Le mot du mois

Août 2010 - Enfermement

La chambre froide du plaisir

Hussy Apple

Bella et Edward

M – Romance


La chambre froide du plaisir

« Pourquoi ne viendrais-tu pas avec nous Bella ? » Me demanda Alice, ma meilleure amie. Je n'avais absolument pas suivi la conversation trop occupée à broyer du noir dû à ma rupture récente et douloureuse. Que plus jamais on ne parlât d'homme et de sentiments dans la même phrase ! Les histoires d'amour finissent mal, c'est bien connu ! Putain de Jacob à la con ! Putain d'Alice et ses idées de sortir ! Si seulement j'avais pu rester chez moi, seule dans mon lit enfermée dans ma chambre complètement plongée dans le noir… J'aurais pu déprimer sans avoir à me cacher pour faire plaisir à mes amis… Peut-être que Jacob n'en valait pas la peine mais c'était bien le seul à qui je tenais…

Je réfléchissais à ce que j'avais pu faire et ne pas faire pour qu'il en vînt à me quitter comme ça… sur un simple 'Bella, je te quitte et ne cherche pas à reprendre contact avec moi.' Quand est-ce que les choses avaient changé ? À l'époque des premiers flirts du lycée nous étions comme des inséparables lorsque nous pouvions nous voir… Et aujourd'hui, plus rien… Toutes ces belles années s'étaient volatilisées dans le néant ne me laissant plus que des souvenirs douloureux de notre amour définitivement mort… Certes nous avions eu des moments difficiles et des écarts chacun de notre côté mais c'était habituel chez les couples, non ?

Je soufflai, résolue… Si nous nous aimions vraiment et j'insistais sur le vraiment, notre couple aurait survécu à ces erreurs. Or ce n'était définitivement pas le cas !

J'avalai le fond restant de ma bouteille de bière d'un cul sec et pris mon sac avec empressement.

« Je dois aller travailler ! » Fis-je en me levant.

« Premièrement Bella, je sais que tu traverses une mauvaise passe à cause de ce chien de Jacob mais ce n'est pas une raison pour ne pas répondre à mes questions et tirer la gueule toute la journée ! Secondement, tu as une semaine de vacances alors ton excuse bidon n'est pas valable ! Je sais très bien que tu vas aller te remettre au lit mais ça n'arrangera rien ! » Me sermonna Alice d'un ton autoritaire.

Son petit ami Jasper approuva, suivi de mon frère Emmett. Sa nouvelle de garce de petite copine blonde à rajouts ne fit aucun commentaire. Qu'est-ce que je pouvais la détester ! Peut-être était-ce simplement de la jalousie envers elle pour son incroyable beauté et sa perfection sous tous les points… Quand on ne ressemble à rien avec son mètre soixante-trois et ses cinquante-cinq kilos, ses cheveux bruns, ses yeux chocolat et son teint cadavérique d'albinos on a plutôt raison d'envier une fille qui s'appelle Rosalie, grande, mince, blonde avec forte poitrine et dotée d'un sex-appeal hors norme ! Tout le monde l'adore et elle adore tout le monde, moi exceptée !

« Ok… » Fis-je en me rasseyant. « Si vous voulez avoir ma tête de déprimée toute la journée c'est votre choix ! Simplement, n'allez pas me le reprocher ensuite ! Je n'ai pas envie d'aller mieux en sortant dehors ! Je veux rester cloîtrée dans ma chambre de dix mètres carré qui put le chacal à cause d'une fille pathétique comme moi qui moisit d'heure en heure sous les couettes de son lit ! »

Je m'enfonçai dans le fond de ma chaise tout en croisant mes bras sur ma poitrine. Personne ne fit de commentaire à part Rosalie avec son 'pathétique' exaspéré. Je lui lançai un regard noir en pensant à quel point c'était une salope avec moi ! Alice décida qu'il valait mieux calmer la situation en me proposant de faire du shopping. Même si je détestais ça, j'acceptai avec hâte. Si ça pouvait m'éviter de rester dans la même pièce avec cette blonde, j'étais preneuse ! Et puis je pourrais toujours trouver un moyen de m'enfuir une fois dans les boutiques !

Je pris mon sac et partis avec Alice vers le centre commercial le plus proche. Le trajet se fit en silence et nous entrâmes dans une boutique de sous-vêtements d'une grande renommée. Il y avait de tout : des culottes et soutiens-gorges les plus basiques jusqu'au bout de tissu provocateur ne couvrant pratiquement rien de notre corps. Alice insista pour me faire essayer des ensembles osés. J'étais rouge de honte lorsqu'une vendeuse était venue me voir pour me conseiller d'autres ensembles alors que je ne portais un body transparent. Elle me conseilla un soutien-gorge et un string horrible et repartit rapidement sous la réplique suivante d'Alice :

« Merci mais je suis styliste ! Vous pouvez me laisser faire mon travail ? »

Effectivement, Alice avait sa propre boutique en plein centre ville de Seattle, là où nous habitions. Et ses affaires étaient plutôt fructueuses ! En deux ans, son prêt bancaire avait été remboursé à moitié ! J'étais certaine qu'elle aurait pu le rembourser intégralement si elle ne s'offrait pas des extras… Comme par exemple cette Porsche jaune canari dans laquelle elle se promenait partout… Là encore, elle avait fait un emprunt à la banque pour se l'offrir. Le mieux dans tout ça était qu'Alice avait réussi dans la mode sans jamais avoir étudié à l'université !

Elle me fit essayer un corset bleu nuit assorti à un string et à un porte-jarretelles. Et comme je venais d'avoir le coup de foudre pour ces pièces de lingerie je pris également une nuisette transparente et un peignoir de soie. Je dépensai sans compter cette fois-ci. Mon cadeau de rupture dirons-nous… Ma meilleure amie insista pour m'offrir le tout qui valait plus de mille dollars. J'essayai de me souvenir à quand remonter ma dernière folie dépensière de ce genre, en vain…

Nous sortîmes de la boutique avec chacune un sac à la main. Trop concentrée sur mes propres achats, je n'avais pas remarqué qu'elle aussi en avait faits. Elle m'emmena ensuite dans une boutique chic où elle acheta deux sublimes robes de cocktail. Les deux étaient basées sur le même modèle. C'était des robes bustiers avec un nœud dans le dos au niveau de la taille puis sous le tissu du bas, il y avait un jupon en tulle pour donner du volume. La première était rouge et noire, la seconde était rose nacré et blanche.

Nous finîmes nos achats dans un magasin branché pour des tenues de tous les jours en passant par divers styles. Alice me fit acheter plusieurs jeans, une jupe, une robe légère et plusieurs hauts tels que des pulls et des tee-shirts en passant par le petit top pour sortir en boîte… Elle aussi fit chauffer sa carte de crédit, peut-être trois plus que moi si ce n'était plus !

Alors que je pensais que nous allions rentrer, Alice partit dans la direction opposée à celle où sa voiture était stationnée.

« Alice ? » L'appelai-je pour avoir des explications.

« Ma pauvre Bella… Tu ne pensais tout de même pas échapper au magasin de chaussures et aux produits de cosmétique ? Avec d'aussi beaux vêtements, il ne faudrait pas tout gâcher à cause d'un visage mal mis en valeur ! Sans parler que je t'emmène chez le coiffeur juste après ! » Fit-elle enthousiaste.

« QUOI ? » M'écriai-je en plein milieu de l'allée commerciale. Je dus crier un peu trop fort car tout le monde nous dévisagea en l'espace de deux secondes avant de retourner à leurs préoccupations.

« Ne m'en veux pas s'il te plaît ! C'est déjà un miracle que tu aies accepté mon invitation shopping et que tu ne t'es pas plainte une seule fois sans parler du fait que tu as laissé ta folie prendre le dessus et que tu as acheté l'équivalence de quatre sacs ! Tu ne vas pas tout gâcher maintenant, n'est-ce pas ? » Me demanda-t-elle sur un ton suppliant accompagnée de sa moue irrésistible. Comment pouvais-je lui refuser quelque chose avec cet air de chat potté ?

« Ok… Je vais faire un dernier effort. Mais sache que ça ne sera pas souvent comme ça ! » L'avertis-je afin d'être certaine qu'il n'y ait aucun malentendu.

« Bien sûr ! » Cria-t-elle de joie tout en m'enlaçant avec ses nombreux paquets en main. « Tu devrais te faire larguer plus souvent pour qu'on puisse faire des vraies séances shopping ! »

« Ha ! Ha ! Ha ! Je suis morte de rire ! » Répondis-je sur un ton ironique. « Et si on allait déposer nos paquets dans la voiture avant de finir nos courses ? »

« Pas de problème ! » Fit-elle en me relâchant et en m'entraînant avec entrain jusqu'à sa voiture de sport. Son coffre était minuscule mais nous réussîmes quand même à tout mettre dedans. Ce fut dans la même vitalité qu'elle me traîna jusqu'à la boutique de chaussures. Alice acheta des escarpins argentés et une autre paire de chaussures casse gueule de couleur bleu nuit assorties à mes sous-vêtements. Comme elles n'étaient pas à la pointure d'Alice je compris qu'elle allait me les offrir de force… Je m'offris une nouvelle paire de converses, les basses noires. Rien de plus basique… Nous passâmes dans un magasin de sacs où Alice me dénicha une besace noire dont je tombai immédiatement amoureuse. Après tous mes achats, je n'étais pas à une folie près ! Je décidai donc de passer à la caisse pour me l'offrir. Et puis vint le magasin de cosmétique. Alice prit un panier qu'elle remplit presque à ras bord !

« J'espère que tout n'est pas pour moi ? » Demandai-je avec crainte.

« Si, mais ne t'en fais pas ! C'est moi qui règle tout ! »

« Alice… » Tentai-je de la raisonner.

« Non Bella ! Ça ne fonctionnera pas cette fois-ci ! Tout d'abord parce que si tu ne tiens pas à finir seule pour le restant de tes jours tu ferais mieux de ne pas me contredire et de te laisser faire. Ensuite, nous sortons ce soir ! Si tu nous avais écoutés lorsque nous parlions au café, tu aurais su que ce soir nous sortons dans une nouvelle boîte en vogue ! C'est un ami d'Emmett et de Jazz qui l'a ouverte récemment. Nous avons des passes VIP ! Allez ! Je te dépose chez le coiffeur ! »

Une heure plus tard, je sortis de son fameux coiffeur qui faisait également un excellent institut de soins ! J'eus le droit à une manucure, une pédicure et un soin du visage relaxant. Je ressortis toute belle du salon. Mes cheveux avaient été profondément nourris et étaient désormais resplendissants de beauté ! Je les avais faits couper légèrement et sécher naturellement. J'avais de magnifiques anglaises formées sur les pointes. Et mes vingt ongles avaient été vernis de noir pour me donner du style d'après Alice…

Nous rentrâmes chez moi. C'était une maison située près de l'un des hôpitaux de la ville. Avec moi en tant que Miss Catastrophe, il fallait se préparer au pire ! Je passai par le petit coin avant de rejoindre Alice dans la salle de bains privée de ma chambre. Elle me maquilla légèrement mettant mon regard chocolaté en valeur en mettant un trait d'eye-liner noir et du mascara. Elle me montra la technique pour que je puisse la reproduire plus tard.

Prêt d'une heure plus tard et la technique acquise aussi bien en théorie qu'en pratique, Alice se prépara à son tour. Elle mit plus d'une heure durant laquelle je lavai manuellement mes nouveaux sous-vêtements et les séchai à l'air libre avec mon ventilateur devant. Quand elle sortit de la salle de bain elle était magnifique !

« Tu n'es pas encore habillée ! » Cria-t-elle en constatant ma tenue. « Qu'est-ce que tu attends ? Hop ! Hop ! Hop ! On n'a pas que ça à faire ! » Elle alla chercher dans les paquets et y prit un slim noir. « Enfile tes nouveaux sous-vêts ! » M'ordonna-t-elle en me lançant le corset et le string.

Je partis dans la salle de bain pour les enfiler et quand j'en ressortis, Alice était en train de transférer le contenu de mon sac à main dans mon nouveau. Elle avait déposé mes affaires sur mon lit. J'enfilai le slim puis un top bleu nuit très décolleté sans pour autant être vulgaire. Je mis une veste en cuir et les talons bleus. Alice me tendit mon nouveau sac que je passai par-dessus ma tête.

« C'est parti ! » Sautilla-t-elle jusqu'à la porte. Dix minutes plus tard, nous étions devant un club dont la file d'attente était vraiment très, très longue ! Un club en vogue ? C'était encore un euphémisme ! Jasper, mon frère et sa copine vinrent nous rejoindre.

« Waouh ! » Fit Emmett en s'arrêtant de marcher et en ouvrant grand la bouche de stupéfaction. « Bah dis donc sœurette ! Tu es très… sexy ! Je te préviens, il n'y a pas intérêt à ce qu'un homme vienne t'aborder ce soir ou je le castre ! »

« Tu n'as pas besoin de jouer les grands frères protecteurs, j'ai vingt-trois ans maintenant ! Je ne suis plus une petite fille ! Et je compte bien ne pas finir seule ce soir ! J'ai envie de profiter de la vie ! »

Tout le monde me regarda d'un air choqué, en particulier mon frère.

« Bon allez ! Ce n'est pas en restant ici que je vais me trouver une proie ! On rentre ! » Je commençai à marcher en direction de l'entrée mais personne ne me suivit, encore sous le choc de mon attitude. « Bah quoi ? Vous ne voulez plus venir ? »

« Les mecs qui t'approcheront seront définitivement castrés ! Hors de question que tu sois une sorte de femme à hommes ! » Se mit en colère Emmett avant de nous mener près du videur de la boîte. Il lui tendit des cartons, nous donna un collier qu'on dut mettre devant lui puis il nous laissa entrer. L'intérieur était vraiment très spécial et… presque indescriptible si ce n'est pas couleur rouge sang. Un homme vint vers nous et nous conduisit sur une sorte de balcon plus calme qui donnait une vue d'ensemble sur la piste de danse et sur le bar. Il prit nos commandes avant de revenir avec un plateau et un autre homme. Vraiment très beau. Non c'est faux… Magnifique ! Et c'est un euphémisme de dire ça ! Cet homme est orgasmique !

Il portait un tee-shirt blanc saillant parfaitement ses muscles… Mon dieu ! Cet homme avait un de ces torses ! Je me tortillai sur la banquette pour apaiser vainement l'effet qu'il avait sur moi et mon centre… De son seul regard émeraude, il était capable d'envoyer un tsunami dans mon string… Putain d'homme à la con ! Comment était-ce possible de faire autant d'effet sur une femme ?

Durant ma contemplation de cet être d'une beauté surhumaine, j'en avais totalement oublié Jacob ! Je me mis en tête de finir ma soirée avec lui coûte que coûte ! Je savais parfaitement que ce n'était pas très correct mais bon… Une occasion pareille, ça ne se rate pas !

Une femme blonde et pulpeuse passa à côté de lui et lui fit un clin d'œil. Il la regarda passer d'un air indifférent et je m'enfonçai aussitôt dans le fond de la banquette moelleuse, totalement déçue et découragée. Si une blonde aussi canon ne lui faisait pas d'effet, c'est qu'il était forcément gay ! Je soufflai. Ce n'était pas cette nuit que j'allais avoir un bel Apollon dans mon lit…

Emmett se leva lorsque les deux hommes arrivèrent à notre niveau. Il s'avança vers le dieu vivant et le salua avec son salut spécial tape-m'en cinq… Un salut typiquement masculin… Jasper le salua également d'une poignée de main plus traditionnelle. Pourtant ça n'empêchait pas de montrer à quel point ils avaient l'air proches. Rosalie se leva à son tour et lui fit la bise. Quant à Alice, elle lui sauta au cou. Les deux se mirent à rire puis quand ils se séparèrent, l'homme posa son intense regard sur moi. Il me sourit de la façon la plus sexy qu'il soit… Bon sang ! Ses lèvres étaient un véritable appel à la tentation ! Il s'approcha lentement de moi tel un prédateur en chasse.

Je me rendis compte que j'étais la seule à être encore assise et me levai d'un bond pour lui faire la bise. Nos poitrines se touchèrent et un frisson naquit de toutes parts de mon corps. Il posa l'une de ses mains dans le creux de mes reins et l'autre sur mon bras. On s'écarta l'un de l'autre et nous contemplâmes dans les yeux. Je pouvais lire de la surprise dans ses yeux. Peut-être était-ce dû à cette intensité électrique que j'avais ressentie et qu'il en avait eu également de son côté.

« Je suis Edward Cullen… » Commença-t-il sur un ténor sexy.

« Le propriétaire de cet endroit superbe ! » Finis-je à sa place. « Moi, c'est Bella... »

« Ma petite sœur ! » Intervint Emmett en nous séparant et en emprisonnant mon cou dans le creux de son coude. Pourquoi avais-je l'impression de retourner des années en arrière lorsque nous avions tous deux des appareils dentaires et des boutons d'acné sur le visage ? Il me prenait souvent ainsi pour frotter son poing sur le sommet de mon crâne pour me taquiner et me faire mal par la même occasion !

« Emmett ! Je ne suis plus une gamine ! Lâche-moi ! » Me plaignis-je sous les rires amusés des autres. Lorsqu'il me lâcha enfin, je me lissai mes cheveux et lui lançai un regard noir.

« Pauvre petite Bella… »

« C'est ça ! » Marmonnai-je. Je partis en direction de la salle principale où se trouvaient la piste de danse et le bar.

« Ne sois pas fâchée sœurette ! »

En signe de réponse, je me retournai et lui tirai la langue de manière infantile avant de reprendre mon chemin.

« On peut savoir où tu vas ? » Demanda-t-il sur un ton autoritaire, presque paternel.

« Draguer et oublier ma peine de cœur ! C'est pour ça que vous m'avez emmenée ici, non ? » Lui répondis-je en continuant de marcher. Je ne lui laissai pas le temps de répondre, fonçant dans les escaliers. En bas, il faisait plus chaud dû au monde qu'il y avait et l'ambiance était plus… excitée également. La plupart des couples dansaient de façon provocante et sensuelle sur une musique assez osée… Cette atmosphère forte en phéromones me donnerait peut-être des avantages ce soir… Je rejoignis tant bien que mal le bar en se frayant un chemin parmi la foule et commandait un shooter au barman.

« Bella Swan ? » Fit-il étonné. Je fronçai les sourcils tout en étudiant ses traits que j'avais peut-être déjà vus quelque part… Blond, yeux bleus… Oh putain !

« Mike Newton ? » M'exclamai-je plus que surprise d'autant plus qu'il n'était vraiment pas mal maintenant ! Il avait énormément pris en muscles, ses traits de poupons avaient laissés place à des traits virils… Rien à voir avec l'adolescent que j'avais connu quelques années plus tôt au lycée de Forks et que j'éconduisais constamment. « Ça fait un baille ! Waouh ! Dis donc ! Quel corps ! »

« Et oui tu as vu ça ? Je fais du sport intensif tous les matins dans la salle de sport privée du club. »

« Oh ! Il y a un club de sport ici ? »

« Uniquement pour les employés… Sinon, les amours comment ça va ? »

« Heu… Je suis célibataire si c'est ce que tu veux savoir. Et toi, comment ça se passe ? »

« Idem ! Je profite de la vie… » Dit-il en me faisant un clin d'œil. Je lui souris. Il se fit reprendre à l'ordre par un de ses collèges. « Donc un shooter pour la belle ! Lequel veux-tu ? »

« Ta spécialité ! » Répondis-je sans réfléchir.

« Aucun problème ! Je te fais ça tout de suite ! » Il ne mit pas longtemps à me donner ce que je voulais. Un petit verre était présenté devant moi. Le liquide contenu dans celui-ci était bleu et cramoisi. Sans réfléchir je le vidai d'une seule traite ignorant son goût. Je secouai la tête en reposant mon verre sur le zinc.

« Comment s'appelle-t-il ? »

« Le porn star ! » Fit-il avec une moue sournoise. Je ris pour je ne sais quelle raison et en commandai un autre. Mike partit servir d'autres clients tandis que je me retournai, le dos appuyé contre le bar. Je relevai la tête et vis Edward et Emmett me regarder par le balcon où nous étions installés. Je levai mon verre en leur direction et bus cul-sec mon shoot d'alcool. Je posai mon verre sur le bar avant de partir sur la piste de danse. À peine l'avais-je rejointe qu'un homme était déjà positionné derrière moi en train de me faire danser.

« Bonsoir jolie demoiselle, je m'appelle Riley… M'accorderiez-vous le plaisir de danser avec moi ? » Me chuchota-t-il à l'oreille et en me mordant le lobe. Je gémis un peu et me retournai vers lui, me collant davantage à son corps très, très avantageux.

« N'est-ce pas déjà ce que nous faisons Riley ? » Lui soufflai-je à l'oreille. « Au fait, je suis Bella… »

« Ravie de te rencontrer Bella. » Dit-il en mettant ses mains sur mes fesses. En temps normal, je n'étais pas une fille facile qui couche à tout vent et qui est du genre allumeuse et provocatrice, pas dans le genre sainte-ni-touche non plus mais j'avais envie de changer… Tout ça à cause de ce crétin de Jacob Black ! Et d'ailleurs, en parlant de lui…

Je me figeai sous le regard inquiet de mon cavalier. À dix mètres de moi, il se trouvait là avec Leah Clearwater !

« Désolée, tu viens de me marcher sur le pied et je déteste ça ! » Prétextai-je pour laisser ce Riley en plan, seul au milieu de la piste. Je n'eus le temps que de faire la moitié de la distance nous séparant, avant que les deux ne s'embrassent à pleine bouche ! Dégueulasse ! À gerber ! Comment après moi, pouvait-il être avec une fille telle qu'elle ? Cette fille avait sûrement plus mauvais caractère que Rosalie, la reine des garces avec moi ! Leur baiser était tellement passionné et chaud que je pouvais apercevoir que Jacob se frottait contre le bassin de sa catin. Pathétique d'avoir une érection avec une fille comme ça ! Leah mit fin à leur baiser et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Elle le prit par la main et l'emmena en direction des toilettes. Je sortis mon portable et commençai à les filmer. Ils jetèrent des regards un peu partout autour d'eux pour vérifier que personnes ne les regardaient avant d'enter dans les WC femmes. J'attendis deux minutes avant d'entrer à mon tour. Je mis la sensibilité du son au maximum afin d'être certaine que même loin j'enregistrerai leurs gémissements dans mon portable. Discrètement, je m'enfermai dans la cabine adjacente à la seule cabine de fermée. Je baissai la lunette des toilettes et montai dessus avant de mettre mon portable par-dessus la cloison. Jacob était assis sur la lunette rabaissée et Leah le chevauchait. Laissez-moi vomir ! Et dire que j'avais fait la même chose avec lui un jour ! Tous deux avaient les yeux fermés étant proches de leur paroxysme, il n'y avait donc aucune chance que je me fasse attraper. Jacob grogna de façon gutturale. Un réflexe qu'il avait toujours eu quand il éjaculait. Leah voulut crier mais Jacob l'embrassa pour étouffer son cri.

« Je t'aime mon amour. » Lui dit-il tendrement.

« Je t'aime aussi. » Lui répondit-elle.

Et c'est reparti pour un baiser ! Elle ne savait pas qu'il était du genre rapide pour récupérer ses forces ? Et aussi dans le genre rapide pour réagir au quart de tour. À peine lui effleurait-on les lèvres et il avait une érection ! Et cette règle était aussi applicable après une bonne séance de sexe ! C'est certainement ça, que je regrettai chez lui… C'était un super bon coup sachant parfaitement quand il fallait faire l'amour avec tendresse et quand il fallait le faire de façon bestiale selon les circonstances…

Plongée dans mes pensées, je ne les avais pas vus se rhabiller le corps encore tremblant de plaisir et couvert de sueur puant le sexe. Ils devaient certainement afficher cet air niais et satisfait du 'on vient de le faire'. Et le mieux dans tout ça, c'est qu'ils étaient totalement inconscients d'avoir été filmés par moi en pleine action…

J'enregistrai la vidéo et descendis du cabinet. Je sortis des toilettes et montai les marches pour rejoindre le balcon VIP… Lorsqu'ils m'aperçurent, mes amis parurent mécontents. Tous sans exception. Je m'assis comme si de rien n'était. Je regardai ensuite Edward droit dans les yeux. Il affichait une mine… frustrée…

« Ton bar est vraiment nul pour deux raisons ! » Je le vis ouvrir grand la bouche. « Premièrement, on laisse entrer n'importe qui ! Exemple : Jacob Black et Leah Clearwater ! » Tous mes amis répétèrent leurs noms avec le plus grand étonnement. « Secondement, parce que tout le monde peut baiser dans tes toilettes sans se faire prendre ! Vive les vigiles qui sont là pour éviter ce genre d'incident ! » M'exclamai-je ironiquement.

« Heu… Je ne sais pas quoi dire… » Bafouilla-t-il. « Tu as des preuves de ce que tu avances ? »

« Je ne suis pas de celle dont le voyeurisme l'a fait tripper mais vu que c'était mon ex et sa nouvelle copine, je n'ai pas su résister ! » Lui dis-je en tendant mon portable avec la vidéo prête à être visionnée. « Je pourrais peut-être mettre ça sur internet et envoyer le lien avec une adresse mail créée exprès… Ou alors je l'envoie à son père ! Ou au mien ! Il comprendra enfin que celui qu'il imaginait comme le beau-fils parfait n'en est rien ! Non mais sérieusement ! Ils s'avouent leurs sentiments amoureux ! Et ça fait quoi… ? Deux semaines qu'il m'a lamentablement plaquée ! Ils devaient déjà avoir une relation pendant qu'on sortait ensemble pour avoir des sentiments l'un pour l'autre et que ça soit réciproque ! Ça me dégoûte ! J'ai été cocue ! »

« Bella… Je crois que tu ferais mieux de te taire avant de dire plus de conneries… Sérieusement, tu t'es vue quand t'as bu ? » S'amusa Alice. « Et arrête tes projets de vengeance minable ! »

« Ouais t'as raison… »

Edward me rendit mon portable et s'excusa une minute pour parler à un vigile. Il revint vite vers nous. Je pris mon vampire. (N/A : Nom d'un cocktail !) Je retirai la cerise du verre en la prenant par la queue. Je la mis dans ma bouche avant de la ressortir intacte. Manœuvre dans le seul but que rien ne coule sur moi et me salisse. Je bus d'une traite mon cocktail et manger la cerise. Je jetai le noyau dans le verre. Je pris ensuite la queue du fruit que je mis dans ma bouche. Je la ressortis quelques secondes plus tard en ayant fait un nœud avec. Et oui… Miss Bella est très habile de sa langue… OK… Je suis complètement bourrée là !

Lorsque je levai les yeux, tout le monde me regardait en silence. Je vis qu'Edward respirait difficilement le regard rivé sur moi de façon… gourmande. Je ne pus m'empêcher de sourire.

« Bah quoi ? » Leur demandai-je d'un ton innocent. Ce fut Alice qui prit la parole au nom de tout le monde.

« Je me demande si je n'aurais pas mieux fait de te laisser enraciner dans ton lit… Une Bella qui accepte de faire du shopping et d'acheter des vêtements, c'est étrange mais cool… Une Bella saoule qui a trop picolé et qui se dévergonde, c'est carrément flippant ! »

« Merci ! » Ris-je stupidement. Je repris mon sérieux en me sentant soudainement pas très bien… « J'ai un peu chaud là… »

« Moi aussi ! » Déclara Edward. « Et si je pouvais t'accompagner dans un endroit qui permet de se refroidir rapidement, tu accepterais de venir avec moi ? »

« Super ! » Fis-je en me levant précipitamment, sans perdre l'équilibre ou vomir. « C'est par où ? » Lui tendis-je la main. Il la prit et me conduisit dans la salle bondée. Il se dirigea vers le bar et nous fit passer de l'autre côté, là où se trouvaient les barmen. Il y avait une sorte de petite trappe qu'il ouvrit.

« Hey Bella ! Que fais-tu ? » Demanda Mike.

« On va dans la chambre froide quelques minutes. » Répondit Edward à ma place. « Cette demoiselle a un peu trop chaud… »

« Moi j'en aurais bien profité de cette chaleur… » Fit-il la voix pleine de sous-entendus…

« Argh ! C'est dégueulasse ! » M'exclamai-je. « T'es peut-être un plus franc et beau qu'au lycée, mais dans le fond tu n'as pas changé ! Mike, la réponse sera la même qu'à l'époque en plus directe, dans la même franchise que des paroles : je ne coucherai pas avec toi ! On peut descendre ! » Fis-je à l'attention d'Edward. Il ne se fit pas prier pour m'aider à descendre. Il referma la trappe derrière nous et m'emmena devant une porte en acier. Il l'ouvrit et m'invita à entrer. Il rit devant mon air hésitant.

« On pourra ressortir sans problème, ne t'en fais pas ! Le tout est juste que la porte ne se referme pas tant que nous sommes tous les deux à l'intérieur… Tu viens ? »

J'hochai la tête et entrai dans la pièce… Edward se colla contre la porte tandis que j'allai un peu plus loin dans la pièce.

« Ce n'est pas très écologique et économique de laisser se réchauffer la pièce en laissant ouverte la porte, non ? Ma mère me répétait sans cesse de vite refermer la porte du frigo ou du congélo à cause de ça… »

« Tu préfèrerais passer la nuit enfermée ici ? »

« Heu… Non sans façon merci ! Tu n'as qu'à mettre un système de porte pour qu'on puisse l'ouvrir des deux côtés. » Suggérai-je.

« J'y ai pensé… Mais comment ferais-je pour capturer et enfermer mes victimes prisonnières dans mon piège glacé si elle pouvait ouvrir la porte de l'intérieur ? »

« Hummm… Tu es une sorte de serial-killer et tu laisses tes victimes mourir de froid ici avant de les récupérer une fois congelées ? Sympa… et c'est très excitant d'avoir affaires avec un homme dangereux. » Il rit de bon cœur, tout comme moi. Je m'avançai vers lui et mis mes mains sur son torse. J'approchai mes lèvres de son oreille. « Je ferais mieux de ne pas m'éloigner de toi si je ne veux pas être ta prochaine victime… J'espère que Mike n'est pas ton complice… » Lui soufflai-je sensuellement. Sa respiration était de plus en plus saccadée et difficile et avant que je ne comprenne ce qu'il m'arrive, j'étais plaquée contre une étagère mes lèvres attaquées par celles d'Edward.

Je commençai à gémir et à me frotter à lui de manière urgente. Ce type était incroyablement excitant. J'entrouvris la bouche et il en profita pour glisser sa langue à l'intérieur. Elles se débattirent férocement et avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de désir. Je pouvais sentir son érection par-dessous son jean qui grandissait au fur et à mesure que je me frottais à lui. Il prit mes fesses en coupe et me fit asseoir sur une étagère. J'enlaçai ses hanches de mes jambes afin d'avoir plus de contact entre nos sexes ne demandant qu'à s'unir l'un à l'autre. Je fourrageai ses cheveux de ma main, ce qui avait le don de le faire gémir, tout comme je gémissais par notre friction intime…

Tous deux hors d'haleine, Edward déplaça ses lèvres dans mon cou afin que l'on puisse respirer de nouveau convenablement. En vain pour ma part, sachant que sa bouche était dans le creux de mon cou à me faire un suçon ou à me mordiller gentiment…

Je fermai les yeux et gémis sous les sensations qui affluaient de tout mon corps… Lorsqu'il s'arrêta, j'ouvris les yeux et vis la porte… fermée !

« Oh c'est pas vrai ! » M'exclamai-je en me dégageant de sa prise. « La porte s'est refermée ! On va mourir gelés ici ! » Commençai-je à paniquer en essayant de l'ouvrir. Edward ne dit rien et je me retournai pour voir sa réaction. Il était dos à moi, plié en deux… Oh merde ! Ne me dîtes pas que dans ma manœuvre je lui ai donné un coup dans les… Ouille ! Je grimaçai, imaginant bien à quel point cela devait être douloureux pour lui si c'était le cas… Surtout qu'il était en une belle et pleine érection ! Même si ce sont les testicules qui font le plus mal, ça ne doit pas être plus agréable…

« Heu… Edward… Je suis terriblement désolée, je n'ai pas fait exprès ! Oh Edward… Comment puis-je me faire pardonner ? »

« Heu… Pour l'instant tu ne m'approches plus le temps que ça passe… Tu serais extrêmement gentille… » Dit-il, la voix partant légèrement dans les aigus.

« Tu veux peut-être mettre de la glace dessus ? » Lui proposai-je coupable…

« NON ! » S'écria-t-il brusquement. « Je veux dire… Ça va aller, ne t'en fais pas pour moi… » Se reprit-il plus calmement. Il s'allongea sur le sol et plia les jambes.

« Je suis vraiment désolée… Je ne m'en étais même pas rendue compte ! Je suis trop nulle… Est-ce que… j'ai frappé fort ? »

« Rassure-toi, j'ai connu pire lorsque j'ai plaqué l'une de mes ex. Ç'a été terrible ! Elle avait frappé tellement fort que j'ai failli en mourir et je ne plaisante pas ! J'ai eu tellement mal que j'ai été pris par des nausées et la douleur était telle que je suis resté en apnée trop longtemps. Je me suis évanoui et quand je me suis réveillé j'étais à l'hôpital. Autant te dire que plus jamais je ne reverrai cette fille de ma vie ! Une vraie folle furieuse ! Les médecins ont dit que j'avais eu de la chance car j'aurais pu être stérile suite à ça, ou que mes testicules auraient pu éclater et j'aurais dû aller au bloc pour me les faire amputer ! Tu te rends compte ? M'enlever les testicules ! » S'exclama-t-il horrifié.

Je ne pus m'empêcher de sourire bien que la situation n'était vraiment pas drôle… Je m'allongeai à ses côtés et me blottis dans ses bras.

« Je suis vraiment désolée… »

« C'est de l'histoire ancienne… Tu n'as pas à t'excuser. » Dit-il plus tendrement en me prenant dans ses bras.

« Je parlais pour ce que je viens de te faire. »

« Ne t'en fais pas, ça va déjà mieux ! Dans quelques minutes je n'aurais plus du tout mal ! C'est un millième de ce que j'ai pu ressentir par rapport à mon dernier coup presque fatal… »

« Tu n'as gardé aucune séquelle ? »

« Si… Je suis allergique aux blondes et plus particulièrement quand elles s'appellent Tanya, Irina ou Kate Denali… Tout ce qui touche à ses filles me révulse totalement ! D'ailleurs l'une de leurs meilleures amies est passée tout à l'heure dans notre loge. Elle a essayé de me faire du gringue… Totalement dégoûtant ! »

« Alors tu n'es pas gay ? » Demandai-je pleine d'espoir. En réponse, il partit dans un fou rire qui dura quelques minutes.

« Désolé ! » S'excusa-t-il entre deux éclats de rire. « Mais… où es-tu allée chercher une idée pareille ? »

« Bah quand tu as repoussé la blonde en haut… J'ai pensé que si une aussi belle femme ne te faisait rien, c'est que tu devais t'intéresser aux hommes… » Avouai-je honteuse.

« Crois-tu vraiment que j'aurais eu une telle érection en ta présence si j'avais été gay ? Crois-tu vraiment que j'aurais été obligé d'aller dans une chambre froide pour reprendre mes esprits lorsque je te vois accomplir un magnifique travail avec ta langue et cette queue de cerise ? » Il écarta mes jambes très lentement et vint se mettre au dessus de moi, entre mes jambes. La tension monta d'un cran… Sa main montait et descendait d'une lenteur torturante sur ma cuisse droite alors posait ses lèvres dans mon cou… Je gémis et fermai les yeux. Il tripota quelque chose dans ma poche et quelques secondes plus tard, la chanson Baby did a bad bad thing de Chris Isaak fut la seule chose que nous entendions dans la pièce… Il déplaça ses lèvres jusqu'à mon oreille qu'il mordilla un peu avant de reprendre son petit discours…

« Crois-tu vraiment que j'aurais été jaloux quand d'autres hommes t'approchaient et dansaient avec toi si j'avais été gay ? Crois-tu vraiment que j'aurais été si peu soucieux d'être enfermé à tout jamais dans une pièce à moins dix-huit degrés en compagnie d'une femme aussi merveilleuse et désirable que toi ? » Souffla-t-il sensuellement à mon oreille. « Bébé tu as fait une vilaine, vilaine chose* en nous enfermant ici… Assume-en les conséquences… » (N/A : *traduction du titre de la chanson citée un peu plus haut.)

Je voulus le contredire mais c'était tellement érotique comme situation que je n'en eus pas le cœur de le faire, de peur de gâcher ce moment incroyable. Si je mourrais ici, j'aurais une fin plutôt heureuse et cela mettrait un terme à ma pseudo-dépression suite à une rupture !

Edward me donna un baiser long, langoureux et ardent. Il reprit très vite du poil de la bête car je sentais son érection naissante contre mon centre. Même par des températures négatives, il était d'attaque ! Quel homme ! Sauf qu'il ne me dominerait pas comme ça ! D'un mouvement habile j'inversai les positions. Je m'éloignai d'Edward et vis son visage se décomposer avant que ses mains ne descendent entre nos corps. Oh merde ! Ne me dîtes pas que j'ai recommencé ? Je suis maudite ! Dieu ne veut pas que j'ai des relations sexuelles avec Edward ce soir avant de mourir de froid !

Alors que j'allais m'excuser, Edward se mit à éclater de rire. Je le regardai avec un air d'incompréhension. Il m'attira vers lui et m'embrassa à nouveau, mais je ne serais pas coopérative avec lui tant qu'il ne m'aurait pas expliqué son comportement. Je me redressai et croisai mes bras sur ma poitrine.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Demanda Edward.

« Tu oses poser la question ? » Lui répondis-je sèchement.

« Tu n'aimes pas les blagues ? »

« Si mais pas celles de ce genre et encore moins quand l'ambiance était telle qu'elle était avant ta putain de blague ! Et tu m'as fait peur ! J'ai cru que j'avais encore blessé ! Je n'ai pas trouvé ça drôle du tout ! »

« Tu aurais trouvé ça drôle si j'avais fait la même tête que toi ! » Rit-il de nouveau.

Vexée, je me levai en prenant mon portable et en coupant ma musique. Je marchai vers la porte puis me retournai vers lui. Il avait la bouche grande ouverte de stupéfaction.

« Tu ne peux pas me laisser comme ça ! » S'exclama-t-il enfin après un petit moment. Il me désignait la bosse de son pantalon.

« Et bien si, je peux ! Maintenant essaye de trouver un moyen de nous faire sortir d'ici avant que l'on ne meurt ! Si je crie de toutes mes forces, tu crois qu'on m'entendra ? »

« Si quelqu'un est juste à côté peut-être… Mais impossible qu'une personne du bar nous entende… Déjà qu'on entend à peine la musique d'ici alors qu'elle est presque assourdissante dans la salle principale… »

« Ok… Mauvaise idée… Les portables ne passent pas non plus ici… En gros, on est fait comme des rats ! » Paniquai-je à nouveau. « Je commence même à avoir froid ! »

« Colle-toi à moi ! C'est un moyen de survie avant d'être une technique de rapprochement, je te l'assure. Nous allons nous réchauffer mutuellement… » Dit-il en tendant les bras vers moi. Je soufflai, m'assis à califourchon au dessus de lui et me blottis dans ses bras.

Je fermai les yeux tout en laissant ma tête reposer dans le creux de son cou.

« Je suis désolée d'avoir autant bu et de ne pas être dans mon état normal… J'aurais préféré que tu apprennes à me connaître d'une autre façon… Je suis lamentable… »

« Je ne trouve pas… D'après ce que j'ai compris, tu sors d'une histoire de cœur et je peux parfaitement comprendre ce que tu ressens. Je l'ai déjà vécu plusieurs fois. »

« Je trouve ça terriblement dommage… T'as l'air d'un type bien… »

« La plupart de mon entourage me le dit aussi ! Et pourtant… » Rit-il. « Tu as l'air aussi d'une fille bien. »

« Bah ça c'est la première fois qu'on me le dit en face ! Ça doit être parce qu'on vient seulement de se rencontrer et que tu ne me connais pas encore comme Alice, Jasper ou Emmett… Et puis tu ne dirais pas ça si tu savais ce que j'ai fait à mon ex… »

« Qu'est-ce tu as fait ? »

« Tu n'as pas peur de savoir mes secrets les plus sombres ? » Le regardai-je droit dans les yeux.

« Non… Je ne te jugerai pas non plus, je te le jure. »

« Ok… Dans ce cas… Ça c'est passé il y a environ un an, Jacob fait des études de médecine et il était tout le temps occupé par ça si bien que nous ne sortions plus, ne passions plus non plus de temps en amoureux… Et on n'avait pas eu de rapports depuis plus de deux mois ! Je lui en avais parlé mais il n'avait rien fait pour changer les choses et ne laissait pas non envisager le fait qu'il le ferait un jour… Je me sentais très seule et puis son meilleur ami Seth Clearwater, le frère de sa nouvelle copine qui est un peu plus jeune que nous deux, a frappé à la porte en pleine après-midi… J'avais bu un verre de vodka et l'ai invité à rentrer boire un verre. Il accepta en attendant le retour de Jacob qui devait arriver deux heures plus tard après ses cours. Et au lieu de lui proposer un verre, je l'ai embrassé et il ne m'a repoussée non plus… Une chose entraînant une autre on a fait ça sur mon canapé et aussi dans le lit… Jacob rentra plus tôt que prévu et entra dans la chambre où il nous trouva ensemble en position de levrette… J'ai brisé leur amitié sans le vouloir par égoïsme et solitude… J'ai rendu notre couple encore plus instable qu'il ne l'était déjà… Même si je suis certaine qu'il me trompait également, je ne l'ai jamais pris sur le fait… Bref… Je me sens responsable de la dégradation de notre couple bien qu'il a sa part de responsabilité malgré tout… J'ai gâché six ans de la relation… Soit presque un quart de ma vie jusqu'à présent… Ça fait bizarre de se dire après tant d'années que je suis célibataire… J'ai toujours pensé que Jacob serait mon mari avec qui j'aurais des enfants plus tard… Finalement, ce n'est pas plus mal ainsi… À vingt-trois ans, sans enfant, sans mariage, j'ai encore le temps de reconstruire ma vie et d'en profiter comme bon me semble sans inconvénient… »

Je frissonnai dû au froid et Edward me serra plus près de lui et frotta mes bras pour me réchauffer.

« J'imagine que les relations sérieuses ne sont pas dans tes projets immédiats… » Dit-il avec une pointe de déception ou peut-être de tristesse dans la voix… Je voulus m'écarter de lui pour voir son visage mais il me resserra davantage contre lui, m'empêchant de le voir.

« Et bien… C'était effectivement dans mes plans mais comme on dit, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis… Et puis parfois il y a certains évènements ou certaines rencontres qui vous font envisager les choses différemment… »

« Que dois-je en conclure ? » Demanda-t-il sur le ton du flirt.

« Aucune idée… Fais preuve d'imagination… » Lui répondis-je sur le même ton, entrant dans son jeu… Je vins lui mordiller le lobe d'oreille et Edward gémit contre mon cou. Encore une fois je sentis sa main partir vers mon jean et cette fois-ci, il mit du Marilyn Manson avec Rock is dead… Ce n'était pas ce que je préférais comme musique, mais du Debussy ou du Mozart m'aurait plus endormie qu'excitée…

Edward nous fit nous allonger… J'embrassai ses paupières, ses tempes puis les contours de sa mâchoire… Je mordillai un peu sa lèvre inférieure avant de lui donner enfin ce qu'il voulait… Je finis par embrasser ses lèvres puis lui quémander l'accès à l'intérieur pour approfondir notre baiser. Ses mains ne restèrent pas inactives puisqu'elles malaxèrent mes fesses avant de remonter lentement, effleurant mes hanches et mes côtes jusqu'à trouver mes seins qu'il caressa et pelota de ses mains expertes… C'étaient incroyable de constater et de ressentir à quel point les sensations que cela me procurait étaient divinement bonnes et puissantes… Jamais je n'avais éprouvé pareils désir et excitation… Était-ce parce que mes anciens partenaires étaient nuls ou juste Edward qui était plus doué ? Je ne devrais peut-être pas essayer de le comparer en ce moment… Et puis il y avait une importante alchimie entre Edward et moi que je n'avais pas eu pour Jacob ni aucun autre homme…

J'oubliai deux minutes de réfléchir pour savourer cet instant. Les mains d'Edward enlevèrent mon top et s'arrêta pour baver sur mon corset bleu nuit. Je sentis sa queue frétiller même à travers nos vêtements. Je penchai et frôlai son visage de mes seins avant de lui murmurer à l'oreille : « Je constate que ce tu vois te plaît… »

« C'est ce qu'il y a en dessous qui va encore plus me plaire ! » Fit-il tout impatient et excité. Il voulut m'enlever mon corset mais ne trouva pas comment l'enlever et s'énerva. Je ris devant sa mine frustrée et lui montrai qu'il existait une fermeture sur le côté. J'avais choisi un modèle très simple à mettre et à enlever pour ne pas passer des heures dessus…

Une fois enlevé, il nous fit s'asseoir avant que sa bouche ne s'attaque à mes seins.

« Oh Edward… » Gémis-je fortement. Il remonta ses baisers jusque dans mon cou puis jusqu'à mon oreille.

« Je constate que ce que je te fais te plaît… » Transforma-t-il ma phrase.

« Énormément ! » Soufflai-je avant de l'embrasser à nouveau. « Et si on passait aux choses sérieuses ? »

Je fis promener mes mains sur le bas de son ventre et lui ôtai son tee-shirt blanc. Edward l'étala sur le sol afin de pourvoir nous rallonger dessus. Je retirai la boucle de sa ceinture et ouvris sa braguette lentement pour le torturer. Il donna à plusieurs reprises des coups de bassin vers le haut que j'ignorai. Je descendis son jean et son boxer jusqu'en dessous de ses fesses. Lorsqu'il les reposa sur le sol, il ouvrit grand la bouche.

« Wahhh… C'est gelé ! » Commenta-t-il avec son air souffrant.

« Je peux presque apercevoir de la fumée s'échapper ! C'est dingue de constater que tu as le feu aux fesses ! » Plaisantai-je. Il se releva afin de déposer un chaste baiser sur mes lèvres. Je me redressai et retirai mon slim et mon string.

« Heu… Tu es clean ? » Demandai-je.

« Totalement et toi ? »

« Idem ! Et je suis sous pilule. »

« Tant mieux… » Fit-il en se passant la main dans les cheveux. « À vrai dire, je n'avais pensé que je ne finirais pas seul ce soir alors je n'ai rien prévu… Surtout que je suis en service et que je ne voulais pas d'une fille d'un soir. Je ne suis pas ce genre d'homme. »

« Oh ! Alors pourquoi tu t'apprêtes à coucher avec moi ? » Lui demandai-je en baladant mes lèvres sur son torse imberbe.

« Parce que je saurais te retrouver après et de faire en sorte de te revoir le plus rapidement possible… Quitte à utiliser l'intermédiaire de tes amis et de ton frère… Et même si tu dis ne pas vouloir de relation sérieuse pour le moment, je saurais attendre et te faire changer d'avis. Coucher ensemble jusqu'à ce que ça ne te suffise plus et que tu accepteras que je sois ton petit ami. »

« Si on vit assez longtemps pour ça ! » Lui fis-je rappeler que nous étions enfermés dans une chambre froide.

« Mais on survivra ! Je te ferais l'amour aussi longtemps qu'il faudra pour que l'on vienne nous trouver ici dans une position compromettante ! »

« Tu t'engages à beaucoup là, Edward… » L'avertis-je. « Tu n'as pas peur de te surestimer ? »

« Pas du tout Bella… Tu verras que je suis un homme très endurant qui a la pêche à tout moment. »

« Prends garde à ce que tes parties ne rétrécissent pas dans ce cas ! Ce serait tellement dommage ! » Lui soufflai-je en même temps que je m'empalais sur lui. Nous gémîmes à l'unisson sous l'effet de notre union. Je me sentais remplie et entière. Je battis un peu des cils avant de pouvoir regarder Edward dans le blanc des yeux. J'ignore ce que j'y vis, mais c'était très attractif et fort ! Tellement fort… J'eus l'impression qu'un lien s'était formé et que ça consoliderait nos relations bien que récentes… Peut-être était-ce simplement dû au fait que nous étions en plein dans l'action sexuelle… Sûrement…

Je posai mon front contre le sien et fermai les yeux. Mes bras s'enroulèrent autour de ses épaules et je commençai enfin à me mouvoir sur son sexe d'un rythme soutenu.

Je gémissais plus fortement à chaque fois qu'il poussait en moi et que je me laissais tomber sur lui. Chaque fois, cela me rapprochait un peu plus du paradis. Edward quant à lui, grognait mais pas de façon étrange comme Jacob. Non… C'était un grognement sexy qui m'envoyait des papillons dans le ventre et des fourmis dans tout le corps.

Quelques minutes plus tard, je laissai tomber ma tête en arrière. J'allais venir, je le sentais ! Edward m'aida à atteindre mon paroxysme en frottant ses doigts gelés contre mon clitoris. Additionné à ça, le fait que son sexe toucha mon point G et l'explosion dans mon centre se fit violente mais tellement… waouh ! Je n'avais jamais connu une telle jouissance.

Edward me rejoignit au septième ciel quelques centièmes de secondes plus tard et se déversa en moi en de longs jets chauds. Je me laissai lamentablement tomber sur lui, qui s'allongea. Mon cœur battait à la chamade, ma respiration était saccadée et difficile, mon corps tremblait encore un peu et mes jambes étaient constituée de coton… Malgré ça et le froid qui se fit rapidement sentir, je me sentais parfaitement détendue et sereine… Je commençai à m'endormir quand je sentis les doigts froids d'Edward se glisser dans mon intimité. J'ouvris les yeux sous la délicieuse intrusion et écartai davantage les cuisses pour lui laisser le champ libre. Mon corps se réchauffa un peu d'autant plus que son autre main me frottait le dos énergiquement.

« Pas question de s'endormir à moins que tu ne veuilles avoir encore plus froid et réduire considérablement nos chances de survie ! Cette nuit, c'est sexe à gogo ! Mais enfilons quand même nos hauts avant… C'était une mauvaise idée de les retirer… Surtout que toi tu es complètement nue ! »

Nous remîmes nos vêtements qui ne nous empêcheraient pas de faire nos activités peu catholiques avant de recommencer une nouvelle fois, puis encore une autre, et ainsi de suite…


Je ne savais pas à quel moment je m'étais endormie, mais lorsque que je me réveillai, je n'avais nullement froid et la pièce ne ressemblait en rien à la chambre froide du club. La lumière était aveuglante… Était-ce ça le paradis ? Pas terrible… Je m'attendais à mieux !

« Bella ? Bella ? Tu nous entends ? » Fit une voix familière. Non pas cette voix ! Tout mais pas elle !

« Jacob ? » Demandai-je afin d'en être certaine. Ça expliquait pourquoi le paradis n'était pas si super que ça ! Parce que ce n'était pas le paradis ! S'il y avait la présence de Jacob : c'était l'Enfer !

« Combien j'ai de doigts ? »

« Quelle question ! Dix comme tout le monde ! Enfin… ça dépend… Vingt avec ceux des pieds… »

Une voix féminine se mit à rire et je priai mentalement pour que ce ne soit pas Leah.

« Non mais là… combien en vois-tu ? »

« Faudrait peut-être baisser la lumière pour que je puisse réussir à voir quelque chose sans être aveuglée ! »

Je l'entendis soupirer et demander à une certaine Emily de fermer les lumières. J'enlevai mon bras devant mes yeux (réflexe du matin où la lumière est trop vive) et ouvris les yeux avec prudence. C'était un mauvais réveil quand la tête de votre ex apparaissait en premier !

« Trois ! » Répondis-je à sa question.

« Rassurant de constater que tu n'es pas aveugle ! »

« J'aurais peut-être préféré ça plutôt que de te voir… » Répondis-je sans réfléchir. Emily éclata de rire mais se stoppa immédiatement quand Jacob lui lança un regard noir. Quand il me regarda, son regard était un mélange de tristesse et de tendresse.

« Écoute Bella… Je sais que je t'ai fait du mal et que… tu as déprimée dans ta chambre jusqu'à hier… et sache que j'en suis vraiment désolé. Je sors maintenant avec Leah… » Commença-t-il sur un ton gêné.

« Je sais ! » Le coupai-je. « Je t'ai vu au nouveau club branché avec elle. Et puis ce n'est pas très classe de faire l'amour dans les toilettes ! »

Il me regarda d'un air choqué.

« Comment le sais-tu ? »

« J'étais enfermée dans la chambre froide de cette boîte ! J'étais sur la piste de danse à dix mètres de toi quand tu as commencé à bander ! Et j'étais aux toilettes quand vous faisiez l'amour ! Ça te va comme réponse ? »

« Heu… Désolé… Je voulais te le dire quand j'ai rompu avec toi, mais je ne savais pas comment tu réagirais. »

« C'est lâche ! Tu aurais dû m'expliquer les raisons qui te poussaient à rompre avec moi plutôt que de me dire 'Bella, je te quitte et ne cherche pas à reprendre contact avec moi.' »

« Le deuxième bout de phrase est une condition exigée par Leah. Elle se sentait menacée par rapport à toi et à notre passé. Elle avait peur que je revienne dans tes bras si jamais je me rendais compte que notre rupture était une erreur monumentale … »

« Mais ça n'arrivera pas. Tu l'aimes et elle t'aime. Vous avez l'air d'un couple heureux ensemble, comme nous l'étions autrefois… Même si je déteste cette fille et que ça me tue de l'avouer, il y a un petit quelque chose qui se dégage de vous lorsque vous êtes ensemble qui me dit que c'est la bonne… Mariez-vous et ayez de beaux bébés aux origines amérindiennes, sans une albinos pour tout gâcher ! »

« Merci ! » Rit-il. « Tu voudras une invitation et un faire-part lorsque cela se produira ? »

« Je ne suis pas certaine que Leah apprécie… »

« Je peux faire beaucoup de sacrifices pour elle, mais pas celui de ne plus te voir ou de couper définitivement les ponts avec toi. Tu es mon âme-sœur mais en amitié tandis que Leah l'est en amour. Si je perds l'une d'entre vous, ce serait comme perdre une partie de moi-même. J'ai voulu t'appeler à plusieurs reprises ou sonner à ta porte pour tout t'avouer mais je n'ai pas eu le courage de le faire… Désolé… »

« Ce n'est pas grave… Si je ne t'ai pas appelé durant les deux dernières semaines, ce n'était pas parce que j'étais trop déprimée pour le faire ou que j'allais passer pour l'ex trop collante, c'est uniquement parce que tu me l'avais demandé. Et je suis pareille que toi, peut-être que si j'étais aussi déprimée c'était plus pour la perte de Jacob Black, mon inséparable plutôt que Jacob Black, mon petit-ami. »

Il essaya les larmes qui coulaient le long de mon visage et m'enlaça. Silencieux, nous restâmes ainsi durant quelques minutes avant de nous séparer.

« Bon… En toute honnêteté, ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ? »

« Et bien… Quand je suis passé chez Seth, suite à… enfin… tu vois sûrement ce que je veux dire… C'est elle qui m'a ouvert à la porte. Elle avait les yeux rouges, les cheveux gras, des survêts et un pot de glace à moitié vide sous le bras. Tu sais à quel point je la détestais quand j'étais petit mais là… C'est comme si j'avais eu une sorte de révélation. Derrière les apparences froides et méchantes se cachent toujours une âme sensible, quoi qu'on puisse en dire. Elle venait de se faire plaquer par Sam, son petit ami de toujours pour Emily, l'infirmière qui était avec nous il y a quelques minutes… Nous nous sommes revus par la suite et avons commencé à faire des sorties pour nous remonter le moral mutuellement. Nous avions installé une belle complicité jusqu'au jour où elle m'a embrassé après une sortie. Elle est rentrée chez elle et je suis rentré chez moi. C'était environ trois mois après notre 'incident'. J'ai réalisé que notre amitié avait évolué en amour et je ne pouvais rien contre ça. Je n'ai pas cherché à lutter et je me suis engagé dans une relation avec elle derrière ton dos… »

« Donc je ne peux m'en prendre qu'à moi-même… C'est bien de ma faute si notre couple est parti en sucette… »

« Et bien… Même avant que tu ne me trompes, j'envisageais le fait de te quitter. Je ne ressentais plus cette étincelle comme au premier jour… J'avais toujours de l'affection pour toi, mais ce n'était plus de l'amour. Je t'ai trompée une fois avant que tu le fasses. Une fille que je n'ai jamais revue. Ça m'a permis de réaliser que quand nous faisions l'amour ce n'était que pour le sexe… Après, je m'en suis voulu de te faire ça. Tu avais encore beaucoup de sentiments à cette époque. Alors j'en encore cherché à te fuir, me sentant trop responsable. J'ai recommencé à te tromper avec d'autres filles d'un soir. C'est sûrement à cause de mon éloignement que tu te sentais seule et que tu as couché avec Seth. Je ne t'en veux pas. Je ne méritais que ça. C'est de ma faute si notre couple s'est brisé, pas de la tienne… »

« C'est du gâchis quand même… On est resté tant d'années ensemble ! Le célibat me fait peur… »

« Mais tu es une fille bien et tu es bien entourée. Je ne doute aucunement que tu finiras toi aussi par Le rencontrer. »

« Le ? »

« L'homme de ta vie avec qui tu sera beaucoup plus heureuse. Il deviendra ton mari et tu auras de magnifiques enfants dans une belle maison ! Maintenant, je dois te laisser. Tes yeux commencent à se fermer et tu as besoin de dormir. »

Il m'embrassa sur le front et me souhaita une bonne nuit avant de quitter la pièce. Je me sentais le cœur léger face à toutes ses révélations. Je n'étais pas morte et je ne savais même pas qui nous avait retrouvés dans la chambre froide. Quand j'étais dans cette pièce et que j'étais persuadée que personne ne viendrait nous sauver, j'avais inconsciemment mûri et accepté le fait que Jacob se remette avec quelqu'un. À moins qu'Edward ne m'ait apporté la force de surmonter toutes mes gamineries sentimentales… Je souris en pensant à lui et à ce que nous avions fait dans la chambre froide. Toutes les courbatures que j'avais me le faisaient rappeler à chacun de mes mouvements.

L'horloge sur le mur en face de moi indiquait deux heures du matin passée étant donné qu'il faisait nuit. Je m'assis sur le bord du lit et me levai tout en m'accrochant au matelas par crainte de perdre l'équilibre. Je me trouvais dans l'un de mes pyjamas chauds. Je préférais largement ça aux blouses qu'on nous mettait et où l'on voyait nos fesses ! Je sortis de ma chambre et demandai celle d'Edward Cullen. L'infirmière fut coopérative avec moi et me l'indiqua. Une fois devant la porte tant désirée, je l'entrouvris et constatai qu'il y avait de la lumière. Je rentrai doucement.

Edward était sur son lit en train de lire un livre. Il ne m'avait certainement pas entendue…

« Salut… » Lui dis-je pour qu'il remarque ma présence. Un sourire s'afficha sur son visage et quelques secondes après, il y eut une note plus triste…

« Salut… » Me répondit-il simplement. Il m'invita à le rejoindre sur son petit lit, refermant son livre, se décalant sur le côté et en tapotant sur l'espace libre. Je vins me glisser sous les draps me blottir contre lui. C'était nettement plus agréable d'être dans ses bras dans une pièce chauffée plutôt que négative... En y réfléchissant bien, je me demandais comment nous avions fait pour ne pas ressentir de trop le froid…

« Dès mon réveil, j'ai demandé à ce que l'on change la porte de la chambre froide. Il y aura une ouverture des deux côtés. Dommage que je sois obligé de changer de méthodes de meurtres pour mes victimes… » Tenta-t-il de plaisanter. Nous rîmes sur un ton léger. « J'ai aussi fait installer un système d'alerte au cas où la porte serait coincée et qu'il faudrait prévenir quelqu'un. »

« Comme ça, si jamais l'envie nous reprends de faire ça là-bas, on n'aura pas à se soucier du 'comment va-t-on en ressortir vivant ?' »

« Hummm… Tu prévois que l'on se revoit ? » Demanda-t-il étonné mais plein d'espoirs.

Je me blottis plus près de lui et lui soufflai un 'évidemment !' au creux de l'oreille avant de lui donner un tendre baiser. Il s'éloigna un peu de moi avec une expression grave.

« J'ai échoué… Je t'avais promis de te faire l'amour jusqu'à ce qu'on nous trouve dans une position embarrassante. »

« Tu rigoles là j'espère ? Je n'ai jamais vu un homme aussi doué au sexe ! Non seulement tu m'as procuré de nombreux orgasmes en une nuit, mais ils étaient tous incroyablement puissants ! Et puis j'avais à peine le temps de me remettre du dernier que hop ! Tu revenais à l'attaque ! Tout le bas de mon corps est courbaturé avec toutes tes prouesses sexuelles ! Alors ne me dis pas que tu as échoué… Et puis nous sommes vivants, c'est l'essentiel… » Le réconfortai-je avant de l'embrasser à nouveau. Notre baiser devint rapidement ardent et passionné. Je sentis sa virilité se réveiller et éclatai de rire.

« Tu n'as pas de bouton pause ? »

« Jamais quand il s'agit de ça ! Et puis… j'ai été conçu quand mon père avait pris du viagra pour 'déconner'. Tu constateras plus que quiconque les conséquences aujourd'hui… » Plaisanta-t-il. Je joignis mes rires aux siens avant de reprendre là où nous nous étions arrêtés. Je le sentis trifouiller sur la table de nuit et la mélodie de Rêverie de Debussy s'éleva dans la pièce. Nous nous déshabillâmes mutuellement avec des gestes tendres et doux, profitant du corps de l'autre sous les couvertures. Juste avant qu'il ne me pénètre, il se leva et se dirigea vers la porte.

« Je préfère que l'on ne vienne pas nous déranger. Je prends des précautions en nous enfermant… Oups… » L'entendis-je dire sans voir ce qu'il avait fait. Il revint vers moi, nu comme un ver son sexe en érection… Me délectant de cette vue, je n'avais pas remarqué qu'il tenait en main la poignée de la porte avec un air embêté. « Je crois bien que nous sommes de nouveau enfermé de l'intérieur… »

Je me levai et vins vers lui. Je l'embrassai tout en glissant ma main vers la sienne qui tenait un bout de la serrure. Je le lui pris et le balançai par terre avant de l'attirer vers moi sur le lit.

« Aucune importance, nous avons le bouton pour appeler les infirmières au cas où… Et nous risquons plus de mourir de chaud que de froid cette fois-ci… Maintenant, fais-moi l'amour… »

« Tout ce que tu voudras, ma Bella… » Me souffla-t-il en me pénétrant…

Savourant les sensations de nos corps parfaitement imbriqués, j'oubliai de lui poser les questions importantes du genre : qui nous avait retrouvés et quand ? Dans quel état étions-nous lorsque ce fut le cas ? Quel jour étions-nous ? Bref ce genre de chose… Et puis même en y repensant, je me dis que ça n'avait aucune importance ! Je pourrais tout lui demander quand je le déciderais, car j'avais bien l'intention de le revoir prochainement…

THE END


J'espère que cet OS vous a plu ! =D Puis-je espérer de vous une petite review ? *moue du chat potté*

X.O.X.O. Hussy Apple

À la prochaine pour l'OS du mois de septembre ! =D