Bonjour à tous ! Voici une histoire sur Salieri et Mozart, largement inspirée de l'Opéra Rock et du film Amadeus. Présentée sous forme de pièce de théâtre. A tout ceux que le théâtre scolaire a rebuté, celui va vous changer la vie ^^

J'espère que vous allez aimer

Disclamer: Je ne raconte pas la vie de ces deux musiciens, je ne les connais pas (sinon je ne serais pas là) blablabla enfin bref, vous connaissez la chanson

ATTENTION: SLASH

RATING: T

ACTE I

Scène 1

La scène se passe à l'Opéra de Vienne, en 1781. Wolfgang Amadeus Mozart fait répéter les interprètes de Bassa Selim, Constanze, Blondohen, Belmonte, Pedrille et Osmin, et les musiciens avant la première de L'enlèvement au Sérail.

(Mozart, les chanteurs, les musiciens)

Mozart (perché sur un haut siège): On recommence ! Je veux que tout soit parfait pour la première.

L'interprète de Constanze: Monsieur Mozart, avec tout le respect que je vous doit, nous répétons depuis trois heures, je pense que nous sommes prêts.

Mozart (le sourire au lèvres): Non Mademoiselle, on continue. Je veux montrer à cet imbécile de Salieri que je suis le meilleur.

L'interprète de Osmin (à part): Non mais quel pédant. Si je n'étais pas aussi bien payé, pour sûr que je ne souffrirais pas une minutes de plus ses fantaisies.

Mozart saute de sa chaise et claque des mains.

Mozart: Allez ! Un peu de sérieux on reprend !

Un jeune musicien: Dieu qu'il est fatiguant.

Mozart (se tournant vers le jeune homme): Plaît-il ?

Le jeune musicien: Je n'ai rien dit Maestro.

Mozart: Bien. Reprenons.

Scène 2

Entre Salieri, accompagné du Comte Rosenberg. Ils restent dans l'ombre, observant Mozart mener ses chanteurs et musiciens avec brio.

(Salieri, Rosenberg)

Rosenberg (appuyé sur sa canne): Il est quand même bon.

Salieri: Je me passerai de vos commentaires, Rosenberg. Sa musique indisposera la cour et l'empereur.

Rosenberg: Il risque quand même de faire un malheur auprès du public viennois.

Salieri: Vous vous moquez de moi, Rosenberg ?

Rosenberg (gesticulant dans tous les sens): Ah mais pas du tout ! Pas du tout ! Pas du tout !

Salieri: Rassurez-moi quand même, vous n'oseriez pas ?

Rosenberg (une expression faussement outrée sur le visage): Oh mais non, pour qui me prenez-vous Monsieur Salieri ?

Salieri: Pour mon laquais. Passons. Allons exprimer le fond de notre pensée au grand Wolfgang Amadeus Mozart.

Scène 3

Salieri et le Comte Rosenberg sortent de l'ombre et avancent vers Mozart qui interrompt les répétitions en les voyant.

(Mozart, Salieri, Rosenberg)

Salieri (applaudissant): Bravo Mozart, quelle douceur pour les oreilles, on peut dire que vous faites dans la simplicité.

Mozart (virevoltant devant Salieri): Vous êtes jaloux, parce-que je suis meilleur que vous.

Salieri: Vous ? Meilleur que moi, le musicien officiel de la cour ?

Mozart (l'imitant): Oui. Moi. Meilleur que vous, le musicien officiel de la cour.

Salieri: Je déteste qu'on ce moque de moi, Mozart. Vous l'apprendrez à vos dépends.

Mozart: Je ne me moque pas de vous. Je reconnais votre talent, mais il semblerait que vous ayez trouvé votre maître. Je vous le prouverai avec le succès que rencontrera mon Enlèvement au Sérail. Et vous Rosenberg ? Que pensez-vous de ma musique ?

Rosenberg (jetant un coup d'œil craintif à Salieri): Des notes ! Des notes ! Trop de notes !

Mozart: Si telle est votre pensée... Sachez messieurs que je vous ai réservé des places dans la meilleur loge pour la première.

Salieri: Je n'irai pas !

Mozart: Oh que si vous irez. Vous rêvez de me voir me ridiculiser publiquement. Je suis certain que vous ne manqueriez cette occasion pour rien au monde.

Salieri (excédé): Sortez de ma tête, Mozart !

Les deux hommes se rapprochent très près l'un de l'autre. Leurs nez se frôlent presque. L'un arbore un air menaçant et renfrogné, tandis que l'autre sourit d'une manière outrageusement provocatrice.

Mozart (murmurant): Je lis en vous comme dans un livre ouvert, Salieri. Je commence à bien vous connaître.

Salieri (ne quittant pas Mozart du regard): Allons-nous en Rosenberg.

Rosenberg: Je suis prêt, Monsieur Salieri.

Salieri (à Mozart): On se reverra Mozart. On se reverra.

Mozart: Pour cela je vous fais confiance, cher ami.

Salieri: Je ne suis pas votre ami, Mozart.

Il sort. Baissé de rideau.