Disclaimer : Comme d'habitude , rien n'est à moi. Pas même Enzio.

Pairing : D18 TYL , quelques autres sont également cités.

Musique : People In Planes - Tonight The Sun Will Rise

Note : Hello ! Et oui , voici déjà le dernier chapitre de ce D18 TYL .. Je le publie un peu plus tôt que prévu , car comme mon internet fait encore des siennes , je n'ai que ça à faire de mes soirées perdues .. Et je n'ai pas vraiment d'inspiration pour parler de chose intéressantes ici , je vous souhaite juste une bonne lecture en espérant que cette finalité soit à votre gout !


La triste cendre grise.

Les décombres froids et morts de la pierre lourde.

Seuls vestiges du drame s'y étant déroulés , encore empli du hurlement enragé des flammes.

Dino Cavallone , les lèvres jadis souriantes pincées , observait d'un regard sombre les sinistres dégâts occasionnés sur la majeur partie de la surface ouest du manoir familial. Et serrait encore plus ses poings moites, en proie à une rage sourde et amère. La douleur diffuse de ses ongles meurtrissant doucement sa peau ne le fit même pas desserrer leur étau.

Il avait perdu. Lourdement perdu dans cette affaire. Dans un combat non-mené , semblant décider d'avance par des pions imaginaires. Et les dégâts matériels n'étaient là que pour lui rappeler , avec une horreur sous-jacente , les vies humaines sacrifiées lors de cette bataille. C'était lorsque le trentenaire était témoin direct de telles choses qu'il se rendait pleinement compte de tout l'effroi de la Mafia.

Et il était désormais seul face à lui même dans les décombres. Le blond était revenu depuis quelques heures de l'hôpital où ses hommes et les deux gardiens Vongola rescapés y étaient soignés. L'avion privé qu'ils avaient pris du Japon avait directement atterrit sur une piste aménagée sur le toit du grand bâtiment grisâtre, prévue dans la plupart du temps pour les hélicoptères secouristes. Mais grâce à l'écrasant pouvoir des Vongola , le macadam les accueillis sans rechigner.

Les moments qui suivirent restent très flous , précipités. Le Cheval Ailé ne se rappelait que de peu de choses , se voyant encore courir jusqu'au chevet de chaque rescapé , où tout un étage entier leur avait été emménagé , et disposant de tout le nécessaire au bon fonctionnement des soins. Cet hôpital était en effet largement parrainé par les familles alliées de celle au célèbre nom de coquillage. Et ce n'était pas la seule bonne nouvelle. Car heureusement oui, les blessures de ses hommes étaient guérissables , et tous y compris les deux autres seraient sur pied sous peu.

Il revit encore la silhouette svelte de Gokudera Hayato , vêtu presque négligemment d'une chemise lie de vin à moitié boutonnée , assit sans un mot au chevet de son amant. Yamamoto Takeshi était plongé dans un coma artificiel suite à son opération et devait bientôt se réveiller. Mais à en douter par les cernes marqués du visage fatigué du Gardien de la Tempête , cela devait déjà faire assez longtemps qu'il était prostré à ses côtés sans prendre de repos , sa main doucement serrée dans la sienne. Espérant ..

L'italien déglutit douloureusement , se remémorant également la douleur de la terrible attente qu'il avait pu ressentir face au rétablissement de son ancien élève. Il avait subit pareille situation oui , et il savait alors ce qu'il en découlait .. Il s'était même dit que , dix ans plus tôt , l'italien aurait bien pu vouloir le trucider sous une tonne de dynamites , car jugeant que si son compagnon s'était fait blessé , cela était tout bonnement sa faute ..

Or , Dino se sentais terriblement coupable. Il avait eu honte d'apparaitre devant Hayato , car il s'en voulait. Mais le fumeur avait bien murit oui : esquivant un sourire triste , il lui assura que , même si le Cavallone était resté dans son pays natal , cela n'aurait rien changé aux faits. Il y aurait juste eu un mutilé de plus , tout au moins. Et cela fut de même du côté de la fiancée de Sasagawa Ryohei , l'autre Vongola blessé. L'accompagnant à la machine à café , ses courts cheveux bruns en désordre et ses yeux bleus maquillés de façon à couvrir ses cernes , mais néanmoins impeccable dans son tailleurs gris anthracite , Kurokawa Hana lui tint un discourt assez révélateur :

« Cela devait arriver un jour où l'autre. Il est futile d'avoir des regrets. Après tout , nous savions tous très bien ce que signifiait le fait de s'engager dans la Mafia .. »

Et elle avait raison. Tous savaient pertinemment les risques encouru pour même ne serait-ce qu'avoir son nom mêlé à celui de la Mafia. Tous étaient sur le qui-vive en permanence. Tous s'endormaient sans savoir s'ils verraient le lendemain ou non. C'était ainsi depuis la nuit des temps. Il était stupide oui , de penser pouvoir changer les choses ..

- Tu es encore à cogiter... ?

Le blond tressaillit vivement en sentant une présence dans son dos , et surtout en sentant cette voix basse et d'habitude dure , quelque peu adoucie. Il se retourna doucement , lui faisant face. Terriblement imposant , séduisant en diable dans son costard noir charbon accompagné de la célèbre chemise violette du Gardien des Nuages Vongola , d'un noir d'encre aussi tranchant que celui de ses mèches ébènes , contrastant avec la pâleur rosée de sa peau douce , et celle acérée de ses yeux plissés.

- Depuis combien de temps es-tu là ?

Hibari Kyoya le regarda d'un petit air à la fois amusé et déçu qui fit battre plus fort le cœur de son ainé. Amusé sans doute du fait qu'il n'avait pas remarqué sa présence , et dépité également pour la même raison. Semblable à une panthère silencieuse , depuis combien de minutes l'observait-il ainsi , lui , sa proie , cachant sa présence et attendant ?

- Depuis que tu es arrivé dans cette pièce.

Le blond eu une ombre de sourire sur les lèvres. Ha bon ? Cela ne l'étonnait gère cependant. Depuis le début de leur voyage , bien qu'irrésistiblement perdu dans ses pensées , il avait sentit le japonais discrètement près de lui , comme pour s'assurer de la suite. Comme s'il veillait sur lui , ce qu'il faisait sans doute , mais préférant crever plutôt que de se l'avouer. Les chaussures cirées claquèrent sur le marbre brulé lorsque le brun s'approcha de lui. S'arrêtant à sa hauteur , il planta ses yeux froids dans les prunelles noisette du blond.

- Prend-moi dans tes bras si ça peux te faire du bien.

Dino écarquilla vivement les yeux , avant qu'Hibari ne le tire finalement lui même contre lui. Puis , réflexe naturel se déroulant chaudement dans ses bras , il serra doucement le corps svelte de son nouvel amant contre lui , plongeant avec un désespoir presque incertain le visage dans ses crins foncés. Ils restèrent ainsi de longues minutes , les deux hommes s'enlaçant au milieu des décombres. Il se redressa cependant pour , non sans un long regard de demande à l'autre , délicatement poser ses lèvres sur celle de Kyoya.

L'accueillant doucement , le japonais engouffra alors une langue fine dans son palais. Plissant les yeux , Dino se laissa peu à peu détendre par le baiser. L'odeur entêtante de l'autre condamnant toutes autres pensées , il parvenait enfin à trouver un peu de calme. Serrer ce corps aimé entre ses bras musclés le rassurait beaucoup et quelque chose dans leur échange , très tendre , l'intimait à se délier. Finalement , ils le rompirent , et Dino ré-enfuit son visage dans le cou de son compagnon , l'embrassant tendrement et , sans pouvoir s'en empêcher , il lui murmura qu'il l'aimait. Il sentit alors l'autre l'agripper plus fort et cela le réconforta encore plus.

- Tu n'y es pour rien.

Redressant la tête et plongeant son regard dans les cieux d'orage composant les yeux de son amant , il y vit une farouche obstination , quelque chose qui lui interdisait de douter de lui. Voir Hibari avec un tel regard n'avait rien de surprenant , mais le cœur du blond se gonfla en sachant pertinemment qu'il faisait ça pour qu'il aille mieux. Il se sentit heureux car son ancien élève s'inquiétait sincèrement pour lui depuis le début de cette affaire.

Et , au fond de lui, le Cavallone comprit quelque chose. Oui , grâce à cela , il savait qu'il allait surmonter toute cette affaire. Dans cette grande salle de réception jadis imposante et éclairée , désormais soufflée et ravagée , les grandes fenêtres donnant sur le jardin brisées , la table de bois brulée , les tapisseries endeuillées , au milieu de ce décors apocalyptique où il s'y tenait depuis des heures , il n'était plus seul. Non , son amant dans les bras , il avait eu une lueur d'espoir. Il n'était pas seul. Sa famille était là. Les Vongola et leurs alliés également. Et puis Kyoya était avec lui ..

Se détachant doucement de lui , il jeta un dernier coup d'œil au lieu dévasté , avant de se construire un sourire doux , et d'entremêler doucement ses doigts à ceux du brun qui le regarda , haussant les sourcils légèrement surpris par le changement d'humeur du blond qui lui murmura , tout en se dirigeant vers la sortie :

- Rentrons.

Il était en effet convié qu'ils passent la nuit dans le manoir Vongola avec les autres Cavallone vivant au manoir indemnes , et Dino devait bien évidement se concerter avec Tsuna et les autres , pour vue de comprendre les éléments les plus subtils et organiser une éventuelle riposte. Les deux hommes prirent alors la direction de la vaste demeure , accompagnés de leurs hommes. Kyoya conduisait encore , n'ayant pas vraiment laissé le choix au blond. Il se contenta alors de l'observer en douce , et de regarder le paysage de temps en temps. Après tout , leurs deux demeures n'étaient pas si loin que cela l'une de l'autre.

En effet , à peine une demi-heure plus tard , leurs voitures passaient l'allée de cyprès centenaires et se garaient en trombe dans le gravier blanc devant l'impressionnant château du 16ème siècle de la famille Vongola. Dino ne pu comme à son habitude s'empêcher d'apprécier l'architecture ancienne et raffinée du style florentin de la demeure avant de se rendre compte qu'Hibari était déjà en train de gravir les marches vers l'entrée. Il le rattrapa en courant et ce furent ensemble qu'ils franchirent les deux lourdes portes.

Ils se firent ensuite escorter vers le bureau privé du Dixième Vongola , passant à travers d'innombrables couloirs de marbre et gravissant un escalier imposant. Finalement , ils arrivèrent à une porte large en fin de couloir. Dans ce couloir étaient accrochés les portraits des différents parrains qu'avait connus la dynastie et Dino remarqua que le portrait du boss présent y avait été ajouté. Il reporta ensuite son attention sur un membre de leur escorte qui venait de frapper à la porte , d'où une voix grave et calme avait demandé d'entrer. La porte s'ouvrit alors sur le vaste bureau.

La pièce ronde , aménagée dans la tour sud , était composée notamment d'un vaste bureau d'érable massif , trônant devant une fenêtre large. Et dans un fauteuil de cuir , se tenait , dans une chemise sombre et cravate crème nouée de près , une main tenant un visage quelque peu fatigué mais respirant la jeunesse , dardant sur les deux arrivants un regard chocolat si profond que même le brun frissonna doucement. C'était là un regard qui vous sondait l'âme , et même le plus terrifiant des gardiens n'étaient pas de taille face à la scrutation des Cieux. Leur souriant ensuite presque tendrement , Sawada Tsunayoshi leur dit alors d'une voix douce :

- Bon retour.

Dino ne put empêcher un petit rire nerveux , ne collant pas vraiment à la situation. Tsuna avait bien évidement compris , d'un simple regard , qu'il s'était passé quelque chose entre eux deux. Maudite Hyper-Intuition , tu parles d'un secret .. Il allait arrêter lorsqu'il sentit 'quelque chose' l'assommant de moitié , le coupant dans son amusement. Se tenant douloureusement la nuque , il pesta et redressa la tête et se retrouva devant eux globes d'onyx étincelant. Vêtu d'un minuscule costume noir , accablé de ses plus que célèbre rouflaquette et de son chapeau , l'Arcobaleno Reborn , son ancien tuteur , après avoir salué Hibari , le regardait en souriant niaisement.

- Sacré Dino , on dirait que t'as enfin décidé d'agir en homme !

Alors que Tsuna le houspillait sans effet pour sa manière toujours peu délicate d'accueillir les gens , le petit homme sauta d'une culbute sur le bureau , reprenant immédiatement une mine sérieuse. Dino et Hibari s'avancèrent alors.

- Nous allons avoir une bièvre discutions pour vous mettre au gout de ce qu'il s'est passé et se passe pour le moment. J'ai du bon comme du mauvais. Après cela , au vu de l'heure , vous pourriez allez vous reposez dans votre chambre. Demain nous parlerons avec les autres gardiens pour avoir une idée précise de la marche à suivre.

Les deux acquiescèrent alors , et l'Arcobaleno fit signe au boss des Vongola de parler. Après s'être éclaircit la gorge , Tsuna leur fit un bref résumé. La famille Foglio était apparemment liée à une autre famille. Une famille fraichement formée , résultant de la fusion de celle des Giglio Nero et de celle des Gesso. Ce nouveau clan portant le nom des Millefiore. Et cette famille avait , semble-t-il , du jour au lendemain , décidé d'agir contre les Vongola , attaquant sans explications leurs alliés. Dino le vit serrer les poings.

- Ils se battent avec une technologie nouvelle , dont peu d'entre nous ont entendu parler , mais je sais que vous deux êtes au courant. Je veux bien sûr parler des anneaux , Précisa-t-il en plantant son regard dans celui des autres.

Et , accompagnant ses paroles , il brandit sa main portant la bague du Ciel que les chefs Vongola se transmettent de génération en génération , qui s'enflamma aussitôt d'une flamme orangée. Dino hocha la tête , en élevant la bague de topaze qu'il portait également , et qui s'enflamma d'une flammèche de la même couleur. Hibari quand à lui grogna en faisant apparaitre une lumière violette de sa bague du Nuage. Tsunayoshi repris alors la parole , d'une voix à présent plus dure :

- Et bien , c'est cette puissance renfermée dans les bagues qui serait à l'origine du pourquoi les Millefiore sembleraient nous avoir prit pour cible : en clair , ils veulent nos anneaux Vongola.

Dino vit les sourcils fins de Kyoya s'arquer légèrement aux paroles de son boss. Il lui même eu un frémissement d'inquiétude à la pensée que son amant risquait de se faire attaquer n'importe quand et n'importe où. C'est alors qu'il remarqua que l'Arcobaleno du Soleil avait abordé son épique sourire énigmatique sur le visage.

- Mais ce que Tsunaze oublie de vous dire , c'est que ces anneaux seront aussi notre salut : en apprenant aux autres à s'en servir correctement et de plus avec les boites armes , leurs puissances en seront bénéfiques. De plus , nous avons une idée qui pourrait nous sortir de ce pas.

Tsunayoshi jeta un regard lourd de sous-entendus sur son ancien professeur qui se contenta de hausser les épaules. Le jeune parrain, un air étrange sur le visage , se contenta de murmurer un « Tu sais pourtant que je ne suis pas d'accord ! » , avant de se retourner avec un air neutre vers le trentenaire :

- Dino-san , je suis heureux d'avoir pu discuter de cela avec toi. Je dois discuter d'une dernière affaire avec mon Gardien du Nuage , si tu veux bien prendre congé. La réunion officielle aura lieu demain matin avec le reste des gardiens et ..

Son téléphone se mit soudain à sonner et le brun décrocha vivement.

- Allo ? Gokudera-kun ? Fit-il d'une voix tendue , avant que son visage ne se fige brusquement. Comment... ? Oh Seigneur merci !

Il raccrocha rapidement , et se retourna , les joues rosies de joie et ses grands yeux bruns illuminés.

- Yamamoto est sortit du coma et Ryohei est réveillé 'à l'extrême' semblerait-il. Et tes hommes seront bientôt sur pied également.

Le Cheval Ailé hocha la tête , rassuré. Ces mecs étaient de vraies forces de la nature , cela n'en était que plus que certain. Les derniers détails réglés , il salua l'Arcobaleno et le Vongola avant de quitter la pièce , non sans avoir frôlé presque imperceptiblement la main du garçon aux cheveux d'ébène. Quittant la pièce avec son escorte , Il rencontra un étrange garçon se rendant apparemment vers le bureau d'où le blond sortait.

Accompagné lui aussi d'un garde , il avait de beaux cheveux roux en bataille , une paire de binocle sur le nez , et semblait très perturbé par son échange gastrique , si on en croyait ses deux mains se tenant douloureusement la panse. Dino le salua toute fois , et l'autre lui rendit la pareille , aussi blanc qu'un linge. Et alors qu'il s'éloignait , le Cavallone l'entendit marmonner « Ça ne va pas aller , je suis trop nerveux , aie , mon ventre .. » et haussa un sourcil. Quel drôle de personnage .. Il se demanda pensivement quel était le rapport entre lui et les Vongola , avant de se concentrer à nouveau sur sa route.

Ils s'arrêtèrent finalement devant une porte de bois sombre , et le garde le salua avant de partir , lui donnant la clé. Soupirant nettement à présent seul , il entra dans la chambre prévue pour lui. En face de lui , une immense baie vitrée encadrée de lourd rideaux de velours sombres faisait également office de balcon interne et donnait une vue impressionnante sur le maquis en contrebas. Entre eux deux , se trouvait un confortable lit adossé contre le mur de gauche, double et pourvu de baldaquins assortis aux tentures , contrastant avec la pâleur du papier peint et des coussins. De l'autre coté , un petit salon avec une table basse en verre et de gros fauteuils de cuirs clairs.

L'italien soupira en se laissant tomber dans un fauteuil , tout en desserrant sa cravate d'un doigt. Il sentait encore son corps tendu malgré le fait que son esprit lui , soit un peu plus détendu et décida alors de prendre une douche. Se déshabillant plus que lentement , il se leva et ôta ses chaussures , avant de se séparer de sa chemise qu'il jeta négligemment sur le fauteuil , exposant à la lumière échéante de la fin de journée son corps sculptural et doré. Le pantalon lui rejoignit la moquette claire sur le chemin de la salle d'ablution , et le boxer gris perlé se retrouva lui abandonné à la limite de la douche. Se coulant sous une eau délicieusement brûlante , le trentenaire ferma les yeux , sentant peu à peu ses muscles se délier sous l'appel de la chaleur , et les pensées coordonnées l'abandonner également.

Il avait perdu toute notion du temps lorsqu'il sentit soudain un imperceptible mouvement dans son dos. Se retournant brusquement , il n'eut même pas le temps de prendre quelque chose pour se défendre lorsqu'un corps le plaqua au mur. C'est alors que Dino reconnu son assaillant , et se décontracta tout de suite. Collant sa peau nue contre la sienne , Kyoya taquina tranquillement son oreille de ses dents blanches avant de lui murmurer :

- Je t'ai fait peur .. ?

- Oui.

Cette réponse sembla satisfaire le brun , et l'autre en profita pour lui voler un baiser. Ils s'embrassèrent longuement , langoureusement , le blond plissant les paupières en grognant , sentant le désir enflammer son bassin , alors que l'excitation de son amant , elle , semblait être déjà bien entamée. Ils restèrent dans la douche jusqu'à ce que l'eau soit froide , mais trop fatigués cependant pour aller au delà de la simple caresse. Hibari , accroché aux largues épaules réconfortantes de son amant pour y étouffer ses cris , gémit une dernière fois lorsqu'il se libéra enfin sous les doigts de son amant , venu un peu avant lui grâce à la pression de leurs deux membres dans sa main adroite. Dino parsema son cou de baisers , se sentant à présent parfaitement bien.

Oui , c'était tout à fait étrange. Dans leur époque dure et malsaine , il était parvenu à s'enfermer du jour au lendemain dans un cocon avec l'homme qu'il aimait. La seule chose à laquelle il pensait à présent , c'était le garder près de lui pour toujours , le défendre et faire son bonheur. Il comprit à cette instant que plus rien ne comptait pour lui à part Hibari Kyoya. Il l'aimait à un point de non-retour , et il voulait vivre la fin de ses jours avec lui. C'est pour ça qu'ils combattront ensemble contre les Millefiore. Afin de continuer à assurer la tranquillité de leur monde.

Le Vongola quitta la douche avant lui , et lorsque Dino s'arrêta sur le seuil de la chambre , habillé très simplement d'un peignoir crème à moitié attaché , il vit le torse nu du jeune homme exposé à la pâleur de la lune , contrastant avec les couvertures sombres. Souriant doucement devant l'aura luxurieuse que dégageai le bel endormit , il se dévêtit à son tour avant de se couler lui aussi dans les draps de satin. Un coude sous le bras , il observa l'air ingénieux et totalement doux que son amant ne devait offrir qu'à peu de personne. Ses cheveux d'onyx éparpillés ça et là , ses longs cils soyeux , sa bouche tendre entrouverte , la ligne fine mais solide de ses épaules , ses clavicules légèrement rougies par la chaleur de leur étreinte , son ventre doux , sa peau veloutée ..

Hibari Kyoya était sublime. Hibari Kyoya était désirable. Mais Hibari Kyoya était pourtant insaisissable .. S'endormissent de moitié , les pensées du blond vagabondèrent. Combien de temps cela durerait avant que le brun ne décide de partir ? Il regrettait ses idées trop romantiques , qui en aucuns cas ne s'appliquaient à l'homme qu'il aimait. Malheureusement , il n'était pas sur à cent pour cent des sentiments de l'autre , et s'était la seule chose qui .. Il sentit soudain l'autre se coller contre lui , enfouissant la tête dans le creux de son épaule. Et c'est alors qu'il le dit.

- Je t'aime , Dino ..

Les yeux chocolat s'ouvrirent en grand , alors que son cœur fit lui une chute dans un puits sans fond. Il lui avait dit. Une des phrases qu'il n'aurait jamais pu espérer tirer de la bouche du brun. Une phrase pourtant si importante. La seule phrase qui aurait pu envoyer valser tous ses doutes.

Cette promesse de lendemain.

Dino le serra alors contre lui , en l'embrassant encore plus tendrement.


Quelques mois plus tard.

Dino Cavallone marchait avec une boule au ventre vers la salle de réunion de la cachette du Gardien du Nuage de Namimori. Le temps avait passé , et il paraissait encore plus vieux. Nombre de drames s'étaient passés. Les Millefiore avaient donné la chasse aux Vongola et à leurs alliés , même après que leurs anneaux furent détruits par la demande de leur Boss. Tsuna était mort. Reborn était mort. Ainsi que beaucoup d'autres. Tout le monde s'était dispersé. Même lui et Hibari.

Et là , il allait à présent le retrouver. Après des mois sans nouvelles. Des journées de désespoir. Arrivé devant la porte , il se forgea un sourire peu assuré , contrôla ses mouvements , et ouvrir. Il manqua de mourir devant la silhouette, assise au fond de la pièce. Dardant sur lui le regard perçant qu'il connaissait si bien. Souriant toujours bancalement , il lui dit alors , d'une voix nouée par l'émotion :

- Bonjour , Kyoya...

L'Hibari Kyoya de 16 ans le regarda alors , une curieuse expression sur le visage. Subtil mélange de joie , de nervosité et de soulagement , qui ne dura qu'un battement de paupière. Il prit alors sa moue désabusée et ferma les yeux un instant , avec un sourire se voulant moqueur , tendit que ses prunelles orageuse brillaient intensément :

- Salut , Cheval Ailé. Qu'est-ce que tu as foutu de ta crinière .. ?


FIN

Edit : Et bien voilà , c'est fini ! C'était chouette de travailler sur autre chose que du YamaGoku , mais j'avoue que cela n'était pas de tout repos. Comme dit , je réécrirais sans doute un one-shoot , quelque chose de plus léger sur le beau Cavallone et son ténébreux amant .. Je vous remercie donc chaleureusement pour vos reviews , alertes et favoris , et vous dit à la prochaine peut-être !