Bonjour tout le monde !

Voici la suite de FBI. désolée pour le léger retard, mais j'étais en Week end dans le Sud, alors je n'ai pu finir que ce soir :)

Merci beaucoup à toutes celles et ceux qui me laissent des reviews ! Je réponds à tous ceux qui sont enregistrés, et pour ceux qui ne le sont pas, je me permet de vous remercier ici et maintenant : Merci !

Merci aussi à toutes celles et ceux qui me mettent en Favoris, ou en Alert. N'hésitez pas à me laisser une petite review en même temps : cela ne vous prend que quelques secondes et cela rend l'auteur, en l'occurence moi, très contente !

Bonne lecture, et on se retrouve en bas pour vos avis !


Well she's all you'd ever want, (Ouaip, elle est tout ce que tu as toujours voulu)

She's the kind they'd like to flaunt and take to dinner.(C'est le genre de filles avec lesquels tu t'affiches et que tu invite à diner)

Well she always knows her place. (Elle sais toujours quelle est sa place)

She's got style, she's got grace, She's a winner.(Elle a du style, elle a de la grâce, c'est une gagnante)

She's a Lady. Whoa whoa whoa, She's a Lady. (C'est une Lady, c'est une Lady)

She's a lady, Tom JONES


Je cours dans la rue. Je ne sais pas où je vais, mais je dois y aller. On m'a donné cette mission, je ne peux pas la rater … je dois absolument trouver ce pot de confiture avant qu'il n'explose ! Oh, non ! Je viens d'apercevoir ma grand-mère, au volant du tank qu'elle a construit elle-même. Non, mamie, c'est dangereux ! Et ben voilà, t'es morte ! Mais où est ce pot de confiture ?

-Jazz !

Oh. On m'appelle. Zut. Qui m'appelle ?

-Jazz ! Lève toi vite ! On est en retard !

Hum. Pas bon du tout.

J'ouvre un œil, pour le refermer immédiatement après. Le soleil est levé, et depuis longtemps vu la luminosité qui règne dans notre appartement. Je me suis endormi sur le canapé. Pourquoi, d'ailleurs ?

Et là, tout me revient en mémoire. La mission d'hier, l'hôpital, l'entretien avec Aro, notre mission secrète. Et l'énorme dossier qu'on a potassé jusqu'à cinq heures du matin.

Qu'a dit Rosalie déjà ? On est en retard. ON EST EN RETARD !

L'information arrive enfin à mon cerveau, et je me force à ouvrir une nouvelle fois les yeux. L'appartement est dans un capharnaüm pas possible. Des vêtement trainent un peu partout, attestant du peu d'entretien que nous avons consacré à notre logement ces dernières semaines. Il y a même un gilet pare-balle dans un coin. Mon arme de service est posée sur la table basse, à côté des restes de fast-food qu'on a été chercher hier soir en passant.

Je m'étire et me lève rapidement. Rose est en train de s'habiller tout en avalant un bol de céréales. Ah, les femmes et leur pouvoir de faire plusieurs choses en même temps … Elle me tend un café au passage.

-L'est quelle heure ?

-Onze heures. On a rendez vous dans une demi-heure à l'autre bout de la ville. Avale ça tout de suite, dit-elle en me tendant deux cachets.

Je m'exécute et l'embrasse sur la tempe pour la remercier. Je saute dans la douche, puis prends la direction de ma chambre.

-Ta tenue est prête sur ton lit ! Entend-je.

-Quand arrêtera-tu de me materner ?

-Quand tu aura trouvé quelqu'un pour le faire à ma place. Et comme ce n'est pas demain la veille, je te conseille de ne pas faire trop de commentaires !

Je m'habille à toute vitesse et je suis en train de nouer la cravate noire sur ma chemise bordeaux quand elle entre et me balance un sac de voyage.

-Je n'ai pas le temps de m'occuper de ça pour toi par contre. Dépêche !

Je l'entends s'agiter dans la salle de bain, et elle repasse devant ma porte, m'annonçant qu'elle s'est chargée des affaires de toilette pour nous deux. J'accélère le rythme et il est onze heures vingt quand nous sommes à la porte d'entrée. Je coupe l'électricité, pendant que Rose glisse son arme dans une sorte de jarretière qu'elle porte sous sa robe.

Comme nous en avons convenu hier soir, ou plutôt tôt ce matin, nous sommes habillés assez chic. Si des paparazzis devaient attendre au portail de la maison des Cullen, il ne faudrait pas qu'il se posent trop de questions.

-Prête ?

-Tu conduis ?

J'acquiesce et elle me tend les clés. Elle porte ses talons à la main, et les baskets qu'elle porte aux pieds dénotent avec sa tenue. Je l'interroge du regard.

-Trop longs à mettre; je les enfilerais en route.

-Je me disais aussi que c'était bizarre que tu me laisse conduire.

Je porte nos sacs et nous courons dans les escaliers. Lorsque j'allume le moteur, ma montre indique onze heures vingt-cinq. J'ai alors une idée :

-Sors le gyrophare !

Rosalie me regarde comme si j'étais fou.

-On est pas en intervention !

-On aura aucune chance d'aller un jour faire une autre intervention si on arrive pas à l'heure!

Elle semble peser le pour et le contre, mais finit par se ranger à mon avis. J'enclenche la sirène, et nous fonçons à travers les rues. Rose tente tant bien que mal d'enfiler ses chaussures, ce qui est assez comique, surtout quand, déséquilibrée par un virage, elle se cogne contre la vitre et hurle des obscénités.

Onze heures quarante, nous sautons de la voiture et entrons dans le bâtiment à vive allure. En nous voyant arriver, Gianna se lève et nous accompagne, comme la veille.

-Vous êtes en retard, commente Aro, en nous voyant entrer, essoufflés.

-Il y avait des bouchons, tente-je.

-Hum. Asseyez vous.

Je prends place avec plaisir dans le fauteuil.

-Avez-vous bien étudié le dossier ?

Nous confirmons d'un mouvement de tête.

-Rosalie, peux tu me parler de l'aîné des enfants ?

Je vois ma sœur prendre une grande inspiration et se lancer:

-Il s'appelle Emmett Cullen. Il a vingt et un ans, presque vingt-deux. Il vient d'avoir son diplôme en Management et compte intégrer l'entreprise d'un des contacts de son père. Au lycée, il a fait partie de l'équipe de Football américain. Il était plutôt bon et a été contacté par pas mal d'universités, mais il a préféré se concentrer sur les études. Il mesure un mètre quatre vingt dix et pèse environ quatre vingt kilos. Il s'adonne à la musculation et …

-Bien, ce sera tout. Je vois que tu maîtrise le sujet. Jasper, que peux tu me dire sur la mère ?

-Elle s'appelle Esmée Cullen, son nom de jeune fille étant Masen. Elle a quarante deux ans. Elle a fait des études de d'architecte en décoration intérieure et est marié à Carlisle Cullen depuis maintenant quinze ans. Elle a trois enfants : Emmett, Edward et Alice. Elle ne travaille que sur rendez vous, et avec des clients fortunés. Elle est cependant reconnue comme très gentille et généreuse. Elle est la présidente de l'ACO, l'Association Cullen pour les Orphelins. Elle …

-Bien.

Je me tais. Aro a l'air satisfait. Il appuie sur l'interphone:

-Gianna… Fais entrer l'équipe spéciale.

Nous sommes dans une Mercedes blanche aux vitres teintées. A l'avant, à côté du chauffeur, Aro est au téléphone. Il ne nous a pas adressé la parole depuis que nous sommes sortis du bâtiment.

Nous avons rencontré « L'Equipe Spéciale ». C'est un groupe de personnes qui sont en quelques sortes les coachs des agents infiltrés. Il nous ont donnés des techniques pour s'adapter à toutes les situations, et pour éviter de se faire remarquer. Je dois avouer que c'était intéressant.

Nous arrivons dans un des quartiers les plus chics de New York. On ne trouve ici que des villas ou presque, au milieu d'immenses jardins d'un vert si intense qu'on se demande si c'est naturel. Je soupire. Cet environnement ne me plait pas vraiment. Nous qui avons vécu avec le minimum ces dernières années… Nous allons nous retrouver au milieu de ces gens pour qui l'argent n'est rien. Ou tout, plutôt.

Rosalie lisse sa robe d'un geste mécanique. Elle est préoccupée. Qui ne le serait pas ? Une telle mission … Nous allons avoir la responsabilité de la survie de cinq personnes, que nous ne connaissons pas, et qui risquent de nous traiter comme des moins que rien.

Nous arrivons devant un portail rouge gigantesque. Un groupe de personnes se tient non loin de là. Ils commencent à courir vers nous et des flashs retentissent, heureusement atténués par les vitres teintées. Aro enfile ses lunettes de soleil et nous l'imitons. Je pose avec plaisir mes Ray Ban sur mon nez et tourne la tête du côté opposé aux photographes. Le portail s'ouvre et nous pénétrons rapidement dans le parc le plus grand que je n'ai jamais vu. Une allée en pavés mène jusqu'à devant l'immense villa qui trône non loin de là. De gigantesques rosiers bordent les lieux, et on peut voir la forêt à une centaine de mètres. J'aperçoit aussi une sorte d'enclos bien plus loin. A quoi peut-il bien servir ? Ont-ils des animaux ? Vu leur niveau de vie, cela ne m'étonnerais qu'ils aient des chevaux de polo.

Mais nous sommes déjà arrivés et le conducteur arrête la voiture. Aro se tourne vers nous, et nous regarde par-dessus ses lunettes.

-Dernière chose. Tâchez de vous rappeler des trois règles.

Je lui sourit et m'exclame :

-Aro ! Pour qui nous prenez vous ?

-Pour de jeunes gens qui vont découvrir un train de vie qui pourrait vous faire tourner la tête.

Il a l'air tellement sérieux que je n'ose pas le contredire. Il réajuste ses verres teintés et sort de la voiture.

-Courage, me murmure Rosalie avant d'ouvrir la portière.

Je fait de même et nous prenons la direction de l'entrée. De grandes marches en marbre blanc plus tard, nous sommes devant la porte. Je vois Rosalie tâter d'un geste mécanique la petite arme qu'elle porte sous sa robe, et j'en fais de même. Déformation professionnelle …

Aro sonne et nous attendons. Nous devons avoir l'air ridicules. Le numéro Un du FBI et ses deux agents infiltrés, attendant qu'on leur ouvre la porte.

Des pas se font entendre, et la porte s'ouvre sur une femme d'une quarantaine d'année. Son visage en forme de cœur est encadré par des cheveux aux reflets caramels, lui conférant une aura de douceur. Ses yeux, d'un vert éclatant, nous observent rapidement, et un sourire orne sa bouche légèrement maquillée.

-Je vous en prie, entrez, se contente t'elle de dire.

Aro passe le premier, et je fais signe à Rose de le suivre. La femme ferme la marche.

Le corridor est large, et très éclairé. Les murs beiges se marient à merveille avec les meubles en bois anciens. Quelques tableaux sont accrochés aux murs.

-C'est la deuxième porte à gauche.

Sa voix est douce et je m'interroge : Est-elle Esmée Cullen ?

Elle capte mon regard et me dit doucement:

-Nous nous entretiendrons dans quelques secondes.

La pièce où nous entrons doit sûrement faire office de salon. Sa superficie semble supérieure à celle de notre appartement en entier. Les murs sont blancs, avec une frise noire et argent. Un gigantesque canapé en cuir, noir lui aussi, trône devant une énorme cheminée et un écran géant.

-Carlisle ! Les enfants ! Nos invités viennent d'arriver !

Je souris à la mention d'invités. Cette femme semble est réellement accueillante. Rosalie m'adresse un petit sourire qui veux tout dire : elle pense comme moi. L'avantage d'être jumeaux…

Mes pensées sont stoppées par l'arrivée d'un grand homme blond, à la démarche fière. Ses yeux, couleur miel, me fixent un instant avant de regarder Rosalie. Le sourire qu'il abordait se fige. Aie. Les ennuis commencent…

-C'est une blague, Aro ?

-Cela donne l'impression d'en être une ?

-Vous aviez parlé d'agents spéciaux ! On parle ici de protéger ma famille, pas de garder le chien !

-Mr Cullen. Je vous assure que ces deux agents sont parfaitement aptes à remplir la mission.

-Mais ils ont quoi ? Vingt-deux ans ?

-Vingt-et-un. Je vous présente Jasper et Rosalie Hale.

-Vous êtes jumeaux ? Demande une voix bourrue.

Un homme vient d'entrer. A voir sa carrure, je parierais qu'il s'agit d'Emmet Cullen. Il est grand, musclé, mais ce qui me frappe le plus, c'est son regard amusé. Presque joueur.

-En effet, ils sont jumeaux. Ils ont fait partie d'un programme de formation spéciale depuis leur plus jeune âge et je vous assure qu'ils n'ont rien à envier aux autres agents de l'équipe.

Une nouvelle voix se fait entendre :

-Qu'entendez vous par « formation spéciale » ?

Par élimination, je devine qu'Edward Cullen vient d'entrer. Ses yeux sont l'exacte réplique de ceux de sa mère, et ses cheveux ont la même teinte. Son regard brille d'intelligence et je devine qu'il est le cérébral de la fratrie.

-C'est confidentiel. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'ils y sont entrés à l'âge de six ans, et qu'ils sont entrés au FBI à dix-huit ans.

Esmée porte sa main à sa bouche, étonnée. Elle murmure:

-Si jeunes ?

-Oui.

Aro ne rajoute rien, et son regard croise celui de Carlisle Cullen. Celui-ci reprend la parole:

-Je suppose que je dois vous faire confiance …

-Ce serait mieux, en effet, dit Aro.

-Bien.

Il se tourne maintenant vers nous, et entame la conversation:

-Je suis Carlisle Cullen, et voici ma femme, Esmée. Le grand gaillard là bas, c'est Emmet. A côté, c'est Edward. Et il manque ma petite dernière, Alice.

-Alice ! S'exclame Esmée. Descend vite ma chérie!

Tout le monde se tourne vers les escaliers semblables à ceux des salles de bal. Un tapis rouge y est posé, et on pourrait croire que la princesse impériale va faire son entrée.

-Alice ! Nous n'attendons plus que toi !

Esmée se tourne vers nous, désolée:

-Je m'excuse. Elle doit être en train d'écouter de la musique.

Edward porte sa main à sa bouche et siffle à l'aide de deux doigts. Une voix cristalline lui répond :

-J'arrive !

Des pas se font entendre, et la benjamine des Cullen fait son entrée. Petite, fine et légère, elle dévale les escaliers. Elle porte une robe rose assez courte, et des chaussures à talons noires. Ses cheveux sont courts, et partent un peu dans tout les sens autour de son visage, lui donnant un air malicieux. Elle a un téléphone portable collé à l'oreille droite, et elle babille:

-Non! Tu rigole ? Moins quarante pour cent ? J'arrive tout de suite. Euh attend. Je te reprend dans une seconde.

Elle s'immobilise en bas des escaliers et croise le regard assassin de son père.

-Oui ? Dit-elle d'une petite voix en se tournant vers moi pour la première fois.

Ses yeux sont semblables à de l'or liquide. Ils passent de moi à me sœur rapidement, puis détaillent la façon dont nous sommes habillés. Elle fait une moue assez comique, avant qu'un énorme sourire, bien trop énorme pour son petit visage, ne s'installe sur celui-ci.

-Bonjour. Je m'appelle Alice Cullen. Ravie de vous rencontrer. J'espère que nous ferons connaissance dès que je rentrerais.

Puis, sans attendre notre réponse, elle se tourne vers son père.

-Papa, je vais en ville. Il y a le sac que je voulais en soldes ! Tu te rends compte ? Bon, allez, à plus !

Elle est sur le point de sortir de la pièce quand son père l'apostrophe :

-Alice, viens ici s'il te plait.

Elle soupire et s'approche de lui à grands pas.

-Je te présente Jasper et Rosalie. Ils vont se charger de notre sécurité dans les jours à venir.

-Très bien. Je peux y aller ?

Aro intervient:

-Et bien, techniquement, il serait bon que nul d'entre vous ne quitte la maison sans Jasper et Rosalie. Et comme ils vont avoir besoin de s'installer cet après-midi, je crains que vous soyez obligée de reporter votre sortie Mademoiselle.

-Mais papa ! Moins quarante pour cent !

Sa mère lève les yeux au ciel avec un petit sourire et propose:

-Demande à Angela de te l'avancer. Nous lui rembourserons.

-Mais comment je vais choisir entre bleu caraïbe et bleu outre mer si je ne peux pas les voir en vrai? Papa a dit un seul sac à main par jour, minaude t'elle en battant des paupières.

Il ne va pas se faire avoir quand même ?

-Bah, dis lui de prendre les deux, nous allons faire une exception.

Et ben si, il s'est fait avoir.

Et, tandis que la furie reprend son téléphone et annonce avec des petits cris surexcités à sa correspondante son bonheur, Edward se tourne vers nous et s'exclame:

-Bienvenue chez nous !


Voili voilou pour ce deuxième "vrai chapitre". J'attends vos avis avec impatience. Qu'en avez vous pensé ? Jazz va t'il réussir à supporter la terriblement énergique Alice ?

Dans le prochain chapitre : Alice et Jasper en apprennent plus l'un sur l'autre. Vraiment ?


Tout l'univers de Twilight appartient à Stephanie Meyer. Yepp !