Pas facile

Fandom: Women's Murder Club.

Personnage: Lindsay Boxer.

Spoilers: très, très légers pour les premiers épisodes.

Disclaimer: Women's Murder Club le m'appartient pas du tout et je ne fais qu'emprunter Lindsay pour un petit moment.

Note de l'auteur/traducteur: J'ai écrit ceci en un seul jet et tout m'est venu en anglais (j'ai publié la version originale sous le titre Not easy). Voici la traduction française de ce «quadruple-drabble» (400 mots) sur le personnage de Lindsay. Rien de bien original, rien de vraiment nouveau – j'avais juste envie d'écrire quelque chose de court et facile, avant de revenir à mes fics plus longues et non terminées.

Si vous aimez, surveillez mes publications prochaines, je vais essayer d'écrire un one-shot de ce genre au moins sur chacune des membres du WMC, peut-être sur d'autres personnages de la série, et sur les relations entre certains personnages…

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Ce n'était pas toujours facile d'être Lindsay Boxer.

Lindsay Boxer était forte, assez souvent dure, le genre de femme que l'on évite de contrarier. Lindsay était sexy, mais ne laissait personne la regarder d'assez près pour voir sa vraie beauté ; Lindsay était sèche et sarcastique, mais avant toute chose, virtuose pour cacher sa personnalité brisée.

Lindsay était obsédée, hantée, et physiologiquement incapable d'oublier son travail une fois rentrée chez elle. Alors peut-être était-ce pour cela qu'elle était une si bonne enquêtrice, mais c'était aussi certainement pour cela qu'elle n'avait apparemment pas droit au bonheur.

Une muraille très haute et large encerclait une armure très solide entourant la carapace très résistante de Lindsay, tout ceci dans le seul but de la protéger de toute attaque, tout mal, toute émotion. Mission remplie avec succès, le plus souvent. Du moins ne laissait-elle pas les gens la voir attaquée, blessée ou perturbée elle savait que si cela arrivait, elle se mettrait à pleurer et à crier et à hurler et à tout casser et ne s'arrêterait plus.

Alors même si les gens n'enviaient pas toujours sa vie, ses obsessions et échecs, tous s'accordaient sur une chose : Lindsay Boxer était forte, du type de force que chacun d'entre eux aurait souhaité avoir de temps à autre.

Mais les gens ne voyaient pas de quoi cette muraille, cette armure, cette carapace étaient faites. Ils ne voyaient pas l'angoisse et la culpabilité dans les larges pierres de la muraille, la peur et l'exclusion dans le solide fer de l'armure, et ils n'avaient assurément aucune idée du genre de douleur et de larmes cachés derrière cette carapace incassable.

Linz ne pourrait jamais regretter d'avoir transformé ces sentiments en une protection ; elle se doutait que l'alternative l'aurait laissée pour morte. Ce genre de force ne venait pas sans revers c'était le genre de force que les gens ne devraient pas souhaiter avoir sans réfléchir à deux fois.

Car souvent, la nuit, une fois toutes les affaires de meurtres horribles résolues et tous les tueurs en prison, une fois que rien ne la tenait plus occupée et obsédée, elle sentait que la carapace, l'armure et la muraille ne la protégeaient pas seulement de tout ce qu'elle ne connaissait pas et qui l'effrayait, mais empêchaient aussi de sortir toute la douleur, la peur et la culpabilité. Alors non, ce n'était pas toujours facile d'être Lindsay Boxer.