Mes Chères Lemoniaques Favorites

C'est avec beaucoup d'émotions (eh oui, je suis émotive pour un rien mais jamais pour quelque chose de vraiment triste xD) qu'aujourd'hui, je viens vous poster ce chapitre. Et pas n'importe lequel car il s'agit de l'épilogue.

Eh oui, la dernière véritable aventure de nos deux tourtereaux *s'essuie une larme*

Je ne vais pas vous prendre plus longtemps mais je tiens tout de même à remercier les revieweuses du dernier chapitre (posté il y a à peine trois-quatre jours) :

anges0112, Lily-Rose-Bella, larsand, Grazie, amlove, ousna (je suis également très triste de finir cette fiction, comme je l'ai dit dans le dernier chapitre mais d'ici quelques semaines ou quelques mois, viendront quelques bonus ;) ), Galswinthe, Aubline, SweetyMarie, camille76260, Atchoum16, Pauline (Eh oui, enfin ! LOL. J'avoue que le fantasme du prof/élève était un peu trop facile alors j'ai attendu avant de le mettre ^^ Des films por** avec R. Pattinson, je dirais oui ! *dead*) et Habswifes.

On se retrouve en bas.

Et pour la dernière fois, je dirais :

Action ? On tourne !

...

Love in Paris

Bella sursauta brusquement en entendant la porte d'entrée claquer en bas. Elle se trouvait dans la chambre et n'attendait pas Edward avant une bonne heure.

- Edward ?

- Eh oui ! Désolé, je suis en avance, j'espère que ton amant est bien caché dans le placard.

- Attends une minute, il a un peu grossi malgré tout le sport qu'on peut faire et on a du mal à fermer le battant.

Elle l'entendit rire aux éclats avant d'entendre les bruits de ses pas dans les escaliers. Elle était si contente de le retrouver plus tôt. Elle avait une nouvelle à lui annoncer… Enfin, plutôt deux.

- C'est bien que tu rentres tôt, j'avais à te… Qu'est-ce que tu fais ?

Bella fronça des sourcils après avoir reçu un bref baiser de son compagnon. Edward ne s'occupait déjà plus d'elle, alors que d'habitude, il passait de longues minutes à lui montrer qu'elle lui avait manqué, et même s'ils ne s'étaient séparé que quelques heures. Son incompréhension s'accentua quand elle le vit sortir les deux valises et le sac de voyage qu'ils n'avaient pas utilisé depuis leurs dernières vacances.

- Chéri, tu pourrais me répondre au lieu de foutre mes sous-vêtements en vrac dans le sac ?

- On s'en va.

Restant bouche bée et attendant plus d'explication, Bella le regarda défaire des jeans et des pulls des cintres dans la penderie. Après avoir fermé le premier et rempli une des valises avec ses vêtements à lui, il la regarda en souriant.

- Tu sais que tu peux m'aider ? On ira plus vite.

- Mais plus vite pour quoi ? On va où ? Combien de temps ? Il s'est passé quoi entre le moment où tu m'as dit que tu allais faire une course et maintenant ? Et…

- Tu veux vraiment que je réponde à toutes tes questions ? Non parce que j'ai décroché après que tu m'ais demandé la destination de notre voyage.

Bella roula des yeux et le regarda, attendant encore une fois ses réponses. Edward soupira et marmonna dans sa barbe alors qu'il passait dans la salle de bain adjacente pour récupérer ses affaires de toilettes et ceux de sa femme. Il voulait lui faire la surprise, ne pas lui dire où ils se rendaient et pour combien de temps. Bella arrivait toujours à le faire craquer mais cette fois, il était déterminer à garder le secret.

Demain, ils fêteraient leur cinq ans de mariage et il ne voulait pas gâcher ça. Il voulait voir ses yeux s'illuminaient, demain, quand elle découvrirait l'endroit où ils passeraient une semaine à visiter et s'aimer.

Pour organiser tout ça, il s'y était pris plusieurs mois à l'avance. Il avait usé de ses contacts en tant qu'acteurs mais aussi de ses anciennes relations dans le monde de l'érotisme. Leurs amis, Alice, Emmett, Rose et Jasper étaient également dans la confidence. Edward était vraiment impatient de surprendre sa compagne. C'était de plus en plus difficile, sachant que Bella semblait lire dans ses pensées à longueur de temps. Mais aujourd'hui, impossible qu'elle le perce à jour.

- Edward ? Je vais devoir attendre longtemps avant de savoir dans quoi tu m'embarques ?

- Eh bien…

Il rangea les nécessaires de toilettes dans la seconde valise et sourit en voyant enfin Bella prendre quelques robes, pantalons et hauts pour les enfourner dans la première valise.

- En fait, va falloir que tu attendes jusqu'au moment où on atterrira.

- Tu sais que je vais tout entendre et voir une fois qu'on sera à l'aéroport. Et puis, je lis en toi comme dans un livre ouvert alors tu peux rien me cacher…

- Et là, tu lis quoi en moi ?

- A part ton envie de me sauter dessus ?

Bella réprima le sourire qui lui montait aux lèvres tandis qu'Edward s'avançait vers elle pour lui enlacer la taille et déposer un doux baiser sur les lèvres. C'était toujours un grand moment quand ils s'embrassaient. Malgré les années qui avaient passé, ils étaient resté aussi unis et amoureux qu'à leur début. Bella n'imaginait plus sa vie sans son homme et Edward en mourrait s'il devait la perdre, clamait-il sans cesse.

Ils étaient fait l'un pour l'autre, ils le savaient depuis le départ et les années n'avaient fait que renforcer leur amour. Loin d'être comme la plupart des couples, ils brisaient la routine. Ce n'était d'ailleurs pas la première fois qu'Edward revenait d'une balade et qu'ils partaient comme ça, en un claquement de doigts. L'argent faisait beaucoup dans ces circonstances mais ils le disaient à tout bout de champs : ils seraient heureux s'ils n'étaient qu'eux deux, sans le sou…

« Dans la richesse et la pauvreté… On a promis, on a signé ! »

- Tu me connais trop bien mais tu ne pourras pas savoir… Même pas à l'aéroport, bébé.

- Et comment tu comptes t'y prendre ? Payer tous les employés et le terminal complet pour qu'ils cessent d'afficher les destinations ou encore qu'ils arrêtent de parler dans leur micro ?

- T'es pas loin mais non…

- Edward, je…

Il la fit taire avec un nouveau baiser avant de lui dire de se dépêcher car il partait d'ici peu de temps pour l'aéroport.

- Et si j'avais pris des rendez-vous, hein ? Comment tu aurais fait ?

- Dans la mesure où se sont tes rendez-vous, je n'aurais rien fait mais je t'aurais conseillé d'appeler les gens que tu devais voir pour annuler.

- Je ne suis pas ta chose, Edward Masen.

- Ah non ?

Edward éclata de rire tandis qu'il se séparait de sa compagne qui venait de lui coller un coup de poing dans l'épaule.

Finissant leur valise en silence, Bella se triturait les méninges pour savoir où est-ce qu'Edward pouvait bien les emmener. Et pourquoi était-il si certain qu'elle ne le saurait pas une fois à l'aéroport ? C'était quasi impossible qu'elle passe à côté de la destination. Le temps qu'ils enregistrent les bagages, qu'ils attendent une éternité avant d'embarquer. Ils avaient l'habitude et Edward n'avait jamais pu garder un secret à cause de ça. Une fois, il avait failli y arriver en lui demandant à la dernière minute de venir le rejoindre à LAX avec pour seul bagage, son sac à main mais la voix stridente et désagréable de l'hôtesse leur rappelant l'embarquement avait tout fichu parterre. Bella avait bien ri pendant qu'Edward avait boudé pendant tout le trajet.

Ce dernier n'avait plus d'appréhension, désormais, à bord d'un avion. Il avait toujours quelques frissons quand ils passaient dans un trou d'air mais Bella était là, lui tenant la main et l'embrassant pour le détourner de sa peur et tout allait bien mieux ensuite. Heureusement qu'il maitrisait sa phobie, il pouvait s'évader pendant un week-end, avec celle qui l'aimait. Échapper aux paparazzi qui encerclaient de plus en plus souvent la maison ou les hôtels dans lesquelles ils séjournaient pour une soirée romantique. Au début de la nouvelle carrière d'Edward, c'était à qui rapportera le plus gros scandale, hormis son passage dans le monde des films érotiques.

Malheureusement pour ces vautours, Edward et Bella vivaient simplement, sans véritable excès. Bien entendu, ils cherchaient toujours à pimenter leur vie sexuelle dans les lieux les plus insolites, comme les toilettes d'un grand hôtel où était organisé une soirée caritative ou alors la cuisine d'un restaurant reconnu. Pour ce dernier endroit, c'était Bella qui avait tout organisé. Le fait qu'elle s'investisse de plus en plus dans la cuisine, pour le plus grand bonheur d'Edward qui la voyait de moins en moins se rendre sur les plateaux de tournage, avait grandement aider. En accompagnement de ses cours, l'école où elle prenait ses leçons les avait invité à aller faire un stage dans différents restaurants.

Et Bella étant Bella, ils s'étaient retrouvés, un samedi soir, à faire l'amour près des plaques de cuissons, faisant résonner les casseroles au rythme de leur ébats et cassant malencontreusement quelques assiettes et verres.

- Je t'appartiens peut-être mais tu ne peux pas faire de moi ce que tu veux, quand tu veux…

- Encore une fois… Ah bon ? Ce n'est pourtant pas ce que tu as dit hier après-midi.

- Les… Les circonstances ont fait que je ne savais plus trop ce que je disais…

- Je dirais que tu gémissais tes paroles… Ou que tu les bredouillais, à bout de souffle.

- Oh, tu m'énerves !

- Bella, pour une fois que je peux te faire une vraie surprise, je vais pas la gâcher en te disant où nous allons. Soit patiente.

- Tu sais que je déteste ne pas savoir…

- Je t'assure que tu ne m'en voudras plus quand tu verras où je t'emmène.

Elle leva les yeux au ciel, maugréant qu'elle ne savait même pas quels vêtements seraient le plus approprié pour l'endroit où ils se rendaient. Bref, le discours habituel, pensa Edward, amusé de la voir se répéter à chaque fois qu'il lui demandait de faire un bagage ou de s'habiller pour qu'il l'amène en quelque part. Il lui conseilla alors de prendre un peu de tout, ne sachant pas lui-même quel temps il ferait.

À cette remarque, le cerveau de Bella fuma. Ils sortaient donc du territoire américain en direction d'un lieu inconnu pour tous les deux…

Quelques heures plus tard, le taxi qu'ils avaient pris fit le tour de l'aéroport. Fronçant les sourcils, Bella tourna aussitôt la tête vers Edward et l'interrogea du regard. Il lui rendit un sourire resplendissant avant d'entourer ses épaules et d'embrasser sa tempe.

- Eh non, cette fois, tu ne pourras pas tricher en regardant les destinations sur le grand panneau ou en écoutant les hôtesses, bébé.

- On part comment alors ?

- Je m'y suis pris suffisamment tôt pour avoir un jet privé.

- Tu plaisantes ? Comment j'ai rien découvert si tu ne t'y es pas pris à la dernière minute, comme d'habitude ?

- Tu perds peut-être la main…

Edward haussa les épaules, toujours un immense sourire au visage, fier de ne pas avoir trahi quoi que ce soit durant les dernières semaines.

Le temps d'embarquer, de s'installer et d'être traité comme des Rois, le pilote annonça leur départ imminent.

- Une coupe de champagne, monsieur ?

Bella leva les yeux vers l'hôtesse penchée vers son mari. Ce dernier, les yeux toujours ancrés dans les siens hocha la tête et la remercia. La jeune femme proposa également une coupe à Bella mais cette dernière refusa, préférant se contenter d'un jus d'orange.

- Pas de champagne ? Tu devrais pourtant en profiter, c'est pas tous les jours…

- Je veux garder les idées claires pour réfléchir à où tu m'emmènes. Je sais déjà qu'on quitte complètement le territoire mais pour où, je ne sais pas.

- Comment tu sais qu'on sort des États-Unis ?

- Tu ne sais pas quel temps il va faire exactement, hors nous avons fait à peu près tous les endroits ici… De Miami, à New York en passant par Chicago et Dallas. Je dirais que le Mexique et le Canada sont hors course. Les îles également, sinon tu aurais insisté pour que je prenne une flopée de bikini. Reste plus que le Japon, l'Europe, l'Afrique ou l'Australie. Je t'avoue que ça me plairait de débarquer à Sydney et d'aller visiter l'Opéra. Et j'ai vu un jour la plage de Bondi, dans un magazine et c'était tout simplement superbe !

Edward hocha la tête lentement, écoutant avec plaisir le babillage de son épouse. Elle n'arrêtait pas de parler et il lui en était reconnaissant à cause des nombreuses turbulences dû au décollage.

- … ou alors, tu m'emmènes en Egypte, traversé le Nil ou bien nous allons souffrir en traversant le désert du Sahara à dos de dromadaire.

- Je m'étonne que tu n'ais pas parlé d'une visite à la Tour de Pise ou d'une balade sous le Pont des Soupirs.

- Si tu me laissais le temps ! Tu sais que je lis beaucoup de livres et que grâce à ça, j'ai envie de découvrir le monde entier.

- Et si tu te contentais, pour le moment, je profitais de ce jus de fruit frai et de ma présence. Tu pourrais me dire ce que tu as fait aujourd'hui, en m'attendant.

- J'ai été voir Tanya avant son départ. On a pris le petit-déjeuner ensemble, avec Alice et Rose.

- Rien de bien nouveau alors ! Tu m'aurais dit que tu avais lu un bouquin, je n'en aurais pas été plus surpris.

Lui lançant un regard noir suivi d'une langue tiré, Bella s'empara d'un magazine trônant sur un petit strapontin entre leur deux sièges. Edward rit encore avant d'avaler une nouvelle gorgée du liquide pétillant.

Au bout de plusieurs heures à parler et rire de rien, comme ils le font toujours, ils demandèrent à ce qu'un film soit retransmis sur l'écran plat de l'appareil et quelques minutes plus tard, ils se plongèrent dans une comédie romantique, choisie par Bella. Edward s'endormit au bout de quelques minutes tandis que Bella s'essuyait de légères larmes alors que le début du générique commençait.

- Excusez-moi ?

- Oui, madame ?

- Est-ce que vous auriez, par hasard, le film « Water for Elephants »* ?

- Oh, bien sûr ! Vous voulez…

- S'il vous plait. Je sais que c'est un peu cliché mais, je ne peux m'empêcher d'admirer mon mari dans ce film.

- Ne le prenez surtout pas de travers mais je dois vous avouer que j'ai le même cliché…

L'hôtesse rougit en lançant un bref coup d'œil à Edward qui dormait toujours tranquillement dans son siège, tenant inconsciemment la main de sa femme.

- Je ne le prends pas mal, ne vous inquiétez pas. Je vous comprends même…

Bella rit et secoua la tête en direction de l'hôtesse qui s'éclipsait pour mettre le film en marche.

Bella aurait pu être jalouse, lancer un regard haineux à cette blondinette qui fantasmait sur son mari grâce à ce film, mais elle n'était pas comme ça. Bien entendu, tout ce qui avait une paire de seins était considéré comme ennemie mais tant qu'on ne fantasmait qu'avec les yeux et qu'on ne touchait pas à son homme, tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Après plus de dix heures de vol, où Bella et Edward avaient dormi les trois quart du temps, ils atterrirent enfin au sol. La jeune femme s'étira alors qu'elle sortait à peine de son sommeil tandis qu'Edward avait les yeux grands ouverts depuis une bonne heure. Il avait hâte de voir la réaction de sa compagne. Cela lui plairait-il autant qu'il le pensait au départ ? Bella avait parlé de mille et une destinations, sauf de la véritable, et il commençait légèrement à paniquer. Mais après tout, ne venaient-ils pas de se poser dans la ville de l'Amour ? Paris, la ville Lumière…

- Nous venons d'atterrir à l'Aéroport Charles de Gaulle, Paris. J'espère que vous avez fait bon voyage. Au nom de toute l'équipe, nous vous souhaitons un agréable séjour…

Bella se leva d'un bond et salua l'hôtesse qui les avait servi tout au long du voyage avant de sortir et descendre les marches de la parcelle d'un rapidité déconcertante. En moins de temps pour le dire, elle se retrouvait sur le tarmac et regardait autour d'elle comme une enfant le matin de Noël. Ses yeux brillaient de plaisir et de larmes de joie, si bien qu'Edward fut heureux d'avoir choisi cette destination, malgré les doutes qui l'avaient envahi, quelques minutes plus tôt.

- Alors ? Ça te plait ? Paris était la seule ville que tu n'avais pas cité alors…

- Oh Edward !

Elle lui sauta dessus, enroulant ses jambes autour de sa taille et embrassant chaque centimètre de son visage avant de s'enfouir dans son cou.

- C'est merveilleux ! C'est parfait ! Et merci d'avoir gardé la surprise… Ça n'aurait pas été pareil si j'avais su alors… Merci.

Elle l'embrassa de nouveau et cette fois, Edward put réellement participer au baiser. Enfouissant ses doigts dans sa longue chevelure défaite par le voyage, il rapprochait au maximum son visage du sien. Bientôt, leur langue partirent à l'assaut et ils ne se séparèrent que de longues minutes plus tard, alors qu'un toussotement se faisait entendre.

Bella rougit légèrement avant de se défaire d'Edward mais ce dernier empauma délicatement le visage de sa belle et frôla à nouveau ses lèvres tendrement.

- Rien est assez beau pour toi, Bella. Tu sais que je t'offrirais le monde, si je le pouvais…

Les larmes montèrent aux yeux de Bella, qui ferma les paupières tandis qu'elle rendait un nouveau baiser à son époux.

- Mais avant de pouvoir t'offrir le monde intégralement, je te propose de visiter Paris. D'accord ?

Incapable de parler, elle hocha fébrilement la tête avant qu'Edward n'enlace ses doigts aux siens et ne l'emmène vers la Berline noire qui attendait sur le tarmac, un peu plus loin. Un homme habillait d'un costume noir et d'une casquette de chauffeur leur ouvrit la porte et les fit s'installer sur la banquette arrière.

- Tu sais que tu es complètement fou ? Ça a dû te couter une fortune, tu n'aurais pas dû !

- Encore une fois, rien n'est assez pour toi et ne t'en fais pas pour l'aspect financier.

- Mais…

- Nous avons les moyens, ne t'inquiète pas. Je veux que tu profites de ce voyage. Sans penser à demain, sans penser à quand nous serons de retour à LA. Aujourd'hui, c'est juste toi et moi. À Paris.

Bella soupira et hocha la tête avant d'embrasser la joue de son mari. Elle avait énormément de chance, elle en était consciente. Elle le mesurait chaque jour. Il lui disait sans cesse qu'il l'aimait, lui montrait chaque jour qu'elle seule comptait pour lui, qu'il la soutenait quoi qu'il arrive, même si elle le voyait toujours un peu bouillir quand elle lui annonçait qu'elle tournait dans un nouveau film érotique. Il n'appréciait toujours pas le fait qu'elle soit obligé de toucher un autre homme lors d'une scène mais il était encore là. Il l'encourageait dans ses actions. Il était là pour les projection de ses films. Il la soutenait quand elle se rendait à des concours de cuisine et la supportait avec ferveur même quand elle l'envoyait paitre à quatre heures du matin, quand il lui demandait de venir se coucher alors qu'elle était en train de réviser sa recette du risotto aux champignons.

Edward était fier de lui et du bonheur qu'il voyait briller dans les yeux de sa femme. Il était heureux, quand elle était bien. Et le sourire qui s'épanouissait sur ses lèvres, ses doigts fermement entourés aux siens, montrait à quel point elle était comblée.

- Alors, qu'est-ce que tu as prévu ? Visite à la Tour Eiffel, je pense que c'est quelque chose à ne pas louper !

- Tout d'abord, on va aller déposer les bagages à l'hôtel et ensuite, nous ferons une petite visite. Le chauffeur a déjà son itinéraire pour aujourd'hui.

- Tu as vraiment tout organisé, hein ?

- A vrai dire, ça fait sept mois que j'organise tout ça dans ton dos. Je voulais que cette semaine soit parfaite.

- Cette…

- Oui. On reste jusqu'à la semaine prochaine. Une semaine dans la ville des Amoureux.

Le sourire de Bella s'agrandit encore plus, si possible et elle enlaça le cou d'Edward avant de l'embrasser longuement et amoureusement. Elle se détacha ensuite de son visage pour secouer la tête lentement, les yeux toujours ancré dans les iris vertes de son amant.

- Tu vas finir par me dire ce que j'ai fait pour te mériter ?

Edward sourit et caressa tendrement la joue de Bella avant de lui déposer un baiser er de soupirer alors qu'elle appuyait sa tête contre son épaule, regardant distraitement le paysage qui s'offrait à ses yeux.

- Je dirais, de la chance et un beau petit cul.

Bella éclata de rire avant de frapper le ventre de son compagnon du plat de la main et de jeter un coup d'œil au conducteur pour voir si il avait entendu. Vu le sourire discret qu'il abordait, le doute n'était pas permis.

À peine une heure plus tard, la Berline contournait l'Arc de Triomphe sous les yeux ébahis d'Edward et Bella, qui s'empressa de sortir son IPhone pour prendre quelques clichés rapides.

- Edward, je t'en supplie, dis-moi que tu as pensé à l'appareil photo !

- Il est dans le sac. Qui est dans le coffre. De toute façon, on reviendra par ici plus tard, je te le promets. On a sept jours et crois-moi, on ne va pas passer notre temps dans la suite de l'hôtel, aussi somptueuse soit-elle.

- Je me souviens que tu avais dit exactement pareil quand nous sommes allé à Barcelone mais on a pas bougé du lit…

- La vue était superbe et on pouvait tout voir de la terrasse. Et c'est faux, nous sommes sortis.

- Ah oui, dans cette boite de nuit où nous sommes resté que trois heures parce que tu as eu une soudaine envie de danser à l'horizontale avec moi.

- Je ne me souviens pas t'avoir entendu te plaindre, au contraire !

C'est vrai qu'elle ne s'en était pas plainte. Pas du tout même. Cette nuit était gravé en elle comme l'une des meilleures. Bien évidemment, il y en avait eu mille autres extraordinaire, comme celle qu'ils avaient passé dans ce petit chalet, près du lac de Côme, au nord de l'Italie. C'était pour leur un an de mariage. Ils avaient passé leur temps à faire l'amour et à se baigner. Et pour leur trois ans, ils avaient passé cette semaine inoubliable en Alaska, au coin du feu, dégustant chocolat, fraises et autres mets délicieux qu'ils se faisaient livré dans le petit cottage qu'ils avaient loué pour s'isoler de tout.

Sans qu'elle ne s'en rende compte, ils avaient quitté les Champs Elysées pour une petite rue et la voiture s'arrêta devant une double porte en fer forgé noire. Le chauffeur leur ouvrit la porte et telle la touriste qu'elle était, Bella regarda à droit et à gauche de la rue bondée. Le Champs-Elysées Plaza, voilà ce qu'elle put lire sur l'immense tapis qui se trouvait devant l'entrée et sur une plaque sur le mur du bâtiment. Un groom les invita à entrer pendant qu'on chargeait leur bagage à leur suite.

- Bonjour et bienvenue à l'hôtel Champs-Elysées Plaza. Vous avez une réservation ?

Dis dans un parfait français, Bella comprit tant bien que mal que l'homme leur souhaitait la bienvenue et demandait s'ils avaient une réservation.

- Oui, au nom de Masen.

- Ah, bonjour Monsieur et Madame Masen. Votre suite est prête. Je vous invite à suivre Laurent, qui se chargera de vous faire une visite rapide de l'hôtel avant de vous y monter.

Edward secoua la tête avec un léger sourire, dont Bella gratifia aussi le vieil homme derrière son comptoir. Le jeune Laurent les invita donc à les suivre et leur montra le restaurant intime de l'hôtel, désert en cette heure de l'après-midi. Et poursuivi avec le bar, un peu plus plein, celui-ci. Quelques couples buvaient des coupes de champagnes dans des coins tranquilles. Il indiqua aussi une salle de sport, ainsi qu'un spa détente. Bella se jura de l'essayer avant de partir.

Enfin, ils entrèrent dans un ascenseur spacieux et montèrent au dernier étage. Ils suivirent le groom, qui leur ouvrit la double porte avant de s'effacer pour les laisser entrer.

Malgré que Bella soit habitué au luxe, elle ne put s'empêcher de pousser un cri de joie et de surprise en pénétrant dans l'immense suite. « Suite prestige » annonça Laurent dans un anglais quasi parfait. Mais la jeune femme ne fit plus attention à ce que le jeune français épelait. Elle était sous le charme. Complètement charmé par cette suite somptueuse. Le salon dans les tons gris, noir et dorée était superbe et les grandes fenêtres donnaient sur la petite rue par laquelle ils étaient arrivé. La chambre, beige accompagnée de marron, était studieuse et le lit lui donnait envie de se jeter dessus. En compagnie d'Edward ou seule d'ailleurs ! Elle sourit en regardant Edward qui fixait lui-même le lit, s'imaginant déjà toutes les folies qu'ils pourraient y faire.

Laurent leur indiqua ensuite la salle de bain, qui ne contenait pas moins d'une baignoire jacuzzi et d'une douche séparée. Il finit par un second salon, un peu plus petit. « Pour les invités… », conclut-il avant de s'effacer, après avoir remercié Edward d'un sourire pour le pourboire.

- Alors ?

Bella secoua la tête, un immense sourire sur le visage. Elle commençait à souffrir au niveau des joues à force de garder ce sourire constant mais elle ne pouvait pas faire autrement. Elle était tout simplement heureuse, enchantée. Elle n'arrivait même plus à trouver les mots pour décrire ce cadre idyllique. C'était encore plus magnifique que dans ces rêves. Plus beau et surprenant que tout ce qu'elle aurait pu imaginer pour leur cinq ans de mariage.

- Tu t'es vraiment surpasser, cette année, mon amour.

- Je suis content que ça te plaise. Je dois avouer que l'hôtel est exactement comme sur le site que j'ai visité pour réserver la suite… Je ne suis pas déçue.

- Et moi, je ne pourrais être plus heureuse. D'ailleurs, j'ai une chose à te dire.

- Tu crois que ça peut attendre un peu ? Nous devrions nous rafraichir en vitesse, la fin de la journée et notre soirée sont chargées.

- Qu'est-ce qu'il y a au programme ?

- Passe sous la douche, change-toi et tu verras.

Ils se sourirent avant de foncer dans la salle de bain, où ils partagèrent une douche, qui fut un peu plus longue que prévu.

Après avoir repris la voiture, il déambulèrent dans tout Paris. Ils descendirent la longue avenue des Champs Elysées, s'attardant devant les vitrines des magasins de mode, qu'Edward promit à Bella de visiter plus tard dans la semaine. Ils passèrent la Place de la Concorde où ils prirent des dizaines de photos. Bella mitraillait tout ce qui se trouvait sur son chemin : statues, bâtiments et même les pelouses qu'elle trouva parfaitement entretenues. Edward posa pour elle à de nombreuses reprises et ils réussirent même à trouver de bonnes âmes pour les prendre tous les deux devant l'Arc de Triomphe et dans le Jardin des Tuileries.

Après deux bonnes heures à marcher, main dans la main, s'extasiant de tout ce qui se portait à leur regard, ils se posèrent dans un petit bistrot et commandèrent un café. Histoire de se réveiller un peu, le décalage horaire commençant à se faire sentir malgré le fait qu'ils aient beaucoup dormi dans l'avion. Mais bien qu'ils soient fatigué, Bella lui avoua qu'elle ne pourrait pas dormir correctement avant d'avoir visiter un maximum de choses avant la tombée de la nuit.

- Je sais bien que nous restons une semaine mais je veux vraiment profiter. Tu as prévu quoi d'autre maintenant ?

- Eh bien, je te propose de jouer encore plus les touristes et d'aller nous poser au Parc Monceau, avec une glace…

- Comment tu connais ce parc ?

Edward paya l'addition avant de décrocher son téléphone pour demander au chauffeur de venir les chercher à leur café.

- Ça fait sept mois que je me documente sur Paris alors je sais un peu les endroits à visiter et puis, le chauffeur est d'ici alors on pourra lui demander ce qu'il y a de beau à voir.

- Tant que tu m'emmènes une fois à la Tour Eiffel, je te suis partout.

Le jeune homme sourit en pensant à la soirée qu'il leur avait organisé pour le soir même. Bella allait en être ravi, il en était persuadé. Se rapprochant de sa femme, inconscient des coups d'œil envieux qu'on lançait dans leur direction, il entoura sa taille de ses bras et l'embrassa amoureusement. Il était dans la ville la plus romantique au monde…

Si on enlevait ses coups de klaxon répétés !

… avec la femme la plus ravissante qu'il lui ait été donné de rencontrer. Une femme qu'il aimait et qui l'aimait du plus profond de son être. Plus que comblé, il se sentait au Paradis et il souhaitait ne jamais en partir. Rester dans cette bulle de bonheur.

Bien sûr, ils y resteraient. Qu'ils soient à Londres, Rome, Paris ou Los Angeles, jamais leur sentiment de changeront ou ne s'éteindront. Ils ne pourraient que se multiplier. Grandir encore et toujours. Comme il le rêvait lors de sa demande en mariage, il n'y aurait plus jamais d'Edward sans Bella. Ni de Bella sans Edward. Ils étaient ensemble. Ils formaient un tout.

Pour toujours et à jamais.

De longues heures plus tard, après avoir discuté et mangé une glace, allongés dans l'herbe, Edward demanda au chauffeur de les ramener à l'hôtel.

- Si tu me dis que tu as réservé dans un hôtel de luxe, je te tue.

- Pourquoi ?

- Parce que tu as déjà fait des folies et qu'on peut se contenter d'un fast-food dans le lit avant que tu ne me fasses royalement l'amour.

- Eh bien, j'avais autre chose en tête…

- Edward !

Il sourit avant de s'éclipser dans le second petit salon où quelques nouveaux paquets avaient été livré à sa demande. Il choisit un des sacs après avoir vérifié rapidement le contenu et revint dans la chambre où Bella avait retiré son petit pull et ses chaussures et s'était allongé sur le lit pour regarder son portable.

- Alice et Jasper me souhaitent un agréable séjour dans la ville de l'Amour et Emmett me dit, je cite : « Bonne bourre ! ». Ils étaient au courant ?

- Emmett a réussi à m'avoir le jet et c'est grâce à lui que j'ai eu le numéro de l'agence pour la voiture. Jasper a juste fait acte de présence durant mes longues recherches et mes nombreuses réservations. Quant à Alice… Elle s'est chargé de ce qu'elle préférait au monde.

- Quoi ?

- Regarde.

Bella leva enfin les yeux et aperçut Edward lui tendre un sac. Les yeux ronds, elle ouvrit la bouche et fixa son mari, sans vouloir réellement comprendre.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Alice a participé à notre voyage et comme j'ai fait un essai pour t'acheter une robe et qu'elle me l'a quasiment renvoyé à la figure, je lui ai demandé de faire les boutiques pour toi.

- Tu lui as demandé de m'acheter une robe ? Mais j'en ai emporté au moins une dizaine dans la valise.

- Eh bien, tu repartiras avec une dizaine de nouvelles robes en plus.

- Mais tu… Tu es…

- Adorable ?

- Complètement cinglé !

- Fou, pas cinglé. Et tu sais que je suis fou de toi alors arrête de faire cette tête et va te préparer. Si ça peut te rassurer, je n'ai pas dépensé une véritable fortune pour les robes.

- Y'en a combien ?

- Euh…

- Edward !

Il lui sourit et s'avança pour déposer un baiser sur ses lèvres, lui remettant la lanière du sac entre les doigts et utilisant ses propres mains pour lui dispenser un début de massage. Il se plaça dans son dos et déposa une pluie de baiser sur sa nuque et ses épaules nues.

- Bella, fais-moi plaisir. Ce n'est pas tous les jours que nous fêtons cinq ans de mariage à Paris.

Il la poussa vers la salle de bain et commença à faire couler un bain, utilisant bain moussant et autres sels qui se trouvaient autour de la baignoire.

- J'aimerais me joindre à toi mais nous n'avons pas le temps. Une douche rapide pour moi quant à toi, tu te prélasses dans le bain avant de ressortir détendue et d'enfiler cette robe. D'accord ?

- Je veux plus que tu fasses de folies comme ça !

Edward réprima un rire à la faible contestation qui s'échappa des lèvres de sa compagne tandis qu'il lui retirait son jean, son débardeur, ainsi que ses sous-vêtements. Il la dévorait du regard. Bella sentait les yeux de son amour partout sur son corps, pareils à ses mains qui ne purent s'empêcher de venir frôler délicatement sa poitrine et son ventre plat. À cette dernière caresse, le cœur de Bella se serra tandis qu'elle s'efforçait de retenir les larmes qui menaçaient de s'échapper de ses yeux. Détournant le regard, elle dût se contenir les mots qui lui montaient aux lèvres. Ça pouvait attendre encore quelques heures. Au restaurant, peut-être…

- Allez hop ! Dans le bain, Madame Masen.

Elle lui sourit avant de l'embrasser et de s'engouffrer dans l'eau bouillante. Edward se déshabilla à son tour et passa sous la douche qui avait accueilli leur ébat un peu plus tôt dans la journée. Lorsqu'il y pensa brièvement, sa virilité se réveilla et Bella le regarda de son bain. Elle ne put, à son tour, s'empêcher de l'admirer et de se régaler du spectacle qu'elle avait sous ses yeux gourmands. L'eau léchait sa peau délicieuse. Son corps, encore plus dessiné depuis qu'il avait été obligé de se muscler un peu pour les besoins d'un film, était parfait. Ses cheveux ruisselants lui donnaient encore plus envie de passer la main dedans pour les ébouriffer, comme elle les aimait tant.

Son regard descendit bien évidement sur sa virilité dressé et appétissante, et la chaleur s'insinua à son tour en elle. Elle s'imaginait à ses côtés, dans l'immense douche. Lui la touchant et embrassant tout son corps, tandis qu'elle gémirait avant de le repousser pour lui infliger la douce torture qu'il aimait tant. Comme elle l'avait fait, quelques heures plus tôt, sous cette même douche.

Elle avait beau voir un bon nombre d'hommes nus pendant ses tournages, jamais elle ne retrouverait la perfection d'Edward. Il était unique. Il était le meilleur. Et il était tout à elle.

- Bella, tu sais que c'est pas en me regardant comme ça que je vais pouvoir me calmer…

Bella éclata de rire avant de commencer à se laver langoureusement, sous le regard d'Edward qui déglutit difficilement.

- T'es le diable !

Il tourna le robinet d'eau froide à fond et grogna avant de sortir en trombe de la cabine, de ceinturer ses reins d'une serviette et de balancer un gant de toilette en direction de sa femme, hilare.

- Mais tu m'aimes quand même !

La jeune femme riait encore tandis qu'il fermait la porte communicante entre la salle de bain et la chambre à coucher. Elle aimait tant ce genre de petite dispute qui les opposait à longueur de temps. Loin d'être chaste, Edward essayait tout de même de la contrôler sur le plan sexuel de leur relation. Si ça ne tenait qu'à elle, ils le feraient tout le temps et partout. Et si ça ne tenait qu'à Edward, ce serait également pareil. Mais il devait bien y en avoir un de raisonnable dans le couple et Edward était celui-ci. Si bien que de nombreuses fois, alors qu'ils avaient rendez-vous, qu'ils étaient en retard et que Bella séduisait son compagnon de la manière la plus libertine, il se devait bien de calmer ses ardeurs. Malheureusement, le pauvre homme était déjà excité et il avait bien du mal à la raisonner.

Alors Edward partait, frustré et légèrement énervé, disant à Bella qu'elle ne perdait rien pour attendre. « Mais je t'attends mon amour, plutôt deux fois qu'une ! », répliquait-elle sans cesse avant de rire et de le suivre.

Leur complicité n'avait pas bougé d'un iota depuis leur rencontre et leur mariage. Ils s'entendaient toujours aussi bien. Sur tous les plans. Bien évidemment, comme dans tous les couples, ils vivaient leurs crises, mais elles ne duraient pas bien longtemps. Ils revenaient toujours vers l'autre. Ils pouvaient se détester pendant une seconde et faire l'amour en s'avouant tous leurs sentiments la seconde suivante. Ils étaient comme ça. Quand quelque chose n'allait pas, ils crevaient l'abcès et ils passaient à autre chose. Ensemble.

- Bella, quand je t'ai dit de prendre ton temps, je voulais pas dire « tout le temps », hein ?

La jeune femme se reprit et retourna dans le présent, dans son bain, dans la fabuleuse suite qu'Edward avait réservé pour leur anniversaire. Elle devait sortir rapidement de là, enfiler la robe encore inconnue que sa meilleure amie lui avait choisie et rejoindre son mari dans le salon pour leur soirée.

Une demi-heure plus tard, elle fit glisser la robe rouge courte au décolleté légèrement plongeant sur sa peau. S'aspergeant de parfum, elle recoiffa rapidement sa tignasse brune et retoucha son rouge-à-lèvre avant d'enfiler la paire de talon qui accompagnait son vêtement. Alice avait fait le bon choix. La robe n'était pas de grande marque mais elle lui allait à ravir, affirmant son décolleté et mettant en valeur ses longues jambes.

Un léger sourire, elle sortit enfin de la chambre, attendant l'approbation d'Edward qui se tenait au milieu du salon, plus beau que jamais.

Il devait faire pâle figure à côté de cette sirène envoûtante, songea-t-il lorsqu'il vit Bella sortir de la chambre. Elle était vraiment magnifique dans cette robe rouge et il n'était pas déçu du choix de son amie. Au contraire. Il prendrait autant de plaisir à la lui retirer qu'à l'admirer dedans toute la soirée. De son côté, il était vêtu de noir. Non qu'il était en deuil, au contraire, mais il savait que c'était la couleur que Bella préférait sur lui. Alors, habillé d'un costume uni, il l'accueillit, un immense sourire comblé sur le visage.

- T'es magnifique, mon amour.

- T'es pas mal non plus… Il manque juste une chose.

- La cravate ?

- Si tu connais la réponse, pourquoi tu n'as pas évité la question ?

Il se rapprocha d'elle et déposa un baiser sur ses lèvres couleur cerise. Il glissa ses lèvres jusqu'à son oreille pour jouer une seconde avec son lobe.

- Nous avons encore six soirées à vivre ici et donc, six autres repas où je pourrais mettre une cravate. Arrête d'être insatisfaite.

Il l'embrassa à nouveau et lui présenta son bras.

- Vous êtes prête à vivre la soirée la plus magique au monde, Madame Masen ?

- Je vous trouve bien sûr de vous, Monsieur Masen mais je demande à voir !

Elle passa son bras sous le sien et lui servit un sourire énamouré. Il lui répondit par le même et ils sortirent de la chambre, après que Bella ait passé une petite veste noire et prit son sac à main.

La Berline les conduisit à un endroit que Bella ne connaissait pas encore et elle fronça les sourcils quand Edward lui demanda de passer un bandeau devant ses yeux.

- Edward, je vais être ridicule d'arriver dans un restaurant, les yeux bandés !

- Fais-moi confiance.

Elle lui avait toujours fait confiance alors une fois n'est pas coutume, elle avait enfilé le bandeau et elle entendait uniquement la musique qui s'élevait dans l'habitacle et ne sentait que la main de son compagnon contre la sienne.

Elle avait vraiment hâte de retirer ce machin qui était certainement en train d'effacer son maquillage. Bella n'était pas au point de faire un scandale si son Rimmel débordait un peu ou que son fard à paupière s'enlève légèrement mais elle voulait vraiment être parfaite pour son mari qui avait organisé tout ça pour elle. Dire qu'elle n'avait rien suspecter durant ces derniers mois. Il n'avait rien laissé paraître et elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils, se demandant si elle se s'affaiblissait pas un peu. Avant, jamais il n'aurait pu lui cacher quelque chose de si énorme ! Soit elle mollissait, soit Edward devenait vraiment très fort.

Il était vraiment très fort, songea Edward en regardant les rues défiler sous ses yeux. Bella allait être aux anges quand elle se rendrait compte d'où il l'emmenait. Il voulait garder la surprise jusqu'au bout. Car l'hôtel, la balade sur les Champs et la farniente au parc de cet après-midi n'était rien. Rien comparé à ce qu'il avait prévu pour leur soirée. Il avait ramé pour obtenir ce qu'il voulait. Vraiment ramé. Ses relations n'avaient pas été de trop et il se jurait qu'il remercierait son premier producteur chaque jour et pour très longtemps. Jamais il n'aurait pu avoir ça. L'argent faisait aussi beaucoup dans l'affaire mais pas uniquement.

Il jeta un coup d'œil à sa femme, qui mordillait sa lèvre et bougeait frénétiquement sa jambe, signe qu'elle était légèrement stressée et qu'elle avait hâte de découvrir ce qu'il lui préparait. Il sourit, se répétant encore et encore qu'elle ne serait pas déçue et qu'elle oublierait vite le fait qu'il l'ait affublé de ce bandeau.

Le chauffeur fit quelques détours pour fausser le parcours et Edward se retint de lui dire d'accélérer et de les mener directement à l'endroit indiqué sur l'itinéraire car Bella n'étant jamais venue à Paris, ne saurait pas où il l'emmenait, de toute façon.

Quelques minutes plus tard, le chauffeur se gara et vint lui ouvrir la porte. Edward aida Bella à descendre.

- Je peux enlever le bandeau maintenant ?

- Pas tout de suite ! Petit impatiente…

- Ce n'est pas toi qui doit te rendre ridicule avec un bandeau sur les yeux, Edward. Et puis, j'ai envie de voir où tu m'as emmené, c'est normal. Tout comme je n'ai pas envie de me péter une cheville sur des graviers ! On est où ?

Edward rit et soutint Bella par la taille avant de lancer un billet au chauffeur, lui disant qu'il l'appellerait dès qu'ils voudront rentrer à l'hôtel. Il hocha la tête, leur souhaita bonne soirée et s'en alla. Bella avançait toujours à tâtons, maudissant intérieurement son compagnon.

Un silence se fit autour d'elle, perturbé par quelques bruits de rue qui renforça son froncement de sourcil. Pourquoi n'entraient-ils pas dans le restaurant ? Depuis le temps, il devrait déjà avoir passé la porte. Le chauffeur avait dû les déposer juste devant, non ?

Un millier de question lui tournait en tête alors qu'Edward la souleva et qu'elle se retrouva les pieds hors du sol.

- Edward !

- Je te tiens, y'avait une marche et j'avais pas envie que tu me cries dessus pour me dire que j'étais un idiot avec mes idées…

Il la connaissait trop bien et savait qu'elle lui aurait dit ça. Effectivement, la soulever légèrement pour la faire avancer sans qu'elle ne se prenne les pieds dans la petite marche avait pu être déstabilisant mais il soupira et embrassa la tempe de sa compagne, lui promettant qu'ils étaient bientôt arrivés.

Effectivement, quelques minutes plus tard, Bella se sentit élevé dans les airs. Edward ne la portait pas, non, elle avait plutôt l'impression qu'ils étaient dans un ascenseur. Où diable l'emmenait-il, n'arrêtait-elle pas de se demander.

- C'est bon ?

- Non, encore une petit minute…

- Edward…

- Allez, c'est bientôt fini. Patience.

Bella soupira. Elle en avait marre d'être patiente. Elle voulait voir où ils étaient. Elle n'avait même pas eu la chance d'admirer Paris illuminé dans la nuit. Non, il avait fallu qu'il lui cache les yeux, cent ans avant d'arriver au point de rendez-vous. Elle sourit vaguement en se rappelant le jour où il lui avait demandé sa main. Il avait fait le même manège. Il lui avait bandé les yeux, était parti quelques minutes avant de revenir la chercher et de l'accompagner à cette magnifique petite clairière. Elle avait trouvé son attention plus que touchante. Elle l'avait trouvé d'un romantisme fou qu'elle en avait oublié les longues minutes de noir absolu et elle avait vécu le moment le plus intense de sa vie, après son mariage bien entendu.

- T'es en train de te rappeler la même chose que moi, Bella ?

- Si tu penses à ta demande, alors oui…

- Je suis comme un gamin avec toi, bébé… Je veux toujours te faire plaisir, voir tes yeux briller de joie… Alors, c'est sûr que tu peux me détester pendant un moment, comme là, alors que je t'ai bandé les yeux et que je te trimballe tu ne sais où mais je sais que ça va te faire plaisir. Je sais que tu vas me remercier de t'avoir garder la surprise jusqu'au bout.

- Et je le sais aussi, c'est juste que j'ai hâte de voir ce que tu as préparé. Tu sais que j'aime pas être mise dans l'ignorance.

- « Transparence totale… »

Bella éclata de rire, à son image, alors qu'il répétait les paroles de son dernier film érotique. Il l'avait regardé, quelques semaines plus tôt et n'avaient pu s'empêcher de trouver ce film d'un cliché monumental. Encore plus que le jour où ils avaient lu le script et signé.

« Le cliché a parfois du bon. », disaient-ils toujours. Surtout Bella, avec ses films et ses livres à l'eau de rose.

Une minute plus tard, comme Edward le lui avait promis, Bella n'eut plus l'impression de bouger. Un bruit retentit à son oreille et elle sentit son mari se mettre devant elle. Sa respiration se fit soudain haletante, ses mains devinrent moites et son cœur battait la chamade dans sa poitrine. Elle ne savait vraiment pas à quoi s'attendre. Imaginer tout et n'importe quoi. Mais surtout, elle n'arrivait à penser à rien d'autre qu'au bonheur qu'elle ressentait. À tout l'amour qu'elle éprouvait pour cet homme qui lui avait organisé le voyage de plus romantique au monde. Il pouvait bien l'avoir emmené sur la terrasse dans un restaurant cinq étoiles ou bien dans une gargote paumé, elle savait qu'elle en serait tout autant heureuse car il était avec elle et c'était ce qu'il comptait le plus à ses yeux.

- Prête ?

- Euh…

- Je prends ça pour un oui.

Après un bref rire, elle le sentit faire à nouveau le tour d'elle et se placer dans son dos. Il la fit s'avancer de deux pas avant de commencer à lui retirer délicatement le bandeau. Elle cessa de respirer alors que plus rien ne cacher sa vue, excepté ses paupières closes.

- Bella ?

- Une seconde.

- Tu veux une seconde alors que tu marmonnes depuis qu'on est parti ?

Elle secoua la tête et ouvrit lentement les yeux. Son souffle se bloqua à nouveau dans sa gorge et ses yeux se remplirent de larmes. Elle n'arrivait pas à en croire ses yeux. Ce n'était tout simplement pas possible. Elle devait rêver… Edward n'avait pas pu…

Elle se retourna rapidement pour regarder son mari qui lui offrait son sourire en coin et qui la fixer avec tout l'amour qu'il lui portait. Il avait fait le bon choix, il le savait. Les larmes qui coulaient sur le beau visage de sa compagne lui prouvait. Sa respiration hachée, à l'image de la sienne faisait battre son cœur un peu plus fort dans sa cage thoracique. Elle était parfaite, se répéta-t-il en la voyant se tourner à nouveau pour admirer la vue qui s'offrait à ses pieds.

- Mais on ne… On peut pas… C'est pas… C'est pas possible, Edward…

- Rien est impossible, quand on aime.

En tant normal, Bella aurait pouffer de rire face à cette réplique cliché, tout droit sorti des pires films romantiques au monde mais elle était à bout de souffle, se demandant même comment elle avait pu balbutier ces mots. Regardant rapidement à droite et à gauche, elle secoua la tête et se retourna vers Edward.

- La… Il n'y a personne… Comment c'est possible ? Je veux dire… C'est pas possible !

- Avec des relations, de la persuasion et de l'argent, si, c'est possible.

- On ne peut pas être… C'est pas vrai…

Edward éclata de rire, légèrement ému qu'elle ne croit pas en ce qu'elle avait sous les yeux. Qu'elle trouvait que c'était trop beau pour être vrai. Il avait visé dans le mille et il se félicita cent fois, sentant son égo au mieux de sa forme.

Il lui attrapa alors les mains et la fit le suivre. Ils montèrent quelques marches et Bella manqua de tomber à la renverse.

- Un… Un… Merde ! Edward, j'arrive même plus à parler à cause de toi.

- Ce ne serait pas une première. J'ai vu d'autres moments où tu n'arrivais pas à aligner deux mots corrects à cause de moi.

Elle se joignit à son rire et laissa couler ses larmes de bonheur en enlaçant son cou pour l'embrasser fougueusement. Leur langue s'emmêlèrent pendant de longues minutes avant qu'ils ne s'écartent pour reprendre leur souffle.

- Alors, je ne suis pas en train de rêver, n'est-ce pas ?

- Non… Tu es bien avec ton mari, à Paris, pour fêter convenablement nos cinq ans de mariage, au dernier étage de la Tour Eiffel.

Il le murmura, comme pour ne pas briser le silence qui les entourait. Ils avaient l'impression d'être seuls au monde.

Bella secoua la tête, pensant encore qu'elle rêvait, qu'elle ne pouvait pas se trouver au troisième étage de la Tour Eiffel. Elle n'arrivait toujours pas à se dire qu'un dîner aux chandelles les attendait, à quelques centimètres d'eux à peine.

- Je peux plus te laisser dire que tu es fou… Là, t'es vraiment cinglé ! La Tour Eiffel !

- Content que ça te plaise… J'avais peur que ce ne soit pas assez romantique.

Elle entoura un peu plus fermement ses bras autour de son cou et l'embrassa à nouveau longuement. Puis se détacha lorsqu'elle entendit son ventre gronder.

- Il est temps que je nourrisse ma petite femme, on dirait ! Alors, voyons ce que nous avons là.

Salade, caviar, fromage, pain, chocolat et quelques autres petits mets froids étaient disposé sur la table et dans un petit panier sous cette dernière. Une bouteille de champagne dans un sceau de glace, ainsi que du jus de fruit et de l'eau gazeuse étaient installé sur une petite desserte. Edward commença à servir une coupe et la tendit à Bella qui, à son plus grand étonnement, refusa et lui demanda plutôt un verre d'eau pétillante.

- Tu veux trinquer à nos cinq ans avec de l'eau ? Prends au moins une coupe !

- Non, je veux pouvoir profiter de la soirée entière.

- C'est pas une coupe qui va t'enivrer, bébé…

- Edward, s'il te plait, sers-moi de l'eau, ça ira.

Il voulait répliquer mais abdiqua et trinqua avec sa compagne. Ils regardèrent longuement la vue magnifique que le troisième étage leur proposait avant d'entamer enfin la nourriture. Bella avait une fin de loup et dévorait sans relâche. Heureusement qu'ils disposaient d'une bonne réserve.

Ils parlèrent du séjour à venir. Edward garda quelques surprises, comme le spectacle qu'il irait voir le week-end au Moulin Rouge ou encore il ne dit rien sur le grand restaurant où il avait réservé, des mois auparavant, pour leur dernière soirée à Paris. Il lui dit alors qu'il visiterait le Louvre, qu'il se baladerait sur le Champ de Mars qu'elle n'avait pas eu la chance de voir à cause de son bandeau. Elle lui parla du Sacré Cœur qu'elle avait envie de voir, vu le nombre de fois où elle en entendait parlé dans ses livres et il lui confirma que c'était sur la liste.

Edward lui annonça aussi qu'il avait été contacté, le matin même dans l'avion, pour une nouveau film à gros budget. Un film d'action avec plusieurs acteurs connus à l'affiche. Mais le bouquet final fut quand Bella annonça l'une de ses grandes nouvelles. Elle avait su tenir sa langue alors qu'elle mourrait d'envie de partager ses projets avec son époux. Elle savait qu'il en serait heureux et qu'il ne tiendrait plus en place s'il avait su avant alors elle avait préféré attendre d'être au restaurant, qui avait fini par devenir la Tour Eiffel. Elle n'arrivait toujours à se dire qu'elle était vraiment là.

Au bout de quelques secondes de silence, elle se lança enfin.

- J'ai une nouvelle aussi. En fait, deux mais on va commencer par une…

- Bella, fais gaffe, tu vas détruire cette pauvre serviette. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Eh bien… Euh… J'y pense depuis un certain temps, déjà et, aujourd'hui… Enfin, hier… Euh, je suis perdue avec le décalage mais quand tu es venue m'embarquer pour Paris, j'avais pris ma décision. J'ai voulu t'en parler dans la chambre d'hôtel mais on avait un planning serré alors j'ai pas pu…

- Bref !

- Oui, bref ! J'ai décidé d'arrêter les tournages…

Edward resta sous le choc pendant une seconde avant de pousser un cri de plaisir et de se lever de table pour prendre les mains de Bella dans les siennes, la mettre debout et l'embrasser fougueusement. Trop heureux de cette nouvelle, il approfondit rapidement leur étreinte, fourrageant dans les mèches brunes de son épouse d'une main tandis que l'autre se plaquait contre ses reins. La jeune femme ne resta pas inerte, bien au contraire, agrippant le col de la chemise de son mari pour le sentir encore plus proche d'elle, collant sa poitrine plus étroitement contre le torse parfaitement dessiné d'Edward. Leur langue s'entrelacèrent, leur souffle se mélangèrent et les gémissements qui sortaient de leurs bouches s'écrasaient contre les lèvres de l'autre.

Bella tremblait tandis qu'elle défaisait les petits boutons de la chemise de son homme. Elle ne savait pas si elle devait s'arrêter. Ils ne pouvaient pas s'enflammer comme ça, sur la Tour Eiffel. Elle était loin de vouloir passer le reste de la nuit en cellule. Elle voulait tout d'Edward mais devrait certainement attendre leur retour dans la chambre d'hôtel. À vrai dire, ça ne la dérangeait pas… Ils pourraient honorer chaque recoin de la chambre… Les nombreux divans et fauteuils… Les tables hautes et basses… Les tapis à l'aspect si doux… Le jacuzzi… Elle voulait l'aimer à tous ces endroits.

Edward ne tenta même pas de se raisonner. Il voulait Bella et il allait l'avoir. Là. Maintenant. Tout de suite. Il allait lui faire atteindre plus haut que les étoiles. Il avait besoin d'elle comme jamais. Son annonce avait décuplé tout le plaisir qu'il avait pris en sa compagnie, tout au long de la soirée. Il savait bien entendu comment allait finir la soirée mais il ne pensait pas que ça arriverait si tôt. Bien qu'avec Bella en tant que compagne, ce n'était pas une surprise. Il avait toujours envie d'elle. De toucher sa douce peau. D'embrasser chaque millimètre de son corps. Goûter à son plaisir. Caresser le moindre recoin d'elle. Il avait toujours l'impression que ça faisait des siècles qu'il ne l'avait pas touché. Plus de huit ans après la rencontre, il ressentait toujours ce sentiment de nouveauté.

Il était toujours parcouru de frissons quand il sentait les lèvres de sa belle se poser sur les siennes. Son cœur battait à tout rompre lorsqu'elle posait une main sur lui, comme en cet instant. Son souffle se bloquait dans sa gorge quand elle lui disait qu'elle l'aimait.

Ce soir, tout son être était en extase. Il était marié à la créature la plus magnifique, intelligente, déterminée, drôle et sexy à l'impossible. Depuis cinq ans. Il lui avait organisé une sixième lune de miel dans une des capitales Européenne les plus belles. Et elle lui annonçait son retrait du monde de l'érotisme. Que pouvait-il rêver de mieux ? Que pouvait-il attendre d'autre de la vie ? Il avait tout ce dont il rêvait et même plus. Il était comblé, avec la femme qu'il aimait dans ses bras, en train de l'embrasser de tout son être.

À vrai dire, pour le combler encore un peu plus, il savait exactement comment s'y prendre…

Il se détacha de sa bouche à contrecœur et enlaça ses doigts aux siens. Bella cligna des paupières, un peu perturbée de ne plus sentir les lèvres de son amour sur les siennes mais elle le suivit sans demander son reste. Peut-être qu'il était temps de partir et rejoindre l'intimité de la chambre d'hôtel. Elle avait senti son besoin pointer sur son bas-ventre et sa féminité palpitait furieusement, rendant son sexe quasiment douloureux.

Mais Bella fronça des sourcils quand elle ne le vit pas descendre pour aller prendre l'ascenseur. Il lui fit faire le tour et soudain, pour la énième fois de la soirée, ses yeux s'emplirent de larmes à nouveau. Son souffle se bloqua et elle resta figé devant le spectacle qui s'imposait à elle. La vue, magnifique avec toutes ses lumières sur la ville, n'était presque rien à côté de ce qui se trouvait dans un coin. Une couverture épaisse recouvrait le sol et était entouré par pleins de petites bougies dans des photophores uniques. Un nouveau sceau à glaces avec une bouteille de champagne et deux flûtes ainsi que deux assiettes dont le contenu était caché par des cloches. La jeune femme secoua la tête, ne croyant pas à ce qu'elle voyait.

- Ne me dis pas que…

- Je ne te dirais rien, mon amour, je vais plutôt te montrer.

Il se plaça alors dans son dos et repoussa ses cheveux par-dessus son épaule pour avoir un accès à sa nuque qu'il embrassa et lécha lentement, faisant monter le désir autant chez sa femme que chez lui. Bella pencha la tête pour qu'il ait un meilleur angle mais ne put s'empêcher de secouer la tête.

- Mais on ne peut pas… Pas ici…

Edward pouffa face à sa faible contestation et continua de l'embrasser, caressant ses bras nus lentement du bout des doigts, remontant vers les fines bretelles de sa robe qu'il décala avant de faire glisser délicatement le tissu sur son buste. Elle ne portait pas de soutien-gorge et il s'empressa de poser ses paumes sur ses deux seins, dont il titilla la pointe langoureusement avec ses pouces. Sa langue se baladait toujours le long de ses épaules, ses dents s'amusaient à mordre légèrement sa peau, prenant plaisir des sons de gorge que Bella ne pouvait empêcher de sortir de sa bouche.

Au bout de longues minutes à caresser et embrasser sa peau, Edward se tourna face à Bella, qui avait les yeux clos, savourant chaque tendresse que son mari avait pour elle. Elle n'était plus que désir. Les mains d'Edward jouant sur sa poitrine, cette langue enchanteresse qui naviguait sur sa gorge, son souffle chaud contre sa peau. Elle entoura rapidement le cou de son homme, pour attirer son visage vers le sien et l'embrasser à perdre haleine. Ses doigts se dirigèrent ensuite vers le col de sa chemise, qu'elle déboutonna avec ferveur et rapidité. L'excitation monta encore d'un cran entre eux et Edward débarrassa le corps de son amante de la robe rouge. Il voulait la sentir complètement nue contre lui.

Ses mains frôlèrent tout le long de sa colonne vertébrale avant que Bella ne s'écarte légèrement pour lui retirer veste et chemise. Ils se plaquèrent aussitôt l'un à l'autre, ne voulant pas perdre une seconde. Les ongles de Bella griffèrent le dos de son mari tandis que les mains impatientes de ce dernier pétrissaient les fesses de sa compagne. Il s'en empara rapidement, et la souleva faisant par la même occasion entourer les cuisses de Bella autour de sa taille. Perdant légèrement l'équilibre face à l'immense vague de désir qui déferla en lui, il dût plaquer le dos de sa femme contre un des murs avant de se redresser et de les allonger sur le petit lit improvisé.

Il fut heureux de découvrir que tout était préparé comme il l'avait demandé. La joie qui transparaissait de Bella n'avait pas de prix et il était heureux de lui faire temps plaisir. Mais il serait encore plus satisfait quand elle criait son nom dans l'extase dans laquelle il allait l'emmener.

La posant délicatement sur la couverture, il s'empressa de caresser amoureusement tout son corps. Commençant par sa gorge, sur laquelle il déposa un baiser. Ses doigts et ses lèvres glissèrent sur son décolleté, pour finir par s'attaquer lentement aux deux globes gorgés de passion. Ses dents se firent un plaisir de jouer avec les pointes durcis des seins de sa partenaire tandis que ses doigts se faufilaient toujours un peu plus bas sur le corps de la jeune femme, si impatients qu'ils étaient de trouver leur terrain de jeu favori.

Bella, elle, ressentait tout. Sa peau frissonnait sans arrêt. Ses yeux clos ne l'empêchait pas de sentir les yeux de son homme sur elle. Sa bouche s'occupait avec délice de sa poitrine alors que ses longs doigts s'amusaient à la rendre folle en s'enfouissant entre ses cuisses avant de remonter titiller un téton. Il la rendait folle. L'air légèrement frai qui lui arrivait sur la peau la fit frémir mais elle n'était pas certaine que le vent y soit pour quelque chose. Edward provoquait en elle mille et une réactions différentes. Et elle poussa un gémissement, comme pour confirmer ses dires alors que son mari progressait vers sa féminité, sa langue balayant toute la surface de sa peau.

- Edward…

Elle bredouilla quelques syllabes incompréhensibles, lui demandant certainement de la soulager mais Edward prit son temps. Il aimait la sentir à sa merci. L'avoir tremblante de désir, incontrôlable entre ses bras. Sa virilité était prête, dressée au maximum et d'attaque pour s'enfoncer dans la chair brûlante avec laquelle il jouait depuis maintenant quelques minutes. Elle voulait retrouver son Paradis sur Terre, comme Edward aimait l'appeler. Il passa donc à la vitesse supérieure et attendit que Bella demande grâce pour glisser le long de son corps et pénétrer son antre délicieusement accueillant.

Bella cherchait de l'air tant bien que mal tandis qu'Edward commençait à bouger à l'intérieur d'elle, lui murmurant des mots d'amour à l'oreille. Des larmes de bonheur absolu envahirent ses yeux alors qu'elle enlaça le cou et la taille de son homme, lui chuchotant à quel point elle l'aimait. Elle poussa un premier cri de plaisir, prise dans les spasmes de l'orgasme qui la secouait. Edward s'arrêta durant un instant, grinçant des dents tellement il voulait continuer à aller et venir à l'intérieur des chairs brûlantes de sa Bella. Cette dernière gémit de frustration malgré son orgasme saisissant et commença à rouler du bassin sous le corps de son mari.

Le jeune homme poussa un gémissement rauque avant de reprendre ses va-et-vient plus durs et rapides. Leurs peaux se couvraient de sueur au fil des minutes qui défilaient. Leurs bassins claquaient l'un contre l'autre de plus en plus rapidement à mesure que leur ébat s'accélérait et devenait encore plus fougueux. Leurs lèvres s'assemblèrent difficilement dans un baiser fébrile. Les ongles de Bella grattaient toujours les omoplates d'Edward durement tandis que ce dernier, pas loin de la jouissance, enfouissait son visage dans le cou de sa femme, qu'il mordit avant d'enfoncer un peu plus profondément son sexe dans le sien.

Les coups de reins devinrent de plus en plus fouillis… Les gémissements, les grognements et les cris envahissaient leur bulle… Bella recommença à trembler tandis qu'une nouvelle boule de chaleur éclatait dans son bas-ventre et Edward balança la tête dans un cri de libération alors que la douleur dans ses reins le traversait de toutes parts.

Essoufflés et comblés, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre pendant plusieurs minutes, à savourer le souffle chaud de l'autre, à écouter le cœur battant de leur moitié.

Edward roula enfin sur le côté, emportant Bella dans la manœuvre, si bien qu'elle fut à moitié sur lui. De longues minutes de silence poursuivirent, troublé d'un ou deux je t'aime susurrés à l'oreille.

- Dis…

- Oui ?

- Y'a quoi sous les cloches ?

- Je le dirais à condition que tu m'accompagnes avec un coup de champagne, cette fois.

Bella se mordit la lèvre et se redressa légèrement pour regarder les yeux de son mari. Cette fois, elle devait se lancer et lui annoncer la seconde nouvelle qu'elle retenait depuis de trop longues heures. Elle ne pouvait plus attendre. Elle avait envie de partager son bonheur avec celui qu'elle aimait et qui serait, elle en était sûre, véritablement heureux d'ici quelques secondes.

Prenant une profonde inspiration, elle secoua la tête négativement.

- Je peux pas boire de champagne.

- Mais bien sûr que si ! Nous avons des tas de choses à fêter ; notre anniversaire, le fait que tu arrêtes de faire semblant de coucher avec d'autres hommes… Je trouve qu'il y a des tonnes de raisons qui te poussent à boire du champagne.

- Tu as raison, y'a des tas des choses qui me donnent le droit de boire cet alcool mais y'en a une seule qui m'interdit de le faire…

Edward la regarda en fronçant les sourcils avant de rester bouche bée et de regarder Bella.

DIS-MOI ! , semblaient hurler ses pupilles.

- Je pense que tu as compris…

- Bella… Tu… Dis-le moi… Pourquoi… ?

- Je peux pas boire à cause du petit bonhomme ou de la petite fille qui va pointer le bout de son nez d'ici huit à neuf mois.

Les yeux d'Edward s'embuèrent à l'image de ceux de Bella et silencieusement, ils pleurèrent de joie.

Le jeune homme, qui ne pouvait croire en sa chance, bascula sa femme religieusement pour qu'elle s'allonge et lui embrassa de longues minutes ou heures peut-être, le ventre.

La jeune femme ne pouvait être plus heureuse qu'en cet instant, fermant les yeux et s'imaginant déjà un petit garçon avec le visage angélique de celui qu'elle aimait si intensément.

THE END !

* Water for Elephants est bien entendu un film de Robert Pattinson que j'ai adoré mais dans cette fiction, c'est le premier film romantique, hors érotique, qu'Edward aura tourné dans sa longue carrière :)

** Tenue d'Edward et Bella pour leur soirée en haut de la Tour Eiffel : http : / / i892 . photobucket . com / albums / ac124 / robstenation / staples / lizew-2 . jpg (enlevez les espaces, bien entendu ^^)

...

Pas de longs discours mais je voudrais encore toutes vous remercier pour vitre soutien et vos reviews. C'est sûr que ce n'était pas une fiction comme les autres et je suis ravie qu'elle vous ait plu.

Je voudrais aussi remercier ma Beta du début, qui est également ma Siamoise à qui je parlais de tous les chapitres pour avoir son avis : Popolove - I love You ! x3

Les bonus pleuvront d'ici quelques semaines, voir quelques mois car je voudrais me concentrer sur ma prochaine fiction, laquelle a son résumé (temporaire car il est pourri xD) sur ma page de profil.

Voilà, cette fois, c'est fini.

Je vous laisse avec regret mais que le Lemon dure !

Lemonesquement, Edwardienne100