Que justice soit faite, chapitre 6

Le temps était passé extrêmement vite et les fondateurs étaient fiers de voir le château enfin terminé. Les moldus avaient travaillé dur pour faire cette magnifique école. Les statues à l'intérieur étaient faites et ensorcelées afin de passer pour pénétrer dans les pièces cachées derrière. Dans la chambre commune des fondateurs, appelée la Chambre des Secrets, les fondateurs avaient installé un modèle réduit des fondations magiques, tout ce qui était gravé sur le modèle réduit, apparaissait immédiatement dans l'original, ainsi, les fondateurs pouvaient rajouter des règles que les directeurs devaient obligatoirement suivre. En plus des statues, il y avait des peintures qui montraient l'époque de la construction. Ces peintures montraient bien l'époque de la construction de l'école. D'ailleurs, Rowena avait eu l'idée d'ordonner aux futurs directeurs de contacter les moldus afin qu'ils fassent régulièrement des tableaux qui représenteraient les époques que traverserait l'école. Afin que l'école ne perde pas d'argent, les fondateurs installèrent la corne d'abondance dans une statue qui représentait un pélican qui avait le bec ouvert et dont la poche se remplissait de nourriture dés qu'on le lui demandait. Pour les fondateurs, il ne manquait qu'une seule chose, le magnifique plafond de la Grande Salle.

Les fondateurs entrèrent dans la Grande Salle et se concentrèrent pour terminer définitivement l'école. Les quatre mages déployèrent leur pouvoir en s'appuyant sur les milliers de runes qui se trouvaient gravées sur chaque pierre du château. Une brume se créa entre les quatre jeunes hommes puis il s'éleva et s'étira sur toute la surface du plafond. La brume se mit à scintiller quelques minutes et un ciel d'été apparut, magnifique et en parfaite inéquation avec le temps à l'extérieur. Il y avait une pluie froide qui prouvait que l'hiver était proche. Les quatre fondateurs se tirent la main, puis murmurèrent :

-Que la Magie ici présente en les pierres environnantes soient rattachées.

Que le sort ici lancé à jamais soit présenté.

Que pour toujours et à jamais toute magie créée soit liée aux dragons endormis.

Qu'ils donnent vie au château afin que les enfants qui seront bientôt présents soient protégés.

Une magie puissante entoura les quatre mages et lia la magie aux Dragons qui se retournèrent en baillant. Tous les quatre sentaient la magie se réveiller et les salua avec une sensation de joie. Enfin, l'école d'Ara venait de se réveiller.

Godric poussa un cri de joie, vite suivi par les trois autres. Salazar prit Rowena dans ses bras et l'embrassa passionnément. La jeune femme devint toute rouge dans ses bras tandis que Godric et Salazar pouffaient de rire en regardant le couple. Soudain, Salazar s'écarta en se rendant compte de ce qu'il avait fait et qui il venait d'embrasser. Il tenta de s'enfuir, mais Rowena sentant que son homme allait prendre ses jambes à son cou, le prit par le col, le rapprocha d'elle et l'embrassa. Les deux autres mages la regardèrent faire avec stupéfaction, ils ne pensaient pas qu'elle oserait cela, en fait, ils pensaient que ce serait Salazar qui le ferait. Quand la main de Rowena descendit largement sous le plexus de Salazar, Godric se mit à siffler et fit violemment sursauter Rowena qui s'écarta de Salazar qui avait un grand sourire béat. Helga pouffa de rire en voyant le sourire particulièrement niais de son ami. Godric regarda Rowena et susurra :

-Hé bien, je ne te savais pas comme cela Rowy.

-Va séduire Helga et laisse-moi lorgner sur Sal, siffla la jeune femme.

Rowena vit avec amusement les pommettes de son ami s'empourprer et surtout, elle le vit zyeuter vers Helga pour s'assurer qu'elle n'avait pas entendu ce que venait de dire Rowena. La jeune femme eut un sourire satanique, puis hurla, faisant sursauter tout le monde :

-Tu entends ! Laisse-moi et va draguer Helga.

Helga se tourna vers Godric et en voyant son visage écarlate, elle comprit que les sentiments qu'elle avait envers lui étaient réciproques. Cependant, elle comprit que Godric était aussi timide que Salazar et qu'il allait tenter de s'enfuir. Alors elle décida d'imiter Rowena. Elle s'approcha de lui avec l'allure d'un fauve en chasse. Godric la regardait avec stupéfaction, il ne savait pas ce qui lui arrivait et elle lui faisait peur. Soudain, Rowena s'écria !

-Mais c'est bien sûr. Je sais pourquoi nous avons fait cela. Nous devons clore les différents rituels que nous avons faits depuis le début de cette aventure.

-Mais comment ? demanda Godric.

-En couchant ensemble, dit Rowena.

Les trois autres la regardèrent avec stupéfaction. Puis Helga lança un coup d'œil vers Godric et se mit à rougir violemment. A force de crapahuter dans ce monde moyenâgeux, Salazar avait appris que les femmes qui perdaient leur virginité avant le mariage, étaient vues comme des prostituées. Salazar se mit donc à genoux devant Rowena et déclama :

-Hermione Jane Granger, connu ici sous le nom de Rowena Serdaigle, voulez-vous m'épouser ?

Rowena devint écarlate, puis répondit comme dans un rêve :

-Oui. Moi, Hermione Jane Granger connut en cette époque sous le nom de Rowena Serdaigle, te prend pour époux Harry James Potter connut ici sous le nom de Salazar Serpentard.

La Magie accepta et un anneau de lumière apparut autour des annulaires des deux jeunes gens preuve de leur union. Voyant cela, Godric décida d'imiter son ami et s'agenouilla devant Helga puis dit :

-Hannah Abbott, connu ici sous le nom d'Helga Poufsouffle, voulez-vous m'épouser ?

Helga eut un doux sourire, enfin elle avait l'homme qu'elle voulait et lui dit :

-Oui. Moi Hannah Abbot connut en cette époque sous le nom d'Helga Poufsouffle, te prend pour époux Neville Londubas connut ici sous le nom de Godric Gryffondor.

Pour eux aussi, l'anneau apparut prouvant leur union. Helga murmura :

-Et maintenant que fait-on ?

-Nous allons devoir faire l'amour. Dans la chambre commune des fondateurs, devant le deuxième dragon, répondit Rowena.

Helga devint cramoisie de même que Godric et Salazar. Ils pensaient pouvoir faire la chose dans l'intimité d'une chambre et non devant leurs meilleurs amis. Prenant son courage à deux mains, Godric prit la main d'Helga et l'emmena vers la Chambre des Secrets. Il fut vite suivi par Salazar et Rowena. Les quatre amis pénétrèrent dans la salle commune, puis Salazar et Godric décidèrent de laisser leurs instincts prendre le dessus. Ils déshabillèrent leurs femmes. Ces dernières ne ressentaient que l'amour de leurs époux. En quelques minutes de bonheur qui pour eux dura une éternité, la jouissance les prit et en même temps, la Magie explosa et un dôme protecteur entoura l'école et tout le domaine d'Ara. Quand la magie se dispersa, les deux femmes tremblaient encore dans les bras de leurs époux. Elles frissonnèrent quand leurs époux se retirèrent doucement, mais ronronnèrent quand ils les prirent dans leurs bras et les emmenèrent dans leur chambre respective. Enfin, l'école était prête à accueillir les premiers élèves de l'école de Magie d'Ara...

… Le temps était passé avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et ses malheurs, ses disputes et ses réconciliations. L'homme grand et puissant se regardait dans la vitre, il observait avec perplexité ses premières traces de gris dans sa sombre chevelure et dans sa petite barbe noire. Barbichette que sa femme aimait toujours autant. D'ailleurs elle adorait aussi malaxer ses cheveux avant, pendant et après l'amour. Ses yeux verts brillaient de pouvoir et regardaient le reflet sans l'aide de lunettes ou de lentille. Il ne savait pas comment il pourrait remercier Voldemort et Rogue, c'est grâce à eux qu'il avait eu la bosse des potions qui lui avait permis de créer la potion qui lui avait servie à se débarrasser de sa myopie. Il soupira lourdement quand son regard quitta son reflet pour regarder vers l'extérieur, il voyait des enfants jouer dans le jardin, s'amuser avec leur pouvoir de mage, mais si les mages étaient encore une bonne partie des élèves, ils y avaient de plus en plus de sorciers qui envoyaient leurs enfants à Ara. Les sorciers commençaient à prendre l'ascendant sur les mages et ils étaient de moins en moins nombreux à croire en la toute puissance de la Magie et à pratiquer le culte de la Magie. Ceux qui voulaient y croire étaient de moins en moins nombreux et ils étaient très mal vus par les sorciers. Quand les fondateurs rencontraient un mage, ils lui expliquaient de faire attention et de ne jamais dire à qui que ce soit qu'il croyait en la Magie. Les jeunes n'appréciaient pas du tout devoir cacher ce qu'ils étaient, mais ils comprenaient pourquoi quand Rowena expliquaient les exactions que commettaient les sorciers envers les mages.

Salazar savait qu'ils allaient bientôt devoir quitter l'école d'Ara afin de rejoindre l'école de Poudlard en 2001, mais il se rasséréna en se disant qu'ils avaient fait le bien dans leur vie. Salazar soupira de nouveau lourdement puis sursauta quand Godric apparut à côté de lui et lui demanda :

-Salazar ? Que se passe-t-il ?

-Notre temps est bientôt arrivé à son terme.

-Toi aussi tu le ressens ?

-Oui. Rowena aussi. Godric, nous allons devoir créer le Choixpeau.

-Tu as raison. Tu crois que nos enfants nous pardonneront ?

-Oui, je le crois et je l'espère. Je leur ai parlé de notre vie et ils ont été effrayés par le futur du monde magique et ils m'ont juré qu'ils resteraient fidèles à la Magie et que leurs descendants nous attendront. Ils savent que si nous restons, nous serons assassinés par les sorciers. Ma petite Narcissa a épousé Lucian Gaunt, donc elle ne risque plus rien. Quant à mon petit James, il a décidé d'émigrer en Russie avec femme et enfants. D'ailleurs, je crois que c'est lui qui va créer Dumstrang.

-Tu sais, mon petit Daniel a décidé de prendre le nom de Potter.

Salazar se tourna vers Godric et éclata de rire. Rapidement suivit par son meilleur ami. Salazar se calmant un peu lui dit :

-Tu vas rire, mais Sirius a décidé de s'appeler Londubas.

Les deux fondateurs rirent encore plus.

-C'est dingue. Alors tu es mon ancêtre, s'esclaffa Godric.

-Et toi le mien, renchérit Salazar.

-Faut vraiment le faire, pouffa Godric.

-Ouais.

-Bien, nous y allons mon ami ?

-Allons-y nous n'avons que peu de temps.

Les deux fondateurs rejoignirent leurs tendres épouses et avec leurs connaissances de soixante dix ans de magie, créèrent le Choixpeau magique. Ce dernier était directement lié à la Magie et donc c'était elle qui parlait à travers lui. Maintenant que cela était fait, ils allèrent une dernière fois voir le mini dragon afin de lui communiquer leurs dernières volontés. Helga, la douce Helga sentait les larmes couler le long de ses joues en voyant le dragon pleurer. Godric eut soudain un trait de génie. Il regarda le dragon et lui dit :

-Toi et le grand dragon vous serez maintenant indépendants, si l'un est détruit ou endommagé, l'autre pourra aider à le recréer ou le rénover. Mais pour cela, il faudra travailler sur le dragon abîmé.

-Bien, j'écoute et j'obéis.

Le dragon devint éclatant, puis la lumière s'évanouit. Les trois autres fondateurs regardèrent Godric avec curiosité, mais décidèrent de ne rien faire ou dire sur cet étrange ordre. Rowena dit au dragon :

-Nous voulons qu'à notre retour tous les liens qui seront créés entre l'école et le Ministère ou toute autre administration soient rompus.

-J'écoute et j'obéis. Vous allez me manquer.

-Toi aussi, mon ami, murmurèrent les quatre fondateurs.

-Protège bien les enfants, chuchota Helga d'une voix chevrotante.

-Protège le savoir et notre souvenir, lui dit Rowena en larme.

Salazar caressa le dragon qui ronronna doucement. Les trois autres fondateurs firent le même geste, puis ils quittèrent la salle commune, Salazar scella la porte et suivit les autres fondateurs afin de sortir de la chambre des secrets et de là, de l'école d'Ara. L'école pleine de magie tremblait pour ses créateurs. Tous les quatre marchaient paisiblement dans les jardins quand des sorciers jaillirent de la forêt et se précipitèrent sur les quatre mages afin de les détruire. Devant cette armée créée pour les tuer, les quatre mages se tinrent la main avec un sourire plein de malice comme s'ils savaient que les sorciers allaient venir. Soudain, un magnifique phénix que les mages n'avaient pas vu depuis soixante ans apparut et se posa sur leurs mains jointes. Salazar fit un petit salut impertinent aux sorciers, puis dans un jaillissement de flammes, les mages disparurent sous les cris de rage des sorciers.

Près de mille ans plus tard, dans un paysage apocalyptique, quatre silhouettes apparurent alors que l'oiseau qui les avait amenés ici s'envolait pour se poser sur une branche d'arbre. Tous les quatre comprirent qu'ils venaient d'arriver quelques secondes après leur départ vers le passé. Devant leurs yeux, ils voyaient devant eux un champ de cadavres, mangemorts, sorciers dits blancs. Salazar regretta vraiment de ne pas avoir su avant que ce qu'il pensait vrai était en fait faux. Cette guerre était un véritable gâchis, il voyait bien que ses amis avaient les mêmes pensées moroses. Soupirant, ils regardèrent le jardin de Poudlard quand ils virent l'horreur absolue, les morts se relevaient. Mais pas tous les morts, seuls les sorciers dits « de la Lumière » se relevaient. Les quatre mages se regardèrent puis sentirent qu'il y avait un problème, la magie autour d'eux était faible, très faible comme si elle allait disparaître. Il n'y avait qu'une conclusion à cet état, quelqu'un avait dû réussir à pénétrer dans les fondations magiques et avait détruit de grand dragon. Salazar fit un sourire aux trois autres, puis lâcha leurs mains et se dirigea rapidement vers la falaise suivit immédiatement par ses trois amis. Rowena dit à Godric :

-Tu as eu une excellente idée de séparer les deux dragons ainsi il sera plus simple pour nous de le rénover.

-Oui, mon amour, tu as eu une idée de génie, susurra Helga en caressant les muscles fessiers de son époux.

Godric devint écarlate et dans le plus grand silence, rattrapa son meilleur ami de peur d'être violé par sa femme… bon c'est vrai que ce ne serait pas un viol, mais ce n'était pas vraiment le moment pour cela. Quand les quatre mages furent devant la porte, ils découvrirent qu'elle avait été déjà ouverte, mais cette ouverture était récente, pas plus d'une trentaine d'année. Ils connaissaient donc le coupable, Dumbledore. Ce salopard de sorcier avait vraiment tenté de détruire la Magie et bien il allait devoir se battre avec les fondateurs en personne et il n'avait que peu de chance contre eux. Il n'était qu'un sorcier et un sorcier n'est rien face à un mage. Ils traversèrent tous les quatre les différentes épreuves qu'ils avaient mises, puis enfin, ils arrivèrent dans la salle du dragon. Tous les quatre observèrent avec horreur tout leur travail détruit. En fait, le dragon n'était pas seulement abîmé, il avait été totalement détruit et les inscriptions avaient étés effacées. Salazar serra les poings, puis d'un ample mouvement du bras, il scella la porte d'entrée et mit en place de nouveaux pièges différents des anciens qui leur donnerait le temps nécessaire pour recréer la pièce et le dragon.

Cette fois-ci, ils décidèrent de faire autrement. En effet, ils gravèrent d'abord tout le règlement intérieur, puis les runes de protection d'attaque et de défense. Cependant, avec quarante ans de différence, les runes étaient différentes et nettement plus puissantes et donc plus difficiles à effacer. De plus, ils n'avaient plus besoin de marteaux et de burins. Les quatre mages avaient transformé leurs bâtons en baguettes et leurs baguettes en plumes. De ce fait, ils n'avaient plus qu'à écrire sur les murs comme s'ils écrivaient sur une feuille de papier. Ils allaient beaucoup plus vite qu'à la création des fondations magiques. En moins d'une heure, ils avaient terminé la rédaction de toutes les règles et de toutes les runes.

A l'extérieur, les sorciers se réveillaient avec difficulté. La potion qu'ils avaient prise mettait du temps avant de cesser d'agir, ils étaient donc tous dans les vapes même les plus puissants comme Dumbledore.

Dans les fondations, les quatre mages retirèrent les gravats et surent qu'ils ne pouvaient plus rien faire avec, car Dumbledore les avait maudits. Il ne leur restait qu'à recréer un dragon. Mais comment allaient-ils faire cela ? Tous les quatre y réfléchirent quand Rowena glissa sur le sol et se rattrapa à son époux, manquant une belle chute. Salazar regarda le sol et eut un sourire magnifique. Son épouse crut qu'il se moquait d'elle, mais le puissant mage dit :

-De la glaise, c'est de la glaise. Nous allons pouvoir faire un dragon en glaise et ensuite le transformer en marbre ou en granit.

Helga toute contente, prit la glaise et se mit à la transporter pour la placer à l'endroit où il y aurait le pentacle. Les trois autres l'aidèrent avec un petit temps de retard. Ils ne pouvaient pas agrandir la statue, donc elle devait être en taille réelle, car cela risquait d'affaiblir la magie. Cependant le fait de transformer en marbre n'aurait aucune incidence sur la puissance de l'artefact mais en fait le rendrait plus résistant. Quand Helga considéra qu'elle avait suffisamment de glaise, elle se mit à la façonner tandis que les trois autres recréaient le pentacle, mais sans le fermer complètement. Ce furent des travaux longs mais indispensables pour la bonne marche de l'école d'Ara et il leur fallut cinq heures pour réussir à tout faire.

A l'extérieur, les sorciers étaient debout et fêtaient leur « victoire ». De plus, Potter avait disparu et donc la richesse de l'ancienne famille serait aux héritiers de Potter, les Weasley. Dumbledore se frottait les mains, les mages avaient enfin été détruits et jamais plus cette Magie ne pourrait les diriger. Soudain alors qu'il allait crier de joie avec les autres sorciers, il sentit que quelque chose n'allait pas. Un pouvoir ancien était en train de se réveiller dans les profondeurs de Poudlard. Là il comprit avec rage que quelqu'un tentait de réveiller la Magie. Plein de courroux, il fonça vers les portes cachées des fondations magiques et s'exclama :

-Ouvre-toi devant le maître de Poudlard !

Cependant, il ne se passa rien. Normalement, les portes auraient dû s'ouvrir puisqu'il était le directeur et maître de l'école de Poudlard. Il sut alors qu'il ne lui restait plus qu'une chose à faire, il lança sa puissance contre les portes pour les briser, mais c'était un travail long et difficile. Quand il était arrivé à la tête de Poudlard, il lui avait fallu deux semaines de travail intensif pour réussir à les entrouvrir et là il n'avait que quelques minutes. Comment faire ? Il réfléchit rapidement et eut l'idée du siècle, il métamorphose une pierre en masse et dut utiliser la manière moldue pour briser la roche. Même de cette manière, il lui fallut un harassant travail de trois heures pour détruire la porte et pénétrer dans l'escalier. Comme la dernière fois, il envoya en éclaireur des métamorphoses et découvrit que les pièges étaient différents et surtout qu'ils n'étaient pas uniques. Il ne savait pas comment réussir à passer, quand il lança un oiseau et que l'animal arriva sans encombre en bas, il comprit comment descendre sans risque. Il se lança un sort de lévitation et plana jusqu'à ce qu'il arrive en bas des escaliers. Il se trouva ensuite face à une porte. Il se lança un sort pour parler le fourchelangue, mais la porte ne s'ouvrit pas. Il tenta alors de lancer un sort de destruction, mais ce dernier se précipita sur lui, renvoyé par une barrière extrêmement puissante. Il lança un sort qui détecta la langue qui pourrait ouvrir la porte. Il dut attendre cinq minutes avant que le sort révèle que la porte ne s'ouvrirait que s'il parlait en Haut Elfe. Dumbledore fulmina, car cette langue ne pouvait être parlée que par les mages. Ne pouvant utiliser la magie, il dut réutiliser le mode moldu. Il recréa une masse, puis frappa la porte encore et encore jusqu'à ce que la pierre se brise et que la porte s'ouvre soit quatre heures plus tard.

Quand enfin, il put pénétrer dans la pièce, la puissance de la Magie était presque à son paroxysme, il ne manquait que quelques paroles avant qu'elle ne soit à son maximum. C'est donc plein de fureur qu'il courut dans la vaste pièce arrêter cette bande d'idiots avant qu'ils ne puissent terminer le rituel. Là, il découvrit quatre jeunes et il hurla :

-Non ! Pauvres idiots ! Savez-vous ce que vous venez de faire ?

Les quatre intrus se retournèrent et le directeur de Poudlard découvrit que c'était Harry Potter, Neville Londubas, Hannah Abbott et Hermione Granger qui avaient mis en place ce rituel. Les quatre jeunes le regardèrent comme s'il était un pou. Les jeunes ignorant ostensiblement le vieux sorcier continuèrent leur rituel, chacun dans une branche du pentacle.

-Ô mère Magie ! Éveille-toi et empli nos cœurs, nos corps et nos âmes d'amour, chanta Neville.

-Ô mère Magie ! Éveille-toi et empli nos cœurs, nos corps et nos âmes de bonheur, chanta Hannah.

-Ô mère Magie ! Éveille-toi et empli nos cœurs, nos corps et nos âmes de pureté, chanta Hermione.

-Ô mère Magie ! Éveille-toi et empli nos cœurs, nos corps et nos âmes de joie, chanta Harry.

Ils firent quelques pas de côté et allèrent sur une autre branche :

-Ô mère Magie, je te sacrifie mon sang, mon cœur, mon corps, mon âme et mon pouvoir pour que tu reprennes ta place, commença Harry.

-Ô mère Magie, je te sacrifie mon sang, mon cœur, mon corps, mon âme et mon pouvoir pour que tu renaisses de tes cendres, continua Hermione.

-Ô mère Magie, je te sacrifie mon sang, mon cœur, mon corps, mon âme et mon pouvoir pour que tu entoures la vie de ton amour, murmura Hannah.

-Ô mère Magie, je te sacrifie mon sang, mon cœur, mon corps, mon âme et mon pouvoir pour que tu recrées l'équilibre rompu, conclue Neville.

-Arrêtez ! Arrêtez ! Pauvres fous, hurla Dumbledore qui n'arrivait pas à faire le moindre mouvement.

-Ô mère, je t'offre ma vie pour la tienne, dit Hermione.

-Ô mère, je t'offre mon âme pour la tienne, continua Neville.

-Ô mère, je t'offre mon essence pour la tienne, renchérit Hannah.

-Ô mère, je t'offre mon corps pour le tien, conclue Harry.

Alors qu'ils allaient faire un dernier pas pour tout recommencer, une voix douce et bonne résonna dans leur magie et dans la pièce :

-Mes enfants ! Enfin vous voilà ! Je vous ai longtemps attendus !

Les quatre mages et le sorcier virent le grand dragon ouvrir les yeux puis pousser un rugissement puissant montrant que la Magie était de retour, comme le prouvait sa puissance incommensurable. Dumbledore fou de rage, se concentra afin d'utiliser assez de puissance pour détruire le Dragon, cependant, la Magie contacta ses Mages :

-Il veut me détruire.

-Dumbledore ! Sorcier stupide ! cracha Neville avec haine et mépris.

Le vieux sorcier perdit sa concentration et se tourna vers Neville stupéfait :

-Qu'as-tu dis, Neville ?

-J'ai dis, sorcier stupide ! En plus d'être idiot, vous êtes sourd ? persiffla le jeune garçon.

-Qui es-tu pour oser me parler de la sorte ? siffla Dumbledore outré.

Les quatre mages se regardèrent, puis demandèrent :

-Ô Magie, montre-lui ce que nous sommes !

Là, le vieux sorcier devint blême. En face de lui, il y avait les fondateurs. Neville avec un sourire amusé dit :

-Je me nomme Godric Gryffondor.

-Je suis Rowena Serdaigle, dit Hermione.

-Mon nom est Helga Poufsouffle, révéla Hannah.

-Vous vous doutez de mon nom, sorcier idiot, lança Harry. Je suis Salazar Serpentard et je vous chasse de mes terres et de mon école.

-Tu ne le peux pas ! s'exclama Dumbledore horrifié.

-Je vais me gêner, vieux fou ! Vous avez fait de ma vie un enfer, vous et les sorciers. Mais il est dommage que Voldemort se soit perdu dans sa folie.

Les quatre mages se regardèrent puis Godric s'exclama :

-Que les choses changent !

-Co… comment ?

-Ô Magie, permet à ton enfant de redevenir pur, de reprendre son combat contre les sorciers, déclama Helga.

-Ô Magie, permet lui de retrouver la raison, supplia Rowena.

-Ô Magie, permet à ses guerriers de retrouver la vie, lança Neville.

-Ô Magie, permet à ton armée de trouver le pouvoir de vaincre les sorciers et de remettre en place les anciennes pratiques, demanda Salazar.

Dumbledore devint blême alors que les quatre mages le regardaient avec mépris et haine. Albus grimaça de rage et siffla :

-Vous me le paierez, Mages !

-Tu mourras avant, sorcier ! répliqua Harry.

Albus tentait de trouver le moyen de tout arrêter quand la Magie à travers le Dragon lui dit :

-C'est fait. Courage mes enfants. Le combat peut enfin recommencer. Son âme est à nouveau entière.

-Merci, mère. Pouvez-vous chassez ce sorcier du cœur de l'école et qu'il ne puisse jamais plus y pénétrer ?

-Avec plaisir, mon enfant.

Dumbledore sentit une puissance pharamineuse le propulser violemment hors de la caverne. Il hurlait de rage alors que les quatre gamins remontaient paisiblement en réinstallant les différentes protections. Quand ils furent à l'extérieur, Harry scella la porte et la fit disparaître. Ensuite, les quatre mages rejoignirent le lieu des combats. Là, ils virent Voldemort et autour de lui, les Mangemorts prêts au combat et à la guerre ultime. Le mage noir observa les sorciers avec haine et cracha virulent :

-Enfin, me revoilà. Sorciers, vous allez payer pour ce que vous avez fait subir à notre mère.

Tous sursautèrent quand une voix amusée bien que teintée de mépris retentit dans le silence :

-Bien parlé, fils.

Tous se tournèrent vers la voix et virent Harry Potter accompagné d'Hermione Granger, de Neville Londubas et de Hannah Abbott. Les sorciers sentirent leur courage revenir en bloc, ils n'avaient pas fait le lien entre la voix et l'arrivée des quatre jeunes. Les sorciers pensaient qu'avec le survivant de leur côté, ils pourraient sans problème vaincre les mangemorts. Ces derniers d'ailleurs lancèrent un regard nerveux vers les quatre arrivants. Ils avaient encore en tête la puissance d'Harry ainsi que sa cruauté. Cependant, tous furent étonnés quand Harry nettement plus grand que Draco s'approcha du jeune blond et l'ébouriffa en s'exclamant :

-Eh bien, on peut dire qu'Edmond a bien perpétué la famille Malefoy.

-Oui, Sal. Et ils sont toujours pour elle, murmura Neville.

-Ils sont dignes de ta maison, dit Hermione.

-Tout à fait, amour de ma vie, murmura Harry en embrassant délicatement les douces mains de son épouse.

Hermione se mit à rougir, devant le romantisme de son époux. Malgré les années, elle était toujours aussi folle de lui. Neville eut un léger sourire devant l'amour flagrant de ses deux amis. Il ne put s'empêcher de serrer la main de son épouse qui lui fit un doux sourire. Par la Magie qu'elle aimait ce lion si doux avec elle et pourtant si féroce avec ces ennemis. Ron observa Harry et Hermione, avec jalousie de même que Ginny. Draco, lui, regardait avec stupéfaction son ennemi intime, de même que les autres mangemorts. Ne pouvant se retenir plus longtemps, il demanda :

-Qu'est-ce qu'il t'arrive, Potter ?

-Ça fait longtemps, tiens, qu'on ne m'a pas appelé ainsi.

-Quoi ?

-Ta mère ne t'a jamais appris qu'on devait dire comment ? Tu n'es pas une grenouille que je saches ? lança Neville.

-Heu…

-Ton père ne t'a jamais dit de ne jamais dire « heu » ! Tu n'es pas un sorcier que je sache !

Les paroles de Neville jetèrent un froid. Les sorciers ne comprenaient pas pourquoi Neville Londubas venait de dire cela, comme s'il ne se reconnaissait pas le statut de sorcier. Les seuls qui comprirent furent ses meilleurs amis qui se mirent à glousser comme des gamins qu'ils n'étaient plus depuis bien longtemps. Loin de ce questionnement, Ron était écarlate en voyant que les doigts d'Hermione serraient toujours ceux d'Harry. Il était vert de jalousie et en quelques secondes, il explosa :

-Lâche-la ! Elle est à moi !

-Plaît-il ? demanda Harry.

-Lâche ma fiancée.

Harry et Hermione le regardèrent avec stupéfaction, se regardèrent, regardèrent leurs mains liées, puis se roulèrent une pelle mémorable sous les regards abasourdis de tout le monde sauf de Neville et Hannah trop occupés à imiter leurs amis. Tout en s'embrassant, les sorciers et les mages voyaient que les mains des jeunes adultes n'étaient pas en reste. En fait, cela devenait de plus en plus chaud et s'il n'y avait pas eu autant de monde, Harry aurait bousculé Hermione sur l'herbe de Poudlard, de même que Neville d'ailleurs, c'est pour cela que même Voldemort commençait à être légèrement gêné. Soudain, Ron se jeta sur Harry et sépara le couple avant de balancer un coup de poing dans la figure du mage. Sauf que son magnifique uppercut percuta un bouclier de pure magie. Le sorcier roux poussa un effroyable cri de douleur et tous virent que sa main était en sang et qu'en plus d'avoir l'air brisé, elle était brûlée. Harry le regarda avec mépris puis lui cracha :

-Tu es toujours aussi pitoyable mon pauvre Weasley. Mais bon, on ne peut pas t'en vouloir, c'est de famille.

-Comment peux-tu dire cela ? Alors que nous t'avons accueilli au sein de notre famille, gémit Mme Weasley.

-Tout ce que vous vouliez, c'est mon argent et mon influence et bien félicitation, vous n'aurez ni l'un, ni l'autre.

-Qui es-tu ? demanda Voldemort en plissant les yeux.

Les quatre amis se regardèrent, puis Harry lança :

-Vous devez savoir une chose. Les Londubas sont les héritiers de Salazar Serpentard au même titre que les Gaunt. Et que les Potter sont les héritiers de Godric Gryffondor.

-Et comment le sais-tu ? susurra Voldemort.

-Mais c'est très facile, fils. Je suis Salazar Serpentard.

Devant toute l'assemblée, Harry perdit son air d'adolescent dégingandé pour celui d'un Mage puissant et sûr de sa force. Hermione redevint Rowena Serdaigle, Neville, Godric Gryffondor et Hannah, Helga Poufsouffle.

-Nous sommes les fondateurs de l'école de Mages Ara et non Poudlard comme les sorciers méprisables et incultes osent la nommer, lança Salazar.

-Mais comment ? ne put s'empêcher de demander Dumbledore.

Fumseck apparut et devant tout le monde, il ne fit bientôt qu'un avec le Mage.

-Eh oui, Je suis Fumseck !

-Salazar Serpentard ! Espèce d'idiot congénital ! Tu te rends compte que tu aurais pu te tuer ? hurla Rowena folle de rage et d'inquiétude.

-Tu sais que tu es magnifique dans cette robe, ma mie ? susurra Salazar en lui embrassant tendrement la main.

Rowena devint écarlate et se tut en quelques secondes. Voldemort éclata de rire. Il voyait enfin la ruse de son ancêtre en action et c'était vraiment magnifique. Il croyait les quatre mages, car la Magie leur expliquait que c'était la vérité, les quatre jeunes étaient bien les fondateurs et des Mages extrêmement puissants. Tous les mangemorts savaient maintenant que la Magie allait pouvoir être libérée et les sorciers détruits. Salazar se tourna vers son descendant et lui dit :

-Fils, les moldus ont toujours été du côté de la Magie. S'ils ont tenté d'exterminer les sorciers, c'était pour la protéger.

-Alors ils seront traités comme ils le méritent, avec respect.

-Je suis fier de toi, fils.

Voldemort fut tout gêné, c'était la première fois que quelqu'un lui disait qu'il était fier de lui et en plus s'était son idole, son ancêtre Salazar Serpentard qui le lui disait. Malheureusement, les sorciers firent de nouveau des leurs quand Dumbledore cracha :

-Nous vous détruirons ainsi que cette aberration que vous osez appeler Magie.

Les fondateurs le regardèrent comme s'il était un pou puis Godric lança :

-Bon, ce n'est pas tout ça, mais on a autre choses à faire.

-Tu as raison, lui répondit Helga

Salazar se tourna une nouvelle fois vers Voldemort et lui dit :

-Ensemble fils ! Luttons et sauvons la Magie.

-Oui Salazar, le plus grand des quatre d'Ara.

Les trois autres fondateurs lancèrent un regard noir vers Salazar qui s'approcha d'eux puis les regardant droit dans les yeux, leur lança :

-Helga, Rowena, vous êtes petites. Ce qui te va parfaitement amour de ma vie, rajouta-t-il en faisant un clin d'œil à son épouse. Quant à toi Godric, je te dépasse d'une demi-tête. Donc, je suis le plus grand des quatre d'Ara.

Voldemort et ses mangemorts éclatèrent de rire, ils n'avaient jamais pensé que ce titre venait du fait que le fondateur était plus grand du point de vue physique, ils avaient toujours pensé que cela venait du fait que Salazar Serpentard était plus puissant que les trois autres. Alors que les Mages riaient, les sorciers fulminaient, sauf certains qui comprirent l'erreur qu'ils avaient commis. Les jumeaux Weasley quittèrent le camp des sorciers et rejoignirent celui des Mages en s'excusant pour leur aveuglement. La Magie les accueillit avec bonheur et les mages avec force de cris et de sifflement de joie. Il en fut de même pour Charly Weasley, Bill, son épouse ainsi que Remus, Tonks et enfin Maugrey. Ces huit sorciers avaient décidé de devenir des mages et ils sentaient que jamais ils ne regretteraient leur choix. Maintenant que ceux qui voulaient choisir l'avaient fait, Rowena lança un sourire satanique à un Ron écarlate et lui dit :

-Tu sais quoi Ronny ? J'adore quand Harry me projette contre un mur et me prend comme un barbare. C'est un délice.

Salazar regarda sa femme avec horreur tandis que les autres les regardaient avec amusement enfin, sauf les sorciers et surtout Ron qui écumait de fureur.

-Merci Rowy. Merci d'étaler au grand jour notre vie sexuelle. Tu voudrais que je raconte à tout le monde les endroits précis où tu m'as sauté dessus ?

-Mais vas-y mon amour.

-Je… je…

-Merci Magie, Voir Salazar Serpentard sans voix est un bonheur. Je peux mourir heureux, se moqua Godric.

-Alors fais ta prière ! Avada Kedavra ! hurla Dumbledore qui lança les hostilités.

Le sort vert fonça sur Godric qui n'eut qu'à créer un bouclier puissant sur lequel s'écrasa le sort de mort. Salazar s'exclama :

-Bon, ce n'est pas tout cela, mais nous avons des sorciers à annihiler.

Les quatre fondateurs sortirent leurs baguettes et les transformèrent en bâtons de pouvoir. La puissance était palpable et elle le fut encore plus quand les autres mages firent la même chose. La peur saisit les sorciers qui se rendirent enfin compte qu'ils n'avaient aucune chance face à une armée de mages surpuissants. Leur fin annoncée mille ans plutôt venait vers eux sous la forme de mages d'une puissance sans commune mesure. Ils allaient être détruit et leur monde chuterait avec eux, car rien du passé d'intolérance ne devait rester afin qu'un nouveau monde puisse être érigé par le travail des mages.

Fin