Chapitre 1Ça fait mal de vivre

PDV Bella

Le noir m'entoure, j'ai mal sans comprendre pourquoi. Je ne me souviens de rien, seule une chose m'interpelle quand à l'endroit où je me trouve actuellement. Une voiture, je suis dans une voiture, où plutôt un genre de camionnette puisque je suis couchée sur le côté à même le sol. Je sors peu à peu de ma torpeur. J'entends une voix étrange prononcer des bribes de phrases que je ne comprends pas tant mon cerveau est engourdit. Je tente de bouger mais mes mains sont liées dans mon dos et mes chevilles sont aussi attachées à une corde qui est elle-même reliée au sol de la camionnette. Je ne peux rien voir car un bandeau recouvre mes yeux, et encore moins crier car je suis également bâillonnée. J'essaye quand même de libérée mes mains en bougeant comme je peux, en vain. J'ai envie d'aller aux toilettes et ça devient urgent ! Depuis quand suis-je ici ? Où sont Angela et Jessica ? J'entends un petit sanglot près de moi, j'en conclus donc que mes 2 amies sont avec moi et qu'elles ont peur elles-aussi. Je me déplace légèrement en arrière et sens un corps contre le mien, je ne sais pas si c'est Angela ou bien Jessica mais elle bouge, ce qui est bon signe. On ralentit et la camionnette s'arrête tout comme mes mouvements par la même occasion. Une porte de devant s'ouvre puis se ferme, puis une autre encore ensuite, c'est une porte près de moi qui coulisse et je sens une chaleur enveloppant mon visage. Le soleil ? Si c'est bien cela, nous sommes très loin de Forks, dans l'état de Washington où il y pleut presque toute l'année. Le corps contre moi est tiré et j'entends le cri étouffé de Jessica qui a l'air terrifiée.

-La nuit était bonne chérie ? Demanda une voix grave et sadique. Je l'espère pour toi car tu vas rencontrer ton potentiel acheteur, ainsi que tes amis. Aller vas te soulager mais t'avise pas de t'échapper où t'es morte !

-Je vais la surveiller t'inquiète pas, dit une autre voix un peu plus douce. Laurent va s'occuper d'en surveiller une autre un peu plus loin.

-Bien, je vais m'occuper de la 3ème alors, répliqua le premier avec un ton franchement terrifiant.

Il fit glisser Angela à son tour de la camionnette et des bruits de pas dans les feuilles mortes se firent entendre en s'éloignant. La porte coulissante se referma et la chaleur disparut aussitôt, me faisant frissonner au passage.

-Tu as froid ma chérie ? Demanda la voix Du premier homme. Attends je vais te réchauffer.

Je le sentis détacher les liens de mes chevilles et me retirer le bandeau. Je cligne des yeux à cause de la lumière à travers les vitres avant de la camionnette ou dirais-je plutôt du grand van. J'observais ensuite l'homme qui m'avait détaché, il était blond, grand, bien baraqué et portait un sourire sur ses lèvres narquoises.

-Aller au boulot ma belle ! S'exclama-t-il en caressant ma cuisse dénudée. Voyons si t'es bonne.

Je me reculais le plus possible de lui en rampant sur les genoux, me les écorchant au passage. Il saisit ma cheville droite et me tira de nouveau vers lui. Il écarte mes jambes et se met entres elles, appuyant son érection plus que en forme contre mon intimité. Je bouge comme je peux, me tortillant dans tous les sens pour qu'il me laisse tranquille, mais rien n'y fait. Il me sourit toujours sadiquement et relève mon buste pour détacher les liens retenant mes poignets. Il étend une grande couverture à côté de moi et me fait aller dessus, soulevant d'abord mes fesses et ensuite le haut de mon corps.

-On va éviter de salir le sol du van n'est-ce pas ? Si tu es sage et que tu fais bien ton travail, je ne te ferais pas de mal, me prévînt-il en faisant glisser ma robe le long de mon corps tremblant. Je vais t'enlever ton bâillon mais il ne faut pas crier.

Il retire le tissu de ma bouche et caresse mes lèvres du bout des doigts alors que je me retrouve en sous-vêtements devant lui.

-Tu as un corps sublime, me complimenta-t-il en longeant ma poitrine avec le dos de sa main gauche. Tu vas répondre à mes questions et juste mes questions, sinon tu risque d'avoir mal, tu comprends ?

-Ne me faites pas de mal, pitié, dis-je en pleurant.

-Silence ! Me cria-t-il en me giflant au visage. Juste répondre à mes questions, c'est ce que j'ai dit ! Alors tu as compris ?

-Oui, répondis-je difficilement entre 2 sanglots.

-Bien. C'est quoi ton petit nom ma douce ? Que je le sache lorsque je le crierais dans mon plaisir.

-Pitié ! Le suppliais-je de nouveau.

-Réponds à ma question ! Hurla-t-il en me giflant une seconde fois, mais plus fort encore.

-Isabella, répondis-je terrifiée.

-Quel joli prénom, il est tout à ton image ma chérie ! Tu vas voir, je vais aller doucement si tu es sage. Mais belle comme tu es ! Tu ne dois plus être vierge, quel dommage ! Tu ne l'es plus hein ?

-Si je le suis, dis-je rapidement de peur de recevoir une autre claque.

-Ça sera 10 fois mieux alors !

-Hey James ! Cria un homme à l'extérieur. Qu'est-ce que tu fiches ?

-Je teste la marchandise alors va encore promener la fille ! lui répondit-il à la pareille.

- On n'a pas le temps bon sang ! Et puis, imagine qu'il la veule toujours vierge !

La porte coulissante s'ouvrit sur nous, et le soleil pénétra dans le van en m'éblouissant au passage. Un grand homme brun se tenait devant moi et me regardait bizarrement

-T'abuse quand même James ! L'apostropha un homme grand et de peau alors que je repassais ma robe. Tu as vu dans l'état qu'elle est ? Comment on va la vendre avec la tête qu'elle a ?

-Eh bien on va attendre un peu voilà tout, répondit-il en me faisant avancer. Au fait, comment tu peux savoir qu'elle est vierge toi ?

-Son amie me l'a dit.

-Aller grouille toi de l'emmener on va se faire repérer ! Lui dit un autre homme au teint métissé.

Il me poussa un peu plus loin dans les bois et me laissa derrière un gros arbre pour que je me soulage. Ça me fit un bien fou. Je me relevais discrètement et regardais où il se tenait. Il était de dos, tant mieux ! Je partis en courant dans la direction opposée du van en faisant attention de ne pas tomber. Je n'eus pas le loisir d'aller bien loin car quelque chose m'atteint à l'épaule. Je me stoppais net et arracha une petite fléchette et la laissa tomber au sol, m'écroulant juste après.

-Ça c'était une mauvaise idée Isabella, me dit la voix de James en me soulevant sur son épaule. Tu n'es pas prête de ressortir je te le garantis !

Je sentais mon corps s'engourdir et mes yeux se fermer seuls. Il me jeta dans le van et referma la porte coulissante en me lançant un regard noir. J'entendis vaguement quelques sanglots et mes yeux se fermèrent peu à peu, me faisant tomber dans un lourd sommeil obscur. Je ne rêvais pas, la douleur était trop présente pour que tout ce qui se passe autour de moi ne soit que le fruit de mon imagination. J'ai mal partout, mes jambes sont engourdies de par ma position de chien de fusil. Mes chevilles sont reliées à mes poignets par une corde, qui elle-même est attachée à quelque chose. J'ai toujours ce foutu bandeau sur les yeux et le bâillon dans la bouche. Ma conscience revient peu à peu et je comprends que nous sommes de nouveau arrêtés puisqu'il n'y a plus aucun mouvement du van. Les portes avant claques et celle près de moi coulisse, laissant l'air chaud entrer et réchauffer mon corps froid et raide de douleurs.

-On est arrivé les filles, nous annonça la voix d'un des 2 autres hommes. Vous allez être au repos pendant quelques jours alors faites-en bon usage.

-Aller dépêche-toi au lieu de leur parler Laurent ! Lui dit James. Je suis pressé de retrouver nos petites femmes vu que tu ne m'as pas laissé l'occasion de me soulager avec la petite Isabella.

-Oui bah si les acheteurs ne les veulent pas vierges on s'en chargera OK ?

Je fis semblant d'être encore dans les vapes quand je sentis qu'on défaisait mes liens.

-Tu lui as mis une sacré dose dis-donc, s'exclama l'homme qui s'appelait Laurent. Ça fait 3 jours qu'elle est dans le colletage.

-T'inquiète pas, au moins elle n'aura pas tenté de s'échapper une seconde fois.

- Oui mais bon, ce n'est pas pratique de la faire se soulager quand elle est dans cet état.

-T'occupe pas et emmène-là dans leur pièce.

Je me sentis soulevée et transportée dans les bras de Laurent. Nous entrâmes dans une pièce et tout redevînt sombre de nouveau. Il me posa tout doucement sur quelque chose de mou et de confortable. Il retira le bandeau couvrant mes yeux ainsi que le bâillon, s'en suivit les liens de mes poignets et de mes chevilles. Je remuais légèrement mes 4 membres et gémis contre ma volonté à ce geste.

-Ça va aller ne t'inquiète pas, me dit Laurent en massant mes poignets douloureux. Dans quelques jours tu n'auras plus rien, maintenant repose-toi, tes amies vont arriver bientôt.

Il sortit de la pièce sombre et j'entendis la porte se verrouiller de l'extérieur. Je me redressais difficilement et regardais autour de moi, identifiant la pièce. C'était une grande chambre avec au moins 6 lits une place et 2 lits 2 places. Il y avait aussi des tiroirs sous les lits pour ranger des vêtements sans aucun doute. Je tentais de me lever pour faire quelques pas mais mes jambes se dérobèrent sous moi et je tombais lourdement sur le sol en marbre. Je ne bougeais plus et attendis en pleurant silencieusement. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau et je vis mes amies arriver toutes les 2 sur leurs pieds.

-Oh mon Dieu Bella ! S'écria Angela en courant vers moi.

-Restez tranquilles pendant quelques heures, nous dit James en avançant vers moi et Angela. De toute façon vous ne pouvez pas sortir d'ici !

Il fit relever Angela par le coude et ensuite il agrippa mes 2 bras et me souleva pour me balancer sur le lit. J'eus mal dans tout mon corps quand il rencontra le matelas avec force.

-Et toi je t'ai à l'œil alors méfie-toi ! Me prévînt-il en refermant la porte à clé derrière lui.

Je pleurais de nouveau alors que mes 2 amies venaient se serrer contre moi en versant des larmes à leur tour. J'avais peur, nous avions peur de ce qui allait nous arriver. Aucun mot n'était échangé pendant que nous laissions tous nos sentiments et nos pleurs passer silencieusement. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réservais mais il ne serait sûrement pas rose.