Hello! Ceci est le dernier chapitre de cette fic au rythme de publication hasardeux... (je suis désolée pour mon retard, mais j'avais la tête ailleurs, à cause de tout le travail de malade que j'ai à l'école... et de mes autres fics... (dont une pour laquelle j'ai reçu en review "t'es morte?") désolée aussi de ne pas avoir répondu aux reviews, vous savez combien je vous adore, mais y a des jours où je vois mes vingt reviews qui attendent leurs réponses, et tout ce que ça me donne envie de faire, c'est d'éteindre mon ordi... pardon TT)

Merci merci à tout le monde, aishiteru et paix sur la Terre^^

Chapitre 10 : où Kanda a mal, Kanda est triste, Kanda veut changer, Kanda veut retrouver Lavi mais ne le sait pas… et où finalement tout finit bien parce que l'auteur sadique est quand même un peu gentille

25 octobre, podium (mais dans une autre salle de défilé que l'habituelle)

Le contrat de Kanda touchait doucement à sa fin, et ça l'arrangeait bien.

Lavi était sorti de l'hôpital en juillet, et depuis le Japonais s'évertuait à l'éviter.

Le roux semblait l'avoir compris, et il n'essayait même plus de l'approcher.

C'était sans doute ça qui blessait le plus Kanda, même s'il ne s'en rendait pas compte.

Il s'ennuyait.

Pas de ce simple ennui des gens qui fixent le plafond en attendant que quelque chose se passe, mais l'ennui mortel de celui qui a perdu sa raison de vivre.

Les blessures de Kanda étaient toutes guéries, mais son bras gauche était encore douloureux.

Il s'ennuyait, sa vie était redevenue aussi monotone qu'avant sa rencontre avec Lavi.

Il se levait le matin en cherchant la masse tiède du corps de Lavi.

Il traversait le couloir en espérant trébucher sur un vêtement de Lavi.

Il déjeunait dans le calme, sans la voix chantante de Lavi pour égayer le silence mortel.

Il allait à l'atelier de Komui pour faire les essayages et les séances photo en se demandant s'il croiserait un collègue de Lavi.

Il s'asseyait dans sa loge en regardant le nouveau paravent, celui qu'il avait acheté en remplacement de celui qu'avait cassé Lavi.

Il vérifiait ses appels en guettant inconsciemment le numéro de Lavi.

Il rentrait chez lui seul, sans la présence fatigante de Lavi.

Il regardait le frigo vide en se demandant où étaient passées les bouteilles de bière de Lavi.

Il allait aux restaurants où il était allé avec Lavi.

Puis il allait se coucher en se demandant s'il oserait un jour trouver un remplaçant à Lavi.

Lavi, Lavi, Lavi…

Bref, sa vie était désespérante d'ennui et de solitude.

Kanda souffla pour décompresser, alors qu'il posait le premier pied sur le podium, pour son avant-dernier défilé.

Après, après le dernier, il essayerait de changer.

De devenir un peu meilleur.

Pour Lavi, c'était trop tard, et de toute façon, c'était raté d'avance.

Mais il ne voulait plus porter le poids de son passé.

Il fit un second pas et s'avança sous les projecteurs.

OoOoO

25 octobre, rédaction d'un magazine

Lavi vida sa bouteille de bière et s'arma de courage pour aller annoncer au panda qu'il donnait sa démission.

Le vieil homme ne lui laissa pas le temps de parler.

-Stéphane est malade, prenez votre appareil et courez à cette adresse. Il me faut absolument des photos, c'est vous qui le remplacez !

En prenant le papier que lui tendait son rédac' chef, Lavi balbutia un « mais je peux pas », auquel panda répliqua :

-C'est ça où je vous mets à la porte pour faute grave. Vous savez, ce sera dur pour vous de retrouver du travail quand j'aurai fait courir la rumeur que vous buvez au bureau.

Lavi ouvrit et ferma la bouche, puis sortit du bureau du rédacteur en chef et prit son appareil.

Encore un défilé.

A croire qu'il était maudit.

Il soupira en prenant sa voiture, puis en roulant vers le lieu du défilé, puis une dernière fois en entrant dans le bâtiment.

OoOoO

25 octobre, salle de défilé

Lavi baissa son appareil pour reposer ses épaules courbaturées. Il était juste au pied du podium – une très bonne place, cela va sans dire – mais il n'empêchait que son appareil pesait son poids.

Il vérifia vaguement ses clichés précédents en priant pour que le taux d'alcoolémie dans son sang ne l'ait pas empêché de faire son boulot correctement.

Bof, ça avait l'air d'aller.

Une ou deux photos de travers, mais rien de bien dramatique.

Il leva son appareil et poussa un petit gémissement peu distingué, avant de prendre ses jambes à son cou.

OoOoO

25 octobre, podium

Kanda fut aveuglé, plus que par la lumière crue des projecteurs, par l'éclat roux d'une chevelure qu'il connaissait bien.

Chevelure qui, soit dit en passant, courait à toutes jambes vers la sortie (nda : 'l'est bizarre, cette phrase…)

Avant d'avoir eu le temps de s'en rendre compte, Kanda avait parlé.

-LAVI !

-Et merde… marmonna Lavi en hésitant entre deux possibilités : continuer de s'enfuir ou faire demi-tour.

-Lavi, ne pars pas ! continua la voix du Japonais. Pour l'amour du ciel, écoute-moi quand je te parle, sombre crétin !

Lavi se retourna.

-Je ne suis. Pas. Un. CRETIN ! La prochaine fois que tu me traites de crétin, je t'assure que je t'en colle une !

-Mais viens te battre, si c'est ça que tu veux !

Lavi fit demi-tour et grimpa sur le podium (nda : vous vous demandez sûrement comment ça se fait que personne ne s'étonne qu'un photographe et un top model se bastonnent sur le podium ? Eh bien disons que les agents de sécurité sont en train de faire des choses dans un coin sombre et que donc les gens peuvent se taper dessus en toute impunité. Et puis comme ça, ça rajoute un peu d'action dans ce défilé, parce que c'est pas pour dire, mais c'était à mourir d'ennui).

Il déposa son appareil dans un coin et retroussa ses manches.

Alors qu'il allait donner le premier coup, Kanda s'exclama :

-Tu vas vraiment me taper ?

Il y avait de l'incompréhension dans sa voix. Il n'en revenait pas que Lavi allait le frapper.

-Oui, pourquoi, tu as peur ? C'est pour toutes les fois où tu m'as traité comme un chien.

-Euh, Lavi, tu veux pas plutôt régler ça… à l'amiable ? J'ai encore mal au bras et je…

-C'est pas grave, je ne te frapperai pas au bras.

-Mais Lavi…

-Ça fait quatre mois que tu m'évites. Quatre mois ! Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi comme ça ?

-Lavi… je suis… je suis…

Kanda prit une inspiration et se mit à genoux.

Il baissa le torse et la tête et posa les deux mains à plat sur le sol.

-Je suis désolé. Désolé pour tout.

-… Yuu…

-Je te l'ai dit, je n'ai pas la force de te rendre heureux. Je ne suis pas celui qu'il te faut. Mais tu es tout ce dont j'ai besoin, et ça j'en suis sûr.

-Yuu, je sais pas si tu te rends compte de ce que tu viens de faire, souffla Lavi en regardant tous les gens qui les fixaient.

-Lavi, pardonne-moi.

-On pourrait pas parler de tout ça au calme, sans des centaines de gens qui nous regardent ?

Kanda se releva et suivit Lavi qui allait dans les coulisses.

OoOoO

25 octobre, loge de Kanda

-Pourquoi tu n'es pas venu me voir ! s'écria Lavi en balançant un pot de fleurs. Pourquoi tu fais toujours comme si tu n'en avais rien à foutre de moi ?

Kanda restait silencieux, planté comme un piquet dans un coin de sa loge.

-Pourquoi tu es tellement bizarre et contradictoire ? Un jour tu me baises comme si j'étais la dernière des putes. Un autre jour, tu t'inquiètes pour moi en me disant que je ne serai jamais heureux avec toi. Après tu disparais pendant quatre mois. Et tu me demandes pardon, et tu crois que je vais accepter ? Mais dis quelque chose ! Je ne comprends rien, moi !

-Mais est-ce que c'est de ma faute si je t'aime ! Est-ce que c'est de ma faute si je n'ai même pas droit à ça ?

Lavi se tut, bientôt imité par Kanda, qui se rendait seulement compte de ce qu'il avait dit.

-Yuu ?

-Non, non. Je n'ai rien dit du tout. Oublie.

-Pourquoi tu ne l'as pas dit ? Et ça veut dire quoi « je n'ai pas droit à ça » ?

-Ça veut dire que des millions d'autres hommes ont le droit de t'aimer. Moi pas.

-Pourquoi ?

-Pourquoi… répéta Kanda.

« Parce que j'ai dans ma garde-robe le flingue avec lequel j'ai tué ton ex. Tu te souviens de moi ? le type qui était perché dans un arbre et que tu as juré de tuer… ».

Il ne pouvait décemment pas lui dire ça.

-Parce que je suis un salaud, résuma Kanda.

-Non ! Non, c'est faux ! C'est pas de ta faute, si tu as tué tous ces gens, c'est… c'est pas de ta faute…

Lavi s'approcha et serra Kanda dans ses bras.

-Un crime dont tu n'es pas le coupable ne sera jamais un prétexte pour que je ne t'aime pas.

-…

-Yuu ?

-Hm ?

-Si je te disais que là, maintenant, j'ai envie de toi, tu dirais quoi ?

-Ferme la porte à clé, j'ai pas l'intention d'être dérangé, répondit Kanda avec un demi-sourire qui ne parvenait pas à masquer sa tristesse.

(nda : ce qui suit est un essai de lime. Je dis essai parce que c'est mon premier et que j'ai l'impression que ça va pas me réussir, et je dis lime, parce que j'ai pas l'intention de faire un truc trop poussé. Le but étant simplement d'exprimer les sentiments des personnages. Si c'est nul, j'accepte le lançage de tomates, mais please, pas d'œufs pourris, je viens de laver mes cheveux !)

Lavi ferma la porte à clé, puis rejoignit Kanda, qui était toujours immobile dans son coin.

Il l'embrassa doucement, explorant sa bouche avec sa langue.

Il essayait de faire passer par ce baiser tous les sentiments qu'il ressentait.

La tendresse, la passion, l'amour, le bonheur…

Kanda répondit timidement, peu habitué à ce genre de témoignage affectif (nda : dois-je vous rappeler que son seul et unique baiser s'est déroulé des mois auparavant, quand Lavi lui avait sauté dessus ? Oui parce que depuis, il n'a pas réitéré l'expérience. C'est pas son truc, quoi).

Lavi le tira devant le divan, puis commença à laisser ses mains se balader sur le corps du brun.

De ses joues vers ses cheveux. De ses cheveux vers sa nuque. De sa nuque vers son dos, puis ses reins, ses flancs, re-ses reins, ses fesses, re-son dos.

Kanda était totalement déconnecté du reste du monde.

Il ne ressentait plus rien d'autre que les mains de Lavi sur son corps, ses lèvres contre les siennes et sa langue frôlant la sienne dans des caresses de plus en plus enflammées.

Lavi rompit le baiser pour observer le visage de son amant.

Les joues rouges, la respiration déjà erratique, il était vraiment différent de d'habitude.

Durant leurs ébats, Kanda était toujours maître de lui (nda : en même temps, c'est un peu ce qu'on attend d'un seme, mais bon), mais là il semblait totalement ailleurs.

Le roux sourit d'un air un peu pervers (nda : voire même beaucoup) puis se pencha pour embrasser le cou de Kanda.

D'abord ce furent de simples bisous qui faisaient frissonner le Japonais, puis Lavi se mit à mordiller sa peau, à la lécher, laissant de multiples marques de son passage.

-Moi aussi je t'aime, YuYuu, murmura-t-il en soufflant doucement sur la chair maltraitée.

-Lavi…

Le photographe mordilla le lobe de son oreille, lécha la peau tendre à la base de sa mâchoire, tout en défaisant les boutons de sa chemise.

-Lavi, gémit Kanda en sentant la langue de ce dernier glisser sur sa clavicule.

-Oui ?

-Lavi… répéta le Japonais en le serrant dans ses bras.

-Oh, j'espère que ça ne te dérange pas trop que je sois seme cette fois-ci ?

Kanda grommela quelque chose en arrachant le bandana du roux, puis souffla :

-Ok pour une fois.

-Oh, tu verras, après, tu ne pourras plus t'en passer. Tu me supplieras, mon YuYuu…

-Dans tes rêves.

-Tu oserais me mentir en me disant que tu ne crèves pas d'envie de me sentir en toi ?

-Je ne crève pas d'envie de te sentir en moi ! protesta Kanda en retirant la veste de son amant.

-Ce n'est pas ce que ton corps me dit, ricana Lavi en passant délicatement une main sur l'entrejambe de Kanda, qui était déjà à l'étroit dans son jean.

-Hmmm… Lavi… soupira Kanda en laissant retomber sa tête sur l'épaule du roux.

-Qu'est-ce que je disais… chuchota Lavi en détachant les cheveux de son Japonais.

Il le poussa délicatement sur le divan de manière à ce qu'il y soit allongé.

-Laisse-toi faire, mon amour.

Il se plaça à quatre pattes au-dessus du corps frémissant de Kanda, en achevant de lui retirer sa chemise.

Il posa un léger baiser sur les lèvres du brun, puis sur ses joues. Sa bouche glissa doucement vers son cou, ses épaules, ses pectoraux, son ventre.

Kanda se retint de hurler de frustration tandis que Lavi prenait tout son temps pour défaire sa ceinture.

-Lavi, s'il te plaît…

-Je te l'avais dit, que tu me supplierais, Yuu, murmura Lavi en embrassant les lèvres de son amant.

Kanda ronchonna que non, il ne le suppliait pas, il lui ordonnait juste poliment de se bouger le cul pour enlever son pantalon.

Lavi rit mais accéda à sa demande.

Il glissa doucement sa main dans le boxer de Kanda, qui se cambra en gémissant d'incompréhensibles paroles.

-Mais c'est que ça te met dans tous tes états, se moqua gentiment Lavi en mordillant sa clavicule.

Kanda ne répondit rien, visiblement, la case « parole » avait été reléguée au fond de son cerveau, laissant toute la place à la case « plaisir ».

Il se sentait brûler de l'intérieur, il n'avait jamais rien ressenti de tel.

Tout tournait autour de lui.

Plus rien n'existait d'autre que lui et Lavi, leurs corps brûlants et leurs cœurs palpitant un peu trop vite.

Kanda se sentait tellement en osmose avec Lavi qu'il n'arrivait plus à déterminer la frontière entre la peau du roux et la sienne.

Il lui semblait qu'ils ne formaient qu'un.

C'était magnifique.

Jamais il n'aurait pu imaginer avoir droit à ça. Ce plaisir. Cet amour. Ce bonheur.

C'était presque trop pour lui.

Lorsqu'il sentit la bouche de Lavi se refermer sur lui, il fut parcouru d'un frisson de plaisir indescriptible.

-Aaah… LaAvii…

-Moui ?

Les vibrations dues à ce simple mot tirèrent d'autres gémissements à Kanda.

-L-Lavi… je… je…

Il se tut en serrant les dents.

Il se redressa et repoussa doucement Lavi.

-Tu fais quoi là au juste ? s'inquiéta le roux.

-Je ne peux pas.

-Quoi ?

-Je suis désolé.

Kanda se leva en remettant ses vêtements.

-Mais explique-toi !

Quand Kanda fut sur le point de sortir, il répondit enfin.

-Y a un truc qui fait que ça ne marchera pas. Vraiment, c'était bon. J'ai jamais rien ressenti d'aussi bon. Mais je ne veux plus te blesser et je pense que ce sera plus dur après ça… ce sera plus dur de se quitter.

-Quoi ?

-Tu m'as dit que tu ne m'en voudrais jamais pour un crime dont je ne serais pas le coupable. Mais il y a des limites. Et je les ai largement franchies.

-Quelles limites ? demanda Lavi, qui n'y comprenait plus rien.

-Michael. C'est… c'est moi qui étais dans l'arbre.

Lavi resta sans voix et Kanda sortit de sa loge.

OoOoO

25 octobre, sur un pont

Kanda soupira. Il ne lui restait plus rien dans sa vie, et il ne supporterait pas une nouvelle ère d'ennui mortel.

Il jeta un œil au fleuve qui coulait violemment sous le pont.

Mourir, c'était simple comme se pencher en avant.

Et puis, vu que les Japonais disent bonjour en se penchant en avant… c'était simple comme bonjour, quoi.

Il se pencha doucement et se laissa glisser vers l'eau houleuse.

-Sayonara Lavi…

-'tain t'es vraiment le dernier des cons, grogna une voix au-dessus de lui tandis que deux bras le retenaient par les épaules.

OoOoO

25 octobre, appartement de Lavi

-C'est dingue comme c'est toujours les gens qui ont l'air forts qui sont les plus fragiles, marmonna Lavi en frottant le dos de Kanda avec une serviette tiède.

Le Japonais était en état de choc depuis que le journaliste l'avait empêché de se jeter dans le fleuve.

Et la douche brûlante n'avait strictement rien arrangé.

-Ça va, Yuu ?

-…

-Réponds-moi, s'il te plaît.

-Lavi…

Le roux soupira en serrant Kanda contre lui.

-Lavi… murmura Kanda en agrippant les pans de la chemise de Lavi. Lavi… je… je l'ai tué…

Lavi grimaça, mais continua de bercer Kanda contre lui.

-Tu sais, Yuu… si tout ce que tu m'as dit est vrai, et je suis persuadé que c'est vrai, alors ce n'est pas toi le coupable. Je ne sais pas pourquoi… pourquoi quelqu'un a décidé de tuer Michael, et tu ne le sais pas non plus. Mais si ce n'était pas toi qui avait tiré, ç'aurait été quelqu'un d'autre… alors tu n'es pas coupable, et je n'ai aucune raison de t'en vouloir. Ça peut sembler complètement dingue, mais… je t'aime et je veux t'avoir pour toujours près de moi, et te faire oublier tout ce que tu as pu vivre avant de me connaître… je veux être tout pour toi et que tu sois tout pour moi…

-…

-…

-Lavi… j'ai froid…

Le roux sourit faiblement et fit couler de l'eau dans la baignoire.

Il aida Kanda à enlever son peignoir de bain et à s'asseoir dans la baignoire, puis il se déshabilla et le rejoignit dans l'eau chaude.

-Je t'aime, souffla-t-il en l'embrassant sur le front.

Kanda oublia complètement toute notion d'honneur et se blottit dans les bras de Lavi en frottant sa joue contre son épaule.

OoOoO

26 octobre, appartement de Lavi

Lavi ouvrit les yeux avec un sourire de contentement sur les lèvres.

Il chercha du regard son homme, puis se rendit compte que le Japonais lui tournait le dos.

Il était déjà réveillé et se tenait recroquevillé au bord du lit.

Des courts soupirs et des longues respirations étranglées résonnaient dans la pièce.

-Yuu-chan ?

Lavi s'approcha et posa une main sur l'épaule du Japonais.

-Ça va, Yuu ?

Il tremblait.

Visiblement, il était en proie à une crise d'angoisse.

Lavi le serra dans ses bras.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il à mi-voix en embrassant les cheveux noirs.

Kanda n'arrivait pas à parler, tant sa respiration était douloureuse.

Il avait soudain eu peur, une peur irréfléchie, déraisonnable, peur de n'avoir que rêvé l'amour de Lavi.

Oui, c'était idiot, mais parfois il en faut vraiment peu pour faire une crise d'angoisse.

Lavi berça doucement le jeune homme en murmurant des paroles réconfortantes.

La crise passa en quelques secondes.

Kanda se remit à respirer normalement, sans l'aide d'aucun calmant.

Le lendemain, il revendait son sniper à un armurier.

Et le surlendemain, il installait ses affaires chez Lavi.

Ce fut sa toute dernière crise d'angoisse.


Dans mon souvenir, cette fic était beaucoup plus belle...

Ahlalala. Tant pis, tant que j'écris des trucs bien maintenant, ça va... (maintenant que j'y pense j'ai écrit peu de fics que je trouve bien... deux ou trois à tout casser...)

Bon! Reviews? Pour célébrer cette fin pourrie TT