Bonjour tout le monde! Alors voilà ce qui ce passe: ma cousine et moi on est des tchtarbées, alors on a décidé de se faire une fic à deux. Je pense que vous devinez avec le titre que notre héroïne est pas tout à fait nette, mais c'est justement qui est marrant. Donc on va écrire un chapitre chacune alternativement, et donc ça va prendre un peu plus de temps à l'écrire parce qu'on est deux. Pour le coup, je vais être obligée de mettre mon autre fic de coté parce qu'il vaut mieux pour ma cousine et moi qu'on finisse celle-là avant la fin des vacances. Ce n'est pas pour autant que je ne posterais pas dans l'autre fic, mais ça va surement me ralentir. Bon voilà, c'est à peu près tout. J'espère que vous apprécierez ce délire tout droit sorti de notre imagination fructueuse! (Je sais, j'ai des cheveilles énormes xp)


Chapitre I

Une année riche en promesses…

- Les filles dépêchez-vous ! appela Athénodora Lutrëll depuis le bas de l'escalier.

L'aînée, Roxanne, descendit en courant poursuivie par sa sœur.

- Rends-moi ce peigne !

- Mais il est si beau ! Je suis sûre qu'il ira à Capitaine Haddock.

- Quoi ? Nom d'un petit bonhomme en paille, Roxanne ! Tu ne vas pas mettre mon peigne sur cette horreur !

- Les filles ! cria Athénodora.

Les deux sœurs s'arrêtèrent et regardèrent leur mère. La cadette, Rainbow-Sun, toujours plus rapide à se remettre, reprit son peigne et courut dans sa chambre pour finir sa valise.

- Roxanne, soupira sa mère.

- Mais maman…

- Non, ne dis rien ! Il te reste exactement sept minutes avant le départ, dépêche-toi.

La jeune fille hocha la tête, et grimpa les escaliers. Roxanne Judith Lutrëll était une jeune fille tout à fait charmante en apparence. Elle avait de longs cheveux noirs qui balayaient élégamment son dos, et ses yeux vert marin pétillaient d'intelligence. Elle était tout aussi charmante en réalité, pour celui ou celle qui savait apprécier son coté loufoque. En effet Roxanne n'était pas une fille banale, autant dans ses actes que dans ses paroles. Elle fourra ses dernières affaires dans son sac, attrapa son livre d'Histoire de la Magie, traitant des diverses invasions gobelines entre 1908 et 1945, et retrouva sa mère dans la salle à manger. Elle agrippa le bras de sa mère, tandis que Rainbow-Sun, prenait celui de leur père. Roxanne n'avait jamais beaucoup aimé le transplanage d'escorte, mais la gare étant dépourvue de cheminée, elle n'avait pas le choix.

La gare était bondée. Comme à chaque nouveau début d'année. Il restait encore un quart d'heure avant le début du train, mais Rainbow-Sun préféra dire au revoir à ses parents dès qu'ils furent arrivés, pour retrouver ses amis et monter ses bagages. Roxanne resta vers ses parents et parla avec son père, avant qu'Athénodora ne décide de repasser en revue les bagages de sa fille.

- Mais pourquoi tu me fais le coup chaque année ? se plaignit la jeune fille. Alors que Queenie s'en sort toujours indemne.

- Parce que ta sœur est bien plus ordonnée que toi !

- Bon, si t'as fini, je vais y aller aussi. Ça m'évitera d'entendre de telles inepties, grogna Roxanne, vexée.

La jeune fille déposa un baiser sur les joues de ses parents, et monta dans le train. Elle rangea ses affaires, ne gardant en main que son livre d'Histoire de la Magie. Elle l'ouvrit page 459, là où elle avait posé son marque-page, et reprit sa lecture en déambulant dans les divers wagons. Elle ne se faisait pas particulièrement de soucis quand à trouver un compartiment elle savait que ses amis en avaient déjà trouvé un. Il fallait juste qu'elle le déniche. Captivée par son chapitre, qui portait sur la troisième invasion gobelin, Roxanne cessa de regarder où elle posait les pieds. C'est alors que sa tête entra en collision avec un corps. Elle s'empêtra les pieds dans les jambes de la personne face à elle, et s'étala de tout son long, lâchant son livre dans la mêlée. Le garçon, car il s'agissait bien d'un garçon, s'agenouilla et bégaya quelque chose que Roxanne ne comprit pas, mais qu'elle assimila à des excuses. Elle s'agenouilla à son tour et se frotta le coude, avant de chercher son livre des yeux. Inquiète de ne pas le voir, elle se redressa un peu vivement, et découvrit ledit livre dans les mains, du garçon qui l'avait renversé. Il le lui tendit aussitôt, et bredouilla :

- Je suis désolé.

- Ah ? Moi c'est Roxanne.

- Hein ? fit-il en fronçant les sourcils. Non, je veux dire que euh… moi c'est Remus, et que… euh, je suis désolée de t'avoir fait tomber…

- Oui, je sais ! répondit Roxanne en le regardant comme s'il s'agissait d'un idiot.

Pensant la conversation close, la jeune fille regarda Remus dans les yeux, puis les baissa vers son livre, avant de finalement lui reprendre son livre.

- Merci, j'avais peur qu'on me l'ait volé, souffla-t-elle.

- Y'avait pas de risques ! assura-t-il.

La jeune fille pencha la tête, dardant Remus d'un regard assassin.

- Comment ça pas de risques ? C'est un Léonidas B. Powell, je te signale ! Et en plus il est en édition limitée ! s'offusqua-t-elle.

- Je voulais dire… y'avait pas de risques, j'allais pas laisser quelqu'un le prendre !

- Oh ! Quelle charmante attention, se radoucit la jeune fille.

- Euh…. De rien…

Un cri inhumain retentit dans le wagon, alors que le train se mettait en marche. Remus sourit en détournant la tête, et Roxanne jugea qu'il était temps d'y aller. Elle quitta le wagon avant de rouvrir son livre dans le but de retrouver la page qu'elle lisait avant son accident.

Alors qu'elle venait de la retrouver, une main sortit de nulle part, la happa dans un compartiment. Elle eut un cri étouffé, et son livre lui échappa une nouvelle fois des mains.

- Hubert ! s'indigna-t-elle.

- Traité des diverses invasions gobelines entre 1908 et 1945, lut ce dernier. C'est quoi ce bouquin ?

- Ce bouquin, fit Roxanne, c'est la plus belle œuvre de Léonidas B. Powell, qui est en édition limitée et qui m'a été offerte pour mes seize ans.

- Oh pardon, s'excusa Hubert en lui rendant le livre. Mais si je ne l'avais pas fait, tu serais surement passé sans nous voir.

- Je ne t'en veux pas Hubichou, sourit-elle.

Les deux autres filles que contenait le compartiment, se levèrent pour embrasser leur amie. La première, une grande blonde répondant au nom de Hollie, serra Roxanne dans ses bras. Elle était à Poufsouffle, et voulait devenir professeur de Divination. Elle prit bien son temps avant de relâcher Roxanne, car derrière elle trépignait la brune et excentrique Lynda O'Malley. A peine Hollie s'était décalé d'un centimètre, que Lynda sauta sur son amie. Prévoyant, Hubert s'empara du livre chéri de Roxanne. La jeune fille recula jusqu'à la porte sous le choc, puis serra son amie dans ses bras en éclatant de rire.

- Vous m'avez manqué, tous !

- Toi-aussi ! Rends-toi compte, dit Lynda, mes parents ne veulent pas que je chante à la maison.

- Sans rire ! s'exclama la jeune fille. Alors il est temps de recommencer !

- Tout le monde veut devenir un cat, parce que un chat quand il est cat retombe sur ses pattes, commença Lynda.

- C'est vrai ! continua Roxanne.

Puis elles entonnèrent ensemble :

- Tout le monde est piqué de ces pas si bien rythmés…

Hubert et Hollie se regardèrent désespérés. Ensemble depuis cinq minutes, et ça commençait déjà. L'année serait forte en fou-rires, ils le pressentaient.

Le train entra en gare de Poudlard, et les quatre amis descendirent pour prendre une des calèches qui les emmèneraient au château. Ensuite ils se séparèrent pour le banquet, n'étant pas tous dans la même maison. Roxanne et Lynda s'installèrent à la table des Gryffondors. La répartition des élèves se déroula dans l'euphorie générale. Dumbledore s'avança pour parler aux élèves. Les deux jeunes filles se turent pour l'écouter, mais décrochèrent très vite du monologue du directeur. Lynda se tourna vers Roxanne et mima les gestes de Dumbledore en chantant les Aristochats à voix basse. Roxanne se retint de rire comme elle put, mais fut obligée de détourner le regard de son amie pour y parvenir. Dumbledore partit se rasseoir et Roxanne tenta un coup d'œil vers Lynda. A peine leurs yeux se croisèrent-ils, qu'elles éclatèrent d'un rire tonitruant. Quelques regards interloqués se posèrent sur elles, ce qui ne fit qu'augmenter leur fou-rire. Quand enfin, elle put se reprendre, Roxanne vit qu'Hubert était face à elle, Traité des diverses invasions gobelines de 1908 à 1945 en main.

- Oh, c'est vrai que je te l'avais laissé ! Merci Hubichou, le remercia-t-elle.

- De rien Rox'.

Le jeune homme rougit tandis qu'une bonne partie de la table des Gryffondors se moquait de son surnom. Il sourit faiblement, avant de repartir d'un pas pressé vers sa table. Les plats étaient apparus sur la table sans qu'elle s'en rende compte, et Roxanne eut un sursaut en les voyants. Elle s'empara d'une cuisse de poulet, et entama son dîner.

A la fin du dîner, Rainbow-Sun vint voir sa sœur, les lèvres serrées et les sourcils froncés. Elle l'entraîna en dehors de la Grande Salle, et la plaqua contre le mur.

- Tu veux pas arrêter un moment de faire l'idiote ?

- De quoi tu parles Queenie ?

- Je parle que tout le monde sait que tu es ma sœur et que tu me fais honte chaque fois que tu attires l'attention sur toi !

- A ce que je sache, ce que je fais de ma vie me regarde ! rétorqua Roxanne.

- Mais nom d'un petit bonhomme en paille, Roxanne ! Tu te rends compte que ma côte de popularité est en chute libre à cause de toi ?

- Tu m'emmerdes Queenie !

- Ne sois pas grossière !

- Capitaine Haddock m'attends, il n'aime pas être enfermé, se déroba l'aînée des Lutrëll.

- C'est ça, va voir ton horreur à poil !

Les deux filles se séparèrent pour rejoindre leur dortoir. Enervée, Roxanne monta les escaliers plus violemment que nécessaire. Elle donna le mot de passe, et grimpa illico dans son dortoir. Rainbow-Sun pouvait être une sœur formidable en dehors de l'école, quand elle ne se comportait pas en miss je-veux-être-parfaite-et-je-sais-tout-ce-qu'il-faut-faire-mieux-que-les-autres. Autant dire que ça n'arrivait pas souvent. Et puis, elle passait presque dix mois de l'année à l'école. Elle libéra Capitaine Haddock, et sa chouette de leurs cages et se changea. Lynda entra au moment où Roxanne se mettait au lit. Elles parlèrent jusqu'à ce que Lynda soit elle-aussi au lit, puis elles éteignirent la lumière, et s'endormirent.