Epilogue

En ce beau matin d'hiver, le soleil rayonnait sur Konoha et, s'il ne réchauffait pas réellement les habitants, le village avait retrouvé son entrain, sa bonne humeur et son intarissable activité. La fête du Nouvel An, trois jours plus tôt, avait permis d'aérer les esprits et de faire place à une nouvelle période de paix et de sérénité après les épreuves que chacun avait traversées.

Les rires et les conversations joyeuses se répercutaient jusque dans le quartier Uchiwa, pourtant abandonné depuis bien des années. La raison en était simple : devant l'une des maisons du quartier, la seule à être encore habitée, Ino et Sakura s'adonnaient avec joie à la peinture murale, tandis que, de leur côté, Kiba et Sasuke réparaient quelques tuiles, perchés sur le toit.

‒ Tu as bien fait d'exiger que la maison soit retapée, approuvait Ino en hochant frénétiquement la tête. Sasuke peut bien se le permettre, on ne pouvait vraiment plus laisser ce quartier dans un tel état de délabrement !

‒ Et puis, je voyais mal Ayumi attaquer son adolescence dans un environnement aussi macabre ! Enfin, imagine le jour où elle aura un petit copain, je ne veux pas que le pauvre garçon fuie à la vue de cet endroit !

‒ Qui a parlé de petit copain ?

Ça, c'était la voix de Kiba qui, penché par-dessus la gouttière, les observait d'un air suspicieux. A ses côtés, Sasuke en faisait autant, bien que son visage fût moins expressif.

‒ Dites, vous n'avez pas honte d'espionner notre conversation ? s'indigna Sakura.

Sur ce, voulant se venger, elle plongea son pinceau dans le pot de peinture blanche et l'agita en direction des deux ninjas. Si Kiba esquiva l'attaque d'un geste vif, Sasuke, qui pensait visiblement que Sakura n'oserait pas s'attaquer aussi bassement à lui, reçut une belle tache blanche qui lui barra le visage en deux.

‒ Tu devrais voir ta tête ! s'exclama Sakura en gloussant, alors que Kiba, hilare, s'agrippait au toit pour ne pas tomber.

‒ Sakura, attention !

Mais le cri d'Ino retentit trop tard. Sasuke avait saisi le deuxième pot de peinture, posé en haut d'une échelle, et avait versé son contenu sur la tête de Sakura, dont le rire s'étrangla immédiatement. Quand elle leva la tête, Sasuke affichait cet air vaguement espiègle et satisfait qu'elle seule parvenait à lui arracher.

‒ Oh, Sasuke, tu vas voir, ça ne se passera pas comme ça ! affirma Sakura, en posant un pied sur l'échelle, un pot de peinture sous le bras.

Tandis que Kiba effectuait un repli stratégique en sautant à terre, Ino secoua la tête à la façon d'une mère navrée de voir ses enfants mettre en œuvre les pires bêtises. Depuis que Sasuke et Sakura étaient ensemble, ils se comportaient comme des gamins.

‒ Tante Ino, nous avons rapporté les autres pots de peinture !

Ino se retourna pour voir Ayumi et ses deux coéquipiers, chacun un bidon de peinture blanche à la main, avancer dans l'allée principale du quartier.

‒ Tant mieux, ma puce, parce que je crois que tes parents en ont trouvé une toute autre utilisation, soupira-t-elle d'un air amusé.

A ces mots, Ayumi jeta un bref regard vers le toit, d'où on ne voyait que jets de peinture blanche et, de temps en temps, la tête de Sakura et Sasuke qui se battaient comme des gamins, puis baissa immédiatement les yeux.

‒ Je ne veux même pas savoir ce qu'ils en font, déclara-t-elle en posant le pot blanc à terre.

A ce moment-là, une autre personne apparut au coin de l'allée, un barbecue portatif sous le bras et un panier rempli de victuailles dans la main opposée.

‒ Chôji ? s'exclama Ino en s'avançant vers lui, les yeux ronds. Mais qu'est-ce tu fabriques ici avec tout ça ?

‒ Bah, tu m'avais bien dit de vous apporter à manger, non ? répliqua-t-il en levant un sourcil, probablement étonné de voir sa femme lui reprocher sa venue.

‒ Oui, mais je t'ai dit qu'on mangerait des sandwichs !

‒ Des sandwichs ? Tu es folle ? Par un aussi beau temps, on va se faire un barbecue dans les règles de l'art !

Ino leva les yeux au ciel, comme exaspérée par les manières de son mari. Il n'y avait sûrement que lui pour organiser un barbecue en plein hiver. Il commençait déjà à installer l'appareil, quand Ino fouilla le sac de vivres.

‒ Chôji, il y a suffisamment de viande pour nourrir vingt personnes dans ce sac ! fit-elle remarquer en sortant saucisses, brochettes et autres viandes à griller.

‒ C'est que Shino a dit qu'il nous rejoindrait, et il va probablement amener son fils avec lui. Et puis, j'ai croisé Tenten, Neji et la petite Junya et je les ai invités. Ah, et les garçons arrivent avec les bouteilles. J'espère qu'ils ne vont pas les casser, d'ailleurs…

Tandis que Chôji expliquait la situation à sa femme, Kiba s'approcha, se pourléchant les babines à la manière d'un loup affamé.

‒ Tu organises un barbecue, Chôji ? Bonne idée, je vais dire à Rinda, et aux enfants de venir !

Ino soupira, songeant que son époux avait déjà ameuté la moitié de leurs amis et qu'elle ne pourrait probablement rien y faire. Un peu à l'écart, entourée de ses deux coéquipiers, Ayumi enfonça ses mains dans les manches de son pull et sourit de satisfaction. Le quartier Uchiwa paraissait bien moins triste, quand il était investi par les amis de sa mère.

‒ Ah, tes parents ont fini, fit remarquer Yukito d'un air moqueur.

En effet, Sasuke aidait Sakura à descendre de l'échelle qui menait au toit. Les deux adultes, bien que blancs de la tête au pieds, riaient et souriaient, chose particulièrement rare et discrète chez Sasuke.

‒ Tu ne trouves pas qu'ils vont un peu trop vite dans leur relation ? Je veux dire, ça ne fait que deux semaines qu'ils sont ensemble et…

‒ Ils ont attendu ça pendant trop longtemps pour patienter davantage, le coupa Ayumi. Et puis, leur précipitation ne me gêne pas du tout. J'espère seulement que la maison sera prête quand on emménagera, parce qu'avec toutes leurs bêtises, on n'est pas rendu !

‒ Enfin, dans tout ça, tu ne m'as toujours pas dit pourquoi Sasuke ne t'a pas reconnue plus tôt.

Ayumi s'attendait à cette question. Sasuke, Sakura et elle avaient longuement discuté pour mettre au point une version officielle des faits qui conviendrait à tout le monde. Si Ayumi n'aimait pas l'idée de mentir à ses amis, elle avait néanmoins pris la décision de le faire pour l'instant. Elle attendrait que Yukito soit assez mature pour garder un secret pour leur avouer la vérité.

‒ A l'époque de ma naissance, mes parents étaient persuadés d'avoir fait une bêtise. Sasuke considérait qu'il n'aimait pas ma mère et qu'il ne pouvait pas s'engager aussi fortement avec elle. Ma mère, elle, ne voulait épouser qu'un homme qui l'aimerait sincèrement, aussi ont-ils décidé de faire comme si de rien était. En plus, le fait de cacher l'identité de mon père permettait à ma mère d'échapper à l'obligation de l'épouser que voulaient lui imposer ses parents.

‒ Voilà une histoire bien compliquée pour bien peu de choses, commenta Yukito qui avait eu du mal à suivre. En plus, ils ont quand même fini ensemble !

Leur conversation fut interrompue par l'arrivée d'une Junya toute pimpante. Si son visage prenait toujours une teinte morbide à la moindre évocation de sa sœur, la fillette avait retrouvé son air bienheureux et semblait se remettre petite à petit du malheur qui avait persécuté sa famille.

‒ Salut, Junya, comment vas-tu ? demanda Yukito en allant à sa rencontre.

Laissant les deux cousins discuter, Ayumi jeta un coup d'œil vers le barbecue qu'organisait Chôji. Celui-ci, muni d'un tablier blanc de chef cuistot, faisait griller les viandes avant de les jeter dans les assiettes des convives, à présent nombreux. Naoto Aburame et les frères Akimichi s'amusaient à embêter l'aînée des Inuzuka, tandis que le jeune cadet tirait les oreilles d'Akamaru. Les adultes discutaient avec enthousiasme et même Neji semblait s'amuser, tandis qu'Ino et Tenten se moquaient ouvertement de la tenue blanche de Sakura.

‒ Simaru !

Ayumi sentit son coéquipier se tendre à l'entente de cette voix légèrement aigüe. Quand elle se retourna, elle écarquilla les yeux, comprenant la raison de ce comportement. Une fille légèrement plus âgée qu'eux, vêtue d'une tenue affriolante, les jambes fermes, le décolleté ouvert sur une superbe poitrine de jeune femme et les cheveux volant dans son dos comme une flamme agitée par le vent, courait dans leur direction en agitant la main.

‒ A… Akisa ? s'étonna-t-il. Mais qu'est-ce que tu fais là ?

‒ Eh bien, je profite du voyage de ta mère pour rendre visite à mon cousin préféré ! s'exclama-t-elle en passant sa main avec énergie dans les cheveux en bataille de Simaru.

Ayumi, elle, ne se sentait plus capable de prononcer un seul mot. Il était clair que la fille du Kazekage avait de quoi rendre jalouse toutes les filles de Konoha. A présent qu'elle la voyait de plus près, Ayumi pouvait également percevoir les traits doux et fins de son visage qui ne faisaient que s'ajouter à la beauté de son corps.

Soudain, un bruit d'ébahissement attira son attention. Ayumi tourna la tête pour apercevoir Yukito, les yeux écarquillés, une main pinçant son nez, qui ne se lassait pas de contempler Akisa. Il prenait cet air stupide à chaque fois qu'il la voyait.

‒ Dis, tu n'as pas fini de faire cette tête, Yukito ? le sermonna Ayumi.

Mais elle n'eut pas le temps de le frapper, car Simaru intervint :

‒ Akisa, tu te souviens d'Ayumi et de Yukito, mes coéquipiers ?

‒ Bien sûr ! Nous nous sommes déjà croisés à Suna, non ?

Tandis qu'Ayumi acquiesçait poliment, Simaru demanda des nouvelles de sa mère.

‒ Elle a mis tout sens dessus dessous, comme d'habitude ! répondit Akisa d'un air désespéré. A propos, ne rentre pas chez toi avant ce soir, ta mère y a mis le bazar du siècle !


Akisa n'avait pas tout à fait tort quant à la maison des Nara. En effet, posté à une bonne vingtaine de mètres de la porte, Naruto, paré de sa tenue de Hokage pour l'occasion, percevait parfaitement les cris de la charmante Temari qui fusaient de tous les côtés.

‒ Mais non, ne mettez pas l'armoire dans ce sens, ça ne passera jamais ! Et puis les cartons de vêtements, j'ai déjà dit qu'on ne devait pas les laisser dans l'entrée !

Les pauvres ninjas de Suna qui se faisaient houspiller en bonne et due forme n'osaient pas protester. D'abord, parce que tout le monde à Suna savait que Temari avait un caractère de chien et, en plus, parce qu'elle était la sœur du Kazekage Gaara. Si les cris de la tigresse du désert ne semblaient pas leur plaire, il n'en était rien de Shikamaru qui, appuyé contre un mur, observait avec amour sa chère et tendre se comporter en furie.

‒ Heureusement qu'elle ne déménage pas tous les jours, sinon elle donnerait des envies de suicide à tous mes hommes ! plaisanta une voix à côté de Naruto.

‒ Oui, et puis j'en ai un peu marre de réarranger leur contrat de mariage à ces deux là, approuva Naruto. Heureusement, maintenant, avec Hinata au conseil, les choses sont devenues plus simples ! Au fait, Gaara, ça a été le voyage ?

Gaara, également vêtu de sa tenue officielle, afficha une mine significatrice de l'ennui qu'il avait pu éprouver lors du trajet.

‒ Avec les charrettes, ça n'avançait pas très vite. J'avais presque envie de dire à mes hommes que je partais en éclaireur, mais je n'ai pas eu le cœur à les laisser seuls sous les commandes de Temari.

‒ Et il y en a beaucoup des charrettes ? s'inquiéta Naruto en voyant un Kankurô en sueur passer sous son nez avec une énième caisse et entrer dans la maison des Nara qui bientôt n'aurait plus suffisamment de place pour contenir toute la garde-robe de Temari.

‒ Trois, répondit Gaara avec un air désespéré. Quand Temari est rentrée à Suna après sa séparation avec Shikamaru, elle était tellement déprimée que nous ne savions pas quoi faire. Finalement, Kankurô a proposé de lui faire faire les boutiques à chaque fois qu'elle se sentait triste. Ça a fonctionné, mais imagine un peu le nombre de vêtements qu'elle a pu s'acheter !

Naruto éclata alors franchement de rire en imaginant Gaara croulant sous une montagne de vêtements féminins. Habitué aux extravagances de son homologue et ami, Gaara le laissa calmer son hilarité avant de demander :

‒ Et il s'est passé quelque chose de spécial à Konoha, ces derniers temps ?

‒ Oh, rien de spécial, mentit Naruto le plus naturellement du monde. Les bricoles habituelles, en fait.

‒ Et la brèche dans le mur Nord, c'est une bricole habituelle ?

Naruto se crispa au sous-entendu de Gaara qui, de son côté, semblait s'amuser à le taquiner. La bataille contre Iwa avait causé quelques dégâts sur la façade Nord du mur, notamment une technique dôton un peu trop imposante qui avait transpercé la muraille, y ouvrant une brèche non négligeable. Même si la bataille était passée depuis trois semaines, les réparations n'étaient pas encore finies, à cause du manque de personnel. Heureusement, grâce à l'argent gagné au loto par Tsunade et gentiment offert à la caisse commune du village, Naruto avait enfin pu embaucher des ouvriers des alentours.

‒ Ah, oui, oh, ça c'est rien du tout ! s'exclama Naruto qui improvisait totalement. Ce sont… les termites ! On a eu une terrible invasion la semaine dernière, elles ont bouffé la palissade, ces saletés !

‒ Des termites en plein hiver ? répliqua Gaara en levant un sourcil.

Il connaissait bien les termites, ces insectes pullulaient dans le désert de Suna et détestaient le froid.

‒ Une espèce qui a muté, assura Naruto, Tsunade fait des recherches là-dessus.

Gaara n'eut pas le temps de torturer davantage son ami. Lee, vêtu d'une combinaison verte flambant neuve, vint se poster devant eux, portant une caisse sur l'épaule.

‒ Bonjour, Gaara, tu vas bien ?

Gaara salua Lee avec un sourire. Malgré les années, les deux hommes étaient restés amis et Lee était l'un des rares ninjas de Konoha qui se permettait d'être familier envers le Kazekage.

‒ Très. Tu aides au déménagement ?

‒ Oui, rien de tel pour faire un peu d'exercice tout en se rendant utile ! affirma le ninja en prenant un air solennel. D'ailleurs, tout ceci me fait penser qu'il faut que je rachète des chaises…

‒ Ah, les termites sont aussi passées chez toi ? s'informa Gaara, sincèrement étonné.

‒ Quelles termites ? répondit Lee qui ne voyait pas les signes désespérés de Naruto dans le dos de Gaara. Il n'y a jamais eu de termites dans la région ! Non, les chaises, c'est parce que ma femme en a cassé deux sur la tête des ANBU qui sont venus lui annoncer qu'un autre ninja s'était fait passé pour moi sans qu'on l'ait avertie. Bon, j'y vais, j'ai parié avec Gai-sensei que j'aurai fini le déménagement dans un quart d'heure !

Puis il s'éloigna, laissant un Naruto désespéré derrière lui.

Au moins, il a retrouvé la forme celui-là, songea-t-il pour se consoler.

Mais le regard accusateur de Gaara pesait sur lui et il devait absolument trouver un moyen de détourner la conversation vers un autre sujet.

‒ Hé, hé, comme tu peux le constater, Asa a beau être une civile, elle est aussi dangereuse que Temari !

La remarque sur la femme de Lee ne départit pas Gaara de son expression. Finalement, après un silence gênant, son visage se détendit et il accorda à Naruto un sourire complice.

‒ Un jour, tu me diras ce qui s'est vraiment passé ?

‒ Oui, un jour, assura Naruto, soulagé de ne plus être questionné.

Gaara ayant lui-même été jinchûriki, Naruto était sûr qu'il comprendrait la nécessité de garder cette histoire secrète. Néanmoins, il préférait attendre. Konoha venait de retrouver la paix et il ne tenait pas à réveiller des événements si proches et si douloureux.

‒ J'espère que toi et tes hommes resterez un peu, dit-il après avoir jeté un coup d'œil au ciel radieux. Nous fêtons un mariage dans une semaine et nous serions très heureux de vous avoir avec nous.

‒ Un mariage ? s'enquit Gaara. Je connais au moins les futurs mariés ?

‒ Bien sûr ! Ce sont Sasuke Uchiwa et Sakura Haruno !

‒ Ah oui ! Je me souviens bien d'eux, surtout de Sakura. Il faut dire que notre dernier échange a été… mouvementé…

‒ C'est vrai, vous ne vous êtes pas parlés depuis votre dispute à Suna ? Mais c'était il y a treize ans !

‒ Oh, nous ne nous en voulons pas vraiment et j'ai eu le temps de lui présenter mes excuses par lettre depuis, expliqua Gaara.

‒ Et… c'était à propos de quoi ? demanda Naruto, avide de savoir.

‒ De l'hôpital de Suna. Sakura avait été horrifiée en découvrant le manque de qualification du personnel et, pour tout t'avouer, je dois dire qu'elle n'avait pas totalement tort. Cependant, ce n'était pas très adroit de me le faire remarquer devant des membres du conseil, aussi j'ai dû élever la voix. Elle ne te l'a jamais dit ?

‒ Heu… non.

Naruto se voyait mal expliquer à Gaara qu'après maintes réflexions il avait émis l'hypothèse qu'il puisse être le père d'Ayumi, à cause précisément de cette dispute. Il inspira une grande bouffée d'air frais et se remémora les événements des derniers jours : après que Konoha eut surmonté la crise, Sasuke avait reconnu officiellement Ayumi comme étant sa fille et n'avait pas tardé à entretenir une liaison avec Sakura qu'il avait demandée en mariage la semaine précédente. Neji et Tenten recommençaient à sortir et, comme si cette aventure les avait poussés à profiter à nouveau de la vie, ils passaient beaucoup de temps en famille et avec leurs amis. Shikamaru et Temari ne se lâchaient plus d'une semelle et sans doute cherchaient-ils à rattraper toutes ces années perdues. Quant au reste de ses amis, Naruto savait qu'ils allaient bien.

Puis il songea à lui. En tant que Hokage, il était parvenu à gérer une crise sans précédent, tout en réglant quelques problèmes internes au village. Il se sentit en cet instant particulièrement satisfait de son travail et une bouffée de fierté vint lui gonfler la poitrine.

J'ai bien fait d'accepter de devenir Hokage, songea-t-il, j'assure vraiment à la tête de ce village ! Je réussis à faire face à tous nos ennemis, même ceux qui se cachent…

Et, qu'ils soient d'Iwa ou d'ailleurs, les crétins qui oseraient s'opposer à lui pouvaient venir. Lui, Naruto Uzumaki, sixième Hokage de Konoha, les attendait de pied ferme !

FIN


Note de l'auteur : Et ainsi se termine cette histoire ! Bon, honnêtement, j'ai surtout fait l'épilogue pour m'amuser et finir sur une touche d'humour, étant donné que les chapitres qui précédaient n'étaient pas forcément des plus joyeux. J'espère en tout cas qu'il vous aura plu !

Bon, concernant mes prochaines fics, je ne sais pas trop. Concernant Naruto, je publierai peut-être une sorte de "comédie romantique" que je tente de développer depuis un moment, mais certains points bloquent encore. Ce sera évidemment complètement différent du style de cette fic, ou même des autres que j'ai déjà publiées, mais je me dis que ça peut toujours plaire. Sinon, j'ai aussi déjà songé à publier dans d'autres fandoms, notamment Le Seigneur des Anneaux, Orgueil et Préjugés, Détective Conan, peut-être Card Captor Sakura et Zelda (mais le projet que j'ai pour Zelda est tellement énorme qu'il ne risque pas de sortir de suite).

Enfin bref, comme vous voyez, je ne sais pas trop ce que je ferai prochainement. En attendant, peut-être que quelques one-shots sortiront de ma tête et, étantn donné le nombre de drabbles que j'ai accumulé sur mon ordi, je vais songer à en faire un recueil (mais il faut encore que je vois comment je vais vous présenter ce joyeux bazar).