscience et fut jeté dans son placard.

À la suite de ce souvenir, les tortures furent régulières et quasi quotidiennes. Il n'allait presque plus à l'école.

Malgré les fractures et les douleurs de son corps, il parvenait encore à se déplacer. Il ne ressentait même plus la douleur, elle était trop familière. Ils virent le passage où Harry lâchait le Boa sur Dudley, puis les hiboux avec les lettres pour Harry. Enfin, Hagrid qui défonce la porte. Il ne montra pas grand chose de ses années Poudlard se focalisant sur ses étés chez les Dursley.

Il termina par son combat contre Voldemort et l'empoisonnement à la magie noire.

Il tremblait, il avait mal, il sentait son souffle qui le quittait. Il délirait. Le poison se répandait dans ses vaines. Il allait mourir, il était impossible qu'il survive cette fois ci. Dans son coma, il entendit une voix. Une voix familière qui le calmait.

- Je sais comment le guérir mais il faut le sortir du coma.

- Il souffrira trop. Nous ne pouvons pas le sortir du coma Mr Malfoy. C'est trop dangereux.

- Sortez le de ce putain de coma où croyez moi que quand j'en aurais terminé avec vous, vous me supplierez de vous achever !

Le médicomage trembla face à la menace et jeta une série de sorts pour sortir Harry du coma.

Là, le brun hurla de douleur et se redressant sur son lit. Draco Malfoy ôta sa chemise et le prit dans ses bras, il déploya ses ailes et l'enveloppa dedans.

Le brun poussa un soupir de soulagement alors que la douleur refluait mais restait présente.

- Tu m'entends Angel ?

- Oui... Dray... J'ai mal... Je vais mourir, je le sais. Je veux pas mourir seul Dray.

- Je connais un moyen de te soigner mais c'est particulier...

- Dis moi.

- Comme tu le sais, je suis Veela Supérieur. Grâce à ma magie, je peux ôter toute trace de magie noire en toi mais pour ça, nous devons accomplir le 'rituel de l'union'.

- Tu sais que je suis...encore innocent Dray...Mais, je sais que je ne veux pas mourir sans avoir connu l'amour et sans avoir vécu ma vie.

- Je te promet d'être doux et de ne pas te blesser Ry...

- J'ai confiance en toi Dray.

Ensuite, le blond prit Harry dans ses bras et le mena dans une salle de bain, il fit couler un bain et le plongea dedans. Il se joignit à lui et il lava Harrisson doucement, avec tendresse. Puis, quand le brun fut prêt, Draco le mena dans une chambre et le déposa sur des draps frais avec une douceur infinie. Ils étaient encore nus.

Le blond prit place sur lui et l'embrassa lentement. La scène était douce et sensuelle à la fois.

Toute la scène du rapport sexuel en lui même fut passée et ils se retrouvèrent au moment du réveil de Harry où il apprit que le ministère en avait après lui et où il dû fuir l'Angleterre et le périple qui l'avait mené à Forks.

Ensuite, la sphère disparut et le brun rouvrit les yeux. Les larmes roulaient abondamment sur ses joues. Il avait montré la mort de sa mère, celle de Cédric, celle de Sirius et d'autres encore.

Il avait volontairement laissé le début du Rituel de l'union pour que chacun comprenne de quoi il s'agissait. Il vit que toutes les personnes présentes pleuraient sauf les vampires qui ne pouvaient pas le faire.

Ça avait été dur de montrer tout ça mais il se sentait plus léger. Il avait l'impression qu'un poids était parti de ses épaules. Il n'était plus seul, des personnes savaient.

Greyback prit la parole.

- Le passage de la chaise. C'est pour ça que tu ne t'assoie jamais normalement ?

- C'est pour ça oui. Tu imagines, je suis resté des heures assis sur cette chaise à me faire torturer par ce porc qui me servait d'oncle.

- Comment tu faisais pour tenir debout ? Je suis sûr que tu avais des fractures et autre... Interrogea Mike.

- J'étais habitué. J'avais toujours au moins une fracture et des plaies dues aux coups de fouet. Je savais que si je faisais pas mes corvées dans la journée, je recevais encore une correction le soir. J'avais pas le choix.

Tout était dit, effectivement, à cet époque là, il n'avait jamais eu le choix. Il savait juste que pour survivre et ne pas recevoir de correction, alors il devait obéir. Qu'il ait faim, qu'il ait une fracture ou tout autre chose.

Tout petit, il avait souvent pleuré en faisant ses corvées tant la douleur était forte, puis il s'y était habitué et avait appris à vivre avec. Il ne la sentait plus.

Avec les années, elle était devenue familière, elle faisait partie de lui. Les personnes présentes lui posèrent encore quelques questions et finalement, ils passèrent à des sujets plus légers.

Il raconta un peu plus longuement ses années Poudlard. Les bagarres avec Draco, Le Quidditch, les professeurs, les cours et les créatures magiques qu'il avait rencontré comme Buck l'hippogriffe, Salazar le basilic, Aragog l'acromentule ou encore Fumseck le phoenix.

Tous étaient pendus à ses lèvres. Surtout quand il raconta comment il avait utilisé son balai pour passer devant un dragon afin de récupérer un œuf en or pour le tournoi des trois sorciers. C'était tellement fou, incroyable, irréel.

Le reste du weekend se déroula dans une ambiance festive et détendue. Ils avaient tous parlé de leurs vies, apprenaient doucement à se connaître. Même les vampires avaient raconté leurs vies et leurs transformations.

La transformation qui les avait le plus ému, était celle de Rosalie. La jeune femme avait vraiment souffert. Même si elle avait finalement tué ses agresseurs pour se venger, aucun n'avait critiqué son choix. Tous estimaient qu'il était de son droit de réclamer vengeance. Ils la comprenaient mieux aussi. Sa froideur, ses sarcasmes, son narcissisme, c'était surtout pour se protéger.

Oui, Rosalie savait ce que c'était que de faire confiance à une personne et d'être trahis et blessé. C'était pour ça qu'elle avait du mal à s'attacher aux gens. Elle était une âme égarée et se soignait doucement.

Le lundi matin, Harry se réveilla tôt. Il était blotti dans les bras de Edward. Pour une fois, aucun cauchemar n'était venu troubler son sommeil. C'était vraiment agréable.

Il se redressa, fit un sourire au vampire et s'empara de ses lèvres en un baiser chaste et doux. Il sortit du lit et s'engouffra dans la salle de bain.

Il revint une demi heure plus tard, lavé et habillé puis gagna la cuisine.

Il écarquilla les yeux quand il passa près du salon et qu'il vit la table couverte de plats différents, café, thé, lait, chocolat en poudre, céréales, jus d'orange et autre. Puis, il vit Esmé sortir de la cuisine avec un plateau rempli de petits pains chauds. Il comprit que la femme vampire avait passé une partie de la nuit à cuisiner.

Il lui offrit un large sourire et l'enlaça doucement pour la saluer et la remercier de son attention. C'était la première fois qu'on faisait ce genre de chose pour lui sans arrière pensée et il était ému.

Parce qu'il le savait maintenant, même si Molly l'avait fait à une époque, ce n'était que dans le but de l'avoir dans sa poche et de tenter de mettre main basse sur ses voutes de Gringotts. Il c'était tellement senti trahis quand il avait appris la vérité. Il avait perdu des amis et une famille.

Il déposa un baiser sur la joue de Esmé et alla s'installer à la table. Il venait de s'asseoir quand Mike entra dans la pièce à son tour.

Rapidement, ceux qui avaient passé le weekend chez lui vinrent les rejoindre.

Certains discutaient, Mike et Harry étaient silencieux, ils réfléchissaient et prenaient des forces pour affronter cette nouvelle journée. Ils avaient vraiment le même comportement et les même habitudes, c'était totalement fou.

Dès que le petit déjeuner fut absorbé, ils quittèrent la maison pour se rendre au lycée. Ils arrivèrent sur place en groupe compact attirant les regards des autres élèves sur eux.

Le plus étrange pour les autres était sans doute que les Cullen faisaient parti de ce groupe hétéroclite. Bien que tous s'entendent parfaitement, Harrisson n'avait pas perdu son sale caractère et n'avait pas oublié ses sarcasmes.

Quand certains élèves vinrent les interroger, il répondit vertement et très vite, plus personne ne vint. Ses réponses sèches et cassantes avaient sans aucun doute fait le tour de l'école. Le groupe ne voulait pas être déranger et le message était parfaitement passé.

Il marcha vers le cours de gouvernement avec un air de condamné à mort. Il détestait déjà cette matière alors que c'était seulement le deuxième cours qu'il avait. La dernière fois, il avait lutté pour ne pas s'endormir.

Il fut heureux que Edward prenne place à ses côtés. Il était persuadé que le vampire ferait tout pour le garder éveiller. Ce qui n'était pas plus mal.

Effectivement, ce fut ce qu'il fit. Ils discutèrent par écrit. Ils avaient mis un bloc note entre eux et se faisaient des questions réponses. Ils avaient beaucoup appris l'un sur l'autre en peu de temps mais étaient toujours avides d'informations supplémentaires.

Edward s'inquiétait de comment serait Harry avec lui quand Draco viendrait à Forks. Le brun ne cessait de lui répéter que ça ne changerait rien. Le blond était un frère pour lui. Oui, ils avaient couché ensemble mais c'était uniquement dans le cadre du rituel et ils n'avaient jamais imaginé renouveler l'expérience après ça.

Le cours de gouvernement fut suivit par le cours de Chimie. Harry se mit avec Jasper et Alice puisque Edward n'avait pas ce cours. Le survivant soupira, la Chimie était bien trop simple. C'était vraiment un jeu d'enfant après des années de cours de Potion avec Snape.

Il se demandait vraiment pourquoi il avait pris cette option. Enfin, il était assuré d'avoir facilement ses examens dans cette matière et ça sans trop se fatiguer. Il aurait plus de temps libre au moins.

Depuis la guerre, il avait tendance à trouver du positif dans chaque chose même les plus désagréables. La bataille finale, son empoisonnement et le fait qu'il ait faillis mourir lui avait appris à relativiser les choses.

Le déjeuner sonna comme une libération pour tous. Ce le fut encore plus quand le principal vint faire une annonce à la cafétéria. L'homme expliqua qu'un contrôle de sécurité avait lieu tout l'après midi et qu'il devait donc fermé le lycée. De ce fait, les élèves pouvaient rentrer chez eux.

Harry alla aussitôt à sa moto. Il tendit un casque à Edward quand il vit que ce dernier l'avait suivi. Il démarra et partit en trombe vers sa maison.

Alors qu'il approchait, il la vit, flottant fièrement au dessus de SA maison ! La marque des ténèbres. Comment était ce possible ? Il avait vaincu Voldemort. Pourquoi cette chose infâme flottait elle autour de SA maison ?

Il accéléra. Il avait peur. Et si Grey avait été blessé ? Si sa maison était détruite ? Il roulait vite et prenait des virages serrés. Derrière lui, Edward n'était pas très rassuré mais il comprenait que quelque chose n'allait pas.

Il ne pouvait pas voir la marque des ténèbres mais il sentait le stress de Harry. Le coeur du brun battait à une allure folle et il sentait son corps crispé et tremblant. Il espérait que rien de grave ne se passait.

Ils arrivèrent enfin devant la maison. Harrisson se stationna et là, il le vit, près de la porte d'entrée. Il n'y avait aucun doute, la chevelure blonde était reconnaissable entre mille. Personne n'avait la même couleur de cheveux que lui.

Il descendit de moto et se précipita vers la forme sanguinolente et inconsciente en criant.

- Draco !

Il tomba à genoux auprès de blond, releva son torse et l'amena contre lui. Les larmes dévalaient ses joues en abondance. Non ! Il ne pouvait pas perdre le blond ! La guerre était finie. Il ne supporterait pas un autre deuil.

Il poussa un hurlement de douleur, son T Shirt se déchira et ses ailes de déployèrent pour envelopper le blond. Sa magie s'activa et un dôme d'un blanc pur se forma autour d'eux. Edward voyait comme des genres de fils dorés qui allait de Harry à Draco.

Peu à peu, les blessures du blond se refermaient et le rythme cardiaque de ce dernier se faisait plus stable.

Quand la vit de Draco ne fut plus en danger, le dôme disparu. Le blond était en coma magique et avait besoin d'être lavé. Il faudrait aussi soigner les blessures restantes et lui donner des potions.

Harry se releva gardant l'ex serpentard dans ses bras. Les autres étaient arrivés entre deux et regardaient la scène, peiné. Edward constata que la moto de Greyback n'était pas là et se souvint qu'il avait rendez vous avec les Quilleutes à la réserve.

Ils pénétrèrent dans la maison. Harry alla directement à la salle de bain avec sa charge. Là, il fit couler un bain et déshabilla Draco et lui d'un sort. Il vida deux potions dans l'eau et pénétra dans le bain chaud avec son frère.

Il poussa un soupir de soulagement et entreprit de le laver avec douceur. Il releva les yeux et vit que Edward avait suivit. Le vampire jetait un regard peiné à Harry. Il devait se sentir rejeter.

- Ce n'est pas parce que Draco est là que je vais te rejeter. Seulement, il est mon frère, il m'a sauvé la vie et il était presque mort quand je l'ai trouvé. L'ange en moi et ma magie ont réagis aussitôt. Je vais finir de le soigner et après on passera du temps tous les deux si tu veux.

- D'accord, je t'attends dans ta chambre.

Harry hocha la tête et lui fit un sourire en guise de réponse. Edward tourna les talons et quitta la salle de bain. Il était plus calme et apaisé. L'arrivée de Draco et la réaction du brun l'avaient effrayé. Il avait cru un instant que son âme sœur allait finalement le rejeter. Il était heureux que ce ne soit pas le cas.

Dans la salle de bain, Harrisson termina de laver Draco puis, il sortit de la baignoire avant d'en sortir le blond. Il jeta des sorts pour les sécher et les habiller. Le blond avait un bas de pyjama et lui portait son habituel survêtement Serpentard.

Il alla jusqu'à une des chambres inoccupées et déposa le blond sur le lit. Ensuite, il prit des baumes et onguents et entreprit de soigner les plaies, brûlures et hématomes qui recouvraient son corps. L'opération lui prit une bonne demi heure.

Quand il eut terminé, il prit place sur le lit, ramena le corps du blond contre son torse et lui fit avaler plusieurs fioles de potions en massant sa gorge. Il le reposa sur le lit, jeta un sort de diagnostic et vit qu'il était toujours en coma magique.

À ce moment, Mike entra dans la chambre et prit la parole.

- Tu devrais rejoindre Edward. Je veille sur lui si tu veux.

- Ok. Si jamais tu es fatigué, demande à Greyback de jeter des sorts d'alarme sur lui ou à un des Cullen de prendre ta relève.

Mike hocha la tête, il approcha le fauteuil qui se trouvait dans la chambre du lit, prit quelques livres et commença à lire tranquillement tout en surveillant le patient. Harry observa la scène un instant et finalement, il quitta la chambre pour rejoindre Edward.

Quand il entra dans la pièce, il trouva son compagnon debout devant la fenêtre. Il semblait plongé dans ses pensées et son visage reflétait une pointe de tristesse que Harry avait bien du mal à comprendre.

Il approcha doucement de lui et posa une main sur son épaule. Edward était tellement concentré qu'il ne l'avait pas entendu entrer et sursauta. Il se retourna vers le petit brun et lui jeta un regard intense. Harrisson se sentit frissonner. Il sentit que le vampire entrait dans son esprit et ne chercha pas à le contrer, même s'il le pouvait. Il voulait qu'il comprenne qu'il était hors de question qu'il le rejette.

Ils restèrent un moment immobile, face à la fenêtre, avant que Edward se détende. Dès que le vampire fut apaisé, ils s'embrassèrent longuement avant de se séparer, Harry à bout de souffle et de s'installer sur le lit.

Comme chaque fois, le brun alla se blottir contre le vampire. Il aimait être en contact avec le torse froid et musclé. Il ferma légèrement les yeux laissant ses émotions l'envahir puis, dans un murmure, il commença à parler.

- Pourquoi as tu réagis aussi mal au fait que je m'occupe de Draco ?

Edward se crispa. Il se sentait honteux. Quand il avait vu Harry si doux avec le blond, quand il avait vu les larmes sur les joues du brun, les ailes argentés envelopper Draco et la douceur entre eux, il avait eu l'impression de se retrouver plus d'un mois en arrière quand il avait trouvé Bella et Jacob au lit.

Il avait eu la sensation que Harry allait l'abandonner et le trahir. Qu'il allait le perdre comme il avait perdu son premier amour, Bella Swan. Il pensait avoir tourné la page et pouvoir faire confiance à nouveau mais cette scène lui montrait que le chemin de la guérison était encore long. Il soupira légèrement et répondit en choisissant ses mots.

- Et bien... Quand je t'ai vu avec Draco. Tu étais tellement doux, j'ai sentit ta peine, ta peur de le perdre. J'ai vu tes ailes l'envelopper et magie passer de ton corps au sien. Vous aviez l'air tellement proche, tellement lié. Il y avait tellement d'affection dans la scène, même d'amour que j'ai sentit comme une pointe de trahison. J'ai eu peur que tu m'abandonne, que tu change d'avis.

- Edward. Je te l'ai dit. Je vais me lier à toi et le fait que Draco soit là ne change rien. Au contraire. Dray sera tellement heureux quand il apprendra que j'ai trouvé mon compagnon et que je veux me lier à lui. J'aime Draco c'est vrai, mais je l'aime comme un frère. Toi je t'aime comme un amant, mon compagnon, mon âme sœur.

- Tu n'as pas changé d'avis alors ?

- Bien sûr que non. Nous allons forger le premier lien ce weekend comme prévu. Maintenant, il y a deux ou trois choses que je dois te dire.

- Je t'écoute.

- Quand il y a un problème ou un doute je veux que tu me parle. Que tu veuille un baiser, être enveloppé dans mes ailes, un câlin, discuter, qu'on se promène ensemble ou quoi que ce soit d'autre, je veux que tu le dise.

- Que font tes ailes exactement ?

- Et bien pour mon compagnon, elles l'apaisent, le calme. Tu as l'impression d'être dans un cocon de douceur duquel tu ne veux plus sortir. Pour Draco, elles étaient faites pour calmer sa douleur et permettre à ma magie de le soigner.

- Alors... je crois...que...j'aimerai assez être dans tes ailes... souffla Edward.

Harry arbora un large sourire. Il ôta les restes de son T shirt en lambeaux d'un mouvement de poignet et embrassa Edward avant d'inverser les positions. Quand le vampire fut blotti contre son torse, il déploya ses ailes et enveloppa son compagnon dedans.

Edward ferma les yeux et se laissa envahir par les sentiments de bien être, de calme et de sécurité que lui conférait les ailes argentées. Il se sentait bien. S'il avait été humain, il se serait probablement endormi.

Plus tôt dans la journée, en milieu de matinée, Greyback avait quitté la villa. Il avait rendez vous à la réserve Quilleute avec Sam Uley qui était l'alpha de la meute lycan. Il ignorait ce que lui voulait l'homme mais Jacob l'avait appelé pour lui demander de venir le plus tôt possible.

Il enfourcha sa moto et roula à toute vitesse vers la réserve. Il se sentait bien. Il avait retrouvé son fils adoptif, sa pleine lune c'était bien passée, Harry acceptait de se lier à son compagnon. Les choses n'avaient jamais été aussi bien. Ça faisait tellement longtemps que Harry et lui avaient une vie merdique.

Plongé dans ses pensées, le trajet fut rapide. Il se stationna près d'un bar de la réserve où il avait rendez vous avec Sam et quelques anciens de la tribu Quilleute. Ils étaient déjà sur place. Ils étaient installés à la terrasse et buvaient visiblement des bières. Quand ils le virent, un des hommes fit signe à la serveuse et elle apporta une autre bière alors qu'il prenait place sur la chaise restante.

- Bonjour. Vous êtes Fenrir Greyback ?

- Bonjour. Oui et vous êtes ?

- Je suis Sam Uley et voici Billy Black, dit l'indien en montrant un homme en fauteuil roulant, Quil Ataera senior, l'homme avait l'air plutôt âgé comparé aux autre, et enfin Harry Clearwater, c'était un homme plutôt âgé mais moins que le précédent et assez massif et costaud.

Le silence tomba un instant. Greyback prit une gorgée de sa bière et attendit que le fameux Sam Uley prenne la parole. Après tout, c'était lui qui lui avait demandé de venir, il n'allait pas non plus lui faciliter le travail.

Après quelques minutes d'un silence devenu pesant, le jeune alpha prit enfin la parole.

- Jacob m'a dit que vous êtes aussi un Lycan mais pas comme nous. Vous ne pouvez pas vous transformer à volonté.

- Oui et non. Ma transformation complète se fait à la pleine lune et même là, je ne suis pas un loup comme vous. Je suis un homme loup. En dehors des pleines lunes, en tant qu'Alpha, certaines parties de mon loup peuvent ressortir selon mes émotions. Point de vue auditif dirons nous. Il y a les grognement, mon rire qui va ressembler à un genre d'aboiement ou même un hurlement de loup si je suis particulièrement heureux ou très triste. Point de vue visuel, mes griffes, mes crocs, et la pilosité peuvent ressortirent, et mes yeux devenir ambre quand le loup prend le dessus sur l'homme. Généralement, ça arrive en cas de colère intense ou de grande peur.

- Que c'est il passé avec Bella Swan ? Nous avons entendu dire que vous avez faillis la tuer.

- Pour éclaircir les choses. Cette petite idiote a voulu volontairement renverser mon fils avec sa camionnette par vengeance d'après ce que je sais. J'ai stoppé le camion et je l'ai sorti de la voiture. Mon loup a prit le dessus. Estimez vous heureux que Harrisson m'a calmé sinon ça aurait été moche à voir, croyez moi.

- Pourquoi ?

- Ça fait parti des années sombres de mon existence. Voyez vous, il y a longtemps, plus de 20 ans en fait. Les loups garou comme moi, étaient paria dans la communauté magique. Ils le sont toujours d'ailleurs. Nous n'avons pas le droit d'exercer la plupart des métiers, pas le droit de posséder notre propre logement, pas le droit de nous marier, même l'argent qu'on possède à la banque est plafonné.

Un mage noir nommé Voldemort cherchait des adeptes et promettait aux parias comme les loups, les vampires, les harpies et autre qu'il allait changer le monde et faire modifier les lois pour qu'ils puissent avoir la vie qu'ils méritaient. J'ai cru en son discours, je me suis donc engagé. J'étais Alpha, Voldemort en a profité. Il a fait de moi un être cruel et sanglant. Il c'est arrangé pour j'ai toujours des victimes à torturer, massacrer, violer, tuer. Mon loup avait totalement pris le dessus sur l'homme.

Lors d'une bataille, j'ai rencontré celui qui est aujourd'hui mon fils adoptif. J'ai senti que Harrisson n'était pas un sorcier banal. Mon loup c'est incliné face à lui. À partir de ce moment, j'ai commencé à changer. Si Harry ne m'avait pas retenu la dernière fois, à cause de la pleine lune, je n'aurai pas pu maîtriser. Donc, j'aurai torturé, violé et tué Bella Swan et je serai redevenu le monstre que j'étais autrefois. Si c'était arrivé, personne, pas même Harry n'aurait pu me calmer. Mon fils aurait été obligé de me tuer.

- Si ça a faillit arriver avec Bella Swan, qu'est ce qui nous prouve que le problème ne se posera pas à nouveau ?

- Ça n'arrivera pas. Harrisson m'a fourni la potion dont j'ai besoin pour apaiser mon loup et j'ai bon espoir que mon compagnon m'accepte enfin. Quand on sera lié, alors mon cerveau sera en quelque sorte, remis à zéro et je ne serai plus un danger.

- Très bien... Par contre, Jacob ou un des lycan de la meute passera chaque pleine lune à vos côtés. Tant que votre compagnon n'est pas là et que vous n'êtes pas lié.

- Aucun problème.

Ils discutèrent un long et finalement, Sam lui fit visiter la réserve. Il le présenta aux commerçants et aux habitants. Il lui montra où il vivait avec sa femme Emily et l'invita à déjeuner chez lui.

La journée passa à une vitesse folle. Sam et Greyback discutèrent longuement. En particulier des difficultés auxquelles les alphas devaient faire face. Les batailles entre louveteaux, les alphas potentiels qui pouvaient tenter de les détrôner et les provoquer en duel. Les chasses aux vampires, ce genre de chose.

Quand Jacob termina ses cours, il prit sa moto et rejoignit Greyback. Harry lui avait dit qu'il pouvait venir quand il voulait et il aimait passer du temps à la villa.

Ils enfourchèrent leurs engins et roulèrent rapidement jusqu'à la maison. Quand ils se garèrent, la première chose qui marqua Grey fut le silence et l'odeur âcre dans l'air. Il savait que la marque des ténèbres avait flotté au dessus de la maison plus tôt. Jamais il n'oublierait cette odeur.

Il se précipita dans la maison et trouva presque tout le monde dans le salon. Il ne manquait que Harry, Edward et Mike.

- Où sont Harry, Edward et Mike ? Interrogea t-il.

- Ils vont bien. Répondit Alice alors que Jasper envoyait une vague apaisante vers le lycan. La brunette repris. Quand nous sommes rentrés du lycée, il y avait la marque des ténèbres au dessus de la villa. Draco Malfoy avait été déposé dans l'allée. Il était presque mort. La magie de Harry c'est éveillée pour le soigner. Draco a été mis dans une chambre d'ami et Mike le surveille. Quand a Edward et Harry, ils sont dans la chambre de Harry et discutent tranquillement.

Greyback grogna légèrement. Pourquoi son fils ne l'avait pas appelé. Il avait pourtant son téléphone sur lui.

- Je vas voir le blondinet. Lâcha t-il.

Il tourna les talons et alla à l'étage pour voir Draco ne se rendant pas compte que Jacob le suivait.

Voilà c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous à plut, les reviews sont grandement apprécier, les critiques aussi si elle sont constructives.

La suite sera pour dans 1 mois.

À bientôt

Alie-yaoi et Cleo McPhee