Bonsoir tout le monde ! Je sais que j'ai mis un petit plus de temps à poster cette fois-ci, mais entre les contrôles pour clore le premier trimestre, le conseil des classes, la réunion parents-profs, je n'ai pas vraiment eu le temps de me concentrer sur l'écriture. Je vous préviens aussi d'ores et déjà que je ne serais pas chez moi durant les vacances de fin d'année et donc, que je n'aurais peut-être pas la possibilité d'écrire ou de poster. Sur ce, je remercie toutes celles qui m'ont laissé une review et qui m'ont ajoutée soit à leurs alertes, soit dans leurs fictions favorites. Si je ne reposte pas avant, je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année. N'oubliez pas de sortir couverts et de boire (et parfois même manger) avec modération ! Bisous bisous.


BONUS N°4 – Volvo ou moyen de transport permettant d'aller plus facilement au septième ciel ?

Point de vue Edward

Deux jours…

Voilà deux jours que je l'avais quittée dans ce bureau la laissant nue et insatisfaite. Certainement frustrée également… Je ne savais pas si elle voulait me rappeler ou non après le coup que je lui avais fait mais j'espérais que oui. D'abord je lui faisais faux bond à un rendez-vous purement sexuel. Enfin… 'faux bond' n'est pas tout à fait vrai parce que j'avais prévu de venir, mais un peu plus tard que l'heure qu'elle m'avait fixée. Bella n'avait vraiment aucune patience ! Au bout d'une demi-heure seulement elle était partie me chercher alors que j'aurais attendu bien plus longtemps ! Ensuite, je l'avais laissée sur sa faim. Tout ça dans l'unique but de me faire désirer.

Mon jeu pouvait faire totalement le contraire de ce que je pensais, c'est-à-dire la frustrer au point de la perdre, ou inversement, tel que c'était dans mes plans : la rendre accro jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus se passer de moi…

Je m'interdis de trop y penser et laissai de côté mon portable. Du moins, toujours dans ma poche mais pas dans mon champ de vision afin de ne pas le fixer de manière obsessionnelle. Je soufflai et pris mes affaires afin de partir chez le comptable.

Lorsque j'en sortis il était seize heures moins le quart. Je rentrai chez moi me préparer et me rendis au rendez-vous prévu avec Alice, Jasper, Emmett et Rosalie. J'espérais que Bella serait là mais personne ne m'en avait parlée, d'autant plus que c'était juste un rendez-vous au…

Starbuck du coin ! Réalisai-je.

Exactement l'endroit où Bella travaillait… Je soufflai. Cartes, j'avais très envie de la revoir mais je ne voulais pas lui faciliter la tâche en nous voyant sans qu'elle ne m'ait appelé.

Je me garai et sortis de la voiture. Devant le café se trouvaient déjà Alice et son petit ami Jasper, ainsi que Rosalie. Cette dernière m'informa que l'on pouvait déjà rentrer et qu'Emmett nous rejoindrait un peu plus tard en compagnie de sa sœur. Ainsi donc, elle serait là… Je les saluai un à un avant de leur ouvrir la porte. On s'assit au fond sur une banquette.

Un serveur vint vers nous et prit notre commande alors qu'Emmett arrivait en compagnie de sa sœur. Ils avaient tous deux l'air de mauvaise humeur. Je ne pus m'empêcher de trouver Bella magnifique dans sa robe blanche et ses talons compensés de la même couleur. Elle avait un maquillage naturel et léger. Je lui souris et son humeur sembla s'améliorer puisque ses traits se détendirent et qu'elle me sourit. Elle fit la bise à tout le monde et s'assit à mes côtés avant de me faire la bise.

« Bonjour à toi Edward-je-laisse-frustrée-une-jolie-femme-sur-mon-bureau-dégoulinante-entre-les-cuisses… » Me souffla-t-elle à l'oreille. Je retins mon sourire, tout en réfrénant un maximum les pensées salaces qui me venaient en tête lorsqu'elle prenait cette voix aguicheuse rien que pour moi.

« Tu pourrais te décaler que j'aille saluer ton frère. Tu serais gentille. » Lui demandai-je avec un sourire narquois. Elle fit comme si de rien n'était et se décala. Je saluai Emmett d'une poignée de main. Il me serra la main avec plus de force qu'il n'en fallait. Je me retins de lui signaler qu'il me faisait mal et m'assis à ma place sans rien dire. Il ne m'avait pas lancé de regard particulier comme un regard noir ou d'avertissement. Personne n'avait dû remarquer son comportement avec moi… Je pensais à trois possibilités quant à son comportement. La première, il était énervé en arrivant et sans en prendre conscience il m'avait serré plus fortement à cause de ça. Deuxièmement, il m'en voulait toujours pour notre conversation téléphonique de l'autre jour sur sa sœur. Troisièmement, il avait appris ce qu'il s'était passé avec Bella… Sauf que c'était peu probable, si ça avait été le cas il ne se serait pas contenté de me faire souffrir avec une poignée de main. Il aurait fait bien pire !

Je me massai pour calmer la douleur, ce qui n'échappa pas à Bella. Après avoir froncé les sourcils, elle sourit d'une façon bien particulière, dans le genre 'j'ai des arrières pensées sexuelles'. Elle se rapprocha de moi et murmura à mon oreille :

« Je savais que toi aussi tu étais reparti insatisfait de notre rendez-vous dans ton bureau. Observe-toi un peu… Ce mal de main n'est pas venu tout seul n'est-ce pas… » Souffla-t-elle. « Tu sais qu'il suffisait que tu m'appelles pour que je vienne te satisfaire… »

Sa main se posa sur mon genou. Je sursautai légèrement tout en frissonnant d'anticipation. C'était certain qu'avec le coup que je lui avais fait, elle n'allait pas me laisser indemne. Cependant, j'espérais qu'elle n'allait rien faire qui pourrait énerver son frère… Ou rien qui ne puisse le mettre sur la piste de notre aventure… Exactement tout le contraire de ce qu'elle faisait à présent en me parlant à l'oreille et en mettant ses mains là où il ne fallait pas. Du moins, en public… En privé, je ne serais jamais contre !

Je déplaçai sa main sur sa propre cuisse en voyant le serveur arriver.

« Tu te trompes. » Lui dis-je en face avant de me retourner vers le serveur qui demandait à Emmett ce qu'il désirait. Je me reculai un peu de Bella, qui ne manqua pas de souffler. Elle commanda un chocolat viennois avec un muffin à la framboise tandis que son frère prit un café et une tonne de viennoiseries. Rosalie le regarda avec un air de reproche. Le serveur revint quelques minutes plus tard avec les commandes.

Chacun se mit à discuter de choses et d'autres sauf Bella et Emmett qui semblaient toujours être en froid l'un avec l'autre. J'aurais aimé savoir pourquoi sauf que je n'osais pas demander alors je me contentais de parler des affaires du commerce d'Alice avec elle-même ou bien de ma boîte avec Jasper. J'apprenais également à faire la connaissance de Rosalie de manière plus approfondie. Quand nous eûmes tous plus ou moins épuisé nos stocks de sujet de conversation, un grand silence accompagna la tension palpable de la table qu'engendrait la mauvaise humeur de la famille Swan.

« Je vais prendre l'air… » Fit Bella avant de sortir de table et se diriger vers l'entrée du café. Son frère souffla et se cala au fond de sa chaise.

« Que se passe-t-il ? » Demanda Alice avec une certaine légèreté. Emmett souffla une nouvelle fois. Son regard n'était plus coléreux mais comme attristé…

« Je pensais que ton voyage improvisé lui ferait du bien mais depuis sa rupture avec Jacob, elle change totalement. Elle était timide et plutôt réservée, maintenant c'est limite si elle se la joue comme les pom-pom-girls à l'époque du lycée. Je suis d'accord pour qu'elle change de style vestimentaire mais tu as vu comment elle s'habille maintenant ? Je te jure Alice que si tu ne répares pas ça, je vais te tuer en même temps qu'elle ! Et encore ! Si ce n'était que sa façon de s'habiller, ça passerait ! Sauf qu'elle change totalement de mentalité également ! La Bella sérieuse que j'ai connu a déserté pour laisser place à la Bella un petit trop extravertie à mon goût. Elle ne pense plus qu'à s'amuser et je n'imagine même pas ce qu'elle doit faire avec les hommes ! Je n'ai pas envie qu'ils la considèrent comme une fille facile ou encore une salope ou une pute parce qu'elle couche avec de nombreux prétendants… Et son nouveau look ne doit pas aider. Quand je suis venue la chercher, elle portait un minishort en jean, un décolleté assez conséquent et des talons aiguilles… »

Emmett souffla pour la troisième fois depuis le départ de sa sœur et se prit le visage entre les mains. Rosalie lui mit une main sur son épaule. Il leva de nouveau le visage vers nous et reprit :

« Je lui ai demandé qu'elle se change et je lui ai dit ma façon de penser. Plus que blessée, elle ne s'est pas mise à pleurer comme elle l'aurait fait auparavant, elle m'a juste renvoyé à la figure ce qu'elle avait à me reprocher. Elle s'est quand même changée et nous sommes arrivés ici… Désolé de plomber ainsi l'ambiance. »

« Tu sais, Bella sait quand même ce qu'elle fait. » Le rassura Alice. « Lorsque nous étions en Angleterre, je ne te cacherais pas qu'elle a eu des relations sexuelles… »

Je m'étouffai à cette révélation de la part d'Alice qui s'interrompit. Tout le monde me regarda et me demanda si ça allait. Je leur répondis affirmativement et tâchais de paraître tout à fait normal. Pourtant, j'étais en colère. Extrêmement en colère. J'avais l'impression qu'elle se payait de ma tête… Elle qui me disait 'Je suis partie en Angleterre et même quand j'ai eu la possibilité de t'appeler, je ne l'ai pas fait pour la simple et bonne raison que j'ai l'impression qu'on ne recherche pas la même chose.' Tu parles ! Elle avait seulement un ou des autres sexes sur pattes pour la satisfaire !

Emmett s'énerva presque autant que moi et tapa du poing sur la table.

« Mais c'était seulement avec un homme, rassure-toi ! J'ai pris cet exemple pour te montrer qu'elle a encore des valeurs. Leur relation à duré trois semaines, je ne sais pas si ça aurait continué entre les deux si nous n'étions pas rentrées en Amérique, mais tout ce que je sais c'est qu'ils s'amusaient beaucoup la nuit… »

« Alice ! » Cria Emmett. « Tu pourrais éviter de me dire des trucs comme ça ! Là, ça ne me rassure pas du tout, ça me dégoûte de savoir ma sœur en train de se faire baiser par un homme ! »

« Tu pourrais au moins parler d'elle avec un peu plus de respect ! » Haussa-t-elle également la voix. « Je suis certaine que toi aussi tu n'as pas dû toujours être très tendre avec tes partenaires sexuelles ! Alors il va falloir que tu apprennes à la voir comme une femme et non plus comme ta petite sœur ! Même si ça peut te faire mal de la voir grandir, il faut que tu lui laisses faire ses propres erreurs et qu'elle puisse se forger sa propre expérience personnelle. »

« Mais tu ne comprends pas ! C'est justement parce que j'ai fait des erreurs qui m'ont coûté très cher pour certaines que je ne veux pas qu'il lui arrive la même chose ! »

« Mais ce n'est pas en lui interdisant d'avoir des relations sexuelles que tu y arriveras ! Dis-lui les choses calmement, donne ton avis mais ne l'empêche pas de faire ce qu'elle veut. Le grand-frère a un rôle de conseiller. Dicter ce qu'elle doit faire de sa vie ou lui interdire certaines choses, c'est le rôle de votre père ou de votre mère. Pas le tien… Il faudra un jour ou l'autre que tu te le mettes dans la tête parce que si ça commence déjà par des prises de tête comme maintenant, plus tard vous couperez totalement les ponts. Et je sais que ce n'est pas ce que tu veux… »

Emmett sembla se raisonner un peu avec les arguments d'Alice et lui prit la main en signe de remerciement. Rosalie quand à elle, lui caressa la joue juste après la lui avoir embrassée. Emmett retrouva un peu le sourire.

« Tu sais que je serais aussi toujours là pour toi mec. » Lui dit Jasper. Emmett le remercia. Il n'y avait que moi qui n'avais pas encore parlé…

« Tu sais à propos de la dernière fois, je m'excuse… » Me lançai-je.

« Ce n'était pas ta faute Edward, mais la mienne. » S'excusa-t-il à son tour. « C'est vrai que je suis trop protecteur avec elle… Mais c'est ma petite sœur je n'ai pas envie qu'il lui arrive quelque chose. Et maintenant que j'y réfléchis, c'est vrai que je préférerai la savoir entre de bonnes mains par exemple quelqu'un comme toi… Alors je m'excuse… Toujours potes ? » Me dit-il en me tendant la main.

« Toujours potes ! » Acceptai-je sa poignée. Cette fois-ci, il ne me la serra correctement. Avec force mais sans me détruire la main…

L'ambiance redevint plus légère après ça. Nous discutâmes encore un long moment sans que Bella ne revienne et visiblement, je n'étais pas le seul à m'en inquiéter… Emmett l'appela. Sans succès, la ligne était occupée.

« Bon et bien, faut croire qu'elle a décidé de nous laisser en plan… » En conclut Emmett. « Je vais me sacrifier pour lui manger son muffin ! »

Il n'avait même pas terminé sa phrase qu'il s'emparait déjà du gâteau. Grâce à sa grande bouche, en trois bouchées ce fut déjà de l'histoire ancienne. Alice et Jasper nous dirent au revoir et s'en allèrent. Et si nous voyions Bella, nous étions priés de lui dire au revoir de leur part. Rosalie, Emmett et moi restâmes encore un petit moment à discuter lorsque mon téléphone se mit à sonner. Je manquai de peu de m'étouffer en voyant ce qu'affichait l'écran…

« C'est. Pas. Vrai ! » Fis-je à moi-même. J'allais décrocher lorsqu'Emmett me prit le portable des mains. Ma réaction avait dû l'intriguer. Ses yeux s'écarquillèrent presque autant que les miens quand j'avais vu ça… Je repris rapidement mon bien et décrochai.

« Non mais t'es complètement folle ! » M'exclamai-je avant même qu'elle ne prenne la parole. Parce que j'étais persuadé qu'il n'y avait qu'elle pour faire ça.

« Rooo ça va hein ! Tu n'es pas content d'avoir une jolie photo de mon intimité totalement frustrée. J'imagine que tu n'as pas eu le temps de bien observer la photo. Autrement tu verrais bien à quel point j'étais dégoulinante… Et pourquoi ça ? Parce que tu étais parti alors que je te voulais plus que tout… »

« Tu sais te faire désirer tu le sais ça ? »

« Je pourrais en dire de même de toi ! »

« Pour tout te dire c'était le but… »

« Ça je n'en doute pas… Tu veux savoir ce que je faisais à la place d'être avec vous au café ? »

Elle commençait à prendre sa voix sexy et désirable, et c'était presque comme si toutes les révélations d'Alice, le monde autour de moi et ce que Bella avait fait avec mon portable avaient disparu… Il ne restait plus que la femme que je désirais qui comptait. D'ailleurs, un petit sourire sur mes lèvres devait le prouver…

« Oui j'aimerais bien… Je ne suis pas le seul à me l'être demandé à ce propos. »

« Je suis allée faire un peu de shopping. Tout d'abord je suis passée acheter un cadeau d'excuse pour mon frère avant de passer dans un sex-shop où j'ai acheté deux ou trois bricoles… D'ici quelques secondes je vais vous rejoindre, m'excuser auprès de mon frère, lui donner son cadeau et dire que je passe aux toilettes vite fait avant de partir… Rosalie et Emmett diront qu'il est temps pour eux de s'en aller également. Tu m'attendras sagement dans ta voiture. Quand je serais sûre qu'ils seront partis, je viendrais te rejoindre. Ensuite, je te montrerai un endroit où nous seront tranquilles pour… nous satisfaire. »

« Et pourquoi accepterais-je ? Ce n'est pas moi qui ai voulu de ce genre de relation je te rappelle… Entre nous deux, c'est toi qui a besoin de moi et non l'inverse. »

« Si tu n'avais pas besoin de moi, tu aurais refusé ma proposition. Or ce n'est pas le cas. On en rediscutera un peu plus tard. Pour éviter qu'il ne comprenne que c'est moi, ne raccroche pas avant que je sois là. »

« D'accord… » Elle raccrocha. « Je t'écoute… » Parlai-je dans le vide.

Je fis semblant que mon interlocuteur continuait de parler. Bella arriva quelques secondes plus tard. Je remarquai qu'elle portait un petit sac blanc ainsi qu'une enveloppe. Emmett se leva et commença à s'excuser auprès d'elle. Du moins, c'est ce que je conclus à son visage qui n'avait pas l'air coléreux mais désolé. Elle posa son index sur sa bouche et l'enlaça. Ils restèrent ainsi quelques minutes mais je crois que c'était surtout parce qu'elle lui parlait à l'oreille. Puis ils se séparèrent, Emmett ayant les larmes aux yeux. Chose très inhabituelle ! Elle lui tendit l'enveloppe. Je raccrochai le téléphone après avoir faire mes au revoir à la personne imaginaire et me rapprochai d'eux. Quand son frère découvrit les deux billets il était à la limite de sauter au plafond. Il prit sa petite sœur dans ses bras qu'il fit tourner en l'air.

« Arrête Emmett ! » Fit-elle entre deux éclats de rire. « Arrête ou je vais te vomir dessus ! »

Il la reposa directement au sol mais continua de la tenir pour ne pas qu'elle s'effondre sur le sol par déséquilibre. Il remercia encore et encore en l'embrassant sur la joue. Bella rit comme une enfant à qui on fait des chatouilles et je trouvais ça vraiment attendrissant.

« Emmett arrête ! Tout le monde nous regarde ! Si ça continue ils vont finir par nous mettre dehors ! »

« M'en fiche ! » Fit-il comme un gosse. Néanmoins il se sépara de sa sœur même si l'envie de l'enlacer était toujours présente. Elle se lisait dans ses yeux. Rosalie vint se mettre à côté de lui et il passa son bras derrière le bas de son dos. Il lui montra les billets.

« Deux places pour le match des Seattle Seahawks ! C'est super mon amour ! » S'enthousiasma Rosalie.

«Sur ce, je vais devoir y aller. » Annonça Bella.

Elle fit la bise à Rosalie, bien que je me souvins qu'elle ne l'appréciait pas tant que ça à la soirée passée dans mon club… Elle enlaça son frère et vins aussi me faire la bise. Elle me chuchota un bref 'N'oublie pas…' à l'oreille avant de se diriger vers les toilettes.

« Bon je crois que je vais aussi m'en aller… Je vais payer la note des consommations. » Les saluai-je.

« Non laisse tomber j'y vais ! » S'interposa Emmett.

« Tu sais très bien comment ça va terminer si tu commences avec ça… »

« À chaque fois, c'est toi qui nous offre tout ! J'en ai marre ! J'ai aussi envie de payer ! Si j'apprends à laisser ma petite sœur vivre sa vie, toi tu dois apprendre à céder certaines choses. »

« Je n'ai absolument rien à apprendre. La preuve : je vais te laisser payer. Et dépêche-toi avant que je ne change d'avis. »

Bon… C'était toute une stratégie. Plus vite parti, plus vite Bella viendrait… Même si je ne lui dirais pas directement, j'avais extrêmement envie d'elle en ce moment… De lui arracher sa petite robe blanche, tenir ses seins entre mes mains, l'embrasser avec passion sur toutes les parcelles de son corps, la caresser, sentir ses poils s' hérisser sous l'effet de mes caresses, entendre ses gémissements lorsque le plaisir l'envahira… Et plus encore !

Je profitai qu'ils aient le dos tourné pour aller du côté des toilettes. Je fus plaqué contre le mur et Bella s'empara immédiatement de ma bouche. Je lui laissai libre accès à l'intérieur où nous jouâmes avec nos langues. À bout de souffle, nous fûmes contraints de nous séparer. Mes mains ne purent s'empêcher d'explorer son corps et finirent leur exploration sur ses fesses que je palpais avec délectation. Elle se rapprocha de moi et me caressa l'entrejambe de sa main tout en m'embrassant la partie de mon torse dénudé.

« Bella arrête… » Lui dis-je tout bas. Elle m'obéit et me regarda d'un air confus. « Pas en public s'il-te-plaît. Je sens que je suis très proche d'avoir une érection si ce n'est pas déjà le cas et je me sens mal à l'aise. »

Elle me sourit de manière rassurante et me déposa un léger baiser sur mes lèvres avant de me prendre par la main et m'entraîner vers l'entrée du café, non sans avoir vérifié que son frère et sa petite amie étaient bien partis. Je faisais en sorte de la coller au maximum pour ne pas qu'on remarque la bosse de mon jean. Comme je le craignais, elle avait déjà bien trop d'ampleur sur mon corps comme sur mon cœur… Elle pourrait tout aussi bien jouer de moi en sachant qu'elle était ma plus grande faiblesse.

Je lui indiquai où je m'étais garé et nous ne tardâmes pas à nous mettre en route. Bien que je fusse au volant, c'est elle qui m'indiquait le chemin. Je suivais ses indications à la lettre en même temps qu'elle attisait mon désir avec quelques caresses bien placées, des mots et des phrases si… enfin… de simples mots qui vous donnent juste envie de lui arracher ses vêtements brutalement et de la faire vôtre, peu importe l'endroit et la position…

Mon GPS version réelle et matérielle me mena dans une petite ruelle déserte.

« Voilà, nous y sommes. Coupe le moteur, nous allons en avoir pour un moment… » Dit-elle la voix rauque. Putain ! Vous avais-je déjà dit à quel point j'aimais cette voix-là ?

Je m'exécutai aussitôt, lui faisant confiance. Elle détacha sa ceinture et vient se mettre à califourchon sur moi. Bon sang ! Si elle allait faire ce que je pensais qu'elle allait faire, ça allait promettre ! J'avais toujours eu envie de faire ça dans une voiture, et dans ma voiture en particulier… Les vitres teintées sont un immense avantage… On ne sait jamais quelqu'un pouvait passer à tout moment…

Elle me détacha et m'embrassa tout en ondulant sur moi. Nous gémîmes en même temps grâce à la friction qu'elle créait entre nos deux sexes. Les petits coups de rein que je mettais devaient nous exciter encore plus. Je n'en pouvais plus et Bella l'avait bien compris… Encore une fois, elle me faisait payer le geste de la dernière fois. Elle recula le siège conducteur pour que nous ayons plus de place. Après quoi, elle défit un à un les boutons de ma chemise en me regardant droit dans les yeux avec un regard aguicheur et coquin digne de Succube en personne ! Même un saint n'aurait pas pu s'empêcher d'avoir une érection rien qu'en la regardant droit dans les yeux.

Je passai mes mains par-dessous sa robe et lui caressai l'extérieur de ses cuisses. Elle gémit contre ma bouche et baissa un peu le dossier du siège de telle sorte à ce que j'ai une vue imprenable de la situation... Elle se sépara de moi hâtivement et fit passer sa robe par-dessus sa tête avant de retrouver mes lèvres. Mes mains trouvèrent directement le chemin pour aller dégrafer son soutien-gorge blanc en dentelle que je balançai sur le siège passager. Ou peut-être bien sur la banquette arrière… Mais après tout, quelle importance ?

Elle me défit ma chemise et caressa longuement mon torse de ses douces mains. Nous gémîmes à l'unisson. Mes doigts s'infiltrèrent dans le sous-vêtement de ma belle et titillèrent ses lèvres déjà bien mouillées rien que pour moi. Elle laissa tomber sa tête en arrière et poussa un petit cri de plaisir tandis que ses yeux se fermèrent à moitié. Elle mit sa main sur la mienne et me pria d'arrêter ce que je lui faisais. Avant même que je ne me pose des questions qu'elle repartit à l'attaque de mes lèvres et je la sentais se déshabiller entièrement au dessus de moi. Puis ses mains vinrent détacher la boucle de ma ceinture, faire sauter le bouton de mon jean, descendre lentement la fermeture… Elle prit un instant pour me caresser la bête par-dessus mon boxer… J'émis un grognement bestial.

Je me soulevai un peu pour l'aider à baisser mon jean et mon boxer. À peine furent-ils à mes pieds que Bella s'empala sur mon membre. Nous soupirâmes tous deux de contentement lorsque nous ne formâmes plus qu'un. Mon cœur se serra davantage que d'habitude. L'excitation était toujours présente mais une nouvelle sensation s'installait. Ou plutôt devrais-je dire une sensation composée de plusieurs. Il y avait ce sentiment de réconfort, ce sentiment de sécurité, ce sentiment de nostalgie, ce sentiment que ça allait mal finir… Mais par dessous tout, il y avait des sentiments amoureux… Voilà exactement tout ce que je ne devais pas éprouver…

Elle stoppa tout mouvement durant l'instant d'un regard dans le blanc des yeux. Je ne sais pas ce qu'elle vit dans mon regard, ni ce qu'il se passa durant cette fraction de seconde où nous nous étions échangé bien plus qu'un simple regard, mais cela la fit tourner la tête de façon gênée. Elle commença à se mouvoir sur moi, blottissant sa tête à côté de la mienne. Ses bras passèrent derrière ma nuque. Et soudainement, comme si rien n'était apparu, le désir reprit le total contrôle de mon corps… L'insouciance des conséquences avec. Mon esprit était libre de se laisser aller au plaisir charnel…

N'allant pas assez vite à mon goût, ni assez puissamment, je donnais des coups de rein à chaque fois qu'elle se laissait glisser sur mon sexe. Nos respirations devenaient de plus en plus saccadées et difficiles, nos corps se recouvraient peu à peu d'une fine pellicule de sueur tandis que chacune des vitres de ma voiture s'embuaient. L'air était chaud… très chaud… tout comme nous d'ailleurs !

Nous augmentâmes la cadence de nos gestes avec une parfaite coordinations. Je sentais de plus en plus la chaleur envahir mes reins, signe que j'étais proche de me libérer. Quant à ma belle, ses parois vaginales me faisaient peu à peu prisonnier de son antre… Elle gémissait fortement et ses ongles s'enfonçaient de plus en plus dans la chair de mon dos. Je devais avoir un petit côté masochiste pour aimer cette douleur que cela me procurait…

De plus en plus proche de l'orgasme, je l'aidai à venir plus vite en lui caressant le clitoris. Mon corps se raidit presque entièrement et je me laissai envahir par la vague de jouissance avant elle, mais qui ne tarda pas non plus à venir dans un cri d'extase.

Nous nous laissâmes tous les deux retomber sur le siège. Elle se blottit contre moi, la tête dans le creux de mon cou. Nous reprîmes chacun notre respiration avant qu'on ne se décide finalement à se séparer physiquement. Je l'entendis souffler avant de se remettre comme avant. J'aimais la tenir contre moi dans un moment post-orgasmique. Il n'y avait aucune gêne à ne pas parler, au contraire… C'était… parfait.

Nous restâmes un petit moment ainsi jusqu'à ce qu'elle se mette à chercher ses vêtements. Elle s'assit sur le siège passager où elle se rhabilla. Je remontai mon boxer et mon pantalon. Elle m'embrassa langoureusement et me mordilla la lèvre inférieure.

« Le lapin que tu m'a posé, t'a coûté environ trois cents cinquante dollars puisque je t'avais réservé une belle surprise à l'hôtel Hyatt. La prochaine fois que tu m'appelleras tu auras réservé à cet hôtel, acheté une bouteille de champagne, des fruits tels que des fraises ou des raisins, ainsi que de la chantilly et du chocolat. Après ça, nous serons quittes. Et je tiens à ce qu'on se revoit plus vite qu'auparavant… » Souffla-t-elle à mon oreille. « Ou la vengeance sera terrible… » Me menaça-t-elle d'une voix sensuelle.

Elle réajusta correctement sa tenue et s'apprêta à sortir. Elle reprit son sac blanc d'achats. Main sur la poignée, elle me lança une dernière réplique avant de sortir et me laisser seul :

« J'ai vraiment apprécié ce moment avec toi… »

La portière claqua. Après quoi, ce fut le silence total… Toutes mes pensées néfastes m'envahirent de nouveau, m'apportant une migraine à force de trop réfléchir. J'avais même comme un goût étrange de regret, maintenant qu'elle était partie… Si je lui cédai à chaque fois, c'est parce qu'elle créait un désir tellement puissant chez moi que je ne pouvais que me soumettre à cette attirance… C'était comme essayer d'échapper à l'attraction gravitationnelle. C'est totalement impossible.

Alors évidemment sur le moment, je me sens bien puisque je cède à mes pulsions sexuelles, l'un des instincts primaires les plus puissants. Mais après… Après je me dis que j'aurais dû plus résister, que Bella n'est pas le centre de la Terre et que par conséquence je peux lui résister. Il suffit juste que je garde une distance respectable…

Mais en ai-je vraiment envie ? Est-ce que je veux vraiment m'éloigner d'elle ? Non… Bien sûr que non ! Et ça ne s'arrange pas avec le temps… Au contraire même !

Je soufflai.

Qu'était-on censé faire dans cette situation ? Écouter ce que son cœur nous dicte de faire ? Ou la raison ?

Je me pris le visage entre les mains et soufflai derechef. Je pris ma chemise sur la banquette arrière et l'enfilai avant de la boutonner sommairement. Je remis correctement mon siège et commençai à rouler vers une destination inconnue. Il fallait seulement que je m'éloigne. Que je fasse quelque chose qui m'empêcherait de penser à elle. Quelque chose qui m'empêche de formuler l'hypothèse que je suis amoureux d'elle. Quelque chose qui m'occupe l'esprit… Quelque chose… ou quelqu'un