Passing By

Auteur : DeltaSwan90

Traduction : Lili26

Petite surprise pour tous ceux qui souhaitaient savoir ce que pensais Edward dans les premiers chapitres de l'histoire.

Bonne lecture :D


Chapitre 13 : Maison


Edward POV

Je ne pouvais plus respirer.

Quel idiot j'avais été ! Confondre sa gentillesse avec… avec… je ne pouvais même pas me laisser penser ça. Ça faisait trop mal.

Je descendis avec fracas les escaliers, tenant à pleine main la rampe. J'avais besoin de partir de cette maison. Immédiatement. Elle ne voulait plus de moi ici.

Elle ne me voulait pas.

Toutes ces semaines à apprendre à la connaitre… à tomber amoureux d'elle, perdues.

C'était ce que je méritai pour avoir espéré.

Avais-je vraiment l'intention que nous passions le reste de nos vies ensemble ?

Combien j'étais stupide.

Je savais depuis le début que cela ne pouvait pas bien terminé. Je n'aurai jamais dû entretenir ces sentiments ridicules pour elle. J'aurai dû simplement partir quand j'en avais la possibilité.

Cette douleur… la douleur de l'abandonner, en sécurité bien entendu, car je ne serais jamais parti si elle était en danger, ne pouvait pas être pire que cela.

Parce que le moment où je l'ai vu… j'ai su. J'ai su qu'elle était spéciale.

Je me tenais en ligne, exactement là où je devais être. Je mentirais si je disais que j'avais redouté ce jour. Au contraire, je préférai me tenir là que de remettre les pieds en enfer.

Enfer, le seul mot pour décrire les trois dernières années de ma vie.

Les cordes autour de mes poignets brûlaient, les chaînes attachées à mes chevilles pressaient contre la chair à vif. Je me sentais sale. Ce qui était bizarre, puisque je n'avais pas vraiment été propre depuis des années. Mais, durant tout mon temps là-bas, je ne m'étais jamais senti sale. Peut-être était-ce parce que tout le monde était sale. En me tenant là devant cette foule bien vêtue, je pouvais sentir la terre sous mes doigts, les croûtes sur ma peau. Mes cheveux gras, la crasse sur mon visage qui avait séché sous le soleil de la mi-journée. Certains des visages des hommes étaient marqués par les larmes alors qu'ils luttaient ou criaient. Pas le mien, mais si je désirai pleurer, je ne méritais pas ce type de soulagement. Non, je l'accueillais.

Je remarquai en passant que j'étais le prochain. Je ne connaissais pas l'homme qui montait les escaliers de bois, mais je détournai quand même les yeux. En dépit de tout, c'était tout de même douloureux à regarder.

Mes yeux observèrent la foule quand un flash de brun entra dans mon champ de vision. C'était une fille. Elle regardait ses pieds alors qu'elle marchait, presque comme si elle avait peur de tomber. Elle sembla remarquer la foule qui se pressait, elle s'arrêta donc et leva les yeux. Je dus cligner des paupières à plusieurs reprise, effrayé que mes yeux me dupent. Elle était… la plus belle fille que j'avais jamais vue. Sa peau était crème et rose elle se tenait avec une assurance que je croyais impossible. Elle fixait la potence quand je vis soudainement ses traits parfaits se tordre, comme si elle était sur le point de pleurer.

Elle ne devrait jamais pleurer. Pas cet ange. Mais elle se retourna et s'éloigna. C'était pour le mieux. Je ne voulais pas qu'elle voit ce qui était sur le point de m'arriver.

Ils décrochèrent l'homme devant moi et ce fut mon tour. Je montais silencieusement les marches de bois. Des échardes se plantèrent dans ma peau. Je regardais dans le vide alors que le bourreau plaçait la corde autour de mon cou et mon nom ainsi que ma liste de crimes furent annoncés.

La foule se tenait là, immobile devant moi, me regardant, attendant de me voir mourir. Mais quand mon nom fut appelé, je vis une forme dans la mer de corps sans mouvement se retourner.

C'était mon ange. Ses yeux se lièrent avec les miens.

Non. Je vous en prie. Tournez-vous. Ne regardez pas. Je ne peux supporter que vous voyiez ça.

Puis elle cria, et je fus sauvé.

Oh, ma Bella. Je ne pense pas un jour comprendre pourquoi tu as fait ce que tu as fait ce jour là.

J'avais été tellement en colère contre elle ! Une jeune femme comme elle n'avait AUCUNE raison de ramener quelqu'un qu'elle n'avait jamais rencontré. Je savais, bien évidemment, que je ne lui ferais jamais de mal. Mais, elle aurait pu prendre n'importe qui. Et cette pensée me hantait.

J'atteins le bas de l'escalier juste à temps pour voir Alice sortir de la cuisine, un plateau plein de nourriture dans les mains.

''Edward, que faites-vous ?''

Je ne pensais. Je n'avais ni le temps ni la volonté de trouver un bon mensonge à lui dire.

''Je suis désolé, Alice, j'ai simplement… j'ai besoin de m'en aller.''

Je lui tournai le dos et tendis la main pour ouvrir la poignée. Je ne sais pas ce qui me poussa à le dire. Peut-être parce que j'avais besoin qu'une personne sache la vraie raison de mon départ, mais avant que je ne le sache, je chuchotai, ''Elle ne me veut pas, elle ne m'a jamais voulu.''

Je me précipitai vers la porte et le refermai derrière moi. Je mis mes mains sur mon visage et les fis courir dans mes cheveux. Quand j'ouvris mes yeux, je vis la calèche de Jasper en train d'attendre. Les laquets rassemblaient déjà mes affaires. Il n'y avait qu'une seule valise après tout.

Je parlais brièvement au conducteur avant de monter dedans et nous partîmes. Je n'étais pas sûr d'où j'allais. Certainement pas à Londres. J'irai peut-être rendre visite à ma famille dans quelques moins. Mais, pour l'instant j'avais seulement besoin de partir, surtout de cette ville. Tout ici me rappelait Bella… même les fleurs…

J'étais frustré. Au-delà de frustré. J'adorais Bella, mais cette femme n'avait aucune idée de comment maintenir sa remise. C'était si désorganisé que j'avais envie de crier. Je passais la plus grosse partie d'une heure à bouger à travers les débris. Il faisait chaud et il y avait de la poussière à l'intérieur, et je devais me répéter continuellement pourquoi je faisais cela.

Elle avait sauvé ma vie.

Cela me coupait toujours le souffle quand j'y pensais.

Elle avait mentionnée avant qu'il était quasiment impossible de peindre des volets dans une robe. C'était seulement une des premières choses que j'avais prévu pour sa maison.

C'était le minimum de ce que je pouvais faire pour elle. Je n'avais trouvé aucun autre moyen de la remercier, alors donc à la place de rester assis comme une carpette en regardant le papier-peint, je décidais qu'il était finalement tempos de commencer à faire quelque chose.

Je trouvais enfin les pots de peinture que je voulais. J'attrapais une échelle et me mis au travail.

Je peignais les volets pendant un moment quand j'entendis des bruits légers de pas et un cri très bruyant. Je me retournais pour voir une Bella complètement mortifiée, se tournant dans tous les sens alors qu'elle regardait le contenu de sa remise éparpiller dans le jardin.

Ce fut là que je réalisais que tout jeter sur la pelouse n'était pas une si bonne idée.

Je me dépêchais de la calmer, ''Ne vous inquiétez pas, je rangerais tout lorsque j'aurai terminé.''

Elle lâcha son panier et se tourna pour me regarder. Elle semblait incroyablement en colère. C'était la dernière émotion que j'avais envie qu'elle ressente. Je commençai à dire autre chose, mais juste alors, elle vit ce que je faisais et son visage s'adoucit. Le nœud dans mon ventre s'en alla alors que nous parlions de ce que j'étais en train de faire. Mais, je découvrais que je ne prêtais pas du tout attention à la conversation.

J'étais fasciné par elle. Ses cheveux brillaient dans le soleil, ses yeux pétillants à chaque fois que je lui souriais.

Pouvait-elle ressentir les mêmes choses que moi ?

Mais, ce qui retint vraiment mon attention, alors que je la regardais en bas, c'est que je pouvais voir les fleurs de son jardin, partout derrière elle. Les couleurs brillantes l'entouraient ce qui la rendaient encore plus belle.

Comment pouvais-je être si chanceux ?

Je sentis le trou dans ma poitrine grandir avec chaque claquement de sabots des cheveux.

Je savais que c'était pour le mieux. Je le savais. N'est-ce pas ?

Oh dieu, à quoi pensais-je ?

Non. Tu as fait un choix, Cullen. Maintenant, tu dois vivre avec.

Elle ne te veut pas de toute manière.

Mais si tu lui avais simplement dit ce que tu ressentais…

Est-ce que cela changerait quelque chose ?

Je secouai ma tête. Cela n'avait plus d'importance maintenant. Elle était mieux sans moi.

Mais es-tu mieux sans elle ?

Toutes ces pensées ma frappèrent en une fois. je pouvais les sentir vibrer, palpiter. J'enfonçai ma tête dans mes mains.

Soudainement, j'entendis un cri étouffé et la calèche s'arrêta brusquement.

J'étais furieux. Ne comprenait-il pas ! Je souffrais physiquement maintenant, et ce conducteur ne m'aidait pas du tout.

Je sortis de la calèche, prêt à lui hurler dessus. J'avais besoin de partir d'ici, j'avais besoin d'oublier…

C'est là que je vis Alice. Elle agitait la main et courait vers la calèche. Elle allait tenter de m'arrêter. J'ouvris la bouche pour lui crier dessus, quand j'entendis sa voix.

"Edward !"

Bella.

Elle semblait paniquer. Et elle appelait mon nom. Ma Bella avait besoin de moi. Je n'en avais rien à faire de mon plan je l'oubliais au moment où mon nom passa ses lèvres. Si elle avait besoin de moi, j'irai à elle, sans penser ou hésiter.

Je le cherchais. Je trouvais finalement ses yeux alors qu'elle tentait stupidement de marcher par elle-même. Elle boitait en descendant lentement les escaliers.

Je sentais mes pieds voler alors que je courais vers elle.

Elle n'allait pas très loin avant que je l'atteigne. J'enroulais mes bras autour d'elle et la berçait contre ma poitrine. Je l'entendis renifler, et puis son corps commença à trembler alors qu'elle pleurait.

Que se passait-il ? Dis-moi, ma douce. Je t'aiderai, dis moi.

Je ne pouvais pas faire sortir les mots. Le sentiment submergeant de soulagement du fait de l'avoir dans mes bras, mélange à la tension que ses larmes causait en moi, m'empêchais de dire les mots.

"Ne pars pas je t'en supplie, ne me quitte pas. Je ne veux pas que tu partes," pleura-t-elle.

Je pris son visage dans mes mains, et dis la seule chose qui me vint à l'esprit, ''Bella…''

Je ne comprenais pas. Que voulait-elle ?

Je lui donnerais tout.

"Reste, Edward. Reste ici avec moi ? Je ne peux pas imaginer ma vie sans toi. Je t'aime, Edward. Je t'en prie… je suis désolée. Je ne pensais pas ce que j'ai dit je veux juste que tu sois heureux…" bégaya-t-elle.

Ma poitrine se serra douloureusement, est-ce que cela pouvait être vrai ? Pouvait-elle vraiment vouloir la même chose que moi.

J'essuyai ses larmes et plaidai pour la vérité, "Tu me veux ?"

"Plus que tu ne peux l'imaginer," dit-elle, et je sus qu'elle était sincère.

Je ne savais pas quoi faire… elle était tout ce dont j'avais jamais rêvé. Et si elle changeait d'avis ? Et si elle réalisait que je n'étais pas assez bien pour elle ?

Je me penchais en avant et pressais mon front contre le sien. "Je suis terrifié," chuchotai-je.

"Je sais, mais sois brave et sauve-moi de toute façon. C'est ce que j'ai fait," murmura-t-elle, avec une infinie sagesse.

Mon propre sourire explosa sur mon visage tandis que je lui disais que ce que je voulais lui dire depuis le moment où j'avais réalisée que je l'aimais. ''Bella, mon amour, rien ne me rendrait plus heureux que de rester là, avec toi. Je t'aime, mon ange gardien."

Puis je l'embrassais.

Pas un baiser timide, maladroit, comme celui que nous avions partagé le jour de notre mariage, oh non. Je laissais toute ma passion pour elle se montrer alors que nos lèvres bougeaient ensemble. Ma respiration augmenta et je sentis ma tête commencer à tourner. Mais je n'en avais rien à faire. Je pouvais très bien mourir, juste là dans l'allée, et je savais que je mourais heureux.

Parce qu'elle m'aimait, quelque chose que je n'avais cru possible.

Ses petits bras s'enroulaient autour de ma taille alors que son petit corps commençait à trembler. Il semblait qu'elle était tout aussi bouleversée que moi.

Je riais doucement à l'impossibilité de ce moment et écartais mes lèvres des siennes.

Il y avait autre chose que j'avais besoin de savoir.

"Pourquoi ne m'as-tu pas demandé de rester avant," lui demandai-je.

"Je ne voulais pas que tu te sentes obligé… et je croyais que tu voudrais rentrer chez toi…" confessa-t-elle.

Combien c'est absurde. Ne sait-elle pas ? Ne peut-elle pas le dire ?

A ma surprise, je ris encore alors que je reprenais possession de ses lèvres, ''Oh Bella, tu es ma maison."

Elle gloussa et se pressa contre moi, laissant sa douce joue rester contre la mienne. ''Je le sais maintenant,'' chuchota-t-elle.

Pour autant qu'elle soit intelligente, elle pouvait certainement manquer les choses les plus évidentes.

Et c'est toi qui parles, Cullen.

Je levais les yeux au ciel, réalisant combien nous avions été tous les deux idiots.

Je refermais mes mains calleuses sur ses mains soyeuses, et je sentis qu'elle tenait quelque chose. Je pressais mon pouce à l'intérieur pour voir ce que c'était. Quand ma peau entra en contact avec le métal lisse de la bague de ma mère, je savais ce que j'avais à faire.

C'était ce que j'avais l'intention de faire avec cette bague depuis le début.

"Je suppose qu'il ne reste qu'une chose à faire," lui dis-je.

"Qu'est-ce ?" demanda-t-elle.

Je m'écartais d'elle et récupérais la bague de ses doigts. Après avoir pris une profonde inspiration pour me détendre, je me glissais sur un genou devant elle.

"Isabella, épouse-moi ? Laisse-moi te rendre heureuse, toujours ?" Je me sentais comme un bouffon à rire en permanence, mais je ne pouvais m'en empêcher. Je savais quelle serait sa réponse, et je ne pouvais simplement pas contrôler ma joie.

Elle resserra sa prise sur mes doigts avec une main alors que l'autre venait couvrir sa bouche.

Un gloussement lui échappa, puis elle finit par réaliser.

"Garde cette idée en tête ?" demanda-t-elle timidement.

Je sentis mon sourire disparaitre. Avais-je fait une erreur ? Avait-elle besoin de penser à ce que je venais de dire ?

Mais, Bella étant… Bella, elle calma mes peurs avec deux mots, ''Attends ici."

Elle tentait de sembler ferme, mais cela sonnait simplement adorable. Comme si j'avais l'intention d'aller quelque part.

Après les émotions intenses et les points bas des dernières semaines, elle ne pouvait pas faire me faire partir maintenant.

Elle se tourna et parla à Alice. Je me relevais et regardais alors qu'Alice revenait avec une boite en bois. Bella fouilla dedans jusqu'à ce qu'elle trouve ce qu'elle cherchait. Elle se tourna finalement et boita vers moi. Je voulais y aller et l'aider, mais je pensais qu'elle me gronderait et déclarait qu'elle était parfaitement capable de marcher par elle-même.

Alors qu'elle approchait, je pouvais voir l'expression de paix prendre place sur son visage excité. Quand elle m'atteint finalement, il semblait qu'elle avait oubliée ce que nous faisions et jeta ses bras autour de mon cou.

J'étais sur le point de la taquiner pour son manque de concentration, mais elle finit une chose à laquelle je ne m'attendais pas.

Elle pressa ses tendres lèvres contre sa gorge.

Je sentis un choc électrique courir à travers mon corps. Nous ne nous étions jamais touchés aussi intimement avant.

Et même si j'avais été sur le point de la taquiner, j'étais maintenant celui qui luttait pour se souvenir exactement de ce qu'il passait.

Elle prit ma main dans la sienne et plaça un petit objet dans ma paume.

Je baissais les yeux pour voir un petit cercle d'or. Je crus avoir une idée de ce dont il s'agissait, mais je relevais rapidement les yeux pour que Bella me confirme.

"C'était l'alliance de mon père. C'est seulement juste, que si j'ai quelque chose de précieux t'appartenant, tu devrais avoir quelque chose de précieux m'appartenant en échange."

Je sentis une boule dans ma gorge. Elle voulait me revendiquer avec un symbole représentant tout son amour, tout comme je voulais qu'elle m'appartienne. Je pris une profonde inspiration et lui redonnais la bague de son père. Elle fit glisser l'alliance sur mon doigt alors que je faisais glisser la bague de diamant sur le sien.

"Oui, Edward Cullen, je serai ta femme," soupira-t-elle.

"Et je serai ton mari, ma chérie."

Et c'était fait. Nous étions mariés depuis des mois, mais maintenant nous étions vraiment mari et femme.

Il semblait simplement logique de l'embrasser encore, ce que je fis.

Je savais que c'était presque indécent de partager de l'affection comme ça sur notre allée où tout le monde pouvait voir, mais je n'arrivais pas à m'en préoccuper.

Nous retrouvâmes Alice et Jasper sur le porche qui ne pouvaient pas contenir leurs sourires.

J'aidais Bella à marcher autant que je le pouvais, sans la prendre dans mes bras.

Je l'entendis chuchoter, ''Je t'ai presque perdu."

Penser à être sans elle, la peine que cela me causait…

Je ris doucement et pressai mes lèvres contre sa tempe. "Bella, je te le promets. Je ne serais pas parti très loin."

=PB=

Jasper, Alice, Bella et moi étions assis à la table de la cuisine en train de parler pendant un temps. Alice et Bella jacassaient comme des petites filles quand Jasper révéla finalement ses intentions de courtiser Alice.

Je lui jetai un coup d'œil. Il sourit honteusement en retour.

Pour être franc, j'aurais pu le frapper. Après les véritables horreurs qu'il avait dit à propos de Bella, maintenant il allait être avec Alice, une petite française. Juste comme Bella.

Heureusement, il avait changé d'opinion sur Bella, je ne sais si j'aurais pu rester proche de lui si cela n'avait pas été le cas.

Alors que la soirée touchait à sa fin, Alice et Jasper s'excusèrent, et je commençai à préparer un simple repas pour Bella et moi.

J'étais heureux pour eux, je ne pouvais le dénier. L'attraction entre eux deux était indéniable, la lumière brillait dans leurs yeux. Mais, j'étais toujours irrité par mon cousin qui avait été si cruel envers Bella à son arrivée.

Je pense qu'une partie du problème était que Jasper n'avait aucune idée de la profondeur de mes sentiments pour Bella. Je ne le savais pas moi-même jusqu'à très récemment. Il croyait que c'était simplement fugace, que mes sentiments étaient plus liés au fait qu'elle était jeune et belle qu'à son intelligence et sa générosité.

Honnêtement, je devais beaucoup à Jasper. S'il n'avait pas été là cette nuit-là, je ne sais pas ce qu'il serait passé…

''Elle n'est rien. Oublie la.''

''Jasper, tu as essayé de me convaincre depuis ton arrivée. Inutile de te fatiguer, tu ne sauras pas capable de le faire.''

Il n'avait rien fait d'autre qu'insulter la femme que j'aimais depuis le début de la journée.

J'étais convaincu que s'il la rencontrait, il verrait à quel point elle était merveilleuse, qu'il changerait d'avis à propos d'elle. C'était la seule raison pour laquelle je me retenais de le frapper au milieu de la rue, cousin ou pas.

Nous avions quitté la ville et marchions vivement vers la maison. Je n'avais pas vu Bella de la journée et avec les évènements de la nuit dernière étaient frais dans mon esprit, j'étais extrêmement anxieux de la voir. Je savais que nous ne serions pas en mesure de parler sérieusement avec Jasper autour, mais au moins, nous serions ensemble. Au moins, elle serait que je n'irais nulle part.

''Je n'ai vraiment aucun désir de la rencontrer, Edward.''

Je le coupais, ''Eh bien, tu ferais mieux de t'y habituer, parce que c'est là où nous allons.''

Il mit ses mains dans ses poches, et il garda sa bouche fermement fermé pour l'instant.

Alors que nous approchions de la maison, je remarquai en passant que le quartier semblait plus sombre que d'habitude. Et pour une raison inconnue, ma peau me picotait. Je commençai à devenir anxieux, et avançai plus rapidement.

''Edward, ce n'est pas une course. Nous n'avons pas besoin de courir vers la put…''

Je m'arrêtais, me tournais et lui jetais un regard noir.

''… Je veux dire fille. Elle sera là. Non ? A moins qu'elle n'ait un autre gentleman qui l'entretient.''

''Jasper, je jure sur le bon Dieu que si tu n'arrêtes pas de parler d'elle de cette façon, nous n'arriverons jamais jusqu'à elle.''

Nous tournâmes au coin de notre rue.

Ce que je vis me gela.

La maison se trouvait là, rien n'était différent, à l'exception… qu'elle était plongée dans le noir.

Pas une seule étincelle d'une bougie ne pouvait être aperçue.

Je ne pensais pas, je courais simplement.

J'ouvris en grand la porte, paniquée, ''Bella !''

Pas de réponse.

Jasper n'était pas loin derrière moi, ''Vas-tu te calmer ! Qu'est-ce qui ne va pas ?''

''Bella, elle n'est pas là.''

Jasper me regarda stupidement, ''Alors… Peut-être qu'elle est simplement sortie.''

''Non, Jasper… tu ne comprends pas,'' dis-je en un soufflement.

Je volais dans les escaliers et vérifiais toutes les pièces, rien.

Elle n'était pas là. Où était-elle ? Pense Edward, pense !

Alice. Elle irait chez Alice.

''Ecoute, je ne m'attends pas à ce que tu te préoccupe de quelque chose,'' cria-je à Jasper alors que je descendais les escaliers, ''mais j'ai besoin de la trouver. Je suppose qu'elle est partie chez son amie Alice…''

''Edward ! Tu as besoin de te calmer. Alors elle a la maison de son amie. Pas de raison de paniquer.''

Une petite voix au fond de mon esprit me disait qu'il avait raison. Que je devrais me détendre. Mais en dehors de cette petite voix, mon corps entier me criait de partir la chercher. Elle savait que c'était dangereux pour elle d'être dehors avec cet agresseur qui trainait.

Je commençai à prendre de petites inspirations et une douleur commençait à se développer dans ma poitrine. Je tombais au sol et m'assis sur une marche, serrant ma poitrine et essayant de contrôler ma respiration.

''Hey, tu me fais peur, Edward. Devrais-je aller chercher un docteur ?''

''Il n'y a personne à faire venir… s'il te plait, pouvons-nous aller la chercher ?''

''Si elle est chez son amie, ne va-t-elle pas bien ?''

''Non, oui… je ne sais pas. Je me sentirai mieux en sachant qu'elle est en sécurité à la maison.''

Jasper me regarda un moment avant de parler. ''Tu t'inquiètes vraiment pour cette fille, n'est-ce pas ?''

Je le regardai et hochai la tête.

''Allons-y.''

Il m'aida à me lever, et nous nous dirigeâmes rapidement vers la rue. Je continuai à me dire encore et encore qu'elle était chez Alice. Elle était en sécurité et j'imaginais même qu'elle sourirait en me voyant.

Oh, comment j'aimais son sourire.

La maison d'Alice n'était pas loin de celle de Bella, juste quelques maisons et quelques virages. Mais cela semblait prendre une éternité pour y arriver.

Jasper et moi passèrent un coin, et avant que je puisse faire un nouveau pas, Jasper posa sa main sur mon épaule. Il me tourna et chuchota, ''Regarde.''

Il y avait un homme qui se tenait au-dessus d'une femme.

C'était Bella, je savais que c'était Bella. Je n'avais pas besoin de voir son visage pour le savoir.

Une rage aveugle me consuma. Je ne pouvais pas penser. Je sentis mes muscles rouler alors que je me préparer à attaquer.

J'allais le tuer.

Je me mis à courir, Jasper juste derrière moi. J'attrapais le monstre et le jetais en arrière. Je ne suis pas sûr d'où il atterrit et je n'en avais rien à faire. Je n'allais pas perdre mon temps à le frapper lorsque Bella pouvait être blessé.

Je ne laisserais pas ce qui était arrivé à Victoire lui arriver à elle.

Je baissai les yeux vers elle elle semblait si effrayée, pourtant si forte, comme si elle était prêtre à se battre. Je ne la touchais pas, ne voulant pas lui faire peur. Mais la voir sur le sol sale, je devais l'éloigner d'ici.

Ses yeux étaient fermés, elle ne pouvait pas me voir j'espérai simplement pouvoir la calmer rapidement.

Je passais mes bras sous elle et la soulevais du sol. Alors que je la tenais contre moi, toutes les pensées de violence disparurent momentanément. J'étais entièrement concentrée sur elle. Je m'attendais totalement à ce qu'elle m'attaque, ne réalisant pas qui j'étais.

Mais elle ne le fit pas.

Son corps entier se détendit et enfonça son visage dans mon cou et me renifla. Elle n'avait pas besoin de me voir pour savoir. Juste comme je savais que c'était elle qui était attaquée. Elle savait que c'est moi qui la tenais.

Ma Bella, complètement en sécurité.

Oui, elle était en sécurité.

Et si ce n'était pas pour Jasper, je ne sais pas ce qu'il arriverait.

La douce voix de Bella me fit sortir de mes pensées.

"Restes-tu alors ?"

Comment pouvait-elle me questionner comme cela ?

Je lui souris, "Pour aussi longtemps que tu me veux."

"Depuis combien de temps ressens-tu ça ?"

"Bella, tout à fait franchement, je crois vraiment que j'ai été amoureux de toi dès le moment où j'ai posé les yeux sur toi."

"Honnêtement ?"

Je soupirai et hochai la tête. "Je ne le savais pas au début. Cela m'a pris quelques semaines pour reconnaître les émotions je ressentais pour toi. Je continuai à remarquer toutes ces petites choses sur toi. La façon dont tu parles, dont tu bouges. Tu me captivais."

Je me souvenais la regarder jour après jour. J'avais eu peur un moment d'être devenu obsédé.

"Mais, avant tout, j'ai été le plus touché par ta gentillesse à toute épreuve," La même gentillesse qui m'avait sauvé de ma misérable existence et m'avait donné une merveilleuse nouvelle vie.

Puis je me souvins de la façon dont j'avais agi envers elle au début, le ton froid de ma voix, la dureté. Mais, j'avais des difficultés à mettre des mots sur ce que j'avais traversé ces premières semaines.

Je décidais de lui expliquer une nouvelle fois, "Je sais que j'étais difficile avec toi et j'avais vraiment l'intention de m'excuser sur la façon dont je t'ai traité quand nous nous sommes rencontrés au début. J'étais tellement troublé. Mais, surtout… j'étais inquiet."

"Évidemment, si Aro avait découvert…"

Je l'arrêtai tout de suite, "Oh non, j'étais disposé à faire tout ce qui était en mon pouvoir afin de m'assurer qu'Aro ne découvre jamais rien. Ce n'est pas ce dont je parlais.''

Elle avait besoin de savoir que je ne l'aurais jamais laissé faire face à la potence seule. Jamais.

"Je ne comprends pas, Edward. Si ce n'était pas d'Aro dont tu étais inquiet, donc qu'est-ce que c'était ? Tu ne pouvais pas être inquiet à cause de moi. Je veux dire, je ne suis pas exactement le genre de personne à inculquer la peur… N'est-ce pas ?"

En dépit de moi-même, je ris. Bella Swan, insufflant de la peur dans le cœur des hommes, ça avait du sens.

"Bella, je n'avais pas peur de toi. J'avais peur pour toi. Tu as sauvé un homme du gibet qui t'étais totalement étranger. Tu sais sûrement à quel point c'était imprudent."

"Tu n'as pas besoin de me le dire, je sais." Elle leva les yeux au ciel.

Comment pouvais-je lui faire comprendre ? Elle semblait convaincue qu'elle avait la situation sous contrôle.

"Non, Bella, tu ne le sais pas. Tu as de très bons amis qui te disaient que tes actions étaient irresponsables, irréfléchies et très probablement dangereuses. Mais tu as tout de même refusé d'écouter leur conseil très prudent ! Je suppose que ce que j'essaye de dire c'est, je savais que je ne te ferais pas de mal. Mais, je n'avais aucun moyen de te le prouver, ou à quelqu'un d'autre d'ailleurs. Je ne voulais pas que tu sois effrayée, mais j'avais la sensation que tu aurais du être effrayée par moi pour ta propre sécurité. Tu m'as donné ton entière et totale confiance quand ton propre instinct aurait dû te crier de ne te fier à moi à aucun moment ! Cela me rendait physiquement malade de penser à ce qui aurait pu t'arriver si tu avais choisi un autre homme dans cette file, Bella ! Crois-moi. Rien de bon n'en serait sorti !"

"Donc tu étais en colère contre moi parce que je risquais ma vie ?"

Je hochai la tête. Finalement ! Elle comprenait !

"Edward Cullen, c'est la chose la plus stupide que j'aie jamais entendue !"

J'eus l'envie soudaine de taper ma tête contre un mur.

"Tu ne comprends vraiment pas, n'est-ce pas ?"

Manifestement, c'était le cas. Me voilà, en train de lui expliquer et elle… ne comprenait pas ce que j'essayais de lui dire.

Heureusement, elle me sortit de ma misère.

"Je n'ai jamais eu peur de toi, mais pour de bonne raison. Je n'aurais jamais choisi de sauver un autre de ces autres hommes. Quand je t'ai vu te tenir là, c'était différent… tu étais différent. Comme tu l'as dis, j'avais peur POUR toi, pas de toi. Je voulais faire tout ce qui était en mon pouvoir afin de m'assurer que tu irais bien."

Je sentis mon amour pour elle enfler. Alors elle devait le sentir, cette même connexion. Je l'avais appelé mon ange, sans lui avoir parlé et ne connaissant rien d'elle. Je pouvais dire qu'elle était différente à ce moment là. Et apparemment, elle avait senti la même chose à propos de moi.

"Maintenant je reconnaîtrai que cela n'a pas vraiment été facile de vivre avec toi au départ…" je grimaçai mais elle continua rapidement, " Mais j'ai toujours su que tu ne voudrais pas me faire de mal. Je croyais seulement… que tu étais contrarié que… je t'aie sauvé…"

"Comment pouvais-tu penser cela ?" lâchai-je.

Elle haussa les épaules. "Tu semblais tellement sûr que tu devais mourir… tu l'avais totalement accepté… et semblait être furieux que j'ai interférée avec ton sort."

Je sentis mon visage s'enflammer, "Je suis désolé."

D'une certaine manière, elle avait raison. J'avais voulu être dans cette ligne cette journée. Et quand elle me ramena à la maison, je n'avais aucun moyen de savoir que des sentiments véritables allaient se développer entre nous. J'avais cru qu'elle prolongeait simplement l'inévitable. Qu'elle était, sans le savoir, en train de prolonger la douleur de ma vie froide et misérable.

Elle sourit. "Je sais et c'est du passé maintenant."

Elle tendit le bras au-dessus de la table et prit ma main avec ses doux doigts. Je savais qu'elle m'avait pardonné, pour tout.

Cela ne voulait pas dire que je le méritais.

Mais, nous étions ici, et nous étions amoureux. Vivre dans le passé et s'attarder sur nos regrets n'arrangeraient pas les choses.

Je serrais donc sa main en retour, "Oui, c'est le cas. Nous pouvons avancer maintenant."

Elle bailla doucement.

"Tu es fatiguée," observai-je

"Pas du tout."

Elle était une terrible menteuse. Je lui jetai un regard noir.

"D'accord, d'accord," concéda-t-elle sans se battre.

"Qu'il soit noté que je ne t'ai pas dis quoi faire," taquinai-je.

"Insupportable," rétorqua-t-elle.

"Allez, mon chou, je crois que nous pourrions tous deux utiliser une bonne nuit de sommeil."

Je fus récompensé par un rire alors que je la prenais dans mes bras. Ses bras s'enroulèrent autour de mon cou et elle reposa sa tête sur mon épaule.

Je lui souris comme un idiot pendant la monté des escaliers. Bella continuait de poser son nez dans mon cou, et cela rendait ma concentration sur certaines choses extrêmement difficile… comme respirer, ou mettre un pied devant l'autre.

J'atteins sa chambre, et je me sentis soudainement triste. Je savais que j'allais devoir bientôt la quitter. Je marchais lentement vers le lit, essayant de savourer chaque instant avec elle.

Alors que je la posais doucement sur le lot, je tombais à genoux devant elle, le meilleur moyen pour voir ses yeux. Je regardai alors qu'elle levait lentement la main pour écarter des mèches de cheveux de mes yeux. Puis, de manière presque involontaire, ses doigts vinrent se poser sur ma joue.

Ce fut là que je réalisais.

J'avais quitté Londres à la recherche de mon bonheur.

Et il ne se trouvait pas dans le fait de quitter ma maison pour partir à l'aventure, comme je l'avais cru, ce n'était pas la découverte de la sagesse et de la raison, comme je l'avais lu. Et ce n'était pas dans l'union amoureuse, comme je l'avais entendu.

C'était les doigts de cette femme, pressé doucement contre ma joue.

C'était la joie que j'avais cherché.

''Edward,'' soupira sa voix timide.

Trop content pour former des mots, je laissais l'air sortir de mes poumons en un ''Hmmm ?'' interrogatif.

"Resteras-tu avec moi ce soir ?"

Je sentis mon corps se tendre. Elle ne pouvait pas être prête pour cela, n'est-ce pas ?

"Bella, en es-tu sûre ?"

"Oui, s'il te plaît ?"

Je me levais et remarquais qu'elle était toujours vêtue des vêtements de jour, "Um, as-tu besoin…"

"Seulement d'une chemise de nuit dans ma coiffeuse, le deuxième tiroir à partir du haut," me dit-elle.

Je marchais nerveusement vers sa coiffeuse. Je n'étais pas habitué à choisir une robe de nuit pour elle. Légèrement gêné, j'ouvris le tiroir et attrapais une robe sans même regarder.

Je jetais un coup d'œil vers elle et vis qu'elle me regardait, sans juger. Je ne sais pas ce qui changea à cet instant… Je suppose que j'avais prévu de dormir complètement habillé de l'autre côté du lui.

Mais maintenant, avec elle qui me regardait… c'était la dernière chose qui me venait à l'esprit.

Je m'accroupis devant elle. Mes yeux ne quittèrent jamais son visage alors que je commençai doucement à la déshabiller.

Je voulais lui donner toutes les opportunités de m'arrêter. Il était possible qu'elle ne soit pas prête pour cela. Alors que j'approchais de plus en plus de la fin des crochets qui maintenait son corsage, je devenais de plus en plus confiant. Elle n'allait pas m'arrêter.

Elle tremblait. Mais elle ne pouvait pas avoir froid, c'était le milieu du mois d'août ! Je ne savais pas quoi penser. Avait-elle peur de me dire 'non' ? Je ralentis le mouvement de mes mains et essayais de communiquer avec elle pour lui dire qu'elle pouvait m'arrêter si elle le souhaitait.

Mais, la façon dont elle me regardait était quelque chose que je n'avais jamais vu. C'était un mélange de désir et d'amour. Comme si elle avait attendue une éternité pour ce moment.

Je laissais chaque tissu tomber au sol et avec chacun d'entre eux, je devenais de plus en plus subjugué.

Son corps était élancé et doux, avec une peau de pêche, désirant être touchée.

Elle prit ma main pour se tenir afin que le dernier morceau de ses habits de dessous soit enlevé. Puis après un long moment, elle se rassit devant moi. J'écartais doucement ses genoux et plaçai mon corps entre eux.

Nos poitrines étaient pressées l'une contre l'autre alors que je tendais le bras vers sa chemise de nuit. Elle leva les bras et je la fis doucement passer par sa tête et le long de son corps, laissant mes doigts s'attarder sur sa peau.

Je la vis mettre ses mains à l'intérieur de sa robe pour pouvoir défaire sa chemise. J'avais entièrement prévu de garder mes yeux sur son visage, mais alors que ses mains bougeaient sous le tissu de sa chemise de nuit, je ne pouvais regarder ailleurs.

Après plusieurs moments de douloureuses tortures, elle fit tomber le tissu au sol. Je pris une seconde pour reprendre mon souffle, elle avait maintenant la poitrine nue sous cette robe. Juste un fin, presque transparent, morceau de tissu nous séparait.

Je la regardais stupidement, mais elle semblait avoir d'autres idées.

Ses mains glissèrent sous ma veste et montèrent sur mes épaules, faisant glisser le vêtement par terre.

Puis elle s'attaqua aux boutons de ma chemise. Elle gardait son regard sur ses mains, et je ne pouvais détourner mes yeux de son visage. Ses lèvres rouges étaient entrouvertes alors qu'elle prenait de profondes inspirations. Ses joues étaient empourprées, et ses yeux étaient lourds.

Dieu qu'elle était belle.

Ses genoux se resserrèrent autour de moi. C'était comme si elle venait simplement de remarquer combien nos corps étaient proches. Ses doigts tracèrent mes cicatrices.

Je ne pouvais pas avoir cette conversation maintenant, je ne voulais pas ruiner la soirée. Je savais que si je la laissais continuer à toucher mon dos, elle allait poser des questions. Alors même si la sensation de ses doigts sur ma peau était comme un rêve, je devais l'arrêter.

J'attrapais son poignet et amenais sa main à mes lèvres. J'embrassais tendrement chacun de ses doigts. Les mêmes doigts qui faisaient picoter ma peau.

J'étais fatigué de rester assis comme cela. Alors, nous nous sourîmes l'un à l'autre et je la fis se tourner pour qu'elle puisse se glisser sous les couvertures.

Amassant tout mon courage, je quittais son côté et marchais de l'autre côté du lit. Ma confiance commençait à disparaitre lorsque je remarquais que ses yeux me suivaient. Je sentis mes nerfs se tendre et ma respiration augmenter.

Je commençai à me demander comment j'allais me déshabiller devant elle. Puis, comme si elle sentait ma gêne, elle baissa ses yeux vers ses genoux. Je retirai rapidement mon pantalon et glissais sous les couvertures alors qu'elle ne puisse relever les yeux vers moi.

Une fois que je fus installé, Bella se tourna pour me faire face. Ses délicates mains retirèrent les épingles de ses cheveux. Je regardais prudemment alors que mèches après mèches, ses cheveux tombaient dans son dos. Elle avait une chevelure magnifique.

Je ne pouvais saisir la gravité du moment. Notre première nuit ensemble. C'était quelque chose que je ne pouvais pas exprimer par des mots. Je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour être certain de ne jamais oublier cette nuit et ces moments. Je voulais l'attraper et ne plus la laisser partir.

Mon amour se rapprocha de moi, et ensemble, nous posâmes nos têtes sur les oreillers.

Sa main se leva et caressa mes cheveux. C'était si relaxant, si calme que je m'endormis presque. Maintenant, quel genre de mari serais-je si je m'allongeai dans le lit et m'endormais la première nuit que je passais avec ma femme ?

Je ne voulais pas le découvrir.

Je forçai mes yeux à s'ouvrir, concentré entièrement sur ses lèvres. Je posais ma bouche contre la sienne et elle soupira rêveusement. Je la sentis se rapprocher encore plus de moi.

Je la reçu joyeusement… mais…

Mon corps commençait à réagir d'une façon que je n'étais pas prêt à accepter. Et je n'allais certainement pas troubler Bella ce soir. Elle était toujours en train de se remettre. Sans parler du fait que je n'étais pas vraiment encore un mari. Bella m'avait tout donné depuis que j'étais arrivé, nourriture, vêtements, et abri étant simplement les plus basiques de ce qu'elle avait fait. Sa confiance, gentillesse et amour qui avaient le plus d'importance pour moi. Et tandis que j'admirais et respectais ses actions, cela ne changeait rien au fait que j'étais supposé prendre soin d'elle.

Mais dieu tout puissant qu'elle rendait les choses difficiles.

Sans réfléchir, je roulais sur elle. J'étais entièrement trop désireux de sentir son corps bouger sous le mien.

Je l'embrassais avec plus de force et avant que je ne réalise, ma langue entra dans sa bouche. Elle avait un goût divin. Comme le miel le plus sucré.

Je l'embrassais et l'embrassais et l'embrassais. Maintenant que je pouvais le faire, je n'arrivais tout simplement pas à m'arrêter.

Puis, sans prévenir, Bella se déplaça contre moi et me fit sentir la friction la plus délicieuse que j'avais jamais ressentie. Cela me prit toute la volonté du monde pour ne pas arracher cette chemise de nuit oh combien offensive de son corps.

Je détournais ma tête d'elle et dis en un soupir, ''Bella ?''

"Oui, Edward ?"

"Cela ne te dérange pas… pouvons-nous nous arrêter là pour ce soir ?"

Que le ciel me vienne en aide, elle semblait dévastée, complètement brisée. Je me rachetais rapidement.

"Je t'en prie, ne pense pas que je ne te veux pas. Mon Dieu, Bella, je te veux à tel point que je brûle littéralement pour toi !" Je ne pouvais éloigner mes doigts de la douceur de ses lèvres et de sa peau, même si je tentais de lui expliquer pourquoi nous devions arrêter. J'étais une mouche totalement pris par sa brillance. Et lorsque je la sentais trembler à mon contact, j'en perdis presque ma résolution. Mais j'étais déterminé à être digne d'elle avant de la prendre complètement pour femme. "C'est seulement… j'ai été traité comme de la vermine pendant si longtemps. Et j'ai l'impression que je viens juste de retrouver mon humanité. Tu m'as aidé à la récupérer, mon amour. Mais maintenant… j'ai l'impression que je dois redevenir un homme de – l'homme que tu mérites – avant que je puisse vraiment être un époux pour toi."

Elle toucha ma joue, "Edward, je comprends pourquoi tu ressens cela. Et je suis disposée à t'attendre jusqu'à ce que tu te sentes prêt. Saches seulement que tu n'as rien à me prouver. Tu es un homme à mes yeux. Tu es mon mari."

Comment faisait-elle cela ? Comment savait-elle toujours quoi dire pour calmer mes peurs et appréhensions ?

Je devais l'embrasser.

"Bella," soupirai-je alors que je me penchais vers elle.

De façon totalement inattendue, elle plaça ses doigts sur mes lèvres. Je grognais dans le noir.

"Il y a juste une chose, Edward. Je suis disposée à attendre… mais nous ne parlons pas d'années ici, n'est-ce pas ?"

Je me retins de rire. "Aucune chance," rétorquai-je.

"Mois ?" s'enquit-elle.

La pensée d'attendre aussi longtemps pour coucher avec ma femme… Je grognais presque.

Mais alors, la pensée de coucher avec elle beaucoup, beaucoup plus tôt que cela… eh bien, il n'y avait aucun moyen pour arrêter mon sourire malicieux.

"Je ne pense pas avoir la force de te résister aussi longtemps."

"Dieu merci !"

Je ris plus fort que je ne l'avais jamais fait.

"Maintenant, mon époux, serait-il possible que tu me tiennes pour le reste de la nuit ?" demanda-t-elle innocemment, sans connaitre le problème de sa demande.

"Pour le reste de la nuit… et pour le reste de nos vies, chérie."

Je retournai sur mon côté, sans jamais lâcher sa taille. Je la tirais contre mon torse. Elle y était parfaitement à sa place.

"Bonne nuit, ma Bella," chuchotai-je.

"Bonne nuit, Edward. Je t'aime*," bredouilla-t-elle, presque de manière inaudible.

Je pressais mes lèvres contre son front et les laissais là un moment, "Je t'aime aussi, ma chérie*."


* phrases en français dans la version originale

J'espère que ce petit POV vous a plu. Pensez à laisser un message pour dire ce que vous en avez pensé