Bonjour tout le monde!

Et oui je me suis lancée dans l'écriture d'un OS pour le concours de "Love Lemon-in-fic"!

C'est donc mon 1er écrit et j'espère qu'il vous plaîra.

MERCI à ma Dri que j'adore! Sans toi, je ne l'aurai probablement pas terminé et je ne l'aurai certainement pas posté! Merci pour tous tes conseils et tes corrections.

Merci aussi à Mag de m'avoir si bien corrigé et à So pour ses encouragements.

C'est un peu ma façon de remercier tous les auteurs qui me font réver avec leur fics!

Bises à toutes en espérant que ça vous plaise!

(Je ne sais pas où il faut le metrre, mais bien sûr tous les personnages appartiennent à SM!)

POV Bella

- Oui Charlie, ne t'en fait pas pour moi ok ? Je sais ce que je fais et j'en ai vraiment besoin. J'ai besoin de calme et tu sais que pour ça il n'y a rien de mieux qu'un moment en tête à tête avec la nature !

- Bella, je connais ta maladresse légendaire…et avec la chance que tu as, une tempête de neige peu se déclarer en plein mois d'août ! Je vois d'ici le tableau: Bella ensevelie sous deux mètres de neige…en maillot de bain…

Mon père arborait un air rieur et se retenait d'exploser de rire devant sa fille.

- Papa, la discussion est close. Je vais reprendre des forces toute seule durant quelques jours au lac du Loup Noir et non, je n'ai pas peur du grand méchant loup ! Ok ? Ha ha ha !

De toute façon il n'y a jamais personne là-bas et puis, au cas où, j'ai le très célèbre spray au poivre de Charlie Swan…rien ne peut m'arriver non ?

- Si tu le dis

Charlie m'embrassa sur la tête et me regarda partir d'un air inquiet…Comme à chaque fois que je partais en randonnée. Il était vrai que je pourrais écrire un livre sur les péripéties de Bella Swan.

J'attirais le danger comme la bouse attirait les mouches. L'image n'était pas très poétique, mais elle résumait assez bien la situation. Et puis j'avais survécu jusque là, alors soyons optimiste, je devrais aussi survivre à cette randonnée !

La rentrée ne serait là que dans une dizaine de jours et j'avais besoin de me ressourcer. Reprendre des forces afin de faire face à une nouvelle année scolaire ennuyeuse.

J'étais d'une nature très solitaire et mes loisirs étaient très restreins. Je n'avais que deux véritables passions : la lecture, qui me permettait de laisser mon esprit vagabonder au gré d'aventures que ma timidité ne me permettrait jamais de vivre en réalité, et la randonnée. J'avais besoin de me ressourcer fréquemment dans des lieux isolés où seule la nature a tous les droits. Mais à Forks, on ne pouvait pratiquer cette activité qu'en été à cause d'une météo catastrophique.

Et je ne savais par quel miracle il était prévu trois jours de soleil consécutifs. L'occasion était trop belle pour la laisser passer. J'avais même prévu un maillot de bain, ce qui avait bien fait rire Charlie d'ailleurs.

Bref, j'aimais être seule.

Je n'avais qu'une seule véritable amie, Angela et je n'avais jamais eu de « petit copain ». Courir après les garçons, comme certaines de mon lycée, non merci ! Il fallait avouer que le choix était assez restreint et embrasser pour faire comme tout le monde n'était pas dans mes priorités.

Mon père m'avait apprit qu'une nouvelle famille avec cinq ados devait emménager à Forks d'ici peu. Peut être qu'il y aurait du sang neuf ?

Je me surpris à rire toute seule de ma bêtise, comme si j'allai être intéressée de toute façon. C'était à se demander si j'étais normale côté « relations humaines ».

Mais assez de bavardage. Ne pensons plus à ça, et en avant l'aventure !

Six heures de marche avant d'arriver jusqu'à la cabane de pêcheur de Charlie. Il ne fallait pas que je traine. Si tout allait bien, je devrai y être entre 15 et 16h. J'avais trop hâte de faire quelques photos des merveilleux paysages du lac au couché du soleil. Le pied quoi !

POV Edward

Je devais aller chasser rapidement. Me repaître de sang et surtout de silence.

Nous venions de revenir à Forks, petite ville pluvieuse idéale pour nous vampires, après 70 ans d'absence. Je me rappelais encore les joyaux de beauté que renfermait cette forêt. Et je comptais bien aller en profiter avant de commencer une nouvelle année scolaire plus qu'ennuyeuse et éprouvante pour moi ! Me saturer de sang animal était nécessaire si je voulais côtoyer les humains.

Mais ce n'étais pas la seule difficulté pour moi. Se mélanger aux humains alors que j'entendais toutes leurs pensées dépravées à mon encontre était assez pénible à supporter.

Je restais figé dans ma dix-septième année, alors qu'en réalité j'avais 109 ans !

A mon grand regret, je plaisais beaucoup à la gente féminine, mais ma capacité à lire dans leurs pensées me faisait plutôt l'effet d'une douche froide lorsque tous leurs fantasmes à mon encontre envahissaient mon esprit. Elles m'écœuraient, c'est ça !

Parfois j'en viendrai même à en tuer une ou deux, juste pour ne plus entendre ces perverses.

Elles me coupaient vraiment tous mes moyens et me condamnaient à la solitude.

Allais-je vraiment devoir passer l'éternité seul ?

Quand je voyais les membres de ma famille partager cet amour spirituel et charnel, je ne pouvais que les envier de connaître ces sentiments si forts.

Alice et Jasper, Emmett et Rosalie, je les considérai comme mes frères et sœur. Quand à Carlisle et Esmée, ils étaient comme mes parents. Mon « père » étant celui qui m'avait transformé.

C'était bien malgré moi que je voyais leurs ébats dans leurs esprits ! Et avec tout ce à quoi j'avais assisté, je saurai exactement quoi faire ! Mais la vérité, c'est que je n'avais encore jamais éprouvé une once de désir, que ce soit pour des vampires ou pour des humaines, qui étaient pourtant si facilement manipulables, si soumises face aux pouvoirs envoutants des vampires.

Bref, les grands espaces offraient à mon esprit les seuls moments de tranquillité de ma pauvre existence de célibataire endurci.

- Tu as raison Edward, trois jours de soleil en vue ! Je sais que tu adore te prélasser sur les rochers. Alors profites-en ! Je ne saurai que trop te conseiller le Lac du Loup Noir. Fais- moi confiance !

Et Alice parti aussi vite qu'elle était venue, avec un petit clin d'œil et en prenant bien soin de me cacher la vision qu'elle venait d'avoir.

Ravi de pouvoir laisser les rayons du soleil réchauffer mon corps mort, je ne prêtais pas plus attention à son attitude et je m'élançai à vitesse vampirique à travers la forêt de Forks !

J'avais chassé plus que de raison, me délectant tantôt de pumas, tantôt de cerfs.

Je n'avais qu'une envie à présent, revoir la clairière du lac du Loup Noir et sa magnificence. Je ne saurai vous décrire avec des mots ce que ce lieu peut me faire ressentir. Je n'avais qu'une hâte : retrouver cette beauté de la nature.

Quelle splendeur ! Quel spectacle !

Elle était là !

Une herbe verte et luxuriante servait de berceau à des milliers de fleurs sauvages de toutes les couleurs. Une brise légère caressait doucement cette mer colorée en lui intimant un mouvement lent et apaisant. Des insectes de toute sorte partageaient avec les fleurs une chorégraphie de la vie, butinant leurs nectars et transmettant, malgré eux, une promesse de renouveau, renouveau que je ne connaîtrai jamais.

Le soleil se frayait un chemin à travers les arbres immenses et majestueux qui bordaient la clairière. Cela donnait un côté irréel à ce paysage. Je pris alors une longue inspiration et me laissais pénétrer par toutes les odeurs présentent. Que c'était bon…

J'eu alors l'envie de me fondre dans ce paysage. De ne plus être spectateur, mais acteur de ce tableau magnifique. Je voulais ressentir la brise dans mes cheveux et goûter à la caresse du soleil sur ma peau.

Mes vêtements m'ont semblé alors superflus. Je les ôtais un à un et me dirigeais vers le centre de la clairière. Je m'allongeais, l'herbe fraîche sous mon dos, les bras levés au dessus de ma tête et appréciais pleinement le soleil qui venait lécher de ses rayons ma peau glacée.

Je laissais alors tous mes sens prendre le dessus, à l'affût de la moindre sensation que la nature me donnait. Je me sentais apaisé, mon corps mort captait les vibrations de la nature et semblait reprendre vie.

Je ne sais pas combien de temps je restais comme cela, immobile.

Je me délectais du silence qui emplissait ma tête et profitais de ce merveilleux moment de félicité jusqu'à ce qu'une odeur envoutante prenne possession de mes sens et réveille en moi à la fois l'homme et le vampire…

POV Bella

J'avais marché durant six heures, bien déterminée à arriver rapidement à la cabane de pêcheur de Charlie. Je me languissais de retrouver ce magnifique petit lac naturel.

J'adorais m'assoir sur le ponton devant la cabane et y lire pendant des heures mes romans préférés. Mon père l'avait construit pour mon confort. Pendant que lui pêchait, moi je pouvais me baigner en accédant au lac par une petite échelle qui partait du ponton. J'avais toujours eu horreur de marcher sur les graviers et même si je n'étais pas une fille superficielle, je détestais toucher le fond du lac avec mes pieds…la vase, les petites bestioles en tout genre…Brrr!

Mes pieds n'avaient qu'une seule envie à présent…toucher l'eau et se reposer. Ils l'avaient bien mérité.

Enfin ! J'y étais !

Le paysage était à couper le souffle ! Et quel calme, c'était presque un péché de perturber la tranquillité du lieu. Je m'arrêtais un instant devant cette merveille et essayai de graver cette image pure dans ma tête. Je prenais une grande inspiration et me familiarisais avec les odeurs propres à cet environnement. La mousse qui recouvrait les rochers, la terre humide, le bois mouillé et les fleurs magnifiques qui bordaient le lac. C'était un vrai paradis.

Qu'est ce que je me sentais bien !

Je me dirigeai vers la cabane et pris possession des lieux. J'ouvrais l'unique volet et aérais un peu tout ça. Je préparais mon sac de couchage et décidais qu'un petit rafraîchissement dans le lac était bien mérité.

Fière d'enfiler mon maillot de bain rikiki bleu nuit (Angela ne m'avait pas loupé sur ce coup là !), je n'avais cependant pas de mal à me diriger vers le lac, vu qu'il n'y avait personne à des kilomètres à la ronde. Je me trouvais banale et la pâleur de ma peau était loin d'être un atout pour moi. C'était donc seule et sans aucun complexe que je me dirigeai vers le ponton.

Je réussi à rentrer dans l'eau et même à faire quelques brasses. J'étais bien. Reposée.

Je faisais la planche, les oreilles immergées, lorsque j'eu l'étrange sentiment d'être épiée.

Je nageais jusqu'au ponton et sortais de l'eau, me hissant à l'échelle.

J'étais debout face à la cabane, le lac derrière moi.

Quelque chose clochait.

Le silence était pesant, trop pesant. Trop de silence. Aucun bruit, aucun chant d'oiseaux.

Un mauvais pressentiment me tordait les entrailles.

Je commençais une lente rotation sur moi-même, scrutant la forêt jusqu'à ce que mon regard tombe sur la plus incroyable des apparitions et que mon souffle se coupe.

Ce n'était pas possible, c'était irréel !

Se tenait de l'autre côté du lac un homme nu dont la peau, encore plus blafarde que la mienne, scintillait de mille éclats au contact du soleil.

Il était beau comme un dieu. Son corps était la reproduction d'une statue grecque. Ses cheveux étaient indomptables et d'une incroyable couleur bronze. Les traits de son visage étaient fins et virils à la fois, sa mâchoire carrée. Sa bouche était entrouverte, il respirait difficilement et ses yeux…mon dieu ses yeux…

POV Edward

Cette odeur…

Cette odeur envoûtante…

Telle la foudre, elle me frappait… Elle saisissait mon corps et mon esprit.

Prenait le contrôle de ma raison…j'étais sous l'emprise totale de cette fragrance.

Porté par la tempête émotionnelle qu'elle déclenchait en moi, je sautais sur mes pieds et remontais jusqu'à sa source.

Je me retrouvais au bord du lac, immobile, le souffle erratique, les pieds fermement ancrés au sol dans le fol espoir de résister à l'envie démentielle que j'avais de m'offrir le plus délicieux des repas.

Damné, j'étais damné ! Le venin coulait à flot dans ma bouche. Ma gorge incandescente m'intimait l'ordre de déchirer la jugulaire de ma proie.

Elle sortit de l'eau et se retourna lentement. Je sentais la peur exsuder par tous les pores de sa peau. Le monstre en moi se délectait de sa frayeur. Le monstre me contrôlait.

Lorsqu'elle m'aperçut, ses yeux s'écarquillèrent sous le coup de la stupeur et c'est là que je réalisais que mon corps étincelait sous ses yeux. Mais je n'en avais que faire !

Je ne pensais qu'à une seule chose, le goût sublime que devait avoir son sang chaud coulant dans ma gorge.

Je ne sais combien de temps nous sommes restés immobiles, les yeux dans les yeux.

Surprise, frayeur, incompréhension, tout passait par son regard.

Son cœur battait à un rythme effréné.

Elle ferma les paupières, rompant le contact avec moi et secoua la tête. C'est à ce moment là que je choisis de fondre sur elle.

Je ne sus jamais pourquoi ni comment j'avais trouvé la force de stopper mon attaque alors que je n'étais qu'à quelques centimètres de sa gorge. Un éclair de lucidité me traversa alors et je pris enfin conscience d'une chose incroyable.

J'étais si près d'elle, je pouvais aisément la broyer d'un seul geste et pourtant, ce fût le silence qui émanait d'elle qui me stoppa. Quel choc pour moi !

Je n'entendais rien.

C'était impossible !

Elle ouvrit les yeux et je me noyais alors dans la profondeur de son regard.

Rien. Je ne pouvais lire dans son esprit.

J'essayai de pénétrer ses pensées… mais elles me restaient totalement hermétiques. Seuls les battements de son cœur troublaient le silence environnant.

Et ces yeux… Mon dieu ces yeux… serait-il possible d'y voir …du désir ?

Je la découvrais alors pour la première fois comme une femme et non comme une proie.

La tension entre nous était à son comble. Le temps s'était figé. Une aura magnétique nous enveloppait et nous maintenait dans un état second.

Impossible.

Elle était passée en un instant de la frayeur à la… fascination.

Ah !… être vampire avait parfois des bons côtés finalement et elle n'était qu'une humaine vulnérable à tous mes artifices : mon odeur avait en fin de compte autant d'effet que la sienne sur moi.

Mon corps me trahissait. Mon désir était flagrant, surprenant, immense.

Tous mes muscles étaient tendus à l'extrême. Mon corps sculpté dans le marbre vibrait d'émotions que je ne connaissais pas. Dieu que c'était bon !

Mais j'étais toujours déchiré entre l'homme et la bête.

Déchiré entre la soif de son sang et la faim de son corps.

Immobile. J'attendais que le destin décide pour moi.

POV Bella

Ce n'était pas possible !

Je devais être en train de rêver.

Je fermai les yeux et secouai la tête avec l'espoir d'avoir halluciné.

Mais quand j'ouvrais les yeux à nouveau, c'était encore pire.

En l'espace d'une seconde, cet Apollon se trouvait devant moi, sa bouche à quelques centimètres de mon cou.

Mon dieu, j'étais terrifiée. Malgré sa beauté effarante, il n'avait rien d'humain.

J'avais l'impression qu'il voulait me…dévorer ?

Oh seigneur, que t'ai-je donc fait ?

Sa soudaine apparition m'avait coupé le souffle. Je pris alors une longue inspiration qui me mena droit à ma perte. A l'instant même où je sentis son parfum j'étais perdue.

Mon esprit et mon corps ne me répondaient plus.

J'étais alors sous son emprise.

Plus rien ne comptait à part LUI.

Tout ce que je voyais, c'était LUI.

Tout ce que je voulais, c'était LUI.

Une vague fulgurante de désir prit possession de mon corps et je plongeais alors mon regard dans le sien. Ses yeux étaient noirs de désir. Des frissons incontrôlables parcouraient ma peau. Je n'osais esquisser le moindre geste.

Je voyais dans son regard qu'il menait un combat intérieur. Pour quoi, pour qui, je n'en avais que faire. Oh mon dieu ! Etait-ce sa virilité qui frôlait mon bas ventre ?

Il semblait hésiter, moi pas !

Il semblait indécis, moi pas !

A l'instant même où j'avais respiré son parfum, je sus ce que je voulais : LUI.

Alors que son regard, noir et brulant de désir me transperçait et atteignait mon âme, je cédais à l'appel de ses lèvres charnues en comblant le vide qui me séparait de lui.

Je l'embrassais délicatement, attendant sa réaction. Celle-ci ne se manifesta pas tout de suite.

Hummmm, ces lèvres étaient…exquises, glacées et aussi douces que la soie. Mon corps vibrait à la seule pensée de le goûter une nouvelle fois de cette façon. J'en voulais davantage…

Alors je recommençais, lentement, tout en posant une main sur sa joue qui scintillait. J'étais fascinée par autant de beauté et de douceur.

Ses lèvres commencèrent à bouger avec les miennes, adoptant le même rythme. Elles étaient en totale osmose, faites pour se compléter. Je léchais sa lèvre inférieure, demandant l'accès à sa bouche. Je voulais goûter sa langue. Je souhaitais qu'une infime partie de lui soit en moi.

Deux bras puissants et durs comme la pierre m'encerclèrent alors et collèrent mon corps au sien. Je sentais sa virilité dressée et imposante contre mon bassin. C'était grisant et je ne pouvais m'empêcher de gémir à ce contact. Une décharge électrique parcourût mon corps. Je tremblais de désir pour LUI. Et lorsque sa langue atteignit la mienne, un feu d'artifice d'émotions explosa dans tout mon être.

Que c'était bon.

Mais mon dieu, ce n'était qu'un baiser !

POV EDWARD

C'était donc cela « un baiser ».

C'était chaud, doux, humide et d'une extrême sensualité. Je ne savais pas comment cela était possible, mais ce baiser embrasa mon corps. Mon désir déjà extrême se décupla avec une violence inouïe. J'en voulais plus, beaucoup plus.

Ses gémissements me portèrent alors le coup de grâce. Il me la fallait tout de suite.

Un grognement sourd sortit de ma poitrine.

Je me détachais d'elle et captais son regard. Je la fixais tout en tirant lentement sur les nœuds de son maillot. D'abord je libérais ses seins, tout en continuant de soutenir son regard. Puis laissant glisser mes mains le long de ses flancs, je tirai sur les liens qui maintenaient le seul et unique bout de tissu qui me séparait de son entière nudité.

Je laissais glisser mes yeux sur son corps. Elle était d'une telle beauté.

Le frustré que j'étais ne put en supporter davantage. J'avais besoin de toucher sa peau, de la sentir frémir sous mes doigts. Je la désirais tellement que j'en avais mal dans tout le corps.

Tel un animal, je me jetais sur elle. Je pris d'assaut sa bouche, ma langue jouant avec la sienne avec frénésie. Je la plaquais contre moi et sans qu'elle ne s'en rende compte, elle se retrouva allongée sur l'herbe fraîche, ses poignets maintenus au dessus de sa tête

J'eu alors tout le loisir d'explorer son corps.

Ma main libre commença un lent supplice sur sa peau. Je commençais par des caresses lentes et précises sur un de ses seins. Pinçant ses mamelons durs et dressés pour moi. Je la sentais se tendre sous mes doigts et apprécier les sensations que je lui procurais. C'était si beau de voir réagir son corps. D'entendre les battements erratiques de son cœur.

Ma langue s'aventura sur sa poitrine, laissant des sillons de feu sur sa peau. Puis ma main descendît lentement sur son ventre, ses hanches, ses fesses. J'avais besoin de la découvrir, de toucher ce qui m'avait été interdit pendant si longtemps. Oh Dieu, que c'était bon…

Puis ne pouvant me contenir davantage devant l'odeur de son excitation, j'atteignis ses lèvres intimes et plongeai un doigt dans sa féminité. Son dos s'arqua et son bassin réclama encore plus de contact. Un deuxième doigt vint rejoindre le premier. Leurs mouvements lui arrachaient des gémissements de plaisir toujours plus forts. Son antre était si chaud et humide que je ne pus résister à l'envie d'y goûter.

Libérant ses mains, je laissais ma langue lécher son clitoris tout en continuant de la pénétrer de mes doigts. Ma langue tournait et appuyait sur son centre toujours plus vite et plus fort…jusqu'à ce qu'elle explose dans ma bouche.

Quel délice ! Quel arôme ! Je me délectais de ses sucs jusqu'à la dernière goutte.

Je remontais à hauteur de son visage et ancrais mon regard au sien

- « Ouvre et goûte toi. »

Je l'embrassais alors avec force. Plongeant ma langue dans sa bouche ouverte pour moi.

Un grognement sourd monta de mes entrailles et d'un seul coup de rein je la pénétrais sans plus de douceur. L'animal avait refait surface sans crier gare. Il fallait qu'elle soit à moi, il fallait que je prenne possession de sa chair. Elle hurla sous le coup de mon assaut. Je restais immobile quelques instants, laissant le temps à son corps de s'habituer à mon sexe massif et puissant. Front contre front, je savourai la merveilleuse sensation jusqu'alors inconnue qui s'emparait de mon corps de marbre.

Vivant, à ce moment là, je me sentais vivant.

Elle agrippa mes cheveux et m'embrassa avec fougue. Elle commença à onduler du bassin, réclamant un rythme que je m'empressais de lui donner. Je sortais et rentrais dans son antre, gravant dans ma mémoire chaque nouvelle sensation. Je sentais le plaisir grandir en moi d'une façon phénoménale. Je ne pouvais me retenir plus longtemps. Je glissais alors ma main entre nos corps et pinçais son point sensible de mes doigts glacés. L'effet fût immédiat.

Elle hurla son plaisir. Son cri se répercuta en écho dans les montagnes et fût rejoint par un grognement effroyablement bestial, signe de ma propre délivrance.

A ce moment là, plus rien ne comptait que mon propre plaisir. Et je ne savais qu'une chose, j'en voulais encore et encore et encore…

POV Bella

Qu'est ce qu'il venait de m'arriver ?

J'avais eu deux orgasmes d'une telle puissance que j'avais du mal à reprendre mes esprits.

Je m'accrochais désespérément à la nuque de mon amant. Je ne voulais pas qu'il parte. Je le voulais en moi, encore et encore. Je me sentais entière avec lui. Plus rien n'existait que son odeur, la douceur de sa peau, son souffle dans mon cou. Je savais qu'il n'avait rien d'humain. Je devrais être effrayée. Je devrais vouloir m'enfuir. Mais rien que l'idée de ne plus être avec lui me déchirait le cœur.

Il redressa la tête et me fixa avec une telle intensité !

- « comment t'appelles-tu ? »

Oh sa voix…Elle était rauque, grave, et déclencha dans mon bas ventre une vague de désir.

Il était toujours en moi, immobile.

- « je te promets de te donner ce que tu veux et bien plus…si tu me dis ton nom »

Je soufflais un timide « Bella » et entourais sa taille de mes jambes, lui intimant indirectement de ne pas partir.

Je tremblais comme une feuille. J'avais tellement peur qu'il me laisse maintenant. J'étais irrévocablement dépendante de lui…Je ne parlais pas d'amour, non. Mais d'un besoin viscéral de l'avoir auprès de moi. Une connexion extrêmement puissante me liait à lui. J'étais comme possédée, envoûtée, fascinée par cet … être. Je ne savais pas ce qu'il était et ça m'était égal. Mais je savais à ce moment là que s'il me laissait, je ne serai plus rien.

- « As-tu peur de moi ? tu trembles tellement … »

- « Non ! » J'avais presque hurlé ma réponse.

J'ai seulement peur que… tu disparaisses

Ne me laisse pas… »

- « Edward, je m'appelle Edward »

Et je ne te laisserai pas, je t'ai attendu si longtemps que je ne pourrai jamais plus te laisser partir Bella. Tu es mienne à jamais, il ne peut en être autrement.Mais je devrais… ».

Il stoppait ses paroles, inclinait légèrement la tête et fixait mon cou avec un regard de tueur. Je savais qu'à ce moment là ma vie ne tenait qu'à un fil. Mon sort était entre ses mains. Quoi qu'il décide, je ne pourrai de toute façon pas lui échapper.

Etrangement, je n'avais pas peur.

Je n'avais qu'un seul besoin : lui appartenir, le reste m'importait peu.

Je fermais les yeux et le laissait décider de mon sort …

- « Mais il me semble que je t'ai promis quelque chose, et je tiens toujours mes promesses ».

POV Edward

« Et je ne te laisserai pas, je t'ai attendu si longtemps que je ne pourrai jamais plus te laisser partir Bella. Tu es mienne à jamais, il ne peut en être autrement. Mais je devrais… ».

Elle était humaine. Elle était sous ma coupe, soumise à mon pouvoir d'attraction vampirique.

En serait-il de même si je la transformais ?

Mais avais-je un autre choix ? A part peut être celui de la tuer ?

Arriverais-je seulement à la transformer ? Comment allai-je pouvoir m'arrêter de boire le sang de cette humaine une fois que j'y aurai goûté ? Il m'appelait avec une telle force.

Une boule de feu ravageait ma gorge. Je luttais contre mes instincts de prédateur, mais je savais qu'au final je devrai la mordre et que je pourrai boire son élixir jusqu'à la dernière goutte si j'en avais envie ! C'était tellement grisant d'avoir la vie de quelqu'un entre mes mains.

Mais est-ce que c'était ce que je voulais, la tuer ? NON !

La tuer serait la perdre et je ne pouvais m'y résoudre. Après ce jour la solitude serait insupportable pour moi. Je ne voulais pas perdre la seule femme sur cette terre avec qui je serais capable de « vivre ». Je voulais Bella avec moi, elle était à moi !

Mais voudra-t-elle partager mon existence après ce que je m'apprêtai à lui faire subir ?

La fascination qu'elle avait pour moi en étant humaine sera-t-elle toujours là lorsqu'elle deviendra vampire ?

L'attraction que je ressentais envers elle sera-t-elle toujours présente une fois que son sang ne chantera plus pour moi ?

Je fixais sa jugulaire, retenant ma respiration. Je voyais le sang pulser dans son cou. Je la sentais se détendre et la vît fermer les yeux, comme pour s'abandonner. Elle savait que tout allait changer, elle savait que j'avais sa vie entre mes mains et elle acceptait son sort.

Je la voyais abandonnée dans mes bras, vulnérable et soumise.

Mon corps la réclamait. J'étais si bien en elle. Je la voulais encore et encore.

Je voulais la voir jouir et crier enfin mon nom.

Je voulais profiter de chaque moment de plaisirs intenses qu'on pouvait se donner.

C'est ainsi que je décidais de laisser libre cours à mes envies…

- « Mais il me semble que je t'ai promis quelque chose, et je tiens toujours mes promesses ».

Je posais mes lèvres sur son cou, glissais mes bras dans son dos afin de la maintenir contre moi pendant que je me mettais à genoux. Son cœur repris sa course effrénée. Elle maintenait ses jambes autour de ma taille et me regardait intensément. Je pouvais lire son désir dans ses prunelles. Elle fit onduler son bassin, cherchant à provoquer la friction que j'avais volontairement stoppé un peu plus tôt.

Cette fille me rendait fou !

Je sortais lentement de son sexe pour mieux m'y replonger. J'adoptais un rythme lent mais brutal. A chaque pénétration je la sentais s'abandonner au plaisir. J'allais de plus en plus vite et de plus en plus fort, agrippant ses fesses, caressant ses cuisses, son dos. Je savais qu'elle était au bord de l'explosion.

L'entendre gémir décuplait mon plaisir. Je ne pouvais faire autrement que de la prendre de façon sauvage et elle adorait ça. Je l'inclinais légèrement vers l'arrière, sa tête tombant vers le sol. Son dos s'arquait à chaque coup de buttoir. Je l'empalais littéralement sur mon sexe tendu pour elle. Je ne pus résister à l'envie de prendre un de ses seins en bouche et à lui insuffler mille tortures, léchant et mordant son mamelon.

Je ne tiendrai plus longtemps.

- « viens avec moi Bella, crie pour moi »

Ses parois se resserrèrent sur mon sexe et elle hurla son plaisir en hurlant MON nom, obéissant à ma voix.

Je la regardais jouir pour moi, totalement sous mon contrôle, entièrement abandonnée et cette vision eu raison de ma maîtrise.

Son sang pulsait dans son cou. Tel le chant d'une sirène, il m'envoûtait, m'hypnotisait par son rythme effréné et mélodieux et m'attirait dans ses filets…mais l'emmenait aussi à sa perte.

Le venin emplissait ma bouche, la bête prenait le contrôle. Je me penchais sur son cou et m'enivrais de son odeur irrésistible. Y déposant une myriade de baisers, je ne pus résister davantage et plantais mes dents dans sa carotide.

Ses mains agrippèrent mes cheveux. Elle essaya, l'espace d'un instant, de me faire lâcher prise lorsque mes crocs déchirèrent sa peau. Puis, elle me serra davantage contre elle. Acceptant de me laisser sa vie, acceptant d'être entièrement mienne, se perdant pour MON plaisir. Je sentais ses mains se détacher peu à peu de moi et ses bras glisser le long de mes épaules jusqu'à l'immobilité.

Oh mon dieu que c'était bon !

Son sang se déversait dans ma gorge, apaisant la brûlure et augmentant mon désir. C'était une telle explosion de sensations. Une telle fusion entre nos corps et nos sens.

La tempête faisait rage en moi et une jouissance phénoménale me foudroya !

Tout n'était que plaisir bestial et j'en voulais toujours plus …aspirant sa vie à grosse gorgée.

Froide…

Faible…

Immobile…

Son cœur …

Je la perds…

STOP !

Je prenais enfin conscience de ce que j'étais en train de faire.

Je la tuais.

Je trouvais la force de réagir par la douleur qui me transperça lorsque je compris qu'il était peut être trop tard.

Je me détachais de sa gorge et regardais, horrifié le corps inerte que j'avais dans les bras.

Mon dieu NON, je ne l'avais pas tuée !

- « NONNNNNNNNNNNNNNNNN » j'hurlai de colère et de désespoir.

Je la serrai désespérément contre moi, refermai la plaie de son cou avec ma langue et hurlai à nouveau

« BELLAAAAAAAAA , BAT TOI TU M'ENTENDS, NE ME LAISSE PAS

BELLAAAAAAAAAAA …. »

Mon corps était secoué de sanglots sans larmes. J'hurlais son nom, la secouais, la caressais, l'embrassais.

Non ! Je ne voulais plus être seul, je ne pouvais plus être seul.

Le néant s'emparait de moi.

J'étais à nouveau dans un monde froid et sans saveur. Je pris conscience de la noirceur de mon existence sans elle je me condamnais à errer seul pour l'éternité. Je ne pouvais pas la perdre.

Dans mon désespoir et ma folie, je l'appelais, attendant une réaction de son corps, lui intimant de revenir-sanglots- de se battre – sanglots - de ne pas me laisser – sanglots - de me pardonner.

Ma première expérience charnelle m'avait submergé.

La déferlante d'émotions qui s'était abattu sur moi avait emporté Bella sur son passage, ne laissant rien d'autre que la désolation et mes espoirs détruits…

J'hurlai encore jusqu'à ce qu'un son que je n'espérais plus retentisse…une pulsation…la première pulsation d'un cœur en mutation.

FIN