Bonjour à toutes et à tous !

Je suis vraiment hyper contente de me relancer dans l'écriture et j'espère vous retrouver en forme pour cette nouvelle aventure. Cette fiction est en projet depuis ... avant la fin de BPHS (autant dire une éternité) alors j'ai vraiment hâte de voir ce que vous en pensez.

J'espère que la reprise s'est bien passée pour vous. Moi je ne suis pas encore rentrée en cours, et je comptais attendre encore pour poster le premier chapitre, mais je me suis dis que ça pourrait vous remonter un peu le moral (certains en avaient parlé sur le blog donc ... je sais qu'à eux ça leur fera plaisir).

Je vous rappelle l'existence de mon blog (lien sur mon profil) où vous trouverez tout ce qui concerne mes fictions et des bonus ! Je vous laisse lire ce premier chapitre et j'attends vos impressions !

Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.


- Chapitre 1 -

- Qui je suis -

Mercredi 23 août 2006

« Je suis enceinte ! »

Cette courte phrase, dans la quasi-totalité des cas, est suivie d'une vague de cris d'excitation. Cette fois-ci, ce fut le cas. L'annonce d'une naissance dans une famille bien structurée est toujours une bonne nouvelle.

« Oh c'est fantastique ! » S'écria ma mère en tapant dans ses mains comme une enfant de cinq ans devant son gâteau d'anniversaire.

« Mes félicitations les enfants. » Ajouta mon père en souriant largement.

Pour qu'il soit aussi souriant, je savais qu'il était de nouveau en phase de dénie. Il était repartit avec sa théorie de l'immaculée conception, il n'y avait pas d'autre explication. Il préférait imaginer cela plutôt que de voir la vrai raison, imaginer les vrais faits qui avaient conduits à la grossesse de sa petite fille. C'était sans doutes mieux ainsi pour le futur papa.

Une fois que mes parents -enfin, surtout ma mère- eurent épuisé leurs réserves d'exclamations, je su très bien ce qui allait se passer. Sans surprise, l'attention se tourna vers moi et je plaquai un sourire sur mon visage avant de me tourner vers ma sœur.

« Félicitations Alice, je suis très heureuse pour vous ! » Lançai-je avant de me lever pour la prendre dans mes bras.

Alice était ma sœur jumelle. Enfin … nous étions jumelles dans le sens où nous avions partagé l'utérus de notre mère pendant huit mois et que nous avions la même date de naissance. A part ça, elle et moi n'avions rien de commun. Ah si ! Notre taille. Un mètre soixante-huit chacune, mais Alice trichait souvent en portant des chaussures à talons. Elle pouvait se le permettre puisqu'elle n'était pas aussi maladroite que moi.

Techniquement, j'étais l'ainée de nous deux. Et surement la plus stupide aussi puisque j'étais passée la première à la distribution génétique mais que je me retrouvais avec les mauvais gènes. Quand je disais ça, ma famille me répondait que ça n'était pas de la stupidité mais ma tendance au sacrifice. Déjà, dans l'œuf, j'avais mon âme de sœur Emmanuelle.

Là où j'avais les cheveux auburn de maman, Alice était brune comme papa -bien qu'elle fasse tout ce que la technique lui permettait pour avoir une couleur comme la mienne. Mais ça aurait été trop simple comme ça. Sa tignasse était parfaitement ordonnée alors que j'avais hérité des épis indisciplinés de Charlie.

Elle avait les yeux gris perçants de Renée alors que les miens étaient d'un marron boueux, et ils étaient ternes alors que ceux de Charlie pétillaient toujours de joie.

Sa peau bronzait facilement, je restais couleur porcelaine en permanence. Tellement blanche que pendant mon enfance, certains professeurs pensaient que je faisais une intolérance au soleil. Je dois avouer que ça m'avait été très utile pour éviter les cours d'éducation physique en extérieur.

J'avais eu un léger avantage pendant quelques années. J'avais plus de formes que ma sœur. Plus de poitrine, des hanches bien dessinées, des fesses rondes mais rien sans excès. Alice, elle était plate comme une planche à pain. Enfin ça c'était avant, car lors de sa première grossesse, elle avait prit les rondeurs habituelles … et avait conservé les bonnes formes à la sortie. Écœurant je sais.

Après avoir enlacé ma sœur, je me tournai vers le futur papa, mon beau-frère préféré - et le seul d'ailleurs - Jasper.

Lui et ma sœur étaient mariés depuis quatre ans. Originaire du Texas, Jasper avait participé à un programme d'échange au cours de notre année de terminale. Il était venu passer un semestre dans notre lycée de San Francisco et avait succombé aux charmes d'Alice Swan. La séparation avait été dure pour eux deux mais ils avaient tenus bon, avaient obtenus leur diplômes, et nous étions partis pour l'université ensembles. Fiancés pendant la deuxième année, mariés à la fin de la troisième, et un bébé conçu pendant leur lune de miel. Il n'était pas vraiment planifié mais les nouveaux mariés s'étaient accommodés aux changements de plans et adoraient leur petit ange.

Katelyn était ma petite princesse, blonde comme son père mais arborant les même yeux rieur que Charlie. Élever un enfant quand vous suivez encore vos études est une tâche difficile. Étant la seule membre de la famille dans les environs, je leur avais donné un coup de main, passant presque autant de temps qu'eux avec le bébé. J'adorais ma nièce, je la vénérais littéralement. Et là où Alice aurait pu être jalouse ou gênée de ce lien que j'entretenais avec sa fille, il n'y avait que gentillesse, compréhension et reconnaissance.

Elle savait deux choses. La première étant qu'elle et Jasper auraient eu du mal à s'en sortir à certains moments sans moi - je n'étais pas existentielle mais je leur évitais pas mal d'ennuis - la deuxième, c'est qu'elle avait conscience de l'instinct maternel que j'avais et qu'elle savait que, sans pour autant m'approprier son enfant, je la traiterais aussi bien que si c'était la mienne. Ce point là la rassurait, au moins elle était certaine de ne pas avoir à s'inquiéter lorsqu'elle laissait Kate sous ma garde.

« Hey Katie ! Tu est contente d'avoir un petit frère ou une petite sœur ? » Demandai-je en m'accroupissant devant ma nièce de maintenant deux ans.

« A ti sœur pou' jouer à la poupée, pas a ti frère. » Répondit-elle sans détourner les yeux de sa dinette.

« Vous avez intérêt à ce que ce soit une fille parce que c'est pas échangeable ces trucs là. » Plaisantai-je en me tournant vers les futurs parents.

« Ça sera ce que ça sera et sa majesté Katelyn n'aura qu'à s'adapter. » Répondit ma sœur, son sourire rayonnant ne la quittant pas.

« Un deuxième bébé. » Soupirai-je en me mordant la lèvre.

« Tu es contente hein ? » Demanda-t-elle, son nez se fronçant et son sourire s'élargissant encore plus.

« Mouai … en fait je pensais davantage à la grossesse. » Dis-je en haussant une épaule, jouant distraitement avec Kate. « Tu sais … les nausées, les envies, la vessie toujours pleine, la fatigue, les douleurs dans le dos … »

« Les seins qui gonflent, les montées de libido … » Me coupa ma sœur.

« Alice. » Grogna mon père en même temps que Jasper lui demandait d'arrêter d'un air suppliant.

Théorie de l'immaculée conception … les filles de Charlie Swan n'ont pas de rapports sexuels. En ce qui me concerne, c'est malheureusement partiellement vrai.

« Et les hormones hors de contrôles ! » Continuai-je à me moquer avant de me mettre à grimacer quand la réalisation se fit.

Jasper dû avoir les mêmes pensées que moi car son visage se décomposa rapidement.

« Le retour de l'hyperactivité, des crises d'énervements … » Soupira-t-il.

« Ne te plains pas ! Tu ne l'as qu'à la maison ! Tu sais ce que ça veut dire pour moi ? Ça veut dire plus d'imagination donc nouvelle collection donc plus de travail. Et avec une Alice hyper exigeante sur le dos en prime ! »

« Vous êtes méchants. » Nous fustigea ma mère en frottant les épaules de ma sœur dans un geste réconfortant.

Mais il n'y avait rien de méchant dans mes propos, juste la vérité.

Alice avait toujours eu une personnalité … exubérante. Les premières manifestations concrètes importantes avaient eu lieu pendant notre première année de Lycée. Elle n'aimait pas la mode en cours, alors elle avait créé la sienne. Elle avait pris goût au stylisme et ne s'était plus arrêtée depuis.

L'évolution avait été progressive. Elle avait d'abord conçu des vêtements pour elle, puis elle avait modifié les miens et un peu plus tard ceux de ses amies. Ensuite elle leur avait carrément dessiné des modèles et les avait fabriqués, les autres payant les matériaux. Puis le petit marché s'était développé grâce à Jasper. Doué en informatique, il avait créé un site internet pour sa belle -que n'aurait-il pas fait pour elle !- sur lequel elle proposait ses modèles.

Quand mes parents avaient vu que ça marchait bien, ils avaient décidé d'investir une petite somme d'argent pour voir où ça mènerait Alice. Au moment de partir pour la fac, deux couturières à plein temps travaillaient avec elle.

Nous avions choisi Northwestern pour nos études secondaires, alors Alice leur envoyait ses modèles par mails et les autres s'occupaient de la conception, le tout supervisé par Renée.

Sans surprise, ma sœur avait choisi d'étudier dans une école de stylisme. Durant ses quatre ans d'études, le site continua à se développer et elle dû embaucher trois couturières de plus.

Mon diplôme de management en poche, j'avais décidé de travailler avec elle. Nous avions monté une boite, créé sa marque et ouvert deux boutiques, une à San Francisco -toujours supervisée par Renée- et l'autre à Chicago, là où nous avions décidé de rester.

Après maintenant deux ans, on pouvait dire que ça marchait bien.

Head over Heels, nommé ainsi en raison d'une chanson d'ABBA qui me faisait toujours penser à ma sœur, couvrait une large gamme de modèles. Alice avait tenu à faire des vêtements à un prix abordable, principalement pour les femmes mais aussi pour les petites filles. Head over Heels n'était qu'au féminin.

C'était la diversité des looks qui faisait le succès de la marque. Hippie, chic, pop, funk, rock, country … vous le mentionniez, Alice l'avait déjà créé.

J'avais eu peur au début de commencer ainsi dans la vie active. Je n'avais pas d'expérience et ma sœur me confiait le projet de son existence, à moitié financé par les économies de toute une vie de mes parents. J'avais eu une pression immense, beaucoup de stresse et des heures de larmes dues à la fatigue, mais finalement j'étais fière d'avoir réussi.

J'aimais travailler avec Alice, sans pour autant la voir et l'avoir en permanence autour de moi. Mon travail me plaisait et je ne me sentais pas inutile, j'avais des responsabilités ! Un peu trop parfois, gérer deux magasins dont un à distance n'est pas toujours simple mais je savais que je pouvais compter sur Renée, et je savais aussi qu'Alice serait compréhensive. Elle savait que je me donnais à fond pour elle et qu'elle n'avait pas à douter de moi. Et puis être la sœur de la patronne ça a ses avantages. Par exemple vous pouvez prendre vos vacances quand vous le désirez, l'ensemble des employés vous vénèrent et vous respectent autant que si vous étiez la patronne, et puis j'avais une magnifique maison de fonction - dont la moitié des pièces étaient inutiles soit dit en passant.

Vue comme ça, ma vie était parfaite. Un boulot bien payé avec plein d'avantages dans lequel je m'épanouissais parfaitement, une famille aimante qui se souciait de moi … mais voilà, ça s'arrêtait là. Ma vie professionnelle était impeccable, rien à redire là-dessus, mais ma vie personnelle laissait à désirer. Ou du moins c'était mon avis.

Les rares amis que j'avais étaient des collègues de travail, mes meilleurs amis restant tout de même Alice et Jasper, et je n'avais pas de petit-ami, le dernier connu datant d'il y a plus de deux ans. Je dois avouer que j'étais fautive sur ce point là. J'attendais le prince charmant, j'attendais d'être certaine que ma relation me mènerait quelque part avant même de la commencer. Résultat, je n'avais eu que deux petits-amis sérieux.

Il y avait d'abord eu Spencer, avec qui j'étais restée durant mes trois dernières années de lycée, qui avait été mon premier en tout, et qui m'avait cruellement plaquée avant de partir à la fac pour, et je cite, « vraiment profiter à fond de sa première année », comprenez par là s'envoyer en l'air avec toutes les filles qui voudraient bien de lui. Remarque, il valait mieux ça plutôt qu'il me trompe avec toutes ces garces sans scrupule …

Du coup, je m'étais montrée un peu plus méfiante envers les membres de l'autre sexe, particulièrement pendant ma première année. Je ne voulais pas être une de ces garces sans scrupule et, pour moi, l'acte sexuel ne devait être partagé que lorsque les sentiments étaient impliqués. Les coups d'un soir, trop peu pour moi. Je m'étais donc contentée de l'amitié, avais rencontré tout un tas de personnes sympas -et d'autres qui l'étaient beaucoup moins- et parmi ces nouveaux amis se trouvait Jackson, le second petit-copain sérieux.

Nous nous étions mis ensembles vers la fin de ma deuxième année -sa troisième à lui- et notre histoire avait duré deux ans environ. Même après qu'il ait terminé ses études et soit partit à New-York, nous avions poursuivie notre relation. Mais la distance et le manque de temps -entre mes études et son boulot- avaient fini par avoir raison de notre couple. Nous avions rompu d'un commun accord, sachant que si notre couple n'avait pas survécu à l'éloignement, c'était parce que nous n'étions pas vraiment faits l'un pour l'autre.

Durant ma dernière année, je n'avais pas détrompé les gens lorsqu'ils pensaient que j'étais encore avec Jackson. Je n'avais pas envie de commencer une nouvelle relation qui finirait surement comme la précédente. Après ça, l'énergie et le temps que j'avais investis dans mon nouveau boulot pour Alice ne me permettaient pas de sortir faire des rencontres. De toutes façons ce n'était pas mon genre, je n'aimais pas sortir si ce n'est pour un resto entre amis ou une séance de cinéma.

Non. Je continuais d'espérer que le prince charmant viendrait à ma rencontre, débarquant dans ma vie sans que j'ai besoin de faire un effort. Du genre, une rencontre à la sortie du Starbucks … Et je n'abandonnais pas ces espoirs malgré tout ce que pouvaient me dire mes proches, particulièrement ma mère et ma sœur.

Une fois l'excitation de l'annonce retombée, j'avais fait une sortie discrète en direction de la cuisine, prétextant m'occuper de la vaisselle et des restes du gâteau d'anniversaire de Jasper. Je pensais que ça serait une excuse passe-partout et qu'on me laisserait en paix pour réfléchir à ma triste vie. Grosse erreur de jugement … Renée m'avait rejointe avant même que cinq minutes se soient écoulées.

Elle commença par essuyer nonchalamment la vaisselle que je venais de laver, parlant de leur séjour à Chicago qui touchait à sa fin. Puis elle dériva sur le sujet du travail et ce qu'elle aurait à faire lors de son retour à San Francisco. Elle craqua enfin et reposa assiette et torchon avant de se tourner vers moi.

« Il y a quelque chose qui ne va pas Bella ? » Demanda-t-elle.

« Non tout va très bien. » Mentis-je avec aplomb.

« Un soucis avec le travail ? Est-ce que tu t'inquiètes vraiment des retombées que pourrait avoir la grossesse d'Alice sur le magasin ? » S'inquiéta-t-elle.

« Non ! » M'exclamai-je. « Je plaisantais simplement tout à l'heure. Alice n'a jamais été aussi créative que lorsqu'elle était enceinte. Ça fera certes un peu plus de boulot pour moi mais ça ne me dérange pas ! » Continuai-je. « Ce n'est pas comme si j'avais une vie à côté du travail. » Marmonnai-je pour moi-même.

Mais évidemment, comme beaucoup de mères, la mienne avait développé une super ouïe et était capable de comprendre tous les marmonnements de sa progéniture.

« Oh Bella … » Soupira-t-elle en me regardant avec tristesse.

J'étais toujours concentrée sur la vaisselle à laver mais je savais parfaitement quelle expression avait prit place sur son visage. Ce n'était pas comme si c'était la première fois que ce sujet entrait dans la conversation.

« N'en parlons pas maman. Je vis très bien comme ça, j'ai un super boulot et ça demande des sacrifices que je suis prête à prendre si ça peut rendre Alice heureuse. »

« Peut-être, oui. Mais tu ne peux pas sacrifier ta vie pour celle de ta sœur. Tu l'aides pour qu'elle puisse être avec sa famille, mais le temps que tu passes à travailler t'empêche de créer ta propre famille. »

« Je ne peux pas créer une famille toute seule, maman. » Contrai-je. « Quoi que la science a fait pas mal de progrès ces dernières années … »

« Avant de viser la famille tu devrais te concentrer sur le couple. » Répliqua-t-elle et je soupirai, sachant déjà très bien où elle voulait en venir. « Bella tu ne nous as présenté personne depuis Jackson, et ça date de tes années à l'université ! Je ne prétends pas savoir ce qu'il se passe dans ta vie, et je suis consciente que ça ne me regarde pas, mais … »

« Exactement maman, ça ne te regarde pas. » La coupai-je avant de m'en vouloir d'avoir été aussi brusque. « Écoute, je ne veux pas me lancer dans une histoire qui ne durera que quelques semaines ou même moins que ça. Si je dois commencer une relation, ça sera quelque chose de sérieux, c'est comme ça que j'ai toujours fonctionné. »

« Et je ne redis rien là-dessus chérie, tu mènes ta vie comme tu l'entends. Mais la vie n'est pas un compte de fée. Ta sœur et Jasper ont eu de la chance. Ton père et moi avons eu de la chance ! Mais tout le monde ne rencontre pas l'amour de sa vie au détour d'un couloir du lycée. »

« Ça j'étais au courant ! » Lançai-je avec ironie et nous rigolâmes légèrement.

« Ce que je veux dire Bella, c'est que si tu ne vas pas à sa recherche, il y a de faibles chances que tu le trouves. » Reprit-elle après s'être calmée.

« Il est hors de question que je m'inscrive sur un site de rencontre ! » M'exclamai-je.

« Sans en arriver là … il y a des tas d'endroits où tu peux rencontrer des jeunes hommes célibataires ! »

« Je n'aime pas sortir maman, et tu le sais très bien. » Grommelai-je en essuyant mes mains. La vaisselle étant enfin terminée j'espérais pouvoir m'enfuir et rentrer chez moi.

« On ne fait pas toujours ce qu'on veut tu sais ? La vie est faite de choix et … »

« Ça ira maman, je connais la chanson. » La coupai-je à nouveau, en riant cette fois-ci. Elle m'avait déjà sorti ça des dizaines et des dizaines de fois dans mes -presque- vingt-cinq ans d'existence.

« La décision finale te revient, mais sache que ça me ferait mal au cœur de te voir finir ta vie toute seule, juste parce que tu n'aimais pas sortir … »

Je connaissais parfaitement ce ton, c'était celui qu'elle utilisait pour faire marcher la culpabilité. Mais cette fois-ci ça ne fonctionnerait pas, c'était de ma vie dont il s'agissait !

« Maman chérie … » Commençai-je en souriant. « Le jour où ma vie arrivera à sa fin, il y a de fortes chances pour que tu ne sois plus là pour le voir alors tu ne risque pas de trop souffrir. »

« Oh tu sais très bien ce que je veux dire Isabella ! » S'énerva-t-elle en me frappant doucement avec le torchon dans sa main.

« Oui je sais ce que tu veux dire et je te promet d'y réfléchir. En attendant ne t'inquiète pas pour moi. » Lançai-je, le ton de finalité dans ma voix retenant toute nouvelle réplique de ma mère.

Comme je mourrais d'envie de le faire, je pus finalement quitter ma famille et rentrer chez moi. Le silence qui m'y attendait, parfois déprimant, fut cette fois-ci bienvenu, me permettant de réfléchir tranquillement à tout ce dont j'avais parlé avec ma mère.

A vingt-cinq ans à peine -à quelques jours près- j'avais la réussite professionnelle que beaucoup rêvaient d'atteindre. Renée avait surement raison lorsqu'elle disait qu'il était temps que je me concentre un peu plus sur ma vie privée, et surtout sur ma vie amoureuse.

Prendre sur moi et sortir de temps en temps valait bien le coup si ça me permettait de trouver l'homme de ma vie et de chasser la solitude de mon quotidien.

Et tout ça n'était que la première étape pour atteindre mon rêve : fonder une famille et être maman pour quelqu'un, et plus simplement Zaza.


Voici donc le premier chapitre de ma nouvelle fiction. Je tiens à préciser que cette histoire ne racontera pas comment Bella a cherché l'homme de sa vie mais plutôt ce par quoi elle doit passer pour atteindre "sa vie de rêve".

Je ne suis pas incollable sur tout, je fais des recherches pour que ce que je raconte soit le plus réel et probable possible, mais je suis loin d'être parfaite. Et ça reste une fiction.

Un petit mot ? Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu de vos nouvelles ...