Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, excepté celui d'Ai et les autres OC.

Résumé: Ai Amane, journaliste, se fait passer pour une collégienne pour enquêter sur Eikichi Onizuka

GTO,the best

Chapitre 9: GTO, the best

Ai travailla d'arrache pied sur son article. À l'aide de ses amis, elle avait récupéré toutes ses affaires et avait regagné son appartement. Elle avait longuement pesé le pour et le contre, puis avait fait son choix. Une fois l'article terminé, elle le relut et le corrigea. Elle en était satisfaite. Elle l'imprima et le rangea dans une pochette. Elle l'apporterait à Arisada le lendemain. Pour l'instant, elle allait se reposer. Elle se servit un lait fraise et sortit un pot de Haagen Dazz, puis s'emmitoufla dans sa couette et regarda un film.

D'une certaine manière, elle était soulagée. Cette enquête était enfin terminée et le fait d'avoir terminé son article lui avait ôté un poids des épaules, d'autant plus qu'elle avait enfin pris sa décision.

Le lendemain, le coeur battant, elle se rendit au journal. Tout le monde l'accueillit chaleureusement.

-Tu nous a manqué, Ai-chan! S'exclama Ryo en la serrant contre lui à l'étouffer.

-Vous aussi, vous m'avez manqué, dit chaleureusement Ai. Au fait, Ryo, j'ai fait la connaissance de ta petite amie.

Ryo haussa les sourcils.

-Tu veux dire, Fujiko?

Ai hocha la tête.

-C'est bien ça, dit-elle.

-Comment tu as fait sa connaissance? Dit-il, surpris.

-On a sympathisé dans le bus et elle t'a mentionné,expliqua Ai. Je l'ai aussi rencontrée au magasin où elle travaille, alors qu'elle faisait les boutiques et elle m'a fait un prix.

-Ah oui? C'est vrai qu'elle est gentille, ma Fujiko-chan! Dit Ryo.

-Oui. En plus, elle est canon, dit Ai.

-C'est vrai? Elle est comment? Demanda Ren, curieux.

-Elle est rousse aux yeux marrons avec une poitrine généreuse, dit Ai.

-Une poitrine généreuse? Répéta Ren.

Ai leva les yeux au ciel; Décidément, les mecs ne pensaient qu'à ça.

-Oui, dit-elle. Elle doit faire au moins du E.

-Impressionnant! Dit Kyo. Qui aurait cru qu'un idiot tel que Ryo sortirait avec une bombe?

Ai gloussa et Ryo fronça les sourcils, vexé.

-C'est moi que tu traites d'idiot? S'indigna-t-il.

Kyo esquissa un sourire narquois.

-Oui, toi. Qui d'autre? Persifla-t-il.

-Tu veux te battre? Le menaça Ryo.

Nana s'interposa entre eux.

-Ne touche pas à mon mec! Intervint-elle, autoritaire. Salut, Ai. Tu as fini ton article?

Ai acquiesça.

-Oui, dit-elle. Vous voulez le lire?

Nana esquissa un sourire.

-Avec plaisir! Dit-elle.

C'est ainsi que l'article circula entre ses collègues. Nana fut la dernière à le lire. Elle le rendit à Ai, le sourire aux lèvres.

-Alors, qu'est ce que tu en penses? S'enquit Ai.

-Il est parfait! Dit Nana en levant le pouce en signe d'approbation.

-Merci, dit Ai. Je vais le montrer à Arisada.

-Bon courage! Dit Nana.

-Merci, dit Ai.

Elle allait en avoir besoin.

Elle frappa à la porte du bureau d'Arisada.

-Entrez! Aboya-t-il.

Ai obéit. Arisada fronça les sourcils en la reconnaissant.

-Qu'est ce que vous fichez là, Amane? Vous devriez être au collège Kisshô! Grogna-t-il.

-Je n'y suis plus, dit Ai. J'ai récolté suffisamment d'informations sur Onizuka.

-Ah, cela change tout, dit Arisada. Vous êtes en train de travailler sur votre article?

-Je l'ai fini, dit Ai.

Un sourire se dessina sur les lèvres d'Arisada.

-Ah, très bien, dit-il. Vous l'avez sur vous?

-Oui.

-Alors montrez le moi.

Ai sortit l'article de son sac et le tendit à Arisada. Il le lui arracha des mains et le parcourut du regard. Les transformations qui s'opéraient sur son visage tandis qu'il le lisaient était fascinantes. Il grimaçait, devenait rouge, bleu, puis violet.

Lorsqu'il eut terminé, il le balança à la figure d'Ai.

-Vous vous fichez de moi! Rugit-il. Ce n'est absolument pas ce que je vous ai demandé!

Ai conserva son sang froid.

-Je suis désolée mais Onizuka était quelqu'un de bien. En tant que professionnelle, je n'ai pas à écrire un article qui déforme la vérité.

Arisada, furieux, tapa du poing sur le bureau.

-Balivernes!Hurla-t-il. Vous allez me recommencer cet article immédiatement!

-Non, dit fermement Ai. Je regrette mais il n'en est pas question.

Arisada la fusilla du regard.

-Puisque c'est comme ça, vous êtes virée! Eructa-t-il.

Ai tressaillit. Elle savait qu'il serait en colère mais ne s'attendait pas à ce qu'il aille jusque là.

-Vous ne pouvez pas me virer pour cela! S'indigna-t-elle. C'est trop injuste!

-Oh que si, je le peux! Rétorqua Arisada. Dehors!

Ai le dévisagea, révoltée.

-Puisque c'est ainsi, allez vous faire voir! Lança-t-elle.

Sur ces mots, elle tourna les talons et claqua la porte.

Nana et les autres se précipitèrent à sa rencontre.

-Ca va? S'enquit son amie. Que s'est-il passé? Je l'ai entendu hurler comme un malade!

-Il est cinglé! Renchérit Ryo.

Ai soupira.

-Il m'a virée, lâcha-t-elle.

-Quoi? S'indigna Nana. Il ne peut pas faire ça! Je vais aller le voir!

Ai eut un sourire désabusé.

-Non, n'y va pas, dit-elle. Dans l'état où il est, il te virerait aussi.

Nana la prit par les épaules.

-Mais c'est scandaleux! Tu ne dois pas te laisser faire!

-Je me suis défendue, précisa Ai. Je lui ai dit d'aller se faire voir.

-Bravo! S'exclama Nana. Tu as bien fait!

-De toute façon, ce n'est qu'un vieux con, dit Ryo.

-Je propose qu'on signe une pétition, proposa Yuki.

Ai le regarda avec étonnement.

-Une pétition? Pourquoi faire?

-Pour que tu reviennes, quelle question!

-Ce n'est pas la peine, dit Ai.

-Oh que si, dit Nana. On va la faire signer à tout le monde et on la lui remettra quand il se sera calmé.

Ai les regarda tour à tour et leur sourit.

-Merci, les amis, dit-elle.

Ai quitta le journal avec tristesse. Il allait lui manquer. Ainsi que tous ses amis. Elle n'aurait pas trop de difficultés à retrouver un travail mais elle adorait travailler au Papillon Noir. À présent, elle savait ce qu'il lui restait à faire. Elle retourna au collège. Là, elle alla voir la directrice, qui travaillait à la cafétéria.

-Bonjour, miss Amane, lui dit-elle chaleureusement. J'ai appris que vous nous aviez quittés.

Ai lui sourit.

-Oui, dit-elle.

-Alors vous avez terminé votre article?

-Oui, dit Ai. Je suis venue vous le montrer.

-Oh, merci beaucoup! Se réjouit la directrice.

Ai sortit l'article de son sac et le lui montra. La directrice le parcourut du regard puis le lui rendit.

-C'est un très bon article, la complimenta-t-elle.

-Merci, dit Ai. Malheureusement, il ne sera jamais publié.

La directrice haussa les sourcils.

-Pourquoi donc? S'étonna-t-elle.

-Mon patron voulait que je dise du mal de monsieur Onizuka dans son article. Il le déteste.

La directrice soupira.

-Encore un ennemi d'Onizuka, dit-elle avec tristesse. C'est bien dommage. Savez vous pourquoi il le déteste?

Ai secoua la tête.

-Je l'ignore, dit-elle.

-Hé bien, montrez au moins cet article à Onizuka. Je suis sûre qu'il lui fera très plaisir.

Ai sourit.

-J'en avais l'intention, dit-elle. Bonne journée, madame!

-Bonne journée, mademoiselle!

Ai prit congé de la directrice et alla voir Onizuka, le coeur battant. Elle se rendit à la salle où il avait l'habitude de faire cours, appréhendant qu'il la jette dehors. Elle frappa timidement à la portejà ouverte. Onizuka tourna la tête et écarquilla les yeux de surprise.

-Ai? Que fais tu là? Demanda-t-il.

Elle avança vers lui.

-Je suis venue vous montrer mon article, dit-elle.

Sur ces mots, elle sortit l'article et le lui tendit. Onizuka le lut, intrigué.

GTO, the best

Eikichi Onizuka, célibataire, libre comme l'air. C'est ainsi que se présente le professeur principal de la 3ème4, la classe étant réputée pour être la plus difficile de l'établissement Kisshô. Qu'à cela ne tienne, il a réussi à se mettre dans la poche tous ses élèves.

« Je ne viens en cours que pour lui », a déclaré Urumi Kanzaki, une élève brillante qui avait pour passe-temps de persécuter les professeurs avant l'arrivée d'Onizuka. Mais ce n'est pas la seule à avoir succombé au charme d'Onizuka. Mlle Fuyutsuki, une de ses collègues, déclare avoir beaucoup de respect pour lui. « Il a réussi à devenir ami avec des élèves très difficiles. Pour lui, la barrière entre élèves et professeurs n'existe pas. Et il ne ferait jamais rien contre ses élèves. Au début, certains lui ont fait les pires crasses et il ne leur en pas tenu rigueur! »

En effet, Onizuka protège ses élèves envers et contre tout et ne ferait jamais rien pour leur nuire. La directrice de cet établissement, mme Sakurai, a énormément d'estime pour lui.

« Il m'a impressionnée dès le premier jour. On discutait à la cafétéria et il ignorait que j'étais la directrice. Il m'a dit qu'il ferait tout pour être proche de ses élèves et que jamais il ne les dévaloriserait. Ensuite, des élèves difficiles ont voulu agresser le sous directeur. Onizuka s'est interposé mais quand le sous directeur a traité les élèves de déchets, Onizuka a pris la défense des élèves en faisant une prise de karaté, le german souplex au directeur. Il a ensuite dit au sous directeur qu'il ne fallait pas traiter les gens de cette façon. Je crois que le sous directeur ne le lui a jamais pardonné. Mais il a réussi à calmer les élèves. Suite à cet incident, je l'ai engagé, parce que j'avais besoin de quelqu'un d'énergique, fort et courageux pour faire face à des élèves de plus en plus difficiles. »

Si le sous directeur, ainsi que certains collègues n'apprécient pas Onizuka, c'est parce qu'il s'agit d'un grand anarchiste aux méthodes d'enseignement très personnelles. Il n'hésite pas à se déguiser pour mieux illustrer ses cours et faire rire ses élèves.

« Pour moi, l'essentiel, c'est que les élèves s'éclatent » déclare-t-il. Pari réussi. GTO, surnom qu'il s'est lui même donné, signifie Great Teacher Onizuka. On peut dire qu'il le mérite amplement.

Onizuka rendit l'article à Ai. Il semblait très touché.

-Merci, dit-il. C'est vraiment gentil, Ai.

Celle ci lui adressa un sourire.

-Je n'y ai dit que la vérité, dit-elle. Je suis heureuse qu'il vous ait plu.

-Qu'a dit ton patron?

Ai opta pour la franchise.

-Il m'a virée, dit-elle.

-Tu n'es pas sérieuse? S'exclama Onizuka.

Il semblait scandalisé.

-Hélas, si, soupira Ai.

Onizuka resta un instant silencieux.

-Viens, dit-il finalement.

-Où comptez vous aller?

Onizuka lui adressa un sourire.

-Tu peux me tutoyer, Ai. D'après ce que tu m'as dit, on a le même âge, tous les deux.

-D'accord, dit Ai. Où comptes tu aller?

-Je vais voir ton patron.

-Ce n'est pas nécessaire! S'exclama Ai.

-Oh que si, dit sévèrement Onizuka. S'il a un problème avec moi, qu'il vienne me le dire en face. Tu n'as pas à en faire les frais.

-Bon, d'accord, céda Ai. Peux tu me dire pourquoi il te déteste?

-Je l'ignore, dit Onizuka. Mais on ne va pas tarder à le savoir.

-Mais tu n'as pas d'autres cours, là?

Onizuka grimaça.

-Aïe! J'avais oublié! Gémit-il.

Il consulta son emploi du temps.

-Non, c'est bon, dit-il en relevant la tête. On peut y aller.

Ils se rendirent en moto au journal, Onizuka guidé par Ai. Lorsqu'ils se garèrent, Onizuka contempla le bâtiment d'un air impressionné.

-Waouh! C'est impressionnant, l'endroit où tu travailles!

-Où je travaillais, rectifia Ai.

Onizuka fronça les sourcils.

-Ca, c'est ce qu'on va voir! Dit-il, l'air déterminé.

À peine furent-ils entrés qu'Ai et les autres se précipitèrent à leur rencontre.

-C'est toi, le fameux Onizuka? Demanda Ryo.

-Ouais, c'est bien moi, répondit Onizuka avec fierté.

-Tu es mon rival, alors! Dit Yuki. Je suis le petit ami de Fuyutsuki.

Onizuka haussa les sourcils.

-C'est toi?

-Oui.

Ai les regarda avec inquiétude. Mais Onizuka se contenta de hausser les épaules.

-C'est vrai que j'aime beaucoup Fuyutsuki mais tu peux la garder, dit-il. J'ai quelqu'un d'autre en vue.

Il jeta un coup d'oeil furtif à Ai, qui rougit. Elle souhaitait que ce regard ne soit pas un effet de son imagination.

-Au fait, dit Nana, nous avons fait signer la pétition pour que tu restes. Tout le monde l'a signée.

-C'est génial, Ai! Se réjouit Onizuka.

Celle ci le gratifia d'un sourire.

-Nous allons l'apporter à Arisada, dit Nana.

-On vous accompagne! Dit Onizuka, l'air décidé.

-Ca marche! Dit Nana.

Ils se rendirent au bureau d'Arisada, qui fut abasourdi de voir autant de monde en même temps.

-Qu'est ce que...Onizuka, qu'est ce que vous fichez là?

-Vous vous posez vraiment la question? Lança Onizuka.

Nana s'approcha d'Arisada.

-Voici la pétition pour qu'Ai reste parmi nous, dit-elle.

Il prit la feuille, l'air troublé.

-Je...je vois, dit-il. D'accord.

Onizuka prit la parole à son tour.

-Monsieur Arisada, je n'ai jamais compris pourquoi vous me détestiez mais laissez Ai en dehors de tout ça!

À la grande surprise d'Ai, Arisada hocha la tête.

-Vous avez raison. Miss Amane, je vous présente mes excuses. Je me suis emporté, tout à l'heure.

Ai n'en croyait pas ses oreilles.

-Cela veut dire que je suis réengagée?

-Non seulement vous êtes réengagée, mais je vais publier votre article tel quel et doubler votre salaire comme promis.

Ai se retint de sauter de joie.

-Merci, dit-elle en essayant de conserver son sang froid. Monsieur Arisada, pourquoi détestez vous autant Onizuka?

Arisada soupira.

-Je suppose que je vous dois quelques explications, en effet, dit-il.

-Je suis bien d'accord! Dit Onizuka.

-J'ai eu Onizuka comme élève à la fac, révéla-t-il.

-C'est vrai? S'exclama Ai, surprise.

Onizuka hocha la tête.

-C'est la vérité, confirma-t-il. J'étais un élève très difficile, à l'époque.

-Oui, mais ce n'est pas pour cela que j'en avais après vous. À l'époque, je fréquentais l'infirmière de la fac, une certaine Naoko. J'étais très amoureux d'elle. Malheureusement, elle est tombée amoureuse d'Onizuka et elle m'a quitté.

Onizuka semblait abasourdi.

-Je ne l'ai jamais su, dit-il. J'ignorais qu'elle était amoureuse de moi.

Arisada parut étonné.

-Elle ne vous l'a pas dit? Demanda-t-il.

Onizuka secoua la tête.

-Non, dit-il. Je suis désolé, en tout cas.

Arisada soupira.

-Vous n'y êtes pour rien. C'est moi qui ai été idiot. De toute façon, il est temps que je prenne ma retraite.

-Vous êtes sérieux? S'exclama Ai.

Arisada lui sourit.

-On ne peut plus sérieux. Mizuki, dit-il à l'adresse de Nana, je vous confie mon poste.

Nana écarquilla les yeux de surprise.

-Je crois que c'est tout, conclut Arisada. Vous pouvez disposer.

Ai, Nana et les autres se précipitèrent dehors et laissèrent éclater leur joie.

-Ouuuuuiiiii! Hurlèrent Ai et Nana en choeur.

Les autres les regardèrent d'un air ahuri.

-Elles ont pété les plombs! Dir Ryo, un peu effrayé.

Ren sourit, amusé.

-Il faut les comprendre, dit-il.

-Mon salaire est doublé! Hurla Ai, hystérique.

-Et moi je suis patronne! Rugit Nana. Tu sais ce que ça signifie, Ai. On va pouvoir s'habiller comme on veut au boulot!

-C'est génial! Cria Ai en sautillant sur place.

Elle se rendit compte qu'Onizuka la regardait d'un air amusé et se calma.

-Merci, lui dit-elle. C'est en grande partie grâce à toi.

Onizuka lui sourit.

-Je n'ai pas fait grand chose, Ai-chan. En revanche, j'ai quelque chose à te demander.

-Je t'écoute? Dit Ai.

-Tu m'a reproché de ne pas avoir foncé avec Fuyutsuki. Je ne veux pas refaire la même erreur avec toi.

-Ce qui veut dire? Dit Ai, le coeur battant.

Onizuka la regarda droit dans les yeux.

-Accepterais tu de sortir avec moi?

Ai s'avança vers lui et se jeta à son cou.

-Avec plaisir! S'exclama-t-elle.

Cette fois ci, il ne la repoussa pas.

Nana se racla la gorge.

-Dites, les amoureux, vous êtes mignons mais vous n'êtes pas tout seuls! Dit-elle d'un ton mi-réprobateur, mi-amusé.

-On va faire un tour sur ma moto? Dit Onizuka. J'ai quelque chose à te montrer.

Ai hocha la tête.

-D'accord! Dit-elle.

Elle désirait plus que tout se retrouver seule avec lui. Ai dit au revoir à Nana et les autres et monta derrière Onizuka. Elle l'enlaça fortement. Onizuka démarra et roula à toute vitesse. La sensation était enivrante. Ai sentait le vent lui fouetter le visage. Au bout d'un moment, ils arrivèrent devant une brèche et ils sautèrent par dessus. Ai hurla. Ils étaient dans le vide. Elle avait l'impression de voler. Lorsqu'ils arrivèrent de l'autre côté de la brèche, Onizuka s'arrêta et enleva son casque. Il était hilare.

-Alors, c'était super, hein!

Ai ôta son casque à son tour.

-Tu es complètement cinglé! Dit-elle, furieuse. Nous aurions pu nous tuer!

Onizuka lui sourit.

-Mais non! Il y a un filet pour nous rattraper, en dessous. Et je ne rate jamais mon coup.

Ai se calma.

-Tu aurais au moins pu me prévenir! Dit-elle.

-Cela aurait gâché l'effet de surprise. Je voulais que tu vives ça pleinement. Alors, c'était comment?

-C'était...génial, reconnut Ai.

-Qu'est ce que tu veux faire, maintenant?

-On va chez moi, décida-t-elle.

Ils remontèrent sur la moto et Ai donna les indications à Onizuka pour aller chez elle.

-Waouh! Tous ces mangas! S'exclama-t-il en entrant dans son appartement.

Ai lui sourit, fière de sa bibliothèque.

-Je t'avais dit que tu n'avais rien vu, au lycée.

-Je peux t'en emprunter?

-Plus tard, dit Ai et elle entreprit de déboutonner la chemise d'Onizuka. Celui ci s'empourpra.

-Qu'est ce que tu fais? Demanda-t-il, troublé?

-Tu m'as dit que tu étais toujours puceau, dit Ai. On va y remédier.

Onizuka n'opposa aucune résistance.

FIN