Hello les gens! Aaah, ça fait un moment que je voulais me remettre au KakaIru... Ceci est une fic à chapitres, probablement courte (je dirais quatre cinq chapitres, mais rien n'est encore défini).

J'avais besoin de décompresser un peu de mes six fics en cours (Yosshi au bord de l'explosion). Besoin d'oublier pour un court moment que mon ItaSasu se barre en sucette. Oublier que mon Yuvi se finit de façon parfaitement bâclée. Oublier que mon KuroFye est marshmallow. Oublier que ma fic Clamp avance à la vitesse d'une limace en apesanteur sur la Lune. Oublier que j'ai un couple délirant (KomuiReever, dgm) qui s'agite dans mon cerveau malade.
Alors, pour décompresser, je n'ai pas trouvé mieux que de me rajouter une fic sur le dos TT
Allez, vous pouvez me le dire que je suis une folle masochiste TT°TT
Enfin bref: cette fic est sans prétention, j'essaie de montrer le côté sombre, hyper-sombre de Kakashi.

Je disais donc: je décompresse à travers cette fic, en faisant du bon gros gore comme j'en ai jamais fait. Va y avoir du sang, des tripes à l'air, des chairs en décomposition. Bon appétit!

Petite note de pré-lecture: ouais, y a un lemon. Et ce sera probablement le seul (profitez-en bien^^). Le sang, c'est pas encore pour maintenant... enfin, juste un peu^^ Je suis pas habituée à tout ça, soyez indulgentes^^""

Chapitre 1

Kakashi sortit du bureau du Hokage, les sourcils froncés. Il rentrait à peine de mission, et il se retrouvait avec une autre sur les bras.

-Fait chier, marmonna-t-il en shootant dans un caillou.

En plus, il faisait beau. Il aurait pu passer la semaine à glander au soleil, avec Iruka, qui allait être en vacances pour cause d'examen Chuunin. Eh non, il fallait qu'il se coltine la mission de rang S du siècle. Il y avait des jours où il enviait son amant. Lui, il n'avait qu'à surveiller une poignée de gamins, et sa paye était assurée. Pas de missions, pas d'assassinats, pas de combats. Pas de blessures.

Pas de chairs éclatées.

Pas de sang.

Kakashi secoua la tête, pour chasser de son esprit le pauvre corps écrasé sous des tonnes de pierres, le sang baignant ses cheveux noirs, l'unique œil rouge rivé au sien.

Il s'arrêta à l'ombre d'un arbre, souleva son masque d'Anbu maculé de sang et posa ses doigts sur la paupière fermée et tressautante de son œil gauche. A travers la fine membrane de peau, il sentait son globe oculaire tourner, trembler, s'agiter dans son orbite. Il ouvrit l'œil et vit le monde secouer autour de lui. Le ciel était noir, le soleil était rouge, les contours des maisons ressortaient en blanc sur le fond de ténèbres. Et tout tournait, s'agitait. Kakashi referma l'œil et sentit les larmes rouler sur sa joue gauche.

-Mais merde, arrête de pleurer, Obito ! marmonna l'Anbu, la voix grinçante.

Mais en regardant sa main de plus près, il y vit du sang. Il pleurait du sang.

-Je savais que j'avais trop forcé, grogna-t-il pour lui-même en replaçant son masque.

Depuis un moment, son Sharingan déconnait quand il l'utilisait trop.
Il se remit à marcher, essayant d'ignorer la douleur qui lui vrillait le crâne. Il arriva chez Iruka et entra par une fenêtre du second étage. Comme prévu, il avait atterri dans la salle de bain. Il posa son katana sur le rebord de la fenêtre, puis se déshabilla en vitesse, les protections aux bras, les gants, les sandales, l'étui à shurikens, le plastron, le pantalon, le boxer. Il ôta son masque de chien pour pouvoir retirer son chandail, et il vit les longues traînées de sang séché sur sa joue. Entièrement nu, il ausculta son reflet dans la glace. Doucement, il ouvrit l'œil, provoquant de nouvelles hallucinations. Lorsque son Sharingan fut calmé, il constata qu'il était rouge. Complètement rouge. Comme noyé de sang.

Il ferma l'œil et entra dans la cabine de douche. L'eau chaude et le savon brûlaient ses blessures fraîches.

C'était… bon.

Tant qu'on souffre, c'est qu'on est vivant, non ?
Cette théorie était suffisante pour mener certains ninjas à un délicieux masochisme. Se sentir vivant, c'est tout ce qu'il restait à certains shinobis.

Ceux qui avaient vu tant de compagnons mourir.
Ceux qui avaient tant de sang sur les mains.
Ceux qui avaient survécu à tant de guerres.

Les survivants sont toujours un peu plus sombres et torturés que les autres. La culpabilité et les regrets leur rongent le ventre comme un poison, pour finir par pervertir tout ce qu'il reste de beau en eux. La douleur devient plaisir et le plaisir devient douleur. Aimer devient peu à peu impossible. La violence prend le pas sur la douceur.

Kakashi ne le savait que trop bien, il se battait tous les jours contre cela.

Il frotta délicatement le sang sur sa joue et se rinça à l'eau froide pour refermer ses plaies, puis resta de longues minutes dans la douche à regarder l'eau rose de sang s'écouler par le trou d'évacuation.

.xXx.

Iruka se massa la nuque en lâchant un soupir exténué. Vivement sa semaine de vacances, il n'en pouvait plus. Il sourit comme un imbécile heureux en songeant qu'il allait passer sa semaine avec son chéri. Rien de mieux qu'une semaine complète entre les draps pour vous remettre un sensei au plus haut de sa forme… Sauf que… sauf que Kakashi était de plus en plus bizarre ces derniers temps. Plus sombre. Plus taciturne. Plus pâle, aussi. Il avait l'air malade. Parfois, il le voyait perdre l'équilibre, ou se figer sur place, livide. Parfois, même, il voyait du sang couler sur son visage, sans raison. Quand il avait compris qu'il s'agissait de son Sharingan, il en avait parlé à Tsunade-sama. Celle-ci avait conclu qu'il devait s'agir d'une forme de rejet. Ou simplement un signe qu'il faisait trop travailler son œil. Elle ne pouvait rien dire de plus. Le cas de Kakashi était le seul de toute l'histoire de Konoha…

Iruka soupira à nouveau. Il espérait qu'un peu de congé aiderait son homme à se sentir mieux. Il n'aimait vraiment pas le voir comme ça. Enfin…
Il se remit en marche vers son appartement, se demandant si Kakashi y serait…

Son cœur se serra d'appréhension. Comment allait-il le retrouver, encore ? A chaque retour de mission, il était un peu plus mal. Comme si quelque chose en lui mourait à chaque fois, depuis quelques mois. Depuis cette mission-suicide où son coéquipier avait fini gravement blessé, pour tomber dans un coma profond duquel il n'était toujours pas sorti.
Iruka ne comprenait pas vraiment pourquoi cela l'affectait tant. Il connaissait son passé, bien sûr. Tout le monde le connaissait. Mais il croyait, comme tout le monde, qu'il était passé par-dessus tout cela. Qu'il avait fini par faire son deuil.

Le sensei poussa la porte de son appartement, croisant les doigts pour que Kakashi n'ait pas vidé sa réserve de saké.
Il entra sans bruit, sur la pointe des pieds. Il remarqua tout de suite la porte de la salle de bain qui était ouverte. Il alla jeter un œil.
Des vêtements ensanglantés posés au sol. Kakashi était bien de retour… et complètement nu, vu que même son sous-vêtement traînait par terre.

Par acquis de conscience, Iruka vérifia les bouteilles de saké dans la cuisine. Bon, elles étaient toutes là. C'était bon signe.

Personne dans le salon.

Iruka finit son inspection par la chambre. Si Kakashi l'attendait, alangui dans son lit en lisant un Icha Icha Paradise, il ne répondait plus de rien. Il poussa doucement la porte. Les stores étaient baissés, plongeant la pièce dans une semi-obscurité peu rassurante. Ils restaient rarement dans le noir, lors de leurs ébats. Soi-disant parce que l'esprit artistique de son amant préférait voir sa peau rendue dorée par la lumière douce du soir.
Il y avait effectivement quelqu'un dans le lit. Le sensei s'approcha à pas de loup, pour s'agenouiller près de l'endormi.

Kakashi dormait profondément, installé sur le ventre, le nez plongé dans les oreillers. Le drap descendait jusqu'à ses reins, et Iruka constata qu'il n'avait pas pansé ses blessures. Du sang imbibait le tissu des draps et des taies. Mais il n'y prit pas garde bien longtemps, hypnotisé par la beauté de son amant. Il était simplement magnifique, malgré l'expression tourmentée que prenait son visage lorsqu'il dormait. Soudain, il remua les lèvres.

-Je l'ai tué… murmura-t-il. Je l'ai tué… Obito…

Iruka grimaça, peiné. Il détestait quand Kakashi faisait ce genre de rêves, de cauchemars peuplés des cris des morts. Pour écourter son supplice, il posa sa main sur son front, doucement, et chuchota :

-Kashi, mon amour… réveille-toi… je suis là…

L'Anbu souleva une paupière.

-Hmm, Ruka… L'est quelle heure ?
-Six heures. Tu as faim ?

Kakashi secoua la tête en signe de dénégation.

-Je t'attendais.
-En dormant ?
-C'était fatigant, chuchota Kakashi en tirant Iruka par le bras pour l'allonger près de lui.
-Ça s'est bien passé ? demanda le Chuunin en ôtant sa veste et son étui à shurikens, pour se coucher contre lui.
-Hm, hm, marmonna-t-il en glissant ses mains blanches sous son pull. Aucun dégât. Juste…
-Ton Sharingan ?

Kakashi acquiesça en silence.

-Il me bouffe tout mon chakra, c'est épuisant.
-Tu es sûr… que ce n'est pas autre chose ? Ton Sharingan qui fatigue parce que justement il n'a pas assez de chakra, par exemple ? Tu n'abuses pas trop avec tes chidori ?
-T'inquiète, murmura-t-il en lui enlevant son chandail.

Il promena ses larges mains râpeuses sur son torse mordoré. Il était beau. Tellement beau. La plus belle chose qui lui ait été donné de voir.

-Je m'inquiète parce que je t'aime, chuchota le sensei en rougissant, de plaisir ou de gêne.

Il osait rarement lui dire ces mots. Parce qu'il savait très bien qu'il avait peu de chance de recevoir une réponse.
Il ne lui en voulait pas. Il savait être patient. Mais il avait envie d'être quelqu'un d'autre pour lui. Quelqu'un d'autre qu'un amant régulier écoutant le récit de ses malheurs – quand il consentait à en parler – et acceptant les silences et les fugues inexpliquées.

Kakashi soupira, blessé. Il se pencha pour embrasser ses lèvres douces, tendrement, comme en excuse.

-Je suis désolé, chuchota-t-il. Je suis désolé.

Il fit mine de s'écarter, mais Iruka le retint.

-Je suis désolé, continuait l'Anbu. Désolé de pas pouvoir te donner ce que tu attends.

Le brun posa doucement sa main sur sa joue, murmurant des « c'est pas grave » d'une voix patiente.

-Si ! s'exclama Kakashi en se tournant vers lui, son œil saignant à nouveau. Si, c'est grave. Parce que je me trimballe cet œil depuis tellement de temps… c'est une partie de lui qui vit en moi, qui me rappelle tous les jours que je l'ai tué.

Il murmurait ces paroles d'une voix parfois précipitée, parfois calme. Une sorte de confession, dans le noir. Entre lui et Iruka. Entre sa douleur et sa douceur.

-Et ce que tu veux, je ne pourrai jamais te le donner, tu comprends ? Pas tant que tout mon corps réclamera que j'arrache Obito de mon visage et que je l'enterre quelque part. Parce que je voudrais pouvoir choisir les jours où je le pleure et les jours où je passe à autre chose. Aujourd'hui, c'est l'horreur. Jour et nuit je le regrette. Et ça finit pas. J'arriverai jamais au bout. Quand je regarde en moi, je ne vois que la tristesse de l'avoir tué. D'avoir été responsable de tant de morts. Quand je regarde en moi, je ne vois que ça. Je suis incapable de voir le bonheur que je vis chaque instant avec toi.

Iruka n'arrivait pas à prononcer un mot. Il ne comprenait pas… pourquoi Kakashi se livrait si subitement ? Il n'avait jamais rien dit, ou seulement des bribes indistinctes.
Et surtout, il n'avait jamais été aussi près de lui dire qu'il l'aimait.

-Kashi…

Puis, voyant son air infiniment blessé, Iruka le serra contre lui, doucement, glissant ses doigts bruns dans ses cheveux argentés. Il embrassa sa tempe, chuchotant des phrases indistinctes, des paroles rassurantes, des mots doux.
Il le poussa légèrement vers le matelas, pour l'allonger sur le dos. Il s'assit sur ses cuisses, promenant ses mains soyeuses sur son torse, piquant son visage de baisers.

-Quand est-ce qu'il a saigné le plus ? demanda Iruka, incapable d'arrêter de penser à son Sharingan.

Kakashi leva les yeux vers lui, perplexe.

-Quand j'avais quatorze ans. C'était lors de l'attaque de Kyuubi. Quand Sasuke est parti. Et ici, depuis quelques jours, murmura-t-il.
-Depuis que Yamato est dans le coma ?
-Ne t'inquiète pas pour mon Sharingan, murmura l'Anbu en levant les bras pour caresser son dos bronzé. Inquiète-toi pour toi. Pour le jour où je ne serai plus là.

Iruka se redressa avec une grimace horrifiée.

-Ne dis pas n'importe quoi ! Je m'inquiéterai à ce moment-là. Maintenant, je m'inquiète pour toi ! Tant que tu respireras, je penserai à rien d'autre.

Kakashi embrassa doucement sa gorge dévoilée, grattant son dos du bout des ongles, légèrement, en une caresse frissonnante qu'il savait être particulièrement agréable pour Iruka, avant de glisser ses mains sous son pantalon.
Le brun se cambra légèrement en murmurant quelque chose sur les grands pervers dangereux pour l'humanité. En à peine deux secondes, il se retrouva intégralement nu au-dessus du corps blanc et rouge de son amant. Il sentait son regard sur lui, et cela l'excitait au-delà de ce qui était moralement acceptable pour un respectable professeur en charge de cinquante gamins de moins de douze ans.

Sans un bruit, sans une parole, Kakashi se redressa en position assise, pressant ses mains sur les hanches de son amant, ses lèvres sur sa gorge, le frottant contre lui.

La pièce s'emplit progressivement de murmures, de halètements, de grognements, de gémissements, alors qu'Iruka, enivré par l'odeur voluptueuse que dégageaient leurs deux corps, s'offrait à son amant, son amour, avec la délicieuse sensation d'être comblé.

Iruka tressaillit violemment, sentant un frisson de libération le secouer jusqu'au plus profond de lui-même. Dans un râle de satisfaction, Kakashi se laissa doucement retomber sur le matelas, suivi d'Iruka.
Ce dernier souriait, aux anges, murmurant des « mon amour » en posant des baisers sur ses joues parfaitement rasées. Douces, douces, tellement sensuellement soyeuses. Se dire qu'il allait pouvoir embrasser ces mêmes joues, ces mêmes lèvres, jours après jours, durant cette merveilleuse semaine de congé le rendait fou de bonheur.
Il ferma les yeux, glissant peu à peu dans le sommeil.

Il les rouvrit brusquement, entendant une phrase murmurée par son amant.

-Je repars. Demain à la première heure.


Alors?
Moui, je sais, Kakashi en handicapé des émotions et en pauvre mec torturé de remords, on en voit dans... disons... 90% des fics? Enfin bon...

Je tiens à préciser (j'ai oublié de le faire au début): dans cette fic, l'Akatsuki n'existe pas (et si oui, je n'en parle pas). Le Monde est toujours un peu en guerre (moins grave que dans l'enfance de Kakashi, mais y a toujours un ou deux Kage qui veut piquer le territoire de son voisin). Sasuke a rejoint Orochimaru, il y a... cinq ans? Ce qui nous fait un Kakashi de trente-deux ans, un Iruka de vingt-huit ans et des Naruto, Lee, Sakura, Tenten, Ino, etc. de dix-huit ans. Je ne sais pas encore dans quelle mesure ces personnages vont apparaître dans cette fic, mais on va dire qu'ils sont tous Anbu (sauf Iruka, qui est toujours notre sensei préféré^^). Au fait! Kakashi est redevenu Anbu à la dissolution de l'équipe sept. A priori, Saï n'est pas là. Donc, aucune embrouille avec Danzo. A part ça, je crois que j'ai tout dit... c'est pas forcément important, mais ça peut le devenir... Sasuke a bel et bien tué son frère (mort à toi, Sasu-bâtard-chan!), mais n'a pas la moindre intention de détruire Konoha. Il se promène quelque part dans le vaste monde, et prions pour qu'il se fasse bouffer par un lion enragé.
A part ça, on peut dire que je respecte l'univers du manga !

Kakashi: tu respectes rien du tout, ouais.
Yosshi: sshht! Chuis sûre que les lectrices ont rien remarqué!
Kakashi: et pourquoi que mon Sharingan saigne comme un débile? Il est pas censé me rendre plus fort?
Yosshi: ça mon chou, tu découvriras au tout tout tout dernier épisode!
Kakashi: laisse deviner... Naruto me bouffe mon chakra pour nourrir son renard débile?
Yosshi: meuh non voyons! Et arrête d'être de si mauvaise humeur! T'as mal lu le scénario! t'es censé être triste pas en colère!

Et comme vous pouvez le constater, Yosshi-chan va mal, très mal. Quand elle se met à parler avec des perso de manga, ça devient très très grave (appelez une ambulance, siouplaît)

Et après ce merveilleux déballage de n'importe quoi, s'il vous plaît, des reviews TT (je sais pas trop à quand la suite... on verra si chuis motivée!)

~Yosshi-chan (qui a vraiment besoin de vacances... quoi, on est déjà en août? mrd mais je fais quoi de mes congés, moi? Ah, ouais. Six fics en parallèle (tiens, sept avec celle-ci)) qui vous aime et qui demande un ticket d'entrée pour l'asile le plus proche.