Bonsoir tout le monde ^^

Aujourd'hui nous sommes le 19 septembre et comme il y a 9 mois, je poste une nouvelle histoire.

Cette histoire sera dramatique - Romance. Alors, oui prévoyez le mouchoirs ^^

Ne soyez pas trop septique au début et laissez-moi une chance en lisant jusqu'au bout et attendant le chapitre 2 ^^

Cette histoire me tient énormément à coeur... Si je l'écris c'est parce que pour moi, elle as un but...

Toutes ces personnes que nous croisons dans la rue, savons-nous si tel ou telle à perdu un fils, un ami, un meilleur ami, un frère, un cousin, un père, une mère, un bébé, un grand-parents ? Le savons-nous ?

Non...

Des gens dans ce monde souffre d'une souffrance inexplicable du à la mort d'un être cher... Ces personnes pleurs, cris, font une dépression... Il y en a qui survive et d'autres qui n y arrivent pas... Ces personnes ont toujours rêvé un jour ou l'autre de revoir la personne perdu... De lui dire tout ce qu'ils n'ont pas pu lui dire... De l'entendre une dernière fois, de l'aimer encore et de le serrer contre soi... Toutes ces personnes ont rêvé un rêve malheureusement impossible.

Mais, ce rêve peut exister dans un autre monde... Dans le monde ou tout est permis... Un monde ou on écris, ou on rêve...

Voilà pour quoi j'écris cette fiction.

Après, si vous allez aimer, ou non cela je ne sais pas... Mais moi, je m y suis déjà très attaché.

Alors, j'espère sincèrement que vous aimerez et que vous me lirez ici...

Bonne lecture

Jusqu'à ce que la mort nous sépare...

Suite à un accident horrible, Edward meurt laissant Bella et sa famille anéantie Seize ans plus tard, Bella se voit obliger de raconter l'histoire incroyable qu'elle à vécue lors du décès de son époux à son fils Anthony..

Jusqu'à ce que la mort nous sépare...

Chapitre 1

PDV Anthony

Garant ma voiture devant le lycée que je côtoyais chaque jour, j'éteignis ma radio et descendis prenant mon sac à dos en même temps. Je sortis et vis Leona assise sur le banc en train de ranger son sac qui était apparemment tombé.

-Toi, tu ne changes pas ! Souris-je en ramassant son dernier livre.

Elle sursauta et mis une main sur son codeur.

-Anthony... Tu m'as fait peur !

Je ris et la pris dans mes bras.

-Excusez-moi Miss Drouen.

Elle sourit et je déposai un léger baiser sur ses lèvres douces et sucrés que j'aimais tant.

-Hey Anthony ! Cria une voix que je ne connaissais que trop bien.

-Stefan ! Ris-je en lui faisant une accolade.

-Comment vas mon meilleur ami et sa petite amie ?

-Nous allons bien... Dis-je en avançant vers la salle de cours à Leona.

-Oh hé Leona ! Crias ma cousine Jenny.

Leona s'agrippa à ma veste.

-Sauve-moi de ce mini monstre ! Gémis-t-elle.

Je ris et l'embrassai une dernière fois.

Jenny arriva à notre hauteur et nous salua mais je la coupai.

-Content de te voir Jenny, mais pitié pourrais-tu laisser les gênes de ta mère qui consistent à être une accro au shopping et aussi à forcer des gens à faire ce qu'ils ne veulent pas et les remplacer aujourd'hui par ceux de ton père, paisible et serein ?

-Pour quoi me dis-tu ça Anthony ? Tu sais très bien que je ne force personne...

J'entendis Emilie pouffer et son frère, Alex se joignit à elle.

-Alors là cousine, désolé mais tu te trompes ! Rirent-ils.

Emilie et Alex étaient les enfants de mon oncle Emmett et de ma tante Rosalie, ils leurs ressemblait beaucoup. Emilie était l'ainée et Alex est arrivé une année plus tard. Quand à Jenny, elle était la fille unique de tata Alice et de Jasper. Même si Jenny savait rester calme et patiente comme son père, elle savait aussi être tyrannique comme sa mère. Elle avait les cheveux blonds de Jazz et les yeux verts de sa mère. Alex et Emilie quand à eux, ils avaient les yeux bleus-gris de leur mère mais étaient tout deux bruns comme leur père.

La sonnerie me fit sortir de mes pensées et rapidement, je regardais Leona.

-A plus tard... Soufflais-je sur les lèvres de ma petite amie avant de l'embrasser une dernière fois.

-A plus... Soufflais-t-elle à son tour.

La journée avait passé lentement les deux premières heures. Les maths... Oh dieu je haïssais ça ! Mais ensuite, tout le reste de mes cours étaient avec Leona. Alors forcement, le temps passe beaucoup plus vite auprès de la fille qu'on aime.

D'ailleurs cette fille, elle venait de sortir de ma voiture. Je venais de la déposer au centre commercial avec ma cousine Jenny. Malheureusement, elle avait cédé et se retrouvais désormais dans ce bâtiment géant pour de longues heures je suppose...

Je redémarrai et une dizaines de minutes plus tard, j'arrivais devant une petite maison. La maison qui avait bercé mon enfance. Qu'il était bon de rentrer chez-soi. Je pris toutes mes affaires et ouvris la porte d'entrée.

-Maman ? Demandais-je.

-Dans la cuisine, mon chéri !

J'allais dans la cuisine et vis ma mère, une jeune femme âgée de 42 ans. Ses cheveux étaient longs et bruns bouclés. Ses yeux étaient d'une couleur chocolat. Isabella Cullen, ma mère... La femme la plus précieuse à mes yeux.

J'allai vers elle et posai mes lèvres sur sa joue.

-Bonsoir ! Souris-je.

-Bonsoir toi, comment s'est passé ta journée mon chéri ? Dit-elle en mettant les pâtes au four.

-Bien...

Elle sourit et me regarda.

-Et Leona ?

Je rougis et un sourire en coin se plaça sur mes lèvres.

-Bien aussi ! Souris-je.

Elle sourit tendrement et retournas à sa tâche.

Je pris mes affaires et allai les poser dans ma chambre. J'allumai mon ordinateur et m'assis sur mon lit. Je reposai ma tête sur mon coussin et regardais à ma gauche.

Un sourire triste et heureux à la fois s'afficha sur mon visage et je pris le cadre à mes côtés. Mon père et ma mère... On m'avait toujours dit, que je ressemblais énormément à lui. J'avais ses yeux vers émeraudes et son sourire. Mes cheveux d'un brun roux étaient un mélange de mes deux parents... Edward Cullen était un homme bien et il ne se passe pas un jour ou je rêverais de le voir, de le serrer dans mes bras...

J'inspirai fortement et me levai. J'allai à la cuisine et pris les services pour préparer la table. Alors que je posai le tout, je soufflai :

-Maman ?

-Oui ?

-Tu... Il...

Elle se retourna et me regarda. Elle caressa ma joue, et je trouvais la force.

-Papa te manques parfois ?

Sa main retomba et un sourire triste m'apparut.

- Chaque jour Anthony... Il n y a pas un seul jour que la vie m'offre ou je ne pense pas à ton père. Mais...

Elle prit mes mains et encra son regard en moi.

-Je sais qu'il est là... Qu'il veille sur nous...

Je hochai la tête et m'assis sur la chaise.

-Il me manque aussi...

Ma mère me regarda, comme pennée et inspira fortement. Elle sortit de la cuisine et une dizaine de minutes plus tard, elle s'assit à mes côtés. Elle tenait une boite dans ses bras. Elle la posa sur la table et l'ouvris.

Je vis quelques lettres jaunies par le temps des photos usés. Elle sortit un journal; un journal intime qui était tout au fond de la boîte. Elle le caressa tendrement et une larme roula le long de sa joue.

-Maman... Je, je suis désolé.

-Non, non ! Tout va bien Anthony... C'est juste dur de se remémorer tout ça...

Elle me sourit et ouvris le journal à la première page.

-Je vais te raconter une histoire... Une histoire vraie mon chérie. Et même si certains passages seront durs à croire, tu devras me faire confiance et me croire...

Je hochai la tête et elle inspira fortement.

-Moi et ton père étions très amoureux ! On s'était connus au lycée et de suite notre amour est né... A 20 ans, je l'ai épousé et j'ai vécu les six meilleures années de ma vie. Avec l'homme que j'aime... Mon époux; ton père... Mais le destin... Le destin à changer notre futur et j'ai perdu ton père... Il ma fallut un moment pour m'en remettre. Mais... Il a toujours été là...

Un sourire apparut sur son visage et elle me regarda... Comme, comme pour trouver la force.

Elle tourna la page et commenças :

-Dix-sept janvier 1993...

PDV BELLA

Je regardais mon fils, pour trouver la force... Seize ans Bella... Seize ans que tu lui caches la vérité. Il avait le droit de savoir.

Alors, je tournai la page et commença mon récit.

-Dix sept Janvier 1993...

17, janvier 1993 :

(James Blunt - High)

Ma main tenait celle de mon époux. Mon époux depuis six ans maintenant. Mon époux décédé il y a une heure et trente-trois minutes. La gorge noué, le cœur serré, les yeux rougis; je pleurais, pleurais toutes les larmes de mon corps.

Je criai mon désespoir. Les mains tremblantes, je caressais ses cheveux que j'avais tant de fois touché et arrangés. Je touchai ses yeux fermés que j'avais tant observés... Et je caressais ses lèvres... Celles que j'avais tant de fois embrassés.

Il était mort... Et je n y arrivais pas à y croire... Non ! Ce n'est pas possible... Non... Un énième sanglot s'échappa de ma gorge et je rapportais mes mains contre mon visage et me balançait en avant en arrière.

Pour quoi es-tu parti ? Pour quoi ?

Je sentis une pression sur mon épaule et secouai la tête. Pas maintenant, pas déjà...

Emmett se baissa devant moi et il retira mes mains de mon visage. Il était détruit lui aussi. Ses yeux rougis par ses pleurs tout comme les miens. Il venait de perdre un frère.

-Bella... On... On doit y aller.

Je secouai la tête et il caressa ma joue.

-Oui Bella... Edward est parti...

NON ! Non, non... !

Oh seigneur... Non ! D'autres larmes vinrent s'ajouter à celles d'avant et je sanglotais bruyamment. Emmett souffla et me pris dans ses bras.

-Ca va aller Bella...

Non...

-C'est pas... Ce n'est pas possible Emmett... Je... Non... Je l'aime tellement... Il ne peut pas me quitter comme ça ! Emmett... Pleurais-je.

Je le sentis trembler mais il inspira fortement.

-Edward t'aimais aussi Bella... Et il t'aimera toujours ! Il ne voudrait pas que tu sois comme ça et tu le sais... Je sais que tu as mal, je sais que tu as peur... Il sera toujours là Bella... Toujours. Il est peut-être mort aujourd'hui mais... Il sera toujours là Bella... Je... Je te le promets !

J'éclatais en sanglot et le serrai fort contre moi.

-J y arriverais pas... Pas sans lui...

-Si tu y arriveras, tu es forte...

Je secouai la tête et inspirai fortement.

- Trouves la force Bella... Dis-lui adieu... Ca va aller... Dit-il en passant sa main délicatement sur mon dos.

Puis, il se leva, regarda son frère et souffla une phrase que je n'entendis pas et sortis.

Je fermai les yeux et essayais de me calmer. Je me levai et pris la main de mon époux. Je posai mes lèvres sur son front froid désormais. La mort l'avait emporté.

-Je t'aime mon amour... A jamais.

Je ne voulais pas partir, mais je le devais. Je soufflai pour retenir le sanglot qui voulut s'échapper à nouveau.

Je le regardais une dernière fois, dieu il était beau... Mon mari...

Je sortis de la chambre d'hôpital. Lèvres serrés pour ne pas pleurer, je me dirigeai vers la sortis. Emmett me suivait en silence.

Je montais dans la voiture de mon beau-frère et mis ma ceinture. Emmett démarra et mon cœur se déchira encore plus en réalisant encore que j'avais perdu Edward.

Une larme roula, puis deux et trois... Je passai ma main sur mon visage et inspirai fortement.

Que faire dans ces moments là... Pleurer, c'était la seule chose que je réussissais.

Une main se posa sur la mienne et je la serrai fermement.

Au bout de cinq minutes, la voiture se gara sur le bas côté et je regardais Emmett.

Il pleurait.

-Oh... Emmett !

Je décrochais ma ceinture et le pris dans mes bras. Il tremblait de tout son corps.

-Je suis... désolé Bella... Je... Mon petit frère est mort et... je... j y arrive pas... !

-Shh... Je sais...Dis-je en pleurant moi aussi.

Pour quoi cela nous arrivait à nous ? N'avais-je donc pas le droit de vivre heureuse au près de mon époux ? D'avoir des enfants avec lui... De vieillir avec lui ?

Je n'allais plus le revoir, je n'avais plus de perceptive d'avenir sans lui... Mon monde s'écroulait. Edward avait toujours été là pour moi. Un homme qui m'aimait... Un homme que j'aimais. Un amour si fort...

Je fermai les yeux et inspirai lentement. Je repris mes gestes de consolation vers mon beau-frère.

Nous restâmes un moment ainsi. Puis, il avait redémarré. Il m'avait déposé chez-moi et c'est comme ça, que je me retrouvais là, au milieu de mon appartement. De notre appartement vide...

Je regardais à ma droite et vis le salon. Là ou il s'asseyait chaque soir pour finir son travail. J'inspirai fortement et allai devant le grand meuble.

Un sanglot s'échappa en voyant une photo de nous. Là, il souriait, là, il était heureux... Là, il était en vie.

Je pris la photo et la posa contre mon cœur. J'allai dans la cuisine et vit sa tasse de café, celle de ce matin.

Je reniflai et laissai ma tristesse couler le long de mes joues. Je me baissais au sol et mis la photo contre moi.

-A ce soir mon amour ! Dit-il avant de m'embrasser tendrement.

-A ce soir ! Je t'aime ! Dis-je en souriant.

-Je t'aime aussi ! Sourit-il.

Il m'embrassa une dernière fois, avant de partir au boulot.

Tremblante, parcourus de spasmes... Je criai :

-EDWARD ! Non... Oh Edward... Pourquoi ?... Edward !

Je me levai et allai dans son armoire. J'éclatais en sanglot en voyant sa chemise préféré.

-Edward... Pleurais-je en la mettant contre moi.

J'étais épuisé. Epuisé de pleuré autant. Je fus parcourus de spasmes violent, mes sanglots s'étouffèrent dans ma gorge et ma respiration devint difficile.

-Reviens-moi Edward...

Je me dirigeai vers le lit. Ce matin encore, il était là...

Je me couchai sur sa place. Son odeur. J'inspirai fortement son cousin. Je retirai simplement mes chaussures et laissais les larmes rouler... Tomber jusqu'à épuisement.

Au présent:

Je regardais mon fils qui avait l'air vraiment touché et choqué par ce que je venais de lire. Quand à moi, je remarquais toutes les larmes qui avait coulés. Parler de cette période de ma vie... C'est... Juste très dure.

-Pendant trois jours, j'ai été un vrai zombie. Je m'habillais des habits à ton père et restais enfermé à la maison à pleurer... Je ne savais faire que sa... Pleurer. Puis vint le jour de l'enterrement... Je refusais catégoriquement d y aller...

-Pour quoi ? Demanda mon fils.

-Eh bien parce que à l'époque, pour moi, y aller c'était avouer qu'il était mort. Et... Je ne l'acceptais pas... Alors je restais cloitrée chez-moi. Tes tantes et oncles ne cessait de m'appeler mais je ne répondais pas; je voulais rester seul...

-Donc tu n'es pas allé à l'enterrement... Souffla Anthony.

-Au contraire, j'ai eu un... déclic.

21 janvier 1993

(The verve – Lucky Man)

Un pot de glace à la main, une cuillère à la bouche, une chemise de mon mari sur moi; je mettais ma cassette dans le lecteur et allai m'asseoir sur mon salon.

Aujourd'hui avait lieu l'enterrement et j'avais décidé de ne pas y aller... La famille Cullen ne cessait de m'appeler, et j'avais débranché les téléphones. Je ne voulais pas...

Je m'installai confortablement sur le salon et regardais la vidéo de notre mariage débuté. Je n'avais pas eu le courage au début. Je m'étais contenté de regarder des photos... Mais entendre sa voix, son doux ténor...

Alors, télécommande à la main, je mis Play et regardais les lettres se diffuser à l'écran.

8.12.1987

Mariage de Monsieur Edward Anthony Cullen et de Madame Isabella Marie Swan.

Je déglutis et posai tout ce que j'avais dans mes mains pour mieux regarder. Je vis Emmett prendre la caméra et parler.

-Salut les mecs ! Alors aujourd'hui mon mini idiot de frère que j'adore va se marié avec la femme la plus catastrophique mais la plus drôle au monde ! Eh oui, Edward a enfin eu les couilles de lui demandé ! Ah là, là... Pauvre Bella, elle est en train de stresser comme pas possible ! Peut-être que pour les nuits de noces Edward vas la détendre en...

-Donne moi sa ! Abrutis ! S'écria Alice en reprenant la caméra.

Je ne pus m'empêcher de rire tout en laissant les larmes rouler.

Puis la caméra se coupa et se rapporta plus tard. Nous y étions... La chanson débuta et j'arrivais vêtue de ma belle robe blanche. Je souriais et mes joues prenait feu en voyant toutes ces personnes nous regarder.

Et là, Emmett qui filmait tourna la caméra et je vis Edward. Mon Edward... Il souriait et était si heureux.

Un sanglot s'échappa de mes lèvres et je rapprochais rapidement mes jambes contre moi.

-Edward... Soufflais-je comme si il pouvait m'entendre.

J'arrivais enfin devant lui et avec son sourire, le plus beau, il pris ma main et me mis en face de lui. Le prêtre commença son discours mais Edward et moi étions bien trop concentrés par notre moitié respective. Et enfin, arriva le moment des discours finaux.

Edward débuta:

-Moi Edward Anthony Cullen déclare te prendre, toi Isabella Marie Swan pour épouse légitime, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare...

Jusqu'à ce que la mort nous sépare...

Je fermai les yeux et pleurais.

Jusqu'à ce que la mort nous sépare...

-Moi Isabella Marie Swan déclare te prendre, toi Edward Anthony Cullen pour époux légitime, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et dans la pauvreté, dans la santé et dans la maladie, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare...

Je rouvris les yeux. Je l'avais promis, je l'avais jurée. Jusqu'à ce que la mort nous sépare ! Je me levai rapidement et allai dans ma salle de bain.

J'allumai le jet d'eau et pris une douche rapide. Quand celle-ci fut terminé, je sortis et allai dans la chambre. Je pris des sous-vêtements noirs, les préférés d'Edward.

Je fermai les yeux et inspirai un grand coup. Ca va aller Bella...

Je rouvris les yeux et allai prendre la robe qu'Edward m'avait offerte il y a deux ans. Une robe noire, en soie. Elle était tenue par des brettelles et cintrée par une ceinture fermer en nœuds de papillon qui glissait le long de la robe. Elle m'arrivait sur les genoux et elle était magnifique.

Je sortis mes escarpins noirs et les mis. J'allai ensuite à la salle de bain et sortis mon maquillage. J'avais vraiment une tête à faire peur. Alors je sortis un léger fond de teint que je gardais en cas d'urgence et en étalai un peu sur le contour de mes yeux ainsi que sur le reste du visage. Je sortis mon crayon et en mis un peu ainsi que du mascara.

Je pris le collier, celui qu'il m'avait offert pour mes 25 ans et le mis délicatement. Je mis des boucles d'oreilles assortis et me regardais dans le miroir.

J'inspirai un grand coup et me détachai les cheveux. Je pris le sèche-cheveux et les séchai un peu, pas trop. Comme il aimait...

Je les laissais détaché et les brossais un peu laissant tout de même quelques boucles au bout. Je pris un glose et l'étalai sur toutes mes lèvres. Je pris SON parfum et le mis sur moi.

Son odeur... Bien sûr, il manquait l'odeur de sa peau mélangé à ce parfum qu'il adorait tant mais tout de même, j'avais l'impression de l'avoir un peu avec moi.

Je pris mon sac et y déposai mon portable, des mouchoirs et une lettre. Même si j'avais dit ne pas vouloir y aller... Je... J'avais préparé un mot, une dernière lettre pour lui... Pour l'amour de ma vie.

Je fermai le tout et pris mon manteau. En janvier, il ne faisait pas trop chaud. Je pris mes clés et sortais de mon appartement. Je pris la voiture et démarrai vers l'église.

Sur le chemin, je rallumais mon portable et vis sur mon écran s'afficher :

Vous avez 12 appelles manqués

8 messages vocaux

Je regardais mes derniers appelles :

Alice, Alice, Alice, Alice, Rose, Emmett, Emmett, Jazz, Esmée, Alice, Emmett, Rose.

Je soufflai et reposai mon portable. Ils s'inquiétaient surement. Je regardais l'heure : 13h52. L'enterrement avait lieu à 14h.

Mais l'église était proche... A 13h58, j'arrivais devant celle-ci et me parquai. Je sortis de la voiture et vis que tout le monde était déjà dedans. Une soudaine envie de vomir m'envahis.

(Michelle Featherstone – God Bless The Child)

Il est mort... On... On va l'enterrer.

Je regardais le ciel. Puis, je fermai les yeux et inspirai un grand coup. Mes jambes avancèrent et moi je luttais contre les larmes.

J'arrivais à l'intérieur et avançait lentement. Tout le monde se retourna vers moi mais je ne regardais pas. Mes yeux étaient rivés sur le cercueil au fond.

Edward...

Une larme roula et je continuais d'avancer. Tremblante, la gorge nouée... Je ne me sentais pas bien... J'avais la tête qui tournait. Je me repris et vis ma famille au loin. Alice était accroché à Jasper et elle pleurait. Ses yeux me fixaient et elle essaya un mince sourire. Je vis Emmett soutenue par Rosalie et Esmée était juste effondré. Carlisle essayais de l'aider mais lui aussi avait mal...

Je fermai les yeux et laissais les larmes rouler. Je me stoppai, je n'avais plus de force. Elle me quittait. Comme il m'avait quitté.

Je sentis deux bras me serrer contre et m'emmener sur un banc devant.

-Bella ? Souffla la douce voix de mon père.

Je ne répondais pas. Mes yeux fixaient le cercueil.

Alors comme pour m'aider, me soutenir; il me donna sa main et je la serrai fort contre la mienne. Une autre main pris la mienne. Une main douce que je reconnaitrais par tout. Ma mère...

Je voyais le prêtre parler, mais je ne l'entendais pas. Je pleurais... Pleurais. Sanglotais... Et alors que le temps passait, j'entendis mon nom :

-Bella ?

Je regardais ma mère.

-Tu veux ?

Je ne comprenais pas.

-Un discours... Soufflas-t-elle.

Je retournais mon regard vers le cercueil de mon époux et hochai la tête. Je me levai et montai les marches. J'arrivais devant le micro et sortis la feuille.

Je passai mes mains sous mes yeux et inspirai un grand coup.

-Edward... Edward était un homme formidable. Un homme que j'aimais. Un homme pour qui j'aurais donné la vie. C'était mon époux et il le serra toujours. Le 17 janvier 1993...

L'émotion me submergea et j'inspirai fortement laissant mes larmes tomber.

-Le 17 janvier 1993, on me l'a enlevé... Il est mort, me laissant moi et sa famille anéantis. Edward était toute ma vie. Il a suffit d'un accident, d'une seconde, d'un choque pour que tout ce que nous avions construit, pour que tout notre bonheur disparaisse. Edward était un homme jovial, qui rigolait tout le temps. Qui aimait la vie...

Je regardais la famille Cullen qui me fixait d'un air triste.

-On voit souvent des gens pleurer leurs maris, leurs enfants, leurs frères ou encore leurs meilleures amis... Mais quand cela nous arrive à nous...

Je secouai la tête.

-On ne sait plus quoi faire... Soufflais-je bas.

Je regardais le cercueil.

-J'ai vécu six ans avec toi mon amour... Six ans de bonheur et tu es partis... Me laissant seul. Jamais je ne t'oublierais. Et je te promets que chaque jour que la vie m'offrira, je penserais à toi et à nous... Chaque jour, j'essaierais de te faire honneur. Je te le promets mon amour...

La salle était silencieuse, seul les pleurs des proches mélanger aux miens se faisait entendre.

Je descendis les marches et allait rejoindre ma place.

(James Blunt – Goodbye My Lover)

Devant le cercueil et ce trou géant qui allait prendre mon mari pour l'éternité, je regardais au loin. Etait-il là ? Savait-il qu'il me manquait ?

Oui... Oui, j'en étais sûr.

Seule la famille proche pouvait être là et je me retrouvais avec mes parents, mes beaux-parents, mes beaux-frères ainsi que mes belles-sœurs.

Le prêtre parla un moment et je baissais mes yeux. Une rose à la main. Une rose rouge.

Et là, je vis le cercueil descendre, descendre. Ma tête tournait, et je ne me sentais pas bien.

Ils enterrent Edward !

Un sanglot s'échappa et les gens au tour de moi devinrent flous. Je vis des points noirs et j'avais l'impression que ma tête devenait lourde... Très lourde. Je n'arrivais plus à tenir debout. Je basculais à droite puis me reprit mais tomba finalement dans des bras et sous des cris.

-BELLA !

-Edward... Soufflais-je avant de sombrer.

*...*...*...*

Une main sur mes cheveux me réveilla. Cette main, la sienne... J'en étais sûr. Lentement, je rouvris les yeux. Je me sentais toute... toute pâteuse.

Je regardais au tour de moi. Odeur, lieu, couleurs... Aucun doute, je suis dans un hôpital.

-Edward... ? Demandais-je de ma voix faible.

-Je suis là Bella...

Alors ? Avez-vous apprécié ce premier chapitre ?

Dites-le moi de suite ^^

Bisous

Vanessa