Toi que j'aime tant partie 3

Et dernière partie de ce long, long chapitre qui est la plus courte. Celui-ci va se centrer un peu plus sur la guerre car c'est un arrière plan essentiel pour cette histoire, et qui va déterminer l'avenir de nos héros.

Merci pour vos reviews, j'espère que cette histoire vous plait toujours autant.


La vie se passe tout entière à désirer...

Jean Jacques Rousseau


Je vais la quitter …

Pour toi qui pourtant ne le mérite pas, pour moi qui crève de cet amour encombrant …

Je vais la quitter …

Et son cœur je vais briser, elle ne l'a pourtant pas mérité. Si douce, gentille et prévenante, la voilà maintenant condamnée.

Je me hais d'agir ainsi mais ne me jugez pas aussi, je suis maitre de mes envies et de ses soupirs.

Je vais la quitter …

Désolé Hannah …

Je ne suis décidemment qu'un pauvre connard.


Voilà la litanie qui ne cesse d'envahir mon esprit depuis le départ de Malfoy.

Mon amour … Mon ancien ennemi … Mon amour … Mon ancien ennemi …

Malfoy… Draco … Malfoy … Draco …

Je ne peux me résoudre à l'appeler Draco, l'appeler ainsi reviendrait à rendre réel mon amour pour lui et je ne le désire pas, je ne le souhaite pas. Ce serait un coup de plus dans mon cœur avec cet amour impossible qui ronge ma vie.

Je me promène dans ces rues si connus de mon enfance, combien d'heures avons-nous passé Ron et moi à jouer aux gendarmes et aux voleurs, à découvrir d'innombrable trésors cachés … A maudire le fils Malfoy, avec ses jouets déjà hors de prix et ses sourires insolents. Déjà à cette époque nous nous vouions une guerre sans nom et limites.

L'enfance est la période la plus faste et délicieuse d'une vie et ce n'est que quand nous devenons des adultes que nous nous rendons compte de la douceur de cette âge.

Quand vous alliez voir vos copains pour jouer à la balle.

Quand il n'y avait aucune ambigüité avec les filles.

Quand les gros mots étaient des mots magiques et rigolos, incapable de blesser réellement.

Quand aller à l'école revenait à jouer et s'amuser, pas le synonyme de corvée.

Quand le monde nous apparaissait comme idéal et non pourri, désillusionné à présent comme je suis.

Je vogue à présent dans le monde merveilleux des souvenirs, j'oublie un instant mon amour impossible.

Me voilà maintenant devant la maison de mon meilleur ami, un peu trop vite à mon gout. Elle n'a toujours pas changée, charmante et accueillante. Un lieu où l'on sait qu'on sera accueilli quoi qu'il arrive, si un jour je ne sais pas où aller j'irais là.

Je sonne à la porte et une drôle de musique en sort, la voix de Queens s'élève dans l'air matinal et endormi. J'entend au travers de la porte la voix courroucée de Madame Weasley, ma mère spirituelle. Elle ouvre la porte d'une manière brusque et sa grimace se transforme en sourire chaleureux à ma vue :

- Harry ! Mon chéri ! Comment vas-tu ?

Elle m'enlace chaleureusement à ces mots. Je me laisse aller dans cette étreinte maternelle. Avec Arthur, ils sont amis avec mon parrain depuis des années, je les connais depuis toujours. Mes parents morts, Molly a toujours insisté pour que je vienne diner chez eux au moins une fois par semaine. Je retrouve donc chaque semaine le semblant de famille qui me manque malgré l'amour que me porte mon parrain.

- Très bien Molly et toi ?

Elle me relâche doucement, comme si elle avait peur de me briser.

- Bien mais Fred e George me rendent folles ! S'écrie-t-elle. Ce sont eux qui ont modifié la sonnerie, cette chanson commence à me rendre folle. Mais rentre mon chéri, tu dois être mort de froid.

Elle s'écarte pour me laisser entrer dans leur maison. Je retrouve la décoration atypique, chargée et agréable. Ils essayent de recycler un maximum, de reprendre les choses dont personnes ne veut ce qui donne une allure de bar des années 80 à leur demeure.

- Donne moi ton manteau et mets toi à l'aise. Fais comme d'habitude ! Je retourne à la cuisine. Ron est dans le salon à jouer à la console. Fred et George sont allés chercher le pain.

- Merci.

Je prend par automatisme le chemin du salon, je suis venu tant de fois dans cette maison que je pourrais m'y retrouver les yeux fermés.

Des bruits de combats se font entendre, des bruits de manettes et de jurons. Je souris en entendant mon meilleur ami s'énerver contre la console. Comme toujours … C'est vraiment un mauvais joueur.

- Salut Salut ! Je lance avec un grand sourire.

Bonjours joyeux auquel seul un vague grognement me répond. Mais Ginny, la sœur de Ron qui se trouve à coté de lui, lève ses grands yeux bleus vers moi et me souris gentiment.

- Bonjours Harry, tu vas bien.

Elle se lève gracieusement, balançant ses longs cheveux roux derrière son dos, et remontant sa jupe trop courte. Ginny me fait la bise, quatre longues bises qui me paraissent durer des heures. Je jette un regard gêné en direction de Ron en espérant qu'il n'a pas remarqué la lascivité de sa jeune sœur qu'il a tendance à surprotéger.

- Oui, très bien et toi alors ? Les cours ?

Je me fustige mentalement devant la banalité de mes propos, mais c'est comme ça, je ne sais jamais quoi dire.

- Très bien, soupire-t-elle mais le pensionnat est parfois difficile à supporter. Imagine l'horreur de ne se retrouver qu'avec des filles vingt quatre heures sur vingt quatre, le bordel que ça donne. J'en peux plus !

Elle émet un petit rire nerveux et je découvre à quel point ce pensionnat la mine. Ce fut une décision murement réfléchie de la part de ses parents que de l'envoyer là-bas mais elle commençait à donner des signes inquiétants de par son comportement, et lorsqu'ils l'ont trouvé un jour totalement ivre rentrant chez elle, à moitié déshabillée, ils ont décidé douloureusement de surveiller le comportement de leur cadette. Depuis, elle semble s'être assagie même si le pensionnat de jeune fille n'est pas toujours agréable.

- J'imagine, je répond évasivement.

Elle me jette un long regard pétillant, avec un sourire que les pubs dentifrices lui envieraient.

Elle est vraiment belle.

- Ne me mens pas Harry ! Un garçon entouré de filles, voilà un rêve commun à tous !

J'esquisse un sourire également. Si elle savait que cela ne m'intéressait vraiment mais vraiment plus et que j'aurais tué pour me retrouver seul avec un beau blond.

- Dommage, reprend-elle, que cela nous empêche de nous voir plus souvent …

Après ses paroles elle se met à rougir furieusement. Je la regarde étonnée, mais ses paroles me font plaisir.

- Oui, mais bon on se voit quand même c'est l'essentiel.

Son regard semble irradier de bonheur et elle me serre dans ses bras, écrasant sa poitrine contre moi. Avant, j'aurais tenté de profiter de la situation mais plus maintenant, les attributs féminins me laissent de marbre. Puis, je la considère comme ma petite sœur.

- On se calme ! Eclate la voix de Ron interrompant notre moment de connivence.

Je le regarde en riant. Alors que je m'apprête à lui répondre, une voix apparait.

- Du calme Ronny, dit George avec un grand sourire inquiétant.

- Tu es beaucoup trop tendu, reprend Fred, jamais bien loin de son jumeau.

- On connait Harry et à quel point il est …

- Gentleman ! Complète Fred.

Je rougis face à la mention de mes précédentes conquêtes, de mes frasques passées. Alors que Ron s'indigne et s'enlise encore plus dans la colère, je vois les beaux yeux de Ginny s'assombrir. Les jumeaux Weasley se contentent de rire face au chaos qu'ils ont crée.

Ils sont connus et reconnus comme d'incorrigibles farceurs, ils ont fait les mille et un coups à Poudlard et même après deux ans on en entend encore parler. Les professeurs ne cessent de les citer comme exemples à ne pas suivre. Ils sont en passe pour devenir des légendes vivantes. Heureusement, la douce voix d'Arthur Weasley intervient et interrompt ce moment plutôt gênant. C'est un homme d'âge mur, roux comme toute sa famille mais avec un crane peu garni.

- Harry ? Il me semblait bien avoir entendu ta voix.

Il me sourit chaleureusement en me faisant l'accolade. C'est l'homme le plus calme et solide que je connaisse.

- Comment va Sirius ? Se renseigne-t-il.

Je sursaute à la mention de mon parrain et la clé USB à l'intérieur de la poche de mon jeans semble me bruler.

- Il va bien, il voulait te parler d'ailleurs …

- Vraiment ? J'observe son sourcil se hausser, signe que j'ai toute son intention.

- Oui, j'ai quelque chose pour toi d'ailleurs.

Son regard se fit perçant, comme si on partageait un secret ensemble, ce qui est le cas. Enfin, je crois bien. Toute cette histoire me semble bien obscure.

- On en parle après le repas, tranche-t-il.

J'hoche la tête et je le regarde s'éloigner vers la salle à manger. Les autres me fixent étrangement comme si j'étais un OVNI.

- Quoi ? Je leur demande essayant de contenir ma nervosité.

- Rien mais tu dois lui donner quoi ? Dès que tu as parlé de ça … Commence George.

- Il s'est tendu ! Et tu connais papa … Finit Fred.

- Tu dois lui donner quoi vieux ? Demande avec impatience Ron.

Je les regarde tours à tours. Que vais-je bien pouvoir inventer … Je ne peux décidemment pas leur avouer tout ce que je sais, je pense qu'il y a un mystère que je dois garder, que je ne peux pas partager avec eux.

- Rien, une babiole que Sirius avait pour lui, j'en sais rien moi !

Voyant ma gêne, Ginny me tire de cette situation délicate en proposant une partie de Grand Tourismo tous ensemble. C'est dans un grand éclat de rire que nous jouons jusqu'au diner lorsque Molly nous appelle gentiment.

- Au fait Harry, me chuchote Fred, tu as pensé quoi de notre nouvelle sonnerie.

Je souris.

- Merveilleuse, très cher, merveilleuse.

Ses yeux semblent pétiller de malice.


Le repas est comme d'habitude délicieux et bien trop abondant. Un plat de pâtes qui aurait pu nourrir une armée, des steaks trop nombreux. Molly a tendance a faire un repas pour tout un régiment, elle a eu sept enfants ce qui l'a toujours poussé à en faire trop. Mais maintenant avec juste quatre enfants à charge, elle devrait diminuer les doses.

Je discute depuis tout à l'heure avec Ginny qui a décidemment bien grandi et est devenue une jeune fille charmante et spirituelle. Les regards langoureux qu'elle m'adresse semblent affolant … Je ne m'étais pas senti désiré à ce point par une jeune fille depuis longtemps.

Le dessert nous est ensuite servi, savoureux, gâteau au chocolat, mon préféré … Je le goute avec délice pour n'en perdre aucune miette?

- Aphrodisiaque, me chuchote Ginny d'un ton rempli de sous entendus, le plus bas possible afin que sa famille ne l'entende pas.

L'air de rien, elle colle sa cuisse contre la mienne et commence à caresser mon genou. Je suis bien évidemment gêné, ne sachant comment réagir face à ces marques de séduction.

C'est le vibreur caractéristique de mon portable qui me sort de cette situation embarrassante.

« C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous. Mais pourtant je m'acharne, je ne quitterai pas ma petite amie pour une raison dont je ne peux encore te parler mais si je pouvais le faire je le ferai … Quitte la … »

Malfoy …

- C'est qui ? Me demande avec curiosité Ginny.

- Une amie ! Je sursaute voulant cacher mon portable.

Je répond rapidement à Malfoy en cachant l'écran.

« Belle citation d'Erasme, je voudrais tant que tu la quittes … Mais si tu veux le faire c'est déjà cela. Je la quitterai … »

La réponse de Malfoy ne se fait pas attendre.

« Merci … »

Nous sortons de table et je me sens léger, comme un flottement dans l'air. Si il le pouvait, il la quitterait … Ne serait que pour moi ! Bon, aucun serment d'amour mais cet implicite m'a tant remué l'âme que je suis malgré tout heureux. Puis c'est Malfoy, un constipé des sentiments comme dirait Ron qui utilise cette expression pour les coincés de la vie.

Une fois dans le salon, les garçons recommencent à jouer à la console. Mais Ginny ne veut pas, ni moi d'ailleurs, nous nous contentons donc de les regarder. Nous commençons ensuite à discuter tout en commentant les exploits de console de ses frères. Elle me parle encore de son pensionnat.

- Pourquoi tu en es arrivée là Ginny ?

- Pourquoi mes parents en sont arrivés à m'envoyer en pensionnat ?

- Oui, exactement …

Je la regarde intensément, tout à sa future confession.

- Tu sais Harry, j'ai toujours été d'une nature douce, tendre, romantique. Et oui ! Pour moi, le prince charmant existait et il viendrait un jour m'enlever sur son beau cheval blanc. Au collège, cette douce naïveté a été à son point culminant. Je pensais sans cesse à mon futur amour. Je m'imaginais une relation idyllique faite de confiance, d'amour et de doux moments. Néanmoins cet amour n'est jamais venu. Je voyais des gens connus, des amis connaitre les premiers émois de l'amour mais moi je restais seule. Pourtant je n'étais pas si laide que ca, je le savais.. Mais ma trop grande timidité m'a ravie beaucoup de possibles amourettes, ça ainsi que la pression de mes frères trop protecteur à mon égard.

Je n'osais jamais regarder en face les garçons. Tu te rappelles mes rougissements face à toi. Ces inconnus m'intimidaient et je me sentais plus à l'aise avec mes copines, avec qui je pouvais rire, m'amuser sans crainte d'ambigüité. A peine un regard masculin avait le malheur de croiser le mien comme avec toi que mes gout se mettaient à rougir d'une manière assez gênante. Même les garçons qui me plaisaient le moins obtenaient de moi cette réaction. J'avais toujours l'impression de recevoir un jugement, qu'ils me jaugeaient et cela m'était très difficile à soutenir.

Jusqu'a la troisième aucune vague amoureuse n'a traversé ma vie. J'étais jeune mais tellement avide d'amour de découverte. La troisième a été un tournant dans ma vie, aussi bien émotionnellement que professionnellement. Durant cette année j'ai connu l'abandon et l'exclusion dans ma classe. En effet on nous a mis à part avec une Calie. On était comme seule au monde car le courant ne passait pas avec les autres. J'ai eu beaucoup de mal cette année là. J'en ai beaucoup souffert. J'aurais aimé être plus cool, plus aimée, populaire. Mais non j'étais une exclue asociale. Alors dès que j'en ai eu l'occasion, je suis sortie dans les bars à la conquête de sensations fortes. Le soir où mes parents m'ont surpris j'étais ivre morte, cela reflétait mon désespoir intérieur. J'aurais continué à dérivé si ils ne l'avaient pas fais. Au moins, je ne me soucis plus de cela à présent.

Je suis sous le choc de ses révélations. Je lui prend la main doucement … Nous sommes seuls au monde, seuls à savoir ce qu'elle a vécue. Elle ne s'est confiée qu'à moi, mon cœur se gonfle de fierté.

Avant de partir, en fin d'après midi, je la serre tendrement dans mes bras.

- Appelle moi au moindre problème, je lui dis avec amitié.

Elle me sourit et s'éclipse dans sa chambre, non sans un dernier regard pour moi.

Je serre la main de Arthur Weasley avec qui j'échange un long regard, je lui glisse discrètement la clé USB dans la main.

- Au revoir Harry, à bientôt, rentre bien.

Je pars de chez eux sans me retourner, la tête pleine d'interrogations.


- Désolé Mione, je soupire, mais il l'a vraiment fait.

Entendre les sanglots de ma meilleure amie me brise le cœur. Elle ne se remet pas de sa récente rupture et la soirée d'hier lui a été particulièrement difficile.

- Je vais m'y faire mais c'est tellement difficile, c'était mon premier vrai petit ami … Tout ça à cause de la stupide question du sexe ! Je hais cet asservissement du corps sur l'esprit. Pourquoi les garçons sont si idiots …

- Merci Hermione, je marmonne.

J'entend enfin le premier vrai rire de mon amie.

- Mais Harry ! Toi c'est pas la même chose ! Les gays sont connus pour être sensible.

Etrangement, même si je me suis habitué à l'idée de mon homosexualité, l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre me bloque.

Fantasmer sur Malfoy fait-il de moi un homosexuel pur et dur ? Convertit et perdu à jamais dans l'attirance pour les garçons. Je ne voyais pourtant pas cela comme ça. A dire vrai, je n'y avais jamais réfléchi concrètement, j'avais accepté cette attirance comme fatale.

- Harry ? S'inquiète ma meilleure amie.

Je secoue la tête comme pour reprendre pied dans la réalité. Même si j'y suis déjà et tellement ancré.

- Je dois te laisser ma puce, je lâche, j'entre dans l'hôpital là.

- Ah d'accord, embrasse Sirius pour moi.

- Je n'y manquerai pas. Bisous

- Bisous mon petit cœur fragile.

Je ris face à ce surnom idiot que m'avait attribué une précédente conquête. Je me dirige vers la chambre de mon parrain, le cœur lourd. Le savoir ici me brise le cœur, diminué, blessé, savoir que l'on a attenté à ses jours.

- Hey ! Je lance, essayant d'apporter un peu de joie à mon père spirituel.

- Harry, me sourit-il, parfaitement réveillé, comment vas-tu ?

- Très bien, je lui répond en m'asseyant sur un coin du lit. Et toi ?

- Ecoutes … Apparemment ma jambe va me faire souffrir longtemps mais ça ira.

Un petit silence se fait entre nous et il ne cesse de me lancer de petits regards.

- Désolé de te demander cela si abruptement mais est-ce que tu as donné la clé à Arthur ?

Je le regarde longuement.

- Oui, je répond enfin après de nombreuses interrogations intérieures.

Mon parrain semble enfin se détendre, une légère crispation s'étant installé sur son visage.

- Bien, mon travail est fait. Tu l'as regardé ?

Je le dévisage indigné.

- Bien sur que non ! J'ai été bien élevé, je plaisante.

Il me regarde d'un œil brillant de fierté.

- Bien sur que oui car c'est moi qui t'as élevé. Tu as appelé Rogue ?

- Non ! Mais pourquoi je devrais le faire ? Qu'est-ce que ce sale batard graisseux a à voir avec toi ! Je ne comprend pas tout Sirius ….

Je vois alors mon parrain soupirer et me regarder soudainement abattu.

- Je ne peux malheureusement rien te dire Harry, mais tu es un garçon intelligent, tu as compris que toute cette histoire tourne autour de cette guerre stupide !

Son visage s'enflamme au fur et à mesure.

- Je l'avais compris mais tu peux m'en parler, j'arrive à garder les secrets tu sais, je lui confie, j'ai deviné que tu as décidé de t'engager dans cette guerre sans logique au risque de te faire tuer et de m'abandonner …

Nous nous affrontons mutuellement du regard, toute mon amertume étant remontée.

- Oui … Je me suis engagé pour de nombreuses raisons Harry, je ne peux t'en parler tant que toi-même tu ne t'engages pas.

- Pourquoi je devrais m'engager alors que cette guerre m'indiffère tant ? Tu es en train de me forcer la main j'ai l'impression.

- Nous devons tous faire un jour un choix …

- Ce jour n'est pas venu, je crache. Je suis libre de faire cela et tu n'as pas à m'obliger. Je vais y aller, j'ai des devoirs.

Je sors totalement furieux de l'hôpital. Je me sens dans un tel état de dégout que je ne vais faire que des bêtises.

Je hais cette bataille qui s'annonce et dont je me sens étranger !:

J'ai l'impression que l'on veut diriger ma vie et je hais cette sensation !

Mon parrain veut me forcer à faire un choix qui n'est pas le mien !

Je suis trop jeune pour toutes ces conneries … Laisser moi mon innocence et mes rêveries …

Mon amour encore pur.

Je prend mon portable qui ne cesse de vibrer.

Arthur :

« Harry ! Dis à ton parrain que nous n'avons que la moitié, il comprendra. Pas de dates. Bonne soirée. Arthur. »

Hannah :

« Coucou mon amour, tu vas bien ? »

Quelle conne ! Je décide de l'ignorer, elle comprendra bien quand je l'ignorerai que nous deux c'est finis.

Seamus :

« Le trou de mémoire mec ! Je me rappelle vraiment rien d'hier ! C'est dingue. T'as fais la dissert au fait ?A demain. »

Une bonne chose de faite ! Il n'y aura pas de situations gênantes après ses drôles de révélations. Il ne peut pas m'aimer, je n'espère pas en tout cas. Je me sens incapable de réfléchir de manière sensée de toute façon, mieux vaut abandonner.

Malfoy :

« Dis à ton parrain que Voldemort compte envahir le pays à la fin de l'année ».

Ma main est suspendue, comme figée.

Je suis choqué par la nouvelle et de nombreuses interrogations me viennent.

Pourquoi la fin de l'année ?

Comment Malfoy est-il au courant ?

Pourquoi me prévenir et trahir apparemment son père ?

Beaucoup de réponses et la seule manière de les avoir c'est encore …

« Viens chez moi ce soir. Je veux dormir avec toi »


A SUIVRE

J'espère que vous apprécier. N'hésitez pas à reviewer. A bientôt pour le prochain chapitre. Comme c'est les vacances ce sera plus facile.