Bonsoir tout le monde !

Je me lance aujourd'hui dans la participation au concours Hot Summer organisé par Kafryne ! Merci à elle de l'avoir organisé. Au programme, le classique trio Sea, sex and sun... Agrémenté de petites épices bien entendu ;D

Faisons donc ça dans les règles :


HOT SUMMER CONTEST

Titre de la fiction : Sucré salé

Auteur : Effexor

Disclaimer : Je rappelle que les personnages de cette fiction appartiennent à Stephenie Meyer et que je ne fais que m'amuser avec eux...

Pour participer ou lire les autres fictions du concours, rendez vous à l'adresse suivante:

.net/community/Hot_Summer_FR/77521/


Chapitre 1 : Caractériels


Bella POV


Et allez, un été de plus à bosser. Trois mois de vacances, trois mois salariés. Bon, en même temps, je me plaignais pas vraiment ; j'aimais bien bosser. Ça occupait mes journées, d'autant qu'en général je travaillais le matin et le début d'après-midi, et étais tranquille après.

Cela faisait déjà un mois que j'étais en « vacances » ; j'avais travaillé dans la vigne. Mais juin était fini, et mon contrat avec. J'enchaînais avec un mi-temps dans un camping. Je travaillais le matin de huit heures à midi. Ménage ; assez cool en fait. Les patrons étaient sympas ; mais dans la mesure où il s'agissait d'un camping quatre étoiles, les clients étaient souvent des sales cons. Enfin ça, j'en faisais mon affaire.

Premier jour de travail ; je débarquai à huit heures moins le quart, tranquillement. J'allai faire signer mon contrat par le patron, puis me dirigeai vers le local des employés.

Il y avait déjà un arrivé. Un véritable géant ; brun, cheveux courts, sourire hyper chaleureux. Je ne le connaissais pas ; je le saluai.

« Emmett, ravi, se présenta-t-il.

- Bella. C'est la première fois que je te vois ici.

- Ouais, c'est la première fois que j'y bosse. J'suis l'homme à tout faire et jardinier » expliqua-t-il avec un salut militaire.

Je lui souris.

« Ben moi j'suis ce qui se rapproche de la femme de ménage. Mais bon, je nettoie les bungalows que le samedi, quand les gens se barrent.

- Ok ! C'est toi qui me diras où sont les réparations, alors !

- Moi, ou les autres. Si c'est comme l'année dernière, on va être six ou sept au ménage.

- C'est comme l'année dernière. » fit une voix derrière nous.

Je me retournai.

« Ah, Jess ! Ça va ? »

La brune vint me faire la bise ; pas qu'on soit franchement amies, mais on avait travaillé ensemble l'an passé, et on s'était plutôt bien entendues.

« Ouais et toi ? Ça me gave un peu de bosser là, mais bon… »

Nous discutâmes cinq minutes ; puis je regardai ma montre.

« Merde, faut qu'on commence.

- Pff… Ok… Y a un bungalow, le huit, à faire, nettoyer les transats, balayer le tour de la piscine…

- Ouais. Tu veux commencer par quoi ? demandai-je, conciliante.

- Je ferais bien la piscine et les transats. Faut que je fasse mon bronzage. » fit-elle en grimaçant et en montrant son épaule.

Blasante, par certains côtés, cette fille. J'avais bossé un mois en extérieur, et elle était déjà plus bronzée que moi. Enfin bon, ça ne me dérangeait pas ; j'aimais bien faire les bungalows, j'étais coupée du monde. C'était peut-être pour ça qu'on s'entendait bien elle et moi.

Je saisis les seaux de nettoyage, et me dirigeai vers le huit.

Je fis un bout de chemin avec Jess, qui m'expliqua que c'était un fils d'actrice qui y habiterait ; super beau, à ce qu'il paraît. Et son père était chirurgien. Enfin bon, je m'en foutais ; si c'était encore un de ces fils de riches imbus de leur personne, tout ce que je demandais, c'était de ne pas le croiser.

Je poussai la porte du bungalow ; et soupirai. Il était dans un état lamentable.

Je saisis mon baladeur MP3 dans mon sac -c'était pas le dernier modèle, certes, mais il fonctionnait très bien-, et me mis de la musique.

Je commençai à chantonner en allant nettoyer la salle de bains.

oOo

Dégoulinante de sueur, je soufflai un bon coup et jetai un coup d'œil à ma montre.

Il m'avait fallu plus de deux heures pour venir à bout de toute la crasse dans le bungalow ; contente de moi, je passai un dernier coup de lavette sur le sol, et sortis.

Pour trébucher sur une marche et me retrouver contre un mur de pierre.

Euh, qui avait des bras.

Merde ! C'était un torse !

Je sursautai et m'éloignai, surprise, retirant mes écouteurs.

Croisai un regard d'un vert… Wouah !

« Vous pourriez pas faire attention ? » S'agaça une voix grave.

Oups. Bella, redescend de ton nuage.

« Euh… excusez-moi, j'ai pas fait…

- Ouais, vous avez pas fait exprès, bien sûr ! Ben la prochaine fois, vous regarderez où vous mettez les pieds ! »

Ah ouais. Quand même. C'est ce qu'on appelle poser les bases.

Je me rembrunis. C'était qui cet abruti pour me parler sur ce ton ?

« Ouais, c'est ça ! La prochaine fois ! »

Énervée, je saisis mes seaux, et amorçai un mouvement vers la remise, quand je vis que le gars aux yeux verts poussait la porte du bungalow.

« Hé, c'est mouillé » le hélai-je sèchement.

Il se retourna ; et pour la première fois, je détaillai ce qu'il y avait autour des yeux.

Wow, il était sacrément chaud ce type ! Des mèches cuivrées désordonnées, un corps fin et musclé, avec des épaules plutôt larges pour une taille et des hanches assez fines…

Un vrai mannequin.

« Comment ça, c'est mouillé ! Je suis censé habiter ici pendant la prochaine quinzaine, je peux savoir pourquoi il est pas prêt ? »

Un vrai connard, aussi.

« Il était sale ; il a bien fallu le laver !

- J'avais prévenu que j'arrivais ce matin ! Pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt ?

- Les clients ne sont pas censés arriver avant midi, sifflai-je, pour que l'équipe d'entretien ait le temps de faire son boulot.

- Non, mais vous savez à qui vous vous adressez ? »

Attends, elle avait dit quel nom, Jess ? Je me souvenais plus.

« Non, je ne sais pas, et sincèrement j'en ai rien à…

- Edward Cullen, et je vous prierai de vous comporter avec un peu plus de respect si vous ne voulez pas que je parle de vous à votre patron ! »

Non, mais il était pas sérieux, là ? Il allait pas me faire virer parce que ma gueule ne lui revenait pas ? J'en avais besoin de ce job, moi, j'avais pas de quoi me faire payer quinze jours de vacances ! Toujours est-il que jamais je ne m'abaisserais devant lui.

« De toutes façons, nous ne devrions pas faire plus que nous croiser en coup de vent, durant ces quinze jours, fis-je d'une voix sèche. Bon séjour, surtout, Monsieur Callahan ! »

Je me retournai, et me barrai, avant qu'il ne me reprenne pour avoir écorché son nom. Peut-être puéril, mais j'avais pas pu m'empêcher.

Bon, j'allais rejoindre Jessica ; elle devait avoir besoin d'aide pour les transats…

.

.


Edward POV

Mais c'était qui, cette fille ? Je n'en revenais pas d'une telle preuve d'irrespect. Si tous les employés étaient comme ça dans ce camping, je me demandais comment ils avaient obtenu leurs quatre étoiles ! En la bâillonnant, peut-être ?

Ok, en revanche, elle était franchement bien roulée. Je l'avais vu sortir à reculons de mon bungalow, secouant la tête au rythme de sa musique. Elle portait un short sans doute découpé dans un vieux jean, et un débardeur tout simple, qui mettaient ses fines cuisses et sa taille en valeur ; une tenue qui catastropherait ma sœur, mais sur cette brunette, c'était craquant.

Ensuite, elle s'était cassé la gueule, et j'étais trop plongé dans sa contemplation pour l'éviter. Cela m'avait agacé. Des heures de route par un soleil de plomb, ne survivant que grâce à la clim et la sono de ma Volvo, pour me faire marcher dessus et en plus apprendre que mon bungalow n'était pas prêt ? Et en plus, de la bouche d'une employée aussi désagréable qu'irrespectueuse. Callahan, qu'elle m'avait appelé ! Elle n'était pas foutue de retenir mon nom ? Elle ne me connaissait pas, surtout ? Je n'étais pas réellement célèbre pour moi, mais je commençais à émerger dans la presse people quand même !

J'avais attendu patiemment que le sol du bungalow soit sec, et avais jeté mes valises à l'intérieur. La flemme de les ouvrir tout de suite. J'hésitai à profiter de la fraîcheur de la chambre pour piquer un petit somme ; mais j'avais amené ma sœur avec moi, et la connaissant, elle allait se précipiter dans mon bungalow dès qu'elle aurait déchargé ses valises. Autant que j'aille faire un tour ; voir si la brochure du camping n'était pas mensongère.

Ce camping semblait proposer pas mal d'activités ; petit terrain de golf, piscine à 27°C, salon de beauté/hammam/massage… Il y avait même un bar/restau, une supérette, une laverie, et une navette qui menait les clients à la plage, qui se trouvait à moins de dix minutes. Un vrai petit village. Ça devrait m'aller pour prendre un peu de bon temps. À condition que tous les employés ne soient pas aussi désagréables…

Rah, il fallait que je me la sorte de la tête.

Ben c'était raté. Mes pas m'avaient guidé jusqu'à l'énorme piscine ; et elle était là, riant avec une autre fille d'à peu près son âge, dépliant des transats d'un blanc immaculé.

Une fois qu'elles en eurent placé une dizaine chacune autour de la piscine, la brunette se redressa et s'essuya le front, révélant un bout de peau très blanche sous son débardeur, contrastant avec la peau très légèrement hâlée de ses bras et de ses cuisses. Elle n'avait jamais entendu parler du bronzage en maillot de bain ?

Son amie -enfin, sa collègue- s'était écroulée contre le grillage, et s'éventait de la main. La brunette secoua la tête avec un sourire, et disparut vers une sorte de remise.

Je me détournai, et Alice apparut dans mon champ de vision.

« Allô grand frère ! T'es dans les nuages ?

- Alice. Ça faisait longtemps, soupirai-je en me retenant de rire.

- Ouais, bien sûr. Alors, t'as eu le temps de faire le tour ? Y a des boutiques assez chouettes, par là-bas ! Tu pourras y faire un tour pour ta garde-robe ! T'as vu, la piscine a l'air géniale. Oh, et j'ai été prendre le programme du salon de beauté, tu sais que… »

Je n'écoutai pas la suite, me contentant d'acquiescer de temps à autre ; Alice était une chouette fille, mais des fois sa conversation… m'ennuyait.

« Oh ! Et il y a Jasper et Rosalie Volturi au camping ! Tu sais, les enfants du parfumeur italien ? Je les ai rencontrés, tout à l'heure. On pourra se faire des sorties !

- Oui, génial, soupirai-je.

- Oh, Ed, t'es trop sauvage ! Ça te ferait pas de mal de rencontrer un peu plus de monde !

- Tu veux pas changer de refrain, Alice ?

- Mais, t'es toujours… »

Et la voilà repartie dans son délire. À nouveau, je m'enfermai dans ma tête, et la suivis sans l'écouter.

C'est ainsi que midi arriva ; Alice décréta avoir soif, et se dirigea vers le bar. Normal qu'elle ait soif, avec tout ce qu'elle bavassait !

Nous nous assîmes à une table, et attendîmes qu'un serveur vienne prendre nos commandes.

Puis, à quelques mètres, je vis passer la brune avec qui je m'étais accroché. Elle tenait un vélo à la main, et semblait sur le point de partir.

« Hé, Bella ! La héla un gars du style… Wow, Musclor.

- Hey, Emmett » répondit-elle en souriant.

Ainsi, elle s'appelle Bella…

Pas que j'en ai quoi que ce soit à foutre.

« Tu t'en vas ? Demanda Musclor.

- Ouais, je finis à midi la semaine.

- Oh… Tu manges pas ici ?

- Non.

- Ben prévois pour demain ! Ça peut être cool, une bouffe entre collègues ! »

Elle sourit.

« C'est ok ! Je mange avec vous demain. À plus ! »

Elle enfourcha son vélo, alors que le brun tournait le dos.

Intéressant. Elle était pas désagréable avec tout le monde, alors.

« À quoi tu penses ? » demanda Alice.

Je tournai la tête vers elle ; elle m'observait avec curiosité.

« Oh, à rien. »

Heureusement, avant qu'elle ait pu poser d'autre question, le serveur vint prendre notre commande.

oOo

Le lendemain, j'émergeai à onze heures, difficilement ; me rendant compte qu'on frappait à la porte de mon bungalow.

Je grognai, et me levai.

« Edward ! EDWARD, tu ouvres putain ? »

J'ouvris la porte d'un coup sec, de mauvais poil.

« Salut, Alice. Grognai-je.

- Ah ben quand même ! Non mais, c'est à cette heure là que tu te lèves ?

- Je suis en vacances, Alice !

- Moi aussi ! Et alors ? Bon Dieu, avec le temps qu'il fait, on se lève pas à midi ! T'abuses ! »

J'haussai les épaules, me servis un verre de jus d'orange. De toutes façons, ça servait à rien de parlementer avec Alice.

« Et tu pourrais pas t'habiller ? Tout le monde n'est pas forcé d'apprécier de voir tes muscles au repos si tôt dans la journée. »

J'eus un petit sourire narquois.

« Tu te rends compte de la chance que t'as, bébé ? »

Alice leva les yeux au ciel.

« Tu serais pas mon frère, et j'aurais pas envie d'avoir un neveu ou une nièce un jour, je te castrerais ! Enfin, faudrait encore que tu te trouves une fille…

- C'est pas un problème, ça. Fis-je en sirotant mon jus de fruits.

- … Et que tu parviennes à la garder ! »

Ok. Là, en général, ça devenait plus complexe. Pas que les filles avec qui je… sortais d'ordinaire ne veuillent pas rester avec moi, mais moi, je ne les supportais jamais longtemps.

« C'est bien ce que je pensais, se lamenta Alice. Pas foutu d'en garder une, ne serait-ce qu'une semaine.

- T'exagères, m'énervai-je.

- Ah ouais ? Cite-m'en une que t'as gardée sept jours minimum.

- … Ben, Tanya Denali, tiens !

- L'arnaque ! Ça compte pas, t'as couché avec elle, elle s'est barrée neuf jours aux Caraïbes, et quand elle est revenue vous avez recouché ensemble ! C'est pas une relation ça ! »

Je soupirai, agacé.

« Ok. Laisse tomber. »

Je terminai de déjeuner alors qu'elle râlait en me sortant des vêtements pour la journée, et elle me les lança par la figure au moment où je poussai la porte de la salle de bains.

Je ne songeai même pas à l'envoyer bouler, ou à choisir d'autres vêtements. D'une part, parce qu'Alice avait un putain de bon goût pour les fringues ; avec elle c'était toujours du sans faute. D'autre part, parce qu'on ne pouvait pas, en aucun cas, contrarier Alice.

En aucun cas.

Je passai une demi-heure dans la salle de bain ; et elle m'accueillit avec un regard mauvais à la sortie.

Je lui renvoyai un sourire angélique.

« Bon, on peut y aller maintenant ? » railla-t-elle.

Je levai les yeux au ciel, et sortis du bungalow derrière elle…


Alors ? Qu'en dîtes-vous ? Vous avez aimé ? Bof ? Vous avez envie de lire la suite ? Des idées de ce qui va se passer ?

Illuminez mon été, cliquez sur review ;D

Merci de votre lecture et à bientôt !