Musiques : One Last Breath – Creed & The village Soundtrack – The Gravel Road.

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••• SEX PARTIES •••

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Hermione serrait ses jambes fermement l'une contre l'autre, réprimant un tremblement. Elle marchait dans un équilibre précaire sur ses talons hauts pendue au bras de son mari. Elle appréhendait fortement cette soirée. C'était une idée de Ron. Si ça n'avait pas été dans le but unique de sauver son couple, jamais, au grand jamais, elle n'aurait mit les pieds dans un tel endroit.

« Ça va être bien, tu verras. » lui promit-il en frottant son bras pour lui insuffler un peu de chaleur.

Hermione serra les dents, essayant de refouler en elle-même la profonde envie d'arracher à Ron son sourire satisfait et béat. Elle en arrivait à se demander pourquoi elle voulait sauver son couple quand il lui faisait subir de telles choses.

Londres avait beaucoup changer depuis la disparition du Lord et la fuite des détraqueurs. En plus d'être bien plus ensoleillée, la ville semblait aussi plus joyeuse, constamment en pleine effervescence. Au début, Hermione avait pensé que cela ferait du bien aux Londoniens de se lâcher un peu plus qu'ils n'en avaient l'habitude. Elle s'était ravisée. Les jeunes Moldus, déjà relativement bons vivants, étaient devenus des sorteurs invétérés avec tous les inconvénients. Dans les premiers mois, le taux de décès avait augmenté : plus d'accidents de la route, plus d'overdoses, plus de meurtres, plus de suicides. La consommation d'alcool et de substances illicites prit de telles proportions que l'état du légaliser certaines drogues. Évidemment avec l'alcool et les sorties, le sexe passa de « tabou » à « nouvelle mode » : MST et femmes enceintes courraient les rues. Nous ne parlons évidemment plus seulement des frasques d'adolescents : tous étaient concernés que ce soit l'adolescente de quinze ans (si jeune !), à la pré-ménopausée de cinquante ans, voire plus! Dans cette nouvelle Angleterre, l'industrie du mariage ne faisait plus long feu tandis que les fabricants de préservatifs ou d'alcool voyaient leurs bénéfices faire plus de 65% de mieux que l'année précédente.

Cette manière de vivre ne touchait pas que les Moldus, les sorciers ne faisaient pas exception. Certains spécialistes posèrent des théories dans le but d'innocenter les détraqueurs de cette nouvelle vague de dépravation, montrant que dans les pays où ils n'avaient jamais existé, la population n'avaient jamais atteint un tel niveau d'actes répréhensibles. Cependant ses théories tombèrent dans l'oubli, massacrées par un article de la sulfureuse Rita Skeeter. « La présence des détraqueurs a contenus durant tellement d'années les habitants à n'être que coincés, frustrés et malheureux. (...) Donc, profitons-en tant que nous le pouvons ! Relâchons cette pression. C'était Rita Skeeter pour la Gazette du Sorcier. » Tous ont admis la probable véracité de ses arguments et ont décidé de suivre la journaliste la plus dépravée d'Angleterre.

Si Harry Potter et sa femme avaient préféré quitté le pays le temps que cela se calme, Ron avait prié Hermione de ne pas l'obliger à partir loin de sa famille. Le mal était déjà fait mais, par amour, elle accepta. Ronald ainsi que Fred,étaient devenus accros à cette nouvelle vie. Hermione avait finalement préféré le déni plutôt que de devoirs expliquer à ses enfants pourquoi leur père ne rentrait pas tous les soirs ou pourquoi il lui arrivait d'avoir des yeux aussi rouges qu'un feux stop. Oui, pour Hermione, le déni était mille fois préférable à cette vie là. Elle était restée sobre, fidèle à elle-même tandis que son mari la trompait avec des Moldues assez jeunes pour être leur fille.

Ils étaient en 2010, Rose avait quatre ans et Hugo deux. Hermione avait fini par décidé de tout faire pour sauver son mariage. Qu'en tant qu'ancienne Gryffondor, elle devait prendre son courage à deux mains et tout tenté pour récupérer son mari, avec qui elle avait eu une énième dispute, avant que ses enfants, déjà relativement matures, finissent par comprendre que leur père n'était qu'un horrible salaud hypocrite, un continuel défoncé au speed et la ganja, et suivent son exemple plus tard.

Voilà comment elle s'était retrouvée là, accoutrée dans une robe outrageusement courte, le soir de ses trente et un ans. Oui, en ce Dimanche 19 septembre 2010, Hermione allait faire une chose répugnante par amour : elle allait vivre une soirée dans l'univers de son mari.

Les néons délabrés de la vieille bâtisse face à eux clignotaient frénétiquement, inspirant un dégoût profond à Hermione. La demeure était entourée d'arbres dans un cadre très exotique si bien que quelques palmiers entouraient le gît. Le seul inconvénient était que la demeure était entourée d'un dôme de protection invisible empêchant quelconque Moldu de s'approcher mais aussi de transplaner directement à l'intérieur sans payer les vingt galions réglementaires par entrée. Il y avait donc deux cent mètres à faire à pied, sur du gravier et dans des chaussures hautement inconfortable. Elle avait l'impression de se dandiner, de marcher comme la dernière des pouffiasses sur terre ce qui, étant donné les circonstances, était sans doute une insulte douce. Quelques sorciers marchaient autour d'eux et des Crac sonores retentissaient périodiquement, à chaque nouvelle arrivée. Hermione tremblait d'être reconnue, se répugnait à avoir un jour la réputation d'une femme se rendant à ce genre de soirée.

Quel genre, direz-vous. Ce genre où moins l'on porte de vêtement, mieux l'on est vu. Le genre où des serveurs et serveuses déshabillés viennent se frotter à vous tout en vous faisant boire des cocktails hyper alcoolisés. Le genre où tromper son conjoint n'est qu'une frasque de plus, une pratique en vogue. Le genre où ce même conjoint jouis du spectacle où vous êtes en train de vous faire prendre par d'autres. Un club d'échangisme, une Sex Party, quoi. Hermione savaient un tas de choses là-dessus et, elle tenait à le préciser, uniquement grâce à Google. Mais bientôt, Google ne serait plus la seule raison de sa connaissance, d'ici quelques minutes elle entrerait dans la réalité grotesque et cela la répugnait.

Ronald lui attrapa justement la main tandis qu'ils franchissaient l'entrée. Un homme qui ne portait pour vêtements qu'une cravate et un string noir, les accueillit chaleureusement. Hermione dut se forcer à ne pas froncer le nez. L'homme leur indiqua un vestiaire où ils pouvaient « se mettre en condition ». En passant, elle remarquant qu'il la reluquait en détail et dut se retenir une nouvelle fois de toutes remarques. Ça commençait bien.

Elle tourna le dos à son mari et ôta son manteau, révélant totalement sa robe courte noire au décolté plongeant aussi bien dans le dos qu'au niveau des seins. Elle portait des talons hauts assortis au multiples lanières. Ron la dégoûtait avec son jeans noir et son boxer vert foncé dépassant légèrement, comme seuls vêtements. Il allait se balader torse nu pour se taper d'autres filles et elle ne devait rien dire...

Elle passa devant un miroir et se donna l'envie de se pendre. Jamais, jamais elle n'aurait voulu pouvoir ressembler à ça. Elle aurait surement mis une culotte en coton et un vieux soutient gorge pour repousser les éventuels prétendants si Ron ne lui avait pas fait cadeau de la tenue complète, lui signifiant clairement quel genre de fille elle devait être ce soir-là : une traînée. Et elle le ferait. Pour lui. Pour son mariage. C'était la close qu'ils avaient établis durant l'une de leur dispute.

« Tu me dégoûtes à t'amuser avec n'importe quoi, avec n'importe qui ! » avait-elle hurler en tapant sur la table.

« Je ne m'amuserais pas avec n'importe qui si tu daignais m'accompagner ! » avait répliquer Ron sans hausser la voix, comme si la conversation ne l'intéressait pas plus que ça, comme si cela ne changerait rien.

« Parce que tu crois que je vais gober ça? »

« C'est la vérité. » lui avait-il assuré en daignant lever ses yeux de la gazette du sorcier pour la première fois.

« Alors, si je t'accompagne à une soirée, tu accepteras de déménager quelques temps, de retrouver ta sœur dans le sud de l'Italie l'espace d'une année... pour moi? » avait-elle demandé, se calmant d'un coup.

« Trois soirées, et c'est d'accord. » avait-il accordé. « Donne-moi trois soirées pour te convaincre que mes activités te plairaient à toi aussi. »

Hermione réprima un sourire gagnant. « Et si je ne suis pas convaincue, nous partirons quelques temps? »

« Oui. »

Et elle s'était calmé, préparant leur futur départ pour l'Italie. Trois week-end à tenir. Seulement trois week-end. Ron avait estimé commencer par un dimanche, premièrement parce que c'était plus calme et parce qu'en plus c'était son anniversaire. Quel cadeau empoisonné...

Lorsque Hermione entra dans la salle de restauration, elle s'obligea à ne pas être choquée. Autour d'elle, des serveuses déambulaient avec leurs seins à l'air, portant des plateaux remplis de verres de champagnes ou diverses confiseries. Comme sous-vêtement, elle portait une culotte en mailles légèrement transparente, de la même matière que leur collier épais qui était, soit dit en passant, très semblable à un collier de chien. Les serveurs portaient exactement le même uniforme et leur boxer en mailles collait chaque détail de leur anatomie jusqu'à être moulé sur leur sexe. C'était vraiment étrange.

« Leurs sous-vêtements se mangent » Lui chuchota Ron, ses yeux suivant le popotin d'une des serveuses un peu trop longtemps pour Hermione. « C'est du sucre et c'est collé à leur peau, si tu décides de manger leur sous-vêtement cela signifie que tu veux aller jusqu'au bout avec la personne. C'est une règle spéciale de ce club, c'est très bien trouvé, pas vrai? »

Cette fois, face à la fascination et la connaissance apparente de Ron dans les détails glauques de ce club, elle ne put retenir sa mine dégoûtée.

« Hermione. » la prévint-il durement. « On avait dit que tu ferais un effort. »

Un effort? N'était-ce pas un effort suffisant pour lui qu'elle soit là, accoutrée comme la dernière des salopes, dans un endroit où elle était clairement censée coucher avec d'autres, elle qui n'avait connu comme seul amant dans sa vie que son mari?

« OK. » grogna-t-elle en peignant difficilement sur son visage un sourire faux.

« Je vais nous chercher à boire. » sourit-il en lui déposant un baiser mouillé sur sa joue.

Elle aurait voulu le supplier de ne pas la laisser seule, mais il la planta là, sous le regard des autres participants qui semblaient affamés d'une chose qu'elle n'aurait pas voulu savoir. Quand il revint, Hermione s'était recroquevillée dans un coin, se serrant fermement dans l'angle du mur, comme si cela pouvait la protéger des hommes avides de sexe.

« Tiens, chérie. » fit-il décontracté, comme s'il ne remarquait pas la peur de sa compagne. Il lui tendit un verre à cocktail conséquent, emplis d'un mélange de couleurs étranges.

« C'est quoi? » demanda-t-elle en prenant le verre.

« Bois, fais-moi confiance. »

Elle aurait aimé lui expliquer que ce n'était pas une question de confiance, mais au regard qu'il lui lança – à savoir dur et froid, comme si sa présence l''ennuyait et l'empêchait de s'amuser – elle bût le contenu du verre en un temps record. Au début, elle sentit une intense brûlure dans sa gorge suivie d'un réchauffement de son système entier. Puis, les couleurs l'entourant semblèrent s'intensifier donnant un aspect joyeux à ce qu'elle trouvait morne et obscène quelques secondes plutôt. Ses pupilles, sans qu'elle ne s'en rende compte, se dilatèrent pour ne laisser un fin cercle noisette opaque autour d'elles. Les changements apparents s'arrêtèrent là. Elle avait encore sa capacité de raisonnement... si ce n'est que toutes les bonnes choses semblaient amplifiées et les mauvaises, oubliées.

Ron passa alors sa main derrière la nuque d'Hermione, ayant vu dans ses traits décontractés une invitation, et il l'embrassa doucement. Les lèvres de sa femme ne lui avaient jamais parues si douces qu'aromatisées à l'absinthe mentholée. Leur langues se rencontrèrent bientôt et ils entamèrent une danse frénétique de haut vol. Hermione se laissait faire et il préférait cela à son caractère habituellement têtu qui la poussait à prendre les rennes à chacune de leur partie de jambes en l'air. Il aimait dominer. Il aimait avoir le contrôle sur elle. Ses mains partirent à l'aventure d'un corps qu'il connaissait par cœur, parcourant ses hanches et ses cuisses, laissant ses mains se loger entre ses dernières sans se soucier du monde autour d'eux. Il laissa ses doigts s'aventurer dans ses profondeurs chaleureuse, l'appuyant légèrement contre le mur pour qu'elle puisse se soutenir tandis qu'il l'amenait vers le plaisir avec ses doigts. Bientôt, prouvant qu'elle n'était pas inconsciente totalement, elle se mit à gémir pour son mari, à mouvoir son bassin au rythme de ses va et vient incessants. Elle murmura son prénom avec concupiscence, provoquant une érection mémorable chez lui. Ron savait qu'on les observait, que plusieurs personnes s'étaient attroupées autour d'eux... et il aimait ça. Il adorait la sensation d'être admirer au moment de l'acte. Surtout quand il avait bu un de leur petit cocktail jouissif à base de menthe, d'absinthe et de ganja. Il souleva une des jambes de sa femme afin de se placer en leur centre. Il sentait les regards se faire plus pressant. Il dégagea son membre gonflé de son pantalon et de son boxer, sans prendre la peine de les enlever, et il pénétra Hermione avec force. Elle eut un mouvement de recul face à l'assaut à l'intérieur d'elle et appuya sa tête sur le mur. Il ne pouvait pas s'empêcher de la trouver désirable ainsi : défoncée, muette, abandonnée dans ses bras et gémissante pour lui à la vue de tous. Ses longs cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, sa bouche était entrouverte et son corps suivaient lentement les mouvements de bassin qu'il imprimait avec soin. Il devait se retenir pour ne pas jouir tout de suite. Aurait-il pu vraiment imaginer plus beau cadeau?

L'ambiance était électrique autour de lui. Contrairement à Hermione, il était habitué à la drogue, il pouvait encore discerner la musique hypnotique, les lumières tamisées multicolores et les gens autour d'eux qui commençaient à prendre leur exemple en se trouvant un partenaire et en faisant leur affaire à leur tour. C'est ce qu'il aimait ici. Il suffisait que quelqu'un lance le mouvement et une espèce de frénésie attaquait les gens qui se mettaient à leur tour à faire plaisir autour d'eux. Certains préféraient regarder en s'amusant seul, mais le plus souvent, chacun se trouvait un partenaire ou plusieurs, restaient là ou partaient dans une des nombreuses chambres et ... je vous laisse imaginer la suite.

Ron imaginait très bien pour avoir tester à de nombreuses reprises. Rien que d'imaginer ses frasques en tenant Hermione entre ses bras le fit venir en elle. Elle poussa un soupir de contentement quand il se retira, elle aussi avait joui.

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Hermione se réveilla avec un mal de tête étrange. Son corps était endoloris en toutes parts et lorsqu'elle ouvrit les yeux tout se mit à tanguer de manière floue, lui donnant le mal de mer. Il lui fallut un long moment pour reprendre conscience des éléments l'entourant sans qu'une intense envie de vomir ne l'oblige à fermer les yeux et se recoucher. Elle ouvrit donc les yeux sur une pièce avec un plafond bas pourvu d'un miroir, à peine deux mètres; sur un lit très mou dont elle réalisa plus tard qu'il était constitué d'un matelas remplis d'eau; sur une ambiance tamisée et d'une certaine façon dérangeante; sur des meubles qu'elle ne connaissait pas, sur un endroit qui lui était inconnu. C'était sombre, hormis une table de nuit d'un côté, une poubelle et un lavabo, le mobilier ne comptait qu'un large sofa et un bureau dépourvu de chaise. Elle trouva cela étrange : un miroir au plafond, un bureau sans chaise, un sofa sans télé ni bibliothèque, un matelas à eau et cette fichue lumière envoûtante passant du rose au mauve, au bleu, au vert, en fondu et pas assez clair pour lire, ni assez noire pour dormir. Les souvenirs épars et décousus lui revient petit à petit que la lumière se faisait dans son esprit. Elle jugea son accoutrement, sa robe courte et tachée, son maquillage qui avait coulé. Elle se souvint de la boisson de Ron, des regards lubriques des gens autour d'eux. Elle se rappela s'être adossée au mur pendant qu'il la prenait devant tout le monde, sans qu'elle ne réagisse. Des larmes coulèrent sur ses joues, en se voyant seule dans une chambre sans porte après avoir agis comme une salope. « Joyeux Anniversaire, Hermione. » se dit-elle, sarcastique. Elle se réveillait en enfer, seule, sachant que son mari baise quelque part. Mais où va le monde?

Elle sursauta lorsqu'une silhouette apparut dans l'arcade nue de la porte. Elle s'attendait à voir Ron mais c'est un tout autre spectacle qui se déroulait devant ses yeux.

« Salut, Granger. » fit la voix traînante d'un homme qu'elle aurait préféré ne pas reconnaître aussi vite.

Les années avaient été prolifiques pour Drago Malefoy. Il avait pris quelques centimètres supplémentaires, s'était laissé pousser une barbe de trois jours, lui donnant un aspect presque négligé dans son costume de haute couture. Presque. La tête haute, les cheveux encore plus blond qu'avant lui tombant un peu devant les yeux et son regard d'un gris impénétrable, Malefoy fit un pas en avant dans la pièce où Hermione se trouvait, recroquevillée sur le lit dans sa tenue misérable et totalement muette.

« Tu nous as offert un beau spectacle avant de t'évanouir, tout à l'heure. » souffla-t-il en la détaillant lentement de haut en bas. « je ne pensais pas qu'un rat de bibliothèque pourrait faire ce genre de choses aussi bien, mais apparemment la folie humaine qui s'est installée, t'as contaminée toi aussi. »

« Jamais de la vie ! » voulut-elle répliquer avec hargne, remarquant avec dépit que seule une voix rauque et cassée sortait de sa bouche. « Tu ne sais rien de moi, Malefoy. Sors d'ici tout de suite. »

« Me mettrais-tu dehors de ma propre boite, Granger? » ricana l'ancien Serpentard avec un rire guttural avant de sortir sa baguette. Il l'agita face à l'entrée et une porte apparut avant de claquer et de les enfermer dans la chambre. « Voilà qui règle la question. »

« Ta boite? » murmura Hermione en se reculant le plus possible vers le mur le plus éloignée du serpent, la panique s'emparant d'elle de manière disproportionnée.

« Que crois-tu? Que je serais ici pour me rabaisser à des pratiques animalières? Cet endroit m'appartient. Tout ce qui est sous mon toit m'appartient. » décortiqua-t-il lentement avec un regard suggestif qui en disait long. Elle eut un mouvement de recul et se cogna le coude contre le mur, réprimant un cri. « La courageuse lionne, aurait-elle la frousse? Enfin, courageuse, tu es une Weasley maintenant, c'est vrai. Je ne devrais plus t'appeler Granger mais, à vrai dire, à près ce qu'il s'est passé ce soir je ne peux pas t'appeler Weasmoche, non plus. » rit Drago en faisant glisser son regard sur ses jambes. Il approcha une main pour la toucher et reçu un violent coup de pied. « C'est bien ce que je pensais... Granger. Qu'est cela te te fait que Weasley passe ses soirées à baiser avec d'autres? Quelle bonne épouse tu dois être... C'est pour ça que tu es ici? Pour lui prouver quelque chose, n'est ce pas? »

« Je... Comment...? » souffla Hermione, les yeux brûlant de larmes que son pire ennemi voit aussi clair dans son jeu, plus clair que son propre mari.

« Je te l'ai dit, cet endroit m'appartient. J'ai vu beaucoup de chose. Et ce que j'ai vu ce soir est différent du reste. » expliqua-t-il lentement de sa voix traînante. « Donc tu as admis le fait de coucher devant et avec d'autres pour sauver ton couple? C'est tellement indigne de toi, Sang-de-Bourbe. Tu es bien comme toutes les autres, une traînée. » dit Malefoy en regardant dans le miroir du plafond son reflet. « Je m'attendais à mieux, franchement. Je me souviens m'être dit en ayant vu la Belette entrer ici la première fois que si une personne devait échapper à la folie du monde, ce serait cette Sang-de-Bourbe coincée et Je-sais-tout de Poudlard. J'ai eu tord. » rit-il avec un semblant d'amertume dans la voix.

Un sanglot étouffé l'arrêta. Hermione avait caché sa tête dans ses genoux et son corps semblait convulser tant son chagrin était fort. Drago avait envie de rire, de se moquer autant qu'il avait envie de compatir. Bien sûr, la compassion n'était pas admise chez les Malefoy. Mais ne comprenait-il pas le chagrin de sa Némésis? Lui aussi avait ressentit les problèmes de cette vague de dépravation sur son quotidien : d'abord il avait suivi le mouvement, buvant et se droguant, couchant à droite à gauche jusqu'au jour où, malheur, après des années de vie à faire la fête, une de ses conquêtes tomba enceinte. Asteria Greengrass. Si à cette époque il n'avait pas eu le béguin pour elle, ce qui l'avait conduit à la séduire sans relâche jusqu'à ce qu'elle ne lui tombe dans les bras, il l'aurait abandonné. Mais cette nouvelle d'enfant l'avait forcé à voir les chose en face, à redescendre sur terre. Ils s'étaient mariés. Drago avait décidé de faire son métier de ce qui l'avait fait redevenir stable, de rentabiliser l'alcool, le sexe et la drogue. Jusqu'au jour où sa femme s'était fait elle aussi emporté par la folie. Il était donc seul avec à sa charge un enfant de quatre ans: Scorpius Hyperion Malefoy. La mère de ce dernier l'avait semble-t-il oublié et ne se rappelait sa présence que lorsqu'elle demandait de l'argent à Drago qu'il lui donnait pour qu'elle les laisse en paix. Parfois, cette trainée défoncée à l'héroïne venait s'amuser dans son club, devant lui, le narguant.

Alors lui aussi savait que la mentalité nouvelle des Anglais laissait à désirer et souvent, c'est vrai, il s'était dit, en lisant son nom dans la presse, que Hermione, elle, n'avait pas mal tourné. Son état d'esprit quand il l'avait vu rentrer dans boite ce soir là était simple : à la fois dégoûté et avide de voir ce qu'elle faisait là. C'est bouche bée qu'il l'avait observée boire d'un trait leur cocktail explosif et se faire prendre par son mari devant nombreuses personnes. La scène était sobre, tous deux étaient habillés et seul leur mouvements et gémissements laissaient comprendre ce qu'ils faisaient mais, lui, il n'avait pas quitté son visage des yeux. Son visage qui contenait tant de sentiments contradictoires.

« Il ne te mérite pas » lâcha soudain Drago d'une voix complaisante. « Arrête de pleurer pour cet homme qui te trompe depuis des années! Ressaisis toi et fait lui payer. »

Hermione, la tête toujours fermement appuyée contre ses genoux hocha la tête. Il l'entendit renifler. « Il paiera. » Dit-elle. « Je ne suis plus celle que j'étais... »

« Heureusement, tu étais fichtrement agaçante ! » plaisanta Malefoy. Doucement, il s'approcha d'elle et posa une main sur ses épaules. Ses épaules si frêles, si douce qu'il ne put retenir ses pensées à la vue du décolleté qu'elle arborait. Il aurait voulu lui remonter le moral et lui rendre l'étincelle de courage et se savoir dans ses yeux ; autant qu'il aurait aimer la tirer vers lui et la prendre sauvagement ... ou en douceur, comme elle préférait. Il lui arrivait de choisir une de ses clientes pour s'envoyer en l'air mais il ne le faisait jamais en douceur. Là, c'était différent. Il ne l'aimait pas, mais son inconscient lui criait que cette fille anciennement haïe vivait le même chagrin qui l'avait touché. Et même si son érection devenait douloureuse, même s'il ne voulait pas être son ami ou son amant, il se retint et laissa sa main tremblante sur l'épaule d'Hermione.

Sans qu'elle ne dise rien, il entreprit de lui narrer à mi-voix pourquoi il la comprenait. À la fin, quand il parla de sa vie avec son fils, Hermione avait relevé ses yeux pour le contempler. Lui ne la voyait pas, il voyait son fils à travers ses souvenirs. Il avait fini par se coucher sur le dos sur le lit, et les yeux dans le vide, il parlait.

Hermione avait mal au cœur en se disant que Ron n'avait plus été paternel envers ses enfants depuis les premiers de leur naissance.

Quelqu'un frappa justement à la porte. C'était lui. Elle sursauta.

« Hermione, chérie? » roucoula sa voix empreinte d'amusement. « Tu vas mieux? Ouvre moi la porte, j'ai envie de toi... »

Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux tandis que Malefoy la regardait et regardait successivement la porte, hésitant s'il devait rester là ou refaire le portrait du roux. Quand une deuxième voix s'éleva dans le couloir, il décida de rester là. « Roooonnn »ronronna ladite voix féminine. « ta serveuse préférée est là... Viens t'amuser avec moi ! Regarde, ma petite culotte n'attend que toi ce soir... »

Hermione retint un sanglot supplémentaire en entendant son mari acquiescer et partir accompagné. Elle posa sa tête sur l'épaule de son ennemi et attendît que cela passe. Ce dernier, s'il avait était étonné, n'en montra rien et passant son bras autour des épaules d'Hermione. Il la réconforta un long moment jusqu'à ce qu'elle commence à parsemer son cou de petits baisers reconnaissants... Finalement, elle se redressa avant d'arriver à sa bouche.

« Ouvre la porte. » quémanda-t-elle, autoritaire.

Il lui sourit. « En tant que patron de la boite, je suis censé t'interdire de le tuer, Granger. »

Elle lui rendit son sourire, un peu trop lascivement à son goût pour que cela ne soit pas louche. « Non, mais on va le faire payer... Serait-ce trop immoral pour toi de t'envoyer une de tes clientes? » proposa-t-elle.

Il lui fallut de nombreuses secondes pour assimiler la proposition, bien que celle-ci soit dans l'ordre des choses : n'était-il pas venu pour ça après tout? « Pourquoi déverrouiller la porte? » questionna-t-il. Il préférait l'intimité. Qu'il soit patron d'une maison où le sexe était publique ne prouvait selon lui que sa détermination à montrer son dégoût pour ce milieu.

« Écoute moi bien, Malefoy. » déclara Hermione en s'asseyant lentement sur lui à califourchon. « Que je ne te fasse pas d'effet, je veux bien le croire. Mais je vais faire payer Ron, alors ferme tes yeux et imagine quelqu'un d'autres si tu veux ! Mais en sachant qu'il m'a emmené ici pour que je me fasse sauter sous ses yeux, autant que ce soit avec la personne qu'il déteste le plus ! »

Il saisit ses cheveux et, sans plus attendre, l'embrassa tandis que sa main gauche s'emparait de sa baguette pour faire disparaître la porte. Celle-ci était toujours là, mais invisible, ce qui permettrait à la Belette de les voir, les observer sans pour autant signaler sa présence ou les empêcher de commettre l'irréparable. La chambre étant insonorisée, il pourrait hurler qu'il semblerait tout aussi inexistant.

La langue de Drago vint rencontrer celle d'Hermione et son corps entier frissonna. Son érection douloureuse revint à la vitesse à laquelle elle s'était dégonflée, aussi brusquement et douloureusement. Il ne répondait plus de rien. Depuis sa petite démonstration, il n'avait eu qu'une seule et unique envie : la sauter. En ce moment, n'importe quoi aurait pu se passer que personne n'aurait pu lui arracher Hermione des bras. Personne.

Hermione n'était pas en meilleur état. Ses émotions étaient exacerbées par ce qui lui restait de drogue dans les veines. Elle pleurait comme une madeleine depuis presque une heure et voilà qu'elle fantasmait sur un autre. Elle imaginait les mains de son ennemis aux endroits qu'il n'avait pas encore touché. Elle rêvait que sa bouche sexy lui picore encore la gorge, que ses mains fortes retroussent sa robe sur ses cuisses avant de lui procurer mille et une merveilles.

La pensée de Ron s'estompait. Elle avait fini par entendre raison et se ranger aux arguments de Malefoy : Ron devait payer. Et quoi de mieux que ça? Drago avait changé, elle l'avait senti. Alors pourquoi ne pourrait-elle ma rendre à son mari la monnaie de sa pièce tout en en profitant ?

Elle qui avait passé sa vie entre les livres, la guerre et ses enfants ; n'avait-elle pas droit à une soirée d'erreurs? À une soirée de plaisir? À une revanche? Si elle y avait droit.

Ses mains caressantes et douces se firent bientôt brusques et pressantes : elle ne déboutonnait plus, elle tirait spasmodiquement et arrachait les boutons restant, faisant aussitôt glisser la chemise le long de ses bras et la jetant dans un coin. Elle passa ses doigts sur le torse du Serpentard et n'hésita pas à y planter ses ongles légèrement tandis qu'elle traçait sa route vers le bas, arrachant à son amant une plainte gutturale qui roula dans sa gorge et vint mourir en elle. Il lui mordit la lèvre en réponse. Elle sourit. Ce n'était que la continuité de leur relation : un énième round pour celui qui l'emporterait, à l'image de leur enfance.

Elle le dévora des yeux, récoltant son regard comme une caresse ultime, et lentement elle fit remonter sa robe le long de ses hanches, de ses côtes et finalement par-dessus sa tête, continuant à imprimer une ondulation de son bassin sur le sien. Les mains de Drago suivaient de près cette manœuvre, caressant chaque parcelle de peau qu'elle découvrait pour lui. Il se sentait vernis d'avoir une pareille femme assise sur lui. Il posa enfin ses mains en coupe sur ses seins et tira sans ménagement vers le bas, lui arrachant un cri de douleur tandis que l'attache de son soutien-gorge cédait. Elle rit en lançant sa robe dans un coin de la pièce, au même endroit où elle avait précédemment jeté la chemise de Drago.

Ils étaient à égalité ou presque. Drago conservait un pantalon alors que la Gryffondor ne portait plus qu'un string fin. Il embrassa ses seins, jouissant de la voir se frotter nue contre lui, tandis qu'elle avait enfoui sa tête dans le creux de son épaule et ses mains dans ses cheveux. Il appréciait avoir l'avantage et c'est ainsi qu'il prit la décision de continuer la torture. Il la renversa brutalement vers la gauche, se positionnant au dessus d'elle, ses genoux se frayant un passage entre ses cuisses. Elle gémit quand sa main serpenta lascivement sous les plis de son sous-vêtement et que ses doigts commencèrent à s'égarer parmi d'autres plis humides. Elle rejeta la tête en arrière, apprenant à ressentir les caresses d'un autre, d'un dont elle ne connaissait pas chacune des aspérités.

Drago eut un sourire satisfait lorsqu'il la vit se mettre à trembler et se fit une joie de stopper ses mouvements et de retirer ses doigts d'elle avec lenteur avant de prendre son temps pour lui ôter son string délicatement, la laissant violemment frustrée.

« Maaalefoy ! » Haleta-t-elle en pleurnichant et rageant à la fois, essayant de se redressée mais maintenue par une poigne de fer. Les mains d'Hermione eurent alors le malheur de se glisser en elle pour la soulager...

« Arrête ça, Granger. » prévint-il attendant à peine avant d'hausser le ton. « Tout de suite ! »

Entrouvrant les yeux, sans jamais obéir, elle le vit debout en face du lit, son corps en sueur dans la lumière tamisée, ses cheveux blonds dorés défaits, sa mâchoire anguleuse contractée, ses yeux métalliques impénétrables... il était occupé à ôter ses propres vêtements. Son regard était sans appel : elle se devait d'arrêter. Mais c'est sans compter l'adoration qu'elle avait à contredire les gens et c'est avec un sourire charmeur qu'elle se mit à onduler des hanches provoquant des va-et-vient plus profond de son index à l'intérieur d'elle. Elle exagéra quelques gémissements jusqu'à ce que son amant se jette sur elle et l'oblige à arrêter, maintenant ses poignets au-dessus de sa tête. Ses yeux furieux étaient empreints de désir et il l'embrassa sans lui laisser reprendre sa liberté, frottant sa verge dure à sa vulve gonflé et humide.

Il continua la cadence jusqu'à ce qu'elle soit à nouveau aux portes de la jouissance (et lui avec par la même occasion) et stoppa à nouveau. Hermione ouvrit les yeux brusquement et se débattit, furieusement laissée sur sa faim, encore. Elle attrapa ses lèvres quand elle comprit qu'il avait l'avantage en maintenant ses poignets et le mordit jusqu'au sang, récoltant ledit sang dans sa bouche, se léchant les babines goulument.

La scène eut l'effet escompté : Drago craqua, prit le contrôle de ses poignets dans une seule de ses mains, fit glisser l'autre derrière le dos arqué de la jeune femme et la positionna correctement avant de la pénétrer avec force. Elle retint un cri de surprise, se contentant d'ouvrir une bouche muette que Drago embrassa en commençant ses mouvements en elle. Il ne lui laissa ni le temps de reprendre son souffle si celui de s'habituer à sa présence dans son ventre. Il la martela du début à la fin, l'embrassa parfois, maintenant continuellement une pression sur ses poignets ce qui l'empêchait de bouger et il la prit sans relâche jusqu'à la jouissance finale et extrême qu'ils atteignirent elle puis lui, ses contractions vaginales violentes ayant raison de son contrôle sur lui-même.

Il poussa un grognement qu'il étouffa avec peine dans l'épaule d'Hermione tandis qu'elle, dans la même position que lui, peinait à refaire surface - sa tête se secouait de gauche à droite, son corps tremblait de toutes parts et son gémissement roulait dans sa gorge de manière rauque et sexy (selon Drago).

Ils restèrent ainsi un moment sans bouger ni parler, lui la tenant toujours fermement, toujours en elle, ses yeux humides d'avoir joui si fort. Elle, complètement ailleurs, la bouche toujours ouverte appuyée contre l'épaule du Serpentard, ses cuisses et le reste de ses membres affalés, sans énergie.

L'explosion avait eu lieu dans son corps, un orgasme puissant, qui était monté de son bas ventre comme une boule d'énergie grondante qui grossit jusqu'au trop plein et explose en projetant des feux d'artifice partout en elle, la déconnectant de son cerveau.

Ron ne la faisait définitivement pas jouir comme ça. Il la prenait en douceur et se laissait dominer, ou, parfois, lui ordonnait de se taire et la prenait comme une chienne.

Pas comme ça. Elle s'était sentie à la merci d'un homme puissant, elle s'était sentie désirée... Elle s'était sentie elle-même.

Elle doutait que Drago puisse être le seul à lui faire ressortir une telle chose, elle ne pensait pas que c'était propre à lui. Mais une chose était certaine, ce n'était pas possible de ressentir une chose pareille avec Ron...

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Hermione se réveilla dans la même pièce que précédemment. Son corps était mille fois plus endolori, ses poignets extrêmement douloureux. Sa vulve lui brûlait et était agréablement humide. Elle ne se demanda plus où elle était. Elle le savait. Un sourire naquit sur ses lèvres quand elle remarqua que la porte était réapparue, lui laissant un semblant d'intimité, et qu'une couverture enroulait son corps.

Un papier de bonne qualité était posé sur l'oreiller en face d'elle, dégageant une odeur de vieux cuir et de citronnelle. Son odeur. Elle se redressa et la déplia.

Granger,

Sache que ce fut un plaisir sans précédent.

Que pour toujours tu es la bienvenue ici...

Sans Weasley ! Ou avec, pour le faire payer,

si tu y tiens. Il ne sait pas ce qu'il s'est passé.

J'imagine que c'est à toi de lui dire. Je l'ai

mis dehors, lui affirmant que tu étais déjà

partie. Il m'a avoué que vous reviendrez la

semaine prochaine, j'attends ça avec grande

impatience. Tu lui as promis trois soirées ?

C'est très, très intéressant... À la semaine

prochaine, Miss Je-sais-tout... Au plaisir,

Drago Malefoy.

Hermione esquissa un sourire immense. Cette nuit ne serait pas la dernière. Elle en avait encore deux devant elle pour goûter au plaisir interdit qu'il représentait. Elle n'oubliait certainement pas que l'objectif était de faire payer son époux, mais elle pourrait s'en occuper lors de leur dernière rencontre... La prochaine serait pleine de surprise, elle le sentait.

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Fin de la première Partie !

C'est assez étrange, je l'admets, mais j'ose espérer que mon délire n'amuse pas que moi.

Merci beaucoup d'avoir lu, et j'espère Reviewé ! N'hésitez pas à donner des suggestions pour les deuxième et troisième parties =P

LG.